‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 83 sur 181 · HER · texte numérisé non relu

HER

MCTIONNAIRR

station des israélites dans le désert. {Nomb. ixun, 46.)

H£LON, Ayloun. -- Ville sacerdotale de la tribu de Juda. (7 Chron. vi, 69.)

HELON. — Voy. Aialon.

HEMATH, Hamat. — Ville de Syrie. ( / Chron. xvui, 3.)

HEPHA, Caïpha, HiPHA» Kepba. — Ville .située au pied duCarmel , duc6té de Saint* Jean d*Acre et aux bords de la mer. On pense que c'est laGeba deJosèphe, appelée aussi la ville des cavaliers parce que Hérode y avait envoyé une colonie de ses cavaliers mis à la retraite.

Elle s'appelle aujourd'hui Haïpha. Elle est assez commerçante.

C'était Tancienne Sycaminos. Eusèbe la nomme 'la^^iO. On péchait beaucoup sur sa c6te les petits coquillages qui fournissent la pourpre.

Ce coquillage est petit, d'une extrême délicatesse a son orifice, tellement qu'on a de la peine à en cueillir dont le rebord ne soit légèrement ébréché. Il estde couleur bleue, et lorsuue la mer en rejette sur le sable, l'écume ae l'animal mourant colore le sable en bleu.

En y joignant un acide la matière bleue de l'animal se tourne en pourpre. C'est le famaux Murex qui donne la nourpre.

Lo géographe arabe Scnéril-lbn-Idri dit que son poit reçoit les plus grands na>ires et qu'elle est à tn^ntc milles d'Acco. La distance est évidemment exagérée.

HERED, Arad.— Ville Kéuâanéenne.(Jo«u^ xu, 14.) — Voy. Arada.

HERMA, Kharmah. — Ville royale des KénÂanéens. {Josuë xu, 14.)

HERMON, Chbrmon. — Le Hermon n'est pas distinct de l'Anti-Liban, il en fait partie. C'est la magnifique montagne couverte de neige pendant plusieurs mois de l'année qui domine Daniaset la haute vallée du Jourdam. C'est de l'Ilermonque, selon saint Jérôme, on portait à Tyr la glace dont on faisait usage pendant l'été. Une vieille tradition prétendait que c'était sur cette montagne que s'étaient ^6unis les anges descendus du ciel et épris des charmes des Glles des hommes.

Le Targum l'appelle le mont de la neige de Césarée. Et I interprète samaritain sur le Deul. (iv, 48), dit formellement : le mont de la neige qui est Chermon. Il est aussi appelé •poç n«Ntv, le mont de Panéas. Josèphe 1 appellesiroplement le Panion,et dit que c'est une montagne d'une immense hauteur. ( De bell., lib. 1, cap. XVI.)

11 est bien évident que la chaîne de l'Hermon ne s'arrête pas au pic superbe de Banias et qu'elle s'étend au loin du c6té de Damas; mais elle s'appelle alors de son nom générique l'Anti-Liban.

C'est pour les Arabes le Djebel-ech-Cbeikh, et c'était là qu'habitait ce célèbre Vieux de la montagne dont on a tant parlé dans l'histoire des croisades, chef des assassins qui allaient poignarder quiconque était désigné par leVieux oe la montagne.

Les séides du tcheikh étaient de jeunes

hommes qui étaient hachicbés, ù sous l'influence enirrante du hMbicl,i adonné lieu au mot d'assassins, pir i

duction fautive.

De même leur chef ne s'apodÉtB Vieux de la montagne» mais u ïêèM montagne appelée la moniagmê éiSM la montagne au Vieux.

Le prolongement méridional de Ttm forme la chatne arabique qui se cflk jusqu'à la mer Rouge. Le prokwaeitfi cidental forme la chaîne de Galuécp jusqu'à Tyr et Acre, et se prolcHKHri par le Thabor, le petit HermoD, MAi longue chaîne du Carmel jusqa'nxai gnes de Judée qui s'affaissent vers IMÉ

HERMON (Lb Petit ). — Le pelilfei est au midi du Thabor, et est le pnhv ment de la chaîne. C'est lui qui savl

Élus dans la plaine d'Esdrelon. Ceit ap crmon qu il faut appliquer le piflfp psaume cxxxm*, verset 3*, où il est M delà rosée de THermon qui doni montagne de Sion.

U y a trop de distance entre l'Hema mont Sion de Jérusalem pour que h Tun s'étendit sur l'autre.

Reland avec sa sagacité habitafe donne l'explication de ce passage df' ~

Il y avait au pied de l*HeniMM du nom de Séon ou Sion ( Jtni Saint Jérôme parle de cette v9eè au pied du Thabor. Ce sont dosto sées de l 'Hermon venant rafrakhirt^ teurs de Séon auxquelles le Psalmiai^ paré les parfums qui tombaient éSi^ d'Aaron.

C'est évidemment du petit ^ s'agit dans le psaume lxzxix (vent où il est dit : Le nord et le miî,li' créés : Tabor et HermantreêsailUtUi En hébreu le nom s'écrit : rtrn; bes chrétiens, le Djebel-ed-On aussi Haramoun. Le véritable H contestablementleDjebel-edi

Elus élevé de l'Anti-Liban ; et or n'est nullement une très-haute on ne voit pas trop pourquoi deux si différentes que Je Thabor et 1* raient mentionnées dans le mtee quand ils ne limitent ni Je nord ai k I orient ni l'occident, ce qu'il Unàtàf^ trouver dans ce verset la désigniisf!

(quatre points cardinaux. Si au eoaMAt s agit de deux montagnes contigoés, c^ le Thabor et le Diebel-ed-Dahj,kdirf disparaît, et l'on comprend que le poSidi colé leurs deux noms dans une méaie|M Ce qui est certain, du reste, e'estqii^^ saint Jérôme, le Djebel-ed-DahjsaaBiîi Ilermonim ; car voici ce qu'il dit ôêMB^ trc 44, Ad Uarcellam : Appmrebii Naim..,. videbitur et Henm&nim H

Endor in quo superatur Sieera

il ne peut être question, dans ce passMil du petit Hermon, ou Djebel-ed-MrJ reste, cette montagne pr^nte use tf Terdoyante, mais sans un buteoa.A

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DES ANTiULlTES BlBLI^l'ES.

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couverte d*herbages peu épais et ses flancs inférieurs sont assez i)ien cultivés.

HESEBON, Heschbon, Cbeschbon. — Chescbbon est une des villes dont il est fait le filussouveotmentiondans les Livres saints. Jtlfe est nommée 'ev^c^mv par Josèphe ( i4niiq.^ Xni^xxiii), qui la place dans la Moabitide» quoiqu'elle ait été la ville de Sichon, roi des Amorrhéens. Mais après que les dix tribus eurent été emmenées captives en As-

r'e^ les Moabites s'en emparèrent ainsi que Nudaba et de toutes les villes du pays. Chescbbon fut donnée à la tribu de Ruben. ( Jùiué XIII, 17. ) Pline parle des Arabes Esbonites. Elle est appelée dans les souscriptions du concile de Cbalcédoine itoXiç 'E^Sovv- TMv , ville des Esbonites. Eusèbe la place à vingt milles du Jourdain, en face de Jéricho.

C/est l'HesbÂn des Arabes.

BBSBR, Djezer. — Ville mentionnée avec Maçeddo et Gazer. (/ Rois, ii, 15.)

H y a près d'Azot une lasour moderne qui pourrait s'identifier avec cette Heser. Mais il est plus probable que c'est Hasor, ville im- |>ortante dans le nord et la clef de la Palestine quand on vient de Damas.

H^MONA, Khasmanah. — Vingt-sixième station des Israélites dans le désert. (Nomb, XXXIII, 9.)

HESRON, EsROif . — Voy. Hasor.

HETAHLON, Hatlan. — Voie antique qui allait de la mer à Sedada. C'est probablement la route de Sour à Damas. {Ezech. xlvii, 15.)

HETTHiM, Khetim.— Lorsque les fils de Joseph assié^rent Beit-EI , ils demandèrent à un homme du pa^s qui sortait de la ville comment ils pouvaient y pénétrer, lui promettant la vie sauve. Cet homme leur donna l'indication demandée, et, étant libre , il se rendit dans la terre de Hetthim, et il y bâtit une ▼ille qu'il appela Louza. C'était l'ancien nom 4e Beit-El. ( Juges i, 26. )

Saint Jérôme place une Louza près de Siehem. Il y a aussi une Lousa dans l'Arabie Pétrée.U est plus probable aue c'est de cette dernière que parle le Livte ae$ Juges.

HEVEENS, Chivéens. —Les Hévéens, E^aîoc, descendaient de Chivvi, un des fils de Kenâan. Ils habitaient, près de l'HermonJes parties septentrionales de la terre de KénÂan.

Reland les distingue des Avvim, qui habitaient les environs de Gaza, et qui furent ▼aincus par les Caphtorim. [Josué, xin, 3.)

BEVIlA, Hevilath. — On place cette contrée auprès de la Bactriane. (Cen. n, 11.)

HODSIT (Tathui-Khadichi.) — Expression que quelques-uns prennent pour un nom commun, et nullement pour un nom de ville.

Il est fait mention d'une terre d'Hodsi. (// Snm. xxiT, 6.)

HOLON, Khalan. — VDle de Juda. [Josué, xzi, 15.)

BOR. -- Montagne près de Petra, située sur les frontières du pays d'Edom, où mourut Uoise. {Nombres, xx, 22.)

HOREB. — MonUgne: célèbre , où Dieu se manifesta à Moïse, lorsou'il gardait les troupeaux de Jéthro , son fieau-père , prêtre de

Le Horeb est une des cimes de la chatnc de montagnes nommées le Sinaï. Il faut lire dans le texte sacré lui-même tous les événements qui se sont passés dans ces lieux célèbres. Nos élucidations ont pour but d'éclaircir les questions archéologiques et géographiques, mais non de reproduire des faits ou parfaitement connus, ou admirablement racontés dans le texte biblique : un résumé en ôterait tout le charme.

Le Horeb et le Sinaï sont \ cinquante milles de la mer Rouée. Ces deux montagnes, qui n*en forment qu une, se nomment aujourd'hui Djebel-Mousa (la montagne de Moïse).

fiOREM, Kbaram. — Ville de Nephthali.

(Josué. XIX, 38.)

HORMA, Harma, Herahah. — Ville de la tribu de Siméon. [1 Chron. iv, 30.)

HORMA. - Ville d'Aser. {Josué, xix, 29.)

HORMA. — Les Israélites ayant vaincu le roi d'Arad, appelèrent sa ville capitale Horma, c'est-à-dire Anathème, parce cju'ils l'avaient vouée à une complète destruction.

Lorsûue les peuples ancien:; vouaient une ville à rextermination, ils faisaient un sacrifice. La ville, les habitants, leurs richesses, tout devait être détruit , comme une victime sur un autel. Tout ce qui était voué a{>partenait à Dieu, à qui on l'avait voué. C'était donc un sacrilège d'en réserver quelque chose. Cela explique des faits gui , avec nos mœurs adoucies par le christianisme, nous paraissent d'horribles barbaries.

HORRÉËNS, Chorréens. — Les Horréens étaient les habitants primitifs de l'Idumée. Saint Jérôme dit que ce mot d'Horréens signifie libres. Ces hommes représentaient donc les Rédaoui modernes , qui sont les hommes libres de la solitude. (Gen. xxxvi, 20.)

HOSA,KHASAH.-Villed'Aser.(Jo«u^,xtx,29.)

HOULEH (Lac el), lac Meroum, lac Samak- HONrrE. — En descendant des hauteurs que nous avions suivies en partant de Japhet, nous arrivons à un joli petit lac bleu : c est le Rahr-el-Houleh. La plame dans laquelle nous marchons alors doit être d'une fertilité merveilleuse; c'est une terre grasse et forte, k la- Îuelle la culture peut tout demander : c'est, u reste, ce qu'il est facile de deviner à la splendeur de la végétation dont elle est tapissée. Le lac est très-peu large; il est borde de chaque côté par une forêt de magnifiques roseaux du plus beau vert. Pendant que ncius cheminions , le jour a sensiblement baissé , et il est bien près de six heures (juand nous arrivons à el-Mellahah , c'est-à-dire à la hauteur de la pointe nord du Bahr-el-Houleh.

Tout à l'heure nous avons été le jouet d'une assez étrange illusion, qui n'avait pourtant que la cause la plus naturelle : de 1 autre côté du lac, et sur le fond vert-foncé des roseaux, nous vîmes tout à coup s'avancer rapidement une grande ligne ondulée, d'un blanc éclatant; elle était continue et ressemblait, à s'y méprendre, à un énorme reptiJe. Etait-ce le famôme de l'un de ces monstres antédiluviens qui se tratnaienfà travers des mousses de trente pieds de haut, qui nous faisait l'honneur de reoaraître sur la terre.

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