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«fin de nous causer une agréable surprise ? Nous nous arrêtâmes, toul étonnés, et regardant de tous nos yeux, pour tâcher de coraçrendre. Bientôt, une, deux, plusieurs solutions de continuité se laissent apercevoir, et nous reconnûmes alors que nous avions à faire à une bande d'oiseaux blancs, volant en ligne serrée, comme les canards.
Nous voilà donc à el-Mellahad, et nous y trouvons une ou deux masures abandonnées qui ont servi ou servent peut-être encore de moulin> et dans lesquelles Teau d'un larse et très-abondant ruisseau a élu domicile. 11 serait difficile de nous loger là, et d'ailleurs nos bagages ont disparu ; il nous faut donc les suivre, bon gré, mal gré. Nous passons à gué un véritable étang de quelques pieds de profondeur, formé par le ruisseau d'el-Mellanah, et nous commençons à maugréer fort, vu que la nuit arrive grand train, et que nous savons à merveille, et par expérience, ce à quoi on est exposé en marchant la nuit dans ce bienheureux pays.
Nous arrivons enfin au campement que nos sens ont préparé pour la nuit, sous des ar* ores, à peu de distance du lac.
Revenons en arrière, et notons ce que i'ai pu recueillir de renseignements topoèraphiques, sur la route qui sépare el-Mellahah du point où nous avons établi nos feux de bivouac. Après avoir traversé l'étang et le ruis* seau d'ei-Mellahah, nous avons passé devant rAyn*el-Belathat( la source des grosses pierres ). Cet ayn est bien nommé, car il est entouré de blocs de pierre qui sont certainement des débris de constructions. Là donc fut une petite ville dans l'antiquité. Après TAyn-el- Belatath on passe devant l'embouchure d*un ouad peu large, nommé Ouad-Harrah ( cet ouad n'est pas désigné sur la carte de Zimmermann, mais le canton duquel il y débouche est nommé Djebel «^Haraouy ). A mi-côte, au delà de cet Ouad-^Harrah, est placé un misérable hameau. Il se nomme Besamoun.
Au bas de la même colline sont étendues des ruines considérables, oui portent le nom de Kharbet-Besamoun. ( M. de Bertou place Besamoun, qu'il appelle Basimoun, et les ruines qui l'avoisinent, à quatorze cent soixante mètres au nord de l'Ayn-BIata ( Ayn-el-Belatath ). Plus loin, mais à une distance que je ne saurais fixer, même approximativement, dt)it se trouver une large vallée qui se nomme Ouad-Arous. C'est au nord de cette vallée que nous avons campé, à deux ou trois cents mètres au pied des coteaux, et à peu près à la môme distance du marais proprement dit.
J'ai conservé le souvenir confus aune citerne antique que nous aurions aperçue tout à fait à la chute du jour, avant le point où sont situées les ruines de Besamoun et dans le voisinage de TAvn-el-Belatath, maisje suis aigourcTbui dans l'impossibilité de préciser la place qu'elle occupe.
Nous ne tenions pas à rester plus que de raison, dans le lieu malsain où nous venions de passer 1t| nuit ; aussi étions-nous de trèsbonne heure prêts à nous mettre en route ; KOais au moment de partir, la fantaisie me
prend de me rapprocher du marais que masque, à deux cents mètres du bivouac, un épais fourré de roseaux, afin d'y chercher des Insectes. J'y fais une chasse si abondante, que je ne résiste pas au plaisir de ramasser lon^" . gijemenl les trésors zoologiques que je rencontre; si bien que ie retarde de plus d'une heure et demie le départ de la caravane. Les ba^^ gages prennent donc les devants, et ce n'est qu'àforced'insistance, que l^on obtient de moi que je m'éloigne de ce terrain si riche, entemologiquement parlant.
En quittant les <leux gros arbres qui nous avaient servi d'auberge pendant la nuit, nous avons d'abord rencontre des ruines antiques» nommées Kharbet-el-Aamoudieh. Auprès de ces ruines est un tourbeh assez moderne, de quelque saint en vénération parmi les musai-* nians. Les montagnes qiie nous longeons commencent à prendre ici un tout autre as* pect que celui auquel nous sommes haliituÂk Des arbres assez nombreux les garnissent par-ci par-là, et leur donnent une tournure alpestre qui fait plaisir à voir.
Chemin faisant, nous mettons de temps eii temps pied à terre, pour chercher des insectes sous les pierres ; nous en trouvons de très<» précieux sans doute, mais comme nous trou« vons sous les mêmes pierres beaucoup de superbes serpents que nous n^avions pas la moindre désir de déranger, nous ne gardons pas longtemps notre ardeur entomologique» Je doute qu'il y ait au monde un lieu aussi généreusement doté de reptiles que l'Ardh* el-Uouleh. Heureusement ces vilaines bêtei sont encore un peu engourdies par l'hiver, et nous pouvons prendre le plaisir de les tuer^ sans courir de danger réel. Mais que âoitètre ce pays dans la saison chaude? Certainemeot on n'y peut pas faire dix pas, sans se trouver nez à nez avec un reptile.
Vers le point où la nature du terrain fiiiH geux de 1 Ardlh-el-Houleh commence, d'après l'avis de nos suides, à pouvoir nooi porter, nous et nos cnevaut, et va, par coih séquent, nous permettre de passer oes colli^ nés occidentales aux collines orientales de cette large vallée, nous traversons un long village arabe formé de tentes et de huttes. Est* ce un village à poste fixe? Je ne le crois paii ce qui est certain, c'est que l'on n'a pu m'en donner le nom, et que, par conséquent, il y a lieu de penser que c'est un simple étdiklîe* sèment passager, bien qu'il m'ait paru consi-, dérable. A la sortie de ce village, nous êvoos immédiatement tourné vers l'est, en suivant une crête de petites collines, à gauche de laquelle se trouve un village nommé el-Kbadesa, dont nous longeons le territoire. En ce moment, nous tournons précisément le dos i une espèce de forteresse, située au sommet d'une montagne, à environ une lieue de nous, et qui se nomme Kalêat-Hounin. Noos traversons une petite plaine basse, Ikn cultivée, de quelques centaines de mètres de largeur au plus, et qui, se trouvant coupée [ ar une foule de petits fossés d'irrigatioOi n'est pas très-facile^ franchir. Nos chevaux y entrent jusqu'aux genout ; mais nous y ar-
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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.
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u pied d*un rideau de coteaux qui se dirige de louest à Test, [uelque sorte, au nord, le vaste p-el-Houleh. Nous montons de res sur le flanc de ces collines et de là, en regardant notre Niire au sud, nous jouissons de , de rArdh-el-Houleh lots maintenant sur ce lac dont ^er les différents noms. Nous «ué (xi) : Qu'à Tapnel de Yabin, plusieurs rois se réunirent pour
hébreux, à leur arrivée dans le m. — 5. Tous ces rois fixèrent un on, vinrent et campèrent onles eaux de Meroum (ffnî>-^o), Ire contre Israël. Ce nom de
signifiait les eaux d^en haut , ôrieures. — 7. Josué vint, et dvec/uî, sur eux, près du camp ¥AUement, et Us se précipitèrent Les rois coalisés turent hattus I Cépée dans les reins, jus-
Sidon, c'est-à-dire jusqu'à la icie.
u0es nous lisons (iv, i) : L'E* ra (les enfants d'Israël) dans la 0, roi de Kenâan , qui régnait à lef de son armée fut Sisera.—
récit de la bataille gagnée sur |}| par la prophétesse Déborah
Au verset 10 nous voyons que \W les tribus de Zabulon et de ildes (amourd'hui Kedes), ville lauteur de la pointe nord du h.etdansles montagnes, à quel-
Toccident du lac. Il est assez )rs de comprendre comment la lieu à Tâanek sur les eaux de rei, V, 19.) A partir de cette I main des enfants d'Israël alla •'appesantissant sur Yabin , roi jusqu'à ce qu'ils eurent exterpoi de Kenaan. — Josèphe rame fait (Ant. Jud., Y, v et Qus apprend que Yabin, sortant Azor (qui est située sur lo lac ', avait une armée de trois cent is, de dix mille cavaliers et de
ars. (OuroÇ yàp ii 'Ao'û/tov itoïtatç n ^* viripxfcrai tqc IffUji^uviriSoc
iprès la défaite et la mort de marcha sur Azor. Yabin, accouit de Tennejni, fut tué, et après ville capitale fut renversée de
fond en comble (K«OfX»v tiç tiayt^c Tnv nlhv,) De ces passages comparés entre eux, il résulte nécessairement que les eaux supérieures et le lac Semakhonite sont la m6me chose.
Josèphe donne indifféremment à ce lac le nom de Sepiekhonite, ou Samakhonite ou des Sémékhonites. (BelL Jud., IV, i , l.)On a proposé deux étymologies de ce nom. Les uns ont cru qu'il vient de l'arabe Samak, qui signifie patêson ; de sorte que le nom de lac des Sémékhonites signifierait : lac des pécheurs ou des poissonniers. D'autres, remarquant que le verbe Samaka signifie être haut, être élevé, ont vu dans le nom en question, la traduction pure et sniiple du nom hébraïque Meroum. Je no me permettrai pas de me prononcer entre ces deux hy-
Eothèses aussi admissibles l'une que l'autre, ien que j'aie quelque préférence pour la seconde , à cause de la nature fangeuse des bords de ce lac, nature qui dut toujours en rendre l'approche assez difiicile. Aigourd'hui le seul nom que porte ce petit lac, est celui de Bahr-cl-Houleh.
Josèphe nous apprend encore que la ville de Séleucie était située sur les bords du lac Samakhonite, et que les marais qui environnent ce lac s'étendaient jusqu'à ta région de Daphné. Voici le passage qui contient ce précieux renseignement. « Séleucie était située auprès du lac des Sémékhonites, ïf>cû*
yva ii wph; r^ £ty<;^'k>vi7wv Xcpyy). (Il/so; pCUt Se
traduire indifféremment : auprès ou dfvant.) Ce lac vaseux étend ses marécages jusqu'au pays de Daphné, pays délicieux et fertile, qui possède des sources qui , grossissant le cours d'eau appelé le petit Jourdain, au-dessous du temple de la Vache d'or, le jettent dans le grand, v (Bell. Jud., IV, i, i.) Ce nom de Daphné est-il correct? Reland en a douté et a proposé de le remplacer par celui de Dan. J'adopte pleinement cette substitution qui me paraît nécessaire.
nus, Utz, — La terre de Outz fut la patrie de Job. Les uns la plaoent en Idumée, d après ce passage de Jéréipie : FiliaKdom,quœ habitas in («rra Ilus {Thren- iv, 21) ; mais Job ne serait pas cité paripi les hommes de l'Orient s'il eût été de l'idumée. D'ailleurs, il est dit que les Chaldéens et les Sabéens firent irruption sur ses domaines : il faut donc mettre le pays de Outz beaucoup plus à l'orient.
IIUSATI. — Ville de Juda. (7/ Sam. xxi, 8.)
• A peu de distance de Nazai lara dans laquelle il faut reiocalité de laphia mentionnée I de Joêué {ax, 1i),de la tribu C'est aujourd'hui un village ihe cite une 'lofâ, comme une 'il fit entourer de murailles pour vasion romaino dont la Galilée 3. Vaine précaution, comme Ton W., lU, VII, 31.^
noxK. DES Antiquités bibliques.
Après le sac de Jotapata , Trajan, préfet de la dixième légion, fut envoyé par Vespasiçn, à la tète de deux mille hommes d'infanterie et de mille cavaliers, pour investir et assiéger lafa, dont la population , exaltée par l'exemple des Jotapatèniens, se croyant d'ailleurs à l'abri derrière une double enceinte de murailles , se préparait à une défense désespérée. Trop de confiance les perdit : à la vue du petit corps de troupes qui venait les
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attaquer, il6 nliésitèrent pas à croire qu'ils récraseraient aisément. Ils se précipitèrent donc au-devant des Romains, lAchërent f)ied presque aussitôt, el furent rejetés derrière leur première enceinte, où les lé^onnaires pénétrèrent avec eux. Ceux qui étaient restés dans la ville se hâtèrent d*en clore les portes; les Romains s'empressèrent d'en faire autant des portes extérieures, et douze mille Galiléens furent égorgés entre les deux remparts, accablant d'imprécations leurs concitoyens, plus encore que l'ennemi qui les frappait. Trajan voulant aloi-s réserver à Titus l'honneur de prendre la ville, fit prévenir V>spasien de l'état des choses et le pria d'envoyer son fils , ^>our achever le siège glorieux de lafa. Titus partit avec cinq cents i^nvalicrs et mille fantassins, et aussitôt qu'il fut arrivé , l'escalade commença. Les Galii/'^ns terrifiés no firent qu'une très-faible résistance , et tous périrent par le fer, salif Jes enfants et les femmes.
IDOLES proh\bées. Voy, Exode ( Art judaïque); — de Jéroboam, toy. Paralipo- MÈNEs. Rois (Art judaïque) ; — fabrication, toy. Prophètes (Art judaïquej.
IDUMÉE. — Voy, Edom.
IIM, Ayym.— Ville de Juda. (Josuéxy, 29.)
ISMAELITES. — La destinée des enfants d'Ismaël a été dt^ former cette race arabe qui, s'étendant dans le désert, a fini par redevenir la race dommante , el a supplanté dans la Palestine elle-même la race privilégiée d'Isaac. On peut lire dans la Gtnè$e (xvi,
10 , 12) les bénédictions que Dieu fit sur Isniaël , accomplies constamment dans la suite des siècles. Dieu dit à Agar : Je nudUplierai ta race et elle ne pourra être comptée^ à cause de sa multitude. Il lui dit d'Ismaèl :
11 lèvera la main contre tous , et tous lèveront la main contre lui , et il Pressera ses tentes en face de tous ses frères
Ce sont ces hommes nabitani sous des lentes dont la belle race s'est perpétuée libre et fière dans la solitude. Les Arabes actuels ont leurs généalogies par lesquelles ils remontent a Ismaël , fils d'Abraham et d'Agar. C'est de lui qu'ils tiennent la circoncision , à laquelle us sont très-fidèles. Les enfants d'Ismaël, à l'exemple de ceux de Jacob , formèrent douze tribus. Il est trèsremarquable que Esaû, frère de Jacob, aussi déshérité dans les promesses» épousa la fille dlsmaël.
Les Arabes, descendants d'Ismaël, occupent aujourd'hui les vastes contrées qui s'étendent depuis l'Euphrate jusqu'à la Médi-
terranée, du levant au couchant; et d au sud , d'Alep à rextrémîté de la pn arabique , entre le golfe Persiqoe el Rouge.
Ces peuples ont conservé les usage vie pnmitive. Les mœurs dépeintes Bible sont exactement les roèiiies:c qu'on vit au milieu d'eux, i'illusiooa ment complète, qu'on se croiruttra de trois mille ans dans les siècles pas
ISSACHAR. — On trouve dans Jm 17) les limites de cette tribu, ^ ai touchait au Jourdain , au midi àk tt Manassé, au nord à celle de Zabuki couchant à celle d*Aser. Josué aa cette tribu seize villes. Josèphe(i«l.,' donne ainsi les limites d'fssacbarrc les Manassites , le pays dlssacbar ai mites, en longueur, le mont CanHl Jourdain , et en largeur, le moot StÉ (le Thabor, l'Hermon et le Gelboe). •
La magnifique plaine d'Esdreh».
des plus fertiles de la Palestine, fi partie basse du territoire de celle trfc
ISTEMO. EsTEMo. — Ville de Judi. i XY, 50.) C'est la même que Estbaai^ ce mot )
ITURÉE. — L'Iturée est la otel TAuranitide. Nous lisons dans l'écriiaii (Luc. ni, 1) : « Philippe fut tétrartneè' turée et de la Trachonitide. > JosèpKi vaut la tétrarchie de Philippe , dit ((o1i<^ Balanée, la Trachonitide et J'Auranitidt. XIII, xm.) n répète, dans un autre même phrase, etiamais il ne donoel pour domaine à Pnilippe. Il mentionoej dant ce pays {Ibid, , xix) , lorsqu'il dit qi'/ bule força les Ituréens à s« drcoodAj land conclut du silence de Josèpbe turée, que ce pays est le même due ri tide. Nous accepterons cette expliatia' ce sens que l'iturée est une partie à] ranitide. Ce qui donne au texte de sa valeur historique.
Les Ituréens tirent leur origine 4e fils dlsmaël. Us sont mentionnés dail Livre des Chroniques (v, 19), comati été attaqués par les trois tribus daines.
Reland pense qu'il iaut chercher b^ table position de l'iturée au leutil*' demi-tribu de Manassé. D'autres la plus au nord et au pied de Yi [Pline, y, 23.) Saint Epiphane la i de la Moabitide. Mais Reland tnl avec raison oue ces peuples, babiU^^ des tentes, changeaient souveiil dei4P
lABES, Jabis, Jabesch, Iabbs. — Jabes est au delà du Jourdain.
5>aint Jérôme la place à vingt milles de Pella et à soixante de Gerasa. Mais Eusebe n'avait mis que six milles de Jabes à Pella. Il faut donc s'en tenir i la correction de saint Jérôme. — Du reste, la posiUpn de Jabes est indi(|uée parle torrent qui ponè encore le nom de I ancienne ville située dans l'Ouad labès.
L'histoire de Jabes Galaad est trèi^ tique. Selon notre usage, nous nous AtfJ de la rapporter, pour ne pas confoiiàti ce Dictionnaire 1 histoire avec la RN!f
Nous dirons cependant que les Sibi' Jabes firent preuve d'une grande W0 sance à Saiil, qui les avait délivrés de W d'Ammon. Les Philistins ajantprisltfc^ Saùl et de ses fils, et les ayant ^