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trionaui, on rencontre très-fréquemment des débris de ces petites meules, que j*ai vues plusieurs fois en mouvement dans les campements des Bédouins, au milieu desquels je recevais l'hospitalité.
Les portes des villes ne devaient pas être de grande dimension, si nous en juseons parie récit suivant : Samson ayant pénétré dans Gaza, les habitants de cette ville, qui avaient îuré sa perte, commencèrent par s'assurer du lieu où il était entré et ils attendirent patiem^ ment la venue du jour, pour mettre leur ennemi à mort. Mais Samson, devinant le danger qui le menaçait, se leva à minuit, se dirigea vers la porte de la ville, et, à l'aidede la force dont il était doué, il déracina les deux poteaux auxquels étaient attachés les battants de cette porte, en saisissant les verroux ; puis il chargea le tout sur ses épaules et alla le déposer au sommet de la montagne qui est en face de Hébron. (xvi, 3.) Je fais abstraction du poids de tout cet attirail de clôture, puisqu'il est notoire que Samson possédait une force herculéenne; mais comme il n'est pas moins notoire qu'il était de taille ordinaire, il fallait bien que les portes en question, pour qu'il pût les manier, fussent de dimensions raisonnables, c'est-à-dire assez médiocres. Au reste, les
§ortes de bois qui closent encore les villes de yrie ne sont pas généralement d'une taille supérieure à celle d'une porte cochère trèsordinaire.
Lorsque Samson eut été saisi par les Philistins, ceux-ci lui crevèrent les veux, puis ils le conduisirent à Gaza. Là il fut chargé de chaînes d'airain, puis astreint à tourner la meule dans sa prison (xvi, 21). La nature de ces chatnesprouve que Le cuivre était employé par les Philistins pour la construction des ustensiles les plus ordinaires. S'ils eussent eu l'habitude de se servir du fer, les chaînes données à Samson eussent été certainement de fer, puisque ce métal offre une résistance incontestablement plus grande que celle du cuivre.
Les chefs des Philistins s'étant un jour rassemblés pour offrir un sacrilice à leur Dieu Dagon et le remercier de ce qu'il avait mis leur ennemi Samson entre leurs mains, le peuple assista à la cérémonie et demanda à
f;rands cris que le prisonnier fût amené devant ui, afin gu'il pût se réjouir de ses douleurs. Samson fut donc extrait de sa prison et placé entre les colonnes qui soutenaient le portique
du temple. Laisêe-moi ioiêcher les eolonnet sur lesquelles le temple repose, dit Samson k l 'homme qui le condmsait par la main, pour ont je puisse m* appuyer contre elles (26). Sa demande lui fut accordée. Le temple était plein d'hommes et de femmes, tous les chefe des Philistins y étaient réunis, et environ trcris mille personnes, hommes et femmes, placés sur le toit de l'édiGce, regardaient de là Samson et insultaient à son malheur. Le héros, saisissant alors du bras droit l'une des deux oc* lonnesentre lesquelles il se trouvait, et l'autre du bras gauche, se pencha fortement, rompit les colonnes et écrasa tous les assistants avec lui. Il fit périr ainsi d'un seul coup, en mou* rant, plus d'ennemis qu'il n'en avait tué pen* dant sa vie entière.
Je dois exprimer ici un doute sur le fait de la présence de trois mille personnes sur le toit du temple que renversa Samson, parce que d'abora de ces trois millepersonnes aucune n'aurait pu voir le captif lorsqu'il était placé entre les colones du portique, et ensuite parce qu'un temple dont la plate-forme eùX pu recevoir trois mille personnes eût été d'une taille par trop considérable pour que la chute de deux de ses soutiens eût entraîné celle de tout l'édifice. Enfin les dimensions devaient au contraire en être assez faibles, puisque ses deux principales colonnes étaient assez rapprochées l'une de l'autre pour que Samson pût les embrasser à la fois. Concluonsen que le mot rendu par toit a été mal lu, et qu'il s'agit très-probablement ici du jardin au milieu duauel était placé le temple» el dans lequel était rassemblée la foule qui. n'ayant pu pénétrer dans l'édifice sacré, assistait du dehors au sacrifice. Je livre, du reste» cette hyppothèse à l'appréciation des hébraisants.
Quoi qu'il en soit, nous pouvons toujours conclure de ce récit, que le temple de Gaza, dédié à Dagon, était déjà, dès le temps des Juges, c'est-à-dire bien antérieurement à David, un temple orné de colonnes. Malheureusement le mot admoud, dont se sert l'écrivain sacré dansce passage, ne nous apprend absolument rien sur la forme de ces colonnes, puisque ce mot signifiant colonne, provient du radical damad^ qui a le sens littéral de s$ tenir debout. Nous verrons plus loin que nous sommes plus heureux lorsque s'agit aes colonnes du temple de Salomon.
(Suite de l'art hébraïque, Voy, Samuel.)
KAPHARNAUM, Capmarnaum.— Voy, l'art.
Gbnezareth.
KARMEL, Carmel. — Il est fait du Carmel une mention fréquente dans les Livres saints* Le Carmel est une chaîne qui s'étend depuis la Méditerranée jusqu'aux montagnes centrales de la Judée qui n'en sont que le prolongement. Sa pointe septentrionale est Baignée par la mer. C'est !à que se trouve le couvçnt
du Carmel, bâti sur la grotte du prophète Elie.Le Carmel est couvert de verdure. Mal* heureusement les Arabes ne laissent pas Ternir les arbres. Ils les dévastent constamment et ils coupent sans pitié les tiges d'arbre, n*atiraient-olles qu'un an. Cette montagne, quand on la voit de Nazareth et de la plaine dlEsdrelon, offre un beau rideau de verdure à Toccident.