‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 81 sur 181 · HAI · texte numérisé non relu

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puisqu'elle est comptée parmi les places fortes de la tribu de Nephtnali, avec une autre ville dont le nom est Ayn-Hazor. Longtemps après et pendant la domination des Juges , un autre Yabin, roi de Hazor (qui était probablement un descendant du premier Yaoin, défait et tué [)arJosué}, redevint assez puissant pour tenir pendant vingt ans les Israélites sous sa domination. Il avait une puissante armée, dans laquelle on comptait neuf cents chariots de guerre en fer. Deborah et Barak battirent l'armée de Sisera, dans les champs deMegiddo, et les Hébreux finirent par exterminer Yabin et sa puissance. Du récit biblique il résulte que les guerriers des tribus de Nephthali et de Zabulon, après s'être réunis à Kedès , vinrent fondre sur Sisera, qui était campé en pays conquis et qu'ils prirent ainsi à revers en lui coupant la retraite vers Hazor. L'Ecriture sainte ne dit rien de la destruction de Hazor par Barak , après la défaite de Sisera. C'est Josèphe qui raconte que Yabin, après que son armée, forte de trois cent mi'le fantassins, de dix raille cavaliers et de trois cents chariots, eut été battue par Barak, fut attaqué lui-même et tué, quand il sortit de la ville pour marcher au-devant des Israélites, et que Hazor fut détruite de fond en comble. Probablement Josèphe a, par mégarde, fait un seul événement des deux événements distincts qui concernent un roi Yabin et la ville de Hazor. En effet, nous lisons dans son livre {Antiq. Jud,, V, i, 17) , qu'à la nouvelle des premières conquêtes de Josué, les rois qui habitaient le Liban , et qui étaient de la race de Kenâan, préparèrent une expédition contre les Israélites. Les Kenâanéens des plaines, ayant fait appel aux Philistins, vinrent camper près de bir rotha (npoç BtpiiM , ville de la ualilée supérieure, non loin de Kedesa [Kiiimç], Ceueu est aussi sous la domination des Galiléens. L'armée entière comprenait trois cent mille fantassins, dix mille cavaliers et deux mille chariots de guerre. Josué , après cinq jours de marche, arriva en présence de cette armée formidable et l'anéantit avec le secours de Dieu. Il est clair, ce me semble, que la répétition exacte des chiffres des fantassins et des cavaliers de l'armée des rois coalisés, indique une véritable confusion de faits et de dates commise par Josèphe. J'admets donc que Hazor ne fut réellement détruite aue par Josué, et que Barak ne fit que battre rarmée de Yabin (75). Saiomon fit construire une place forte nommée Hazor. Etait-elle sur l'emplacement de l'ancienne Hazor *^ Rien ne l'indique. Sous le règne de Fekah, roi d'Israël, Hazor fut prise par Tiglath- Felasar , avec tout le territoire de Nephthali,etses habitants flirent emmenés en captivité en Assyrie. Enfin Naboukadratzor, roi deBabylone, détruisit Hazor, qui n'avait ni portes ni verroux, selon Jerémie, et dont la population

(75) Si les textes de TEcriture sainte n*étaient

{>at si posilifs, pour mettre les deux Yabin, l'un à *époquede Josué, et Tautre après le juge Aliouad (Enoud), c*eBt-à-dire à au moins deux cents ans dlntervalle, ou serait presque conduit à supposer

était innombrable. Une ville qui n'a ni portes ni verroux, n'est pas et ne peut pas être la forteresse bâtie par Saiomon. Celle-ci était plutôt une citadellet dépendante delà rille même. De tous ces faits, il me parait que le nom de Hazor peut parfaitement s'appnq[uer aux ruines immenses que j'ai reconnues, I côté du village d'es-Souq et autour du nioirament cyclopéen, que les Rbaouarna d'es- Souq appellent el-Khan. Site, étendue, caractère, tout s'accorde parfaitement avec ea que l'Ecriture sainte nous apprend. Quant aux matériaux qui constituent ce que j*ai fit de ces (tuines, je n'admettrai jamais qQ% aient pu appartenir à une ville bâtie par Saiomon. L'édifice d'El-Khan est certaine* ment bien antérieur à l'origine du royaume de Juda, Hazor fut définitivement détruite par Naboukadratzor, et la terrible prophétie de Jérémie s'est accomplie à la lettre : uazer est devenue le repaire des chacals, une soii* tude pour toujours, personne n'y demeure et aucun homme n'y séjourne.

Nous avons vu que la tribu de Nephtbili comptait parmi ses villes fortes Byn-nazor, en outre de Hazor. La carte de Zimmermana porte très-près de Kedes, au nord-est et k l'ouest de la montagne au pied de laquelle est situé TAyn-el-Belathat, une localité nooH mée Azour. Ou bien c'est la Hazor de Saiomon, ou bien e*est TAyn-Hazor du Livre i» Josué. Mais à coup sûr ce n'est pas la Hazor» capitale de Yabin, que je n'hésite pas k re« trouver autour du temple cyolopéen d*el« Khan, et sur les immenses coteaux quido« minent, à l'ouest, la plaine accidentée où sont ces ruines.

En quittant el-Khan, nous avons mandii assez longtemps, en côtoyant des mines eoi* tinues ; puis les taches (si je puis m'exprimer ainsi) de gros blocs de lave non taiiléSf se sont séparées les unes des autres, ont fini Bar devenir rares et par disparaître tout k lait. Nous avions francni la limite extrême de la ville cyclopéenne, que je propose positivement de considérer comme la Hazor que brûla d'abord Josué, et que Naboukadratsor mit définitivement dans l'état où nous k voyons. En général, vers cette limite de h ville antique, dès qu'un mamelon un IMU large se présente, on est à peu près sdr k l'avance qu'il sera couvert de ces étranges décombres d'une cité de géants. J'ayoue «me sur place, la pensée m'est venue qu'une nlle construite avec des matériaux d'une dirnen* sion pareille, ne pouvait avoir été que la demeure d'une race éteinte, du genre de celles des Anakim, des Emim et des Rephaïm« dont nous trouvons la mention expresse dans lei saintes Ecritures. Un de mes compagnonsde voyage renchérit encore sur cette idéei tant il était frappé de l'énormité de ces niinef extraordinaires. Il avait remarqué un ftlt* réel d'ailleurs, c'est que partout où il y aviîl

que c*est le même événement qui est atlribaé kàtm époques différentes, et raconté avec des défaite fer* liculiers à chacun des deux récits qaî le e nent. Mais c*est là une supposition que je loin d'julniettre.

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