‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 99 sur 181 · IIS · texte numérisé non relu

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elle tomba en partage h la tribu de Juda. La. ville kanAanéenne fut prise et détruite par Josué. (Josué, X , 29 , 30.)

Il y a une station des Israélites dans le désert qui porte le nom de Lebna. {Nomb, xiïiii, 20, 21.)

L£BONA,Lbbounah. — Maundrell , le premier, a reconnu dans le village moderne de Loubbanla Lebona de l'Ecriture. Le village de Silo, dit la Bible, était au nord de Beth-el, et au midi de Lebona. (/u§f6«,xxi, 19.) Cela est exact, car Beitin qui a pns la place de Bethel est exactement au midi de Seïlona qui est au sud-est de Loubban.

LECHI,Lakhi. — Ce lieu tire son nom de la mâchoire que jeta Samson après sa victoire sur les Philistins. (Juges, xv, 9, 117.) Josèphe appelle ce lieu iiavwv qui a la même signification. Il faut chercher Lechi dans le voisinage d'Eleutheropolis, d'après ce passage des i4nna/65 de Glycas (part, xi, pag. 16i): «La mâchoire rejetée par lui produisit une grande abondance d'eau. Cette fontaine se voit jusqu'à ce jour dans un des faubourgs d'Eleutheropolis et elle s'appelle la fontaine ae la Mâchoire. »

LECUM, LoKiM, Lbkoum. — Ville frontière de la tribu de Nephthali qui n'est citée qu'une seule fois et dont fidentification est difficile. (Josué xix, 33. ) Daprès le texte elle devait être assez rapprochée d'Ozanoth- Thabor .

LESA, Lisaa.— D'après la GenèseLesa n'était pas éloignée de Sodorae (x, 19). Saint Jérôme iQuœst adGen,,x, 19) la nomme Lisa, qucB nunc Callirhoe dicitur, ubi aquœ calidœ prorumpentes in mare Mortuum de/luunt,

Bochart a pensé à tort qu'elle pouvait être une Lusa placée par Ploléméeà moitié chemin entre la Méditerranée et la mer Morte. L'auteur de la Concordance, Dutripon,a été bien plus mal inspiré en la confondant avec Laïs qui fut plus tard Dan et Paneas.

LESEM, Leschem. — Vov, Cesarée.

LIBAN — La partie dfu Liban qui appartient à la Terre -Sainte est appelée fréquemment Hermon dans la Bible. -- Voy.

Hermon. — Cin)endant le nom de Liban est reproduit également bien des lois. Moïse, dans le Deutéronome (in, 25), demande à Dieu de voir la terre qui est au delà du Jourdain, et le Liban dont la cime neiçeuse frappait son i-egard au nord du Jourdain.

Le Liban composé, comme on sait, dedeui parties distinctes séparées par une longue vallée, appelée la Beqaa, est aujourd'hui parfaitement connu des voyageurs. Il donne naissance à plusieurs cours d'eau et particulièrement a trois grands fleuves : l'Oronte, au nord, qui passe près d'Antioche et va se jeter dans la mer Méditerranée dans le golfe de Cilicie; le Léontèsqui passe à Bftalbeck, partage les deux Liban et va se jeter dans la Méditerranée au-dessus de Tyr, et enGnle Jourdain, dont la branche la plus prolongée prend sa source dans l'Anti-Liban et qui va se jeter au midi dans la mer Morte.

Il faut ajouter aussi que la partie montagneuse de la Terre-Sainte dans la tribu d'Aser n'est que le prolongement du Liban, quoique le massif delà chaîne semble brisé par la vallée du Jourdain supérieur et par celle du Leonlès.

Toutes ces montagnes, comme le Liban lui-* même, sont d'une nature calcaire.

LITHOSTROTOS. — Voy. EcceHomo.

LOBANA. -— Voy. Lebna.

LODADAR, Lou-Daber. — Ville de la tribu de Gad. (II Samuel ix, 4. )

LUITH, LouEHiT. —Ville moabite citée par IsaïeelJérèmie. (/«a. xv, 5; Jerem. xlvui, 5.) Elle est indiquée dans le voisinage d'Acropolis.

LUZA, LouzA. — Voy. Garizim; BErr-BL.

LYDA, Lydda , LoD. — Lod est mentionnée avec Ono parmi les villes de Benjamin. (/ Chron. vin, 12.) Elle fut habitée par les Beniaminites, après leur retour de la captivité. (Nenem. xi, 35. ) Dans le Nouveau Testament elle est nommée Lydda Ludda. On l'identiûe parfaitement aujourd'hui avec le Lodd des arabes et avec la Diospolis de saint Jérôme. Elle est placée au nord de Ramleii.

MAACHA, Maachath (Abil-Beit-Maakah).

— Pays du roi de Gescur, qui fut pris par Ben-Hadad.roi de Syrie. (/ Rois, xv, 20; // Rois, XV, 29 ; Josiîé xv, 13.)

MAARA, Maarrah fia caverne). — Pays des Sidoniens que Dieu déclare à Josué devoir un jour appartenir aux Israélites. (Josué, xm, 4].

MAAKATH. — Le Livre de Josué (xv, 59) mentionne parmi les villes de la partie monlagneusede la Judée uneville de Mâarath.Dans la version des Septante, le verset suivant de Josué mentionne aussi Beit-Lehm. La conséquence forcée est queMâarath et Beit-Lehm devaient être très-rapprochées, car le texte hébraïque, conservé par les Juifs, supprime dans ce passage le nom de Beit-Lehm. Saint Jér<ime^ qui avait remarqué cette suppres-

sion, l'explique en avançant que les Juifs ne l'ont opérée que pour empocher qu'il ne partit d'après leurs propres Livres sacrés que le Christ était sorti de la tribu de Juda.

Reland (p. 179} a supposé quelaMâarath biblique pouvait avoir aonné son nom aumofit Mardes, mont assez élevé, placé dans le voisinage de la mer Morte et sur lequel Euthymius trouva un puits etdes restes d'habitation. (Act. sanct., t. II, p. 306.) Il est bien plus raisonnable de chercher ce mont Mardes dans une montagne voisine du couvent de Mar- Saba, au sommet de laquelle est placé le Qalâah-Mardah. C'est une identification que je propose dune manière formelle.

MACCES, Makas. -— Localité entre Salebim et Bethsamès appartenant à Ta tribu de I^

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DES ANTIQUITES BIBLIQUES.

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VdO

Te» lesfroniières des Philislins. (/ Rois, iv, 9.) HACELOTH,MoKAHELOT. — Station des Israélites dans le désert. (iVom6r.,xxxni,25.)

MACBENA, Makbana. — Localité sans importance, citéed ans les Chroniques. (I, u, 49). MACHABEËS.

Art Judaïque tous la restauration des Asmonéens.

Jason demanilo à Anliochiis ranlorisalion de quitter le culte judaïque. -- Pioraiiation du lemple par Aiiliochus. — Apollonius démuiuéle Jérusalem. — Livres de la Loi brûlés. — Judas Macbal)ée reutre dans Jérusal<*m ; il purilie le lemple, rorne de nouveau. — Simon Machal>ée élève un tombeau somptueux pour son père, «a mère H ses quatre frères. — Description de i;et illustre monument; ses sept pyramides. ^ Jïoacllcr d*or offert par Simon aui Romains. <— Le* tables d*airain. — Monnaies frappées au nom des Machabées.

Après la mort d'Alexandre, la Syrie devint l'apanage de Séleucus et de sa descendance ; Jérusalem fui en bntte à la persécution constante des Séleucides, et les Juifs eurent à supporter des maux si affreux, que la révolte année et la mort devinrent préférables à une ▼ie d'opprobre et d'esclavage. La famille des Asmonéens donna le signal de la rébellion, et le nom des Machabées, de ces pontifes pierriers qui combattirent avec une énergie indomptable pour reconquérir l'indépendance de la nation juive, restera éternellement glorieux et vénéré parmi toutes les races de la terre.

Quels développements put atteindre l'art judaïque pendant ces affreux temps de luttes et de calamités? Il serait bien difficile de le deviner, et nous n'avons à enregistrer

S|ue de bien rares documents fournis par les astes sacrés et profanes de l'illustre dynastie des Asmonéens. N'oublions pas de faire remarquer que le contact perpétuel des Grecs sujets des Séleucides, dut introduire dans la pratique de tous les arts, en Judée, Télément grec, qui jusque-là n'avait exercé aucune influence.

Voici les seuls renseignements que nous fournissent les deux Livres des Machabées : En l'an 176 avant Jésus-Chrisl, Jason, frère du grand prêtre Onias, vint trouver Antiochus IV Bpiphane, au nom d'une grande partie des habitants de Jérusalem, pour lui dire qu'ils voulaient abandonner les mœurs et les coutumes de leurs pères, afm d'adopter tous les usages des Grecs; sûrs de l'assentiment du roi, ils bAtirent à Jérusalem, auprès de la citadelle syrienne, un gymnase dans lequel les jeunes gens devaient recevoir l'éducation g[recque, après avoir renoncé même à la pratique delà circoncision. (IMach.\, 12-16; liMach, IV, t2.f Il n'est pas difficile de concevoir tout ce

3ue cette institution dut introduire de moifications dans l'art national. En 170, Antiochus-Ëpiphane vint à Jérusalem, et (I, i, 23j t7 entra plein d'orgueil dans le lieu saint ; il

Î)rit l'autel d'or, te chandelier oii étaient les ampes, avec tous les vases, la table oà les Î)ains étaient exposés, les bassins, les coupes, es encensoirs a or, le voile, les couronnes et l*ornement d'or qui était devant le temple, et il brisa tout. Deux ans après, Apollonius, général d'Antiochus, revenait à Jérusalem, la démantelait, en achevait la ruine, et bâtissait dans la ville basse une vaste citadelle garnie de tours solides {Ibid,, 30-36). La statue de Jupiter Olympien fut érigée au-dessus de l'autel de Dieu (91). Les livres de la Loi furent déchirés et jetés au feu (Ibid., 57-59). Ce fut alors que Mathathias, père des Machabées, leva l'étendard de la révolte.

Dans l'année 165, Judas Machabée réussit à rentrer dans Jérusalem et procéda à la purification du temple. L'autel construit par les Grecs fut renversé ; l'autel des holocaustes, qu'ils avaient profané, fut démoli « et ses pierres furent déposées en un lieu propre, sur la montagne du temple, en attendant qu'il vînt un prophète qui déclarât ce qu'on en ferait (/ Mach. iv, 46). — 47. Et ils prirent des pierres entières, selon l'ordonnance de la Loi, et ils en bâtirent un autel nouveau, semblable au premier. — 48. Ils rebâtirent le sanctuaire et ce qui était au dedans du temple, et ils sanctifièrent le temple et le parvis. — 49. Ils firent de nouveaux vases sacrés, et placèrent dans le temple le chandelier, C autel des parfums et la table. -—50. Ils mirent l'encens sur l'autel, allumèrent les lampes qui étaient sur le chandelier et qui éclairaient dans le temple. — 51. Ilsposèrent les pains sur la table, suspendirent les voiles et enfin achevèrent tout ce qu'ils avaient commencé.— 54. // [l'autel des holocaustes] fut dédié de nouveau au bruit des cantiques, des lyres et des timbales, dans le même temps et le même jour qu'il avait été souillé par tes gentils (trois ans auparavant). — 57. Ils parèrent le devant du temple de couronnes d'or et de petits boucliers ; ils dédièrent les portes et les pastophories et leur donnèrent des portes.

De tous les renseignements que nous pouvons puiser dans le Livre des Machabées, le plus précieux est incontestablement celui qui concerne le tombeau somptueux que Simon, frère de Judas Machabée, fil élever à Modim. En voici la description donnée par l'Ecriture (/iîfacA. xiii) : —25. Alors Simon envoya quérir les os de son frère Jonathas et il les ensevelit à Modim à côté de ses pères. — 26. Tout Israël le pleura dans un grand deuil, et ils le pleurèrent plusieurs jours. — 27. Et Simon ft bâtir sur le sépulcre de son père

(91) Le même fait est ainsi raconté dans le //• Livre des Machabées (vi) : j . Peu de temps après, le roi envoya un vieillard d^Anlioche pour forcer te$ Juîfê à abandonner les Ion dirines et celles de leur payst^-'ï. pour ioviller aussi le temple de Jérusalem

etluidonner le nom de Jupiter Olympien, et à celui duGariâm le nom de Jupiter Etranger, parce que ceux qui habitaient en ce heu étaient étrangers eu%^ mêmes. {Ad annum 108, A. C.)

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DICTIONiNAine

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et de ses friras un édifice qui se voyait de loin^ en pierre polie devant et derrière, — 28. Et il établit sept pyramides l*une contre l^ autre pour son père, sa mère et ses quatre frères. — i9. Et tl plaça auiour de ces pyramides de grandes colonnes, et sur les colonnes il mit des armes comme souvenir éternel, et auprès des armes des navires sculptés qui pussent être vus de toiu ceux qui naviffuateni sur la mer. — 30. Tel est le sépulcre qu*il fit à Modim [et qui se voit) jusqu*à ce tour.

L'historien Josèphe ne pouvait se dispenser de parler de cet illustre monument, et voici en quels termes il le fait {Ant. Jud., XIII, VI, 5} : « En outre Simon fit construire pour son père et ses frères un très-grand monument de pierre blanche et polie. L*ayanl établi sur une élévation considérable et* visible de très-loin , il l'entoura d'une galerie et éleva des colonnes monolithes, le tout fonnant un ouvrage admirable. A tout cela il ajouta sept pyramides pour ses parents et ses frères, une pour chacun, aussi remarquables par leur beauté que par leur grandeur, et qui se sont conservées jusqu'à ce jour »

Josèphe, on le voit, ne parle pas du fait

Sue le tombeau des Machabées était visible e la mer. Je pense qu*il a eu parfaitement raison de le faire et que le verset 29 du Livre des Mâcha bées, rapporté ci-dessus, doit être entendu autrement qu'il no Ta été jusqu'ici. Des navires étaient sculptés au-dessus des colonnes du monument, et peut-être l'écrivain sacréa-t-il voulu dire que ces navires étaient si fidèlement représentés , qu'ils étaient dignes d'être vus de tous les marins de profession. Voici ce qui me porte à adopter cette opinion : c'est que Moaim, qui est trèscertainement remplacée par le village moderne de Souba, n'est qu à quatre lieues de Jérusalem ; et que, si du haut de la colline de Modimonpeut apercevoir la Méditerranée qui est à une douzaine de lieues de là, la réciproque n'est pas vraie, ei il n'y a pas d'œil assez perçant pour distinguer à une pareille distance des colonnes et des pyramides moins élevées que ces colonnes. Encore moins eût-il été possible de distinguer les sculptures de la frise supportée par ces colonnes.

L'existence de celte galerie, probablement circulaire, soutenue par des colonnes et comportant une frise offrant en bas-relief des trophées et des navires, prouve que le style de ce monument funéraire était presque entièrement grec; les pyramides seules, placées è l'intérieur de la galerie, avaient conservé quelque chose du caractère oriental.

Le tombeau des Machabées a été retrouvé par mon ami M. Salzmann, dans l'hiver de 1853 à 1854 : il lui a été permis de pénétrer dans une des chambres sépulcrales; mais malheureusement la fièvre l'a chassé de la Judée, et il ne lui a pas été donné de faire

(92) Il /agit du It-mpif , romposc du Saint dc;> saintb.

déblayer cet illustre monument. D'autres fj heureux, le feront sans doute avaDlloQ^ et nous devons attendre* avec uoeii^nia bien légitime, le résultat de leurs cqta tions.

Le chapitre xrv du 7**^ JUrre des Mâtkà contient un détail assez curieux (|ue m — 24. Après cela^ Simon envoffa hwmtm Rome, porteur d*un grand bouclier im\ poids de deux milles mines^ afin de cmtm alliance avec eux. Evidemment ce ïmi d'or offeil aux Romains, pour gvgBcr k amitié, devait être un objet d'art renui^ et non un lingot pur et simple.

Il paraît certain qu*à cette époque lesM avaient adopté la mode grecque de ou gner les faits importants dans des insnipii aû\ pussent être exposées en public ali ae tous. En votci la preuve. {ibH.,C.i

mon accepta le gouvernement^ etc -I

Jl fut ordonné que cette déclaratie% ma écrite sur des tables d* airain et quemfm rait ces tables dans le péribolos ieiM (92), dans un lieu illustre. — 49. flp en déposerait un exemplaire dofu l'ai afin que Simon en usât ainsi quesesfifn

Voilà tout ce que l'histoi-e • es llacWi nous fournit de renseignemei ts sur r«i| daïque ; c'est bien p«u. sans doute, mii peu suffit amplement pour m^tre eia dence l'action rapide qu'exerça surcdi l'influence du goût apporté par les HieÉ niens.

L'étude des monnaies frappées raa des Machabées nous offre encore qlK^i faits dignes de remarque , et qui enoSm

SIeinement l'.e que je viens de dire de Ti uence de l'art grec sur l'art nalioMli Juifs. D'un côté se présente , dans une a ronne d'olivier, une inscription coota le nom et le titre de grand prêtre de h Hacbabée, de Jonathan son frère et deli Hyrcan ; au revers, deux cornes d'abooJi sont croisées en sautoir, et comme tfiî bième est très-certainement d'origine grecf l'on serait tenté de s'étonner de sa pré$d sur les monnaies purement judaïques. Si Alexandre Jannéas, dont le nom juïis très-probablement Jonathan, on trou^epi ja première fois une légende bilingue pttf nant en liébreu les mots : Le roi Jonsûm. en grec : Le roi Alexandre. Les types « une fleur, une ancre (type de famiUe'eaprt té aux Séleucides) , adoptées en sigie < soumission , et enfin une étoile. Quelfi unes de ces pièces sont réellemenl '< travail élégant. Après Alexandre, tooiol monnaies des Asmonéens sont purtw Çrecaues, ju.squ*au rèçne d'Antigooe, ft dant I quel les légendes bilingues tèfin sent ; d'un côté on y lit : Matatkiak le f* prêtre, et de l'autre ; Le roi Antigène. tf\ être le nom juif de ce monarque était-il 1 tathiah, ou mieux Mathiali. Quant auxtrp ils sont encore la couronne d*uliner ôt chêne, et la corne d'abondance.

Nous avous terminé Texamf n du pf« "1

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DES ANTIQUITES BiBLIQlES.

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fleurie, el l'on se trouve en fare d'un inisc^rable hameau , au milieu duquel se montrent quelques ruines antiques, ayant l'apparence de restes de fortîGcations. Ce hameau, c'est el-Medjdel (la forteresse). Quelle est cette Mecydel 7 C'est la Magdala de l'Evangile, le lieu de naissance de Marie-Madeleine. Nous lisons dans VEvangile de saint Marc (vu), que Jésus-Christ se rendit des frontières de Tyr et de Sidon , sur les fron tières de la Décapole, et comme il n'est nuN lement question qu'il ait passé ni le Jourdain, ni le lac de Génézaretb , il paraît bien clair qu'il se rendit dans la partie cisjordane de la Décapole, partie dans laquelle se trouvait Scythopolis, l'antique Beil-San. C'est là que s'accomplit le miracle de la multiplication des sept pains, comme disent saint Marc et saint Matthieu (et non des cinq pains, el- Khamsè-Khobzat, comme le disent les Musulmans, qui connaissent et montrent aux voyageurs les plates-formes de roche L>asaltiqu6 situées au-dessus de la montagne qui domine Thabarieh, et sur lesquelles les paifis furent distribués). Aussitôt après, le Christ et ses disciples vinrent s'embarquer, et allèrent toucher à Magdala, dit saint Matthieu, è Dalmanoulha, dit saint Marc, où ils ne s'arrêtèrent qu'un instant, puis ils se dirigèrent vers Tautre rive (i c xoTtipen [93], S. Marc et S. Mathieu) pour aller gagner ensuite Césarée de Philippe, aujourd'hui Banias.

Puisque Jésus Christ, en s'embarquant sur la mer de Galilée, après le miracle de la multiplication des pains, partait pour Césarée de Philippe, il est bien clair qu'il ne quittait pas la décapole transjordane, car sans cela iJ eût traversé le lac inutilement, une première fois pour venir à Magdala, et une deuxième fois pour revenir sur ses pas, vers la route de Césarée. Je ne puis donc m'expliquer corn ment le Rév. Robinson (t. lll, p. 278) a pu dire : AfUr the miraculous feeding of the four thousand, which appears to hâve taken place in the country east of the lake; car c'est tout le contraire que l'on est forcé de conclure du texte même des Evangiles.

Que pouvait être Dalmanoutha, que l'un des deux évangélistes précités substitue^ dans son récit, à Magdala que mentionne l'autre? On l'ignore. Peut-être les deux noms s'appliquaient-ils indifféremment à la même localité. Ceci serait d'autant plus possible qu'el- Medjdel, véritable forme du nom grécisé Magdala, signifie simplement la forteresse.

Le Talrnud de Jérusalem, compilé à Tibériade, mentionne Magdala comme une localité voisine à la fois de Tibériade et de Hammath. Robinson voit dans Hammath les thermes d'Emmaûs, mais je crois que c'est k tort. II s'agit là précisément de la Hammatfa biblique, remplacée par QalAat-el-Hammam ; effectivement el-He(iydel se trouve située à l'embouchure de l'Oued-el-Uammam, ce qui Dlace nettement Magdala entre Tibériade et QalAat-eU Hammam, comme Tindique le Talrnud.

savons sur l'art judaïaue à l'époque des néens. Passons aux Iduméms , c'est-èm temps d'Hérode le Grand et de ses sseurs.— Yoy. Princes iduméens.

CHATI. — Foy. Maacha.

CHMAS, Mikhmach. — Cette ville, ci-

lelquefois dans les Livres saints, étaitau

; de Bethaven. {I Sam. xiii, 5.) On lit

Samuel que les Philistins furent taillés

^ces, depuis Machmas jusqu'à Ascalon.

le place cette ville ou mieux ce grand

B, à neuf milles de Jérusalem , près de

. Josèphe l'appelle Mayfiâ (Ant.Jud.,

. On vantait la lertilité de Machmas , re-

lée par ses belles fontaines.

CHMETATH, Makmetath. — Ville frond'Ephraim et de Manassé. ( Josué,

). Elle était en face de Sichem. Elle n'a ,

;te, aucune importance dans l'histoire.

DABA, Medaba, Medeba. — Ville sid'après Eusèbe, dans le voisinage de

)n. Elle était dans la partie méridionale tribu de Ruben. (Josué, xiii, 16.) Au

) chapitre, Josué parle des plaines culde Medeba. Josèphe rappelle Mi^â^^ et

'a (De BelL, I, ii). J'ai trouvé des ves-

de ce nom dans l'Ouad-Emdebea , ainsi

les ruines considérables qui ne me per-

nt pas de douter que ce ne soit là I an-

eMeïdabah. Je l'identifie aussi avec Dam-

— Voy. MOABITIDE.

DIANITES. — H est fréquemment queslu pays deMadian et des Madianites dans vres saints. Ces peuples, ou plutôt cette tirait son nom de Madian, tils d'Abrnet de Cethura. Moïse séjourna dans le de Madian , et épousa la fille de Jethro e madianito. Il est très-probable que ce mite avait conservé pure la religion des irches et ne s'était pas souillé des supers- 8 idolâtriques du pa vs. Les Israélites leur . une guerre sanglante. Plus tard, ils irent assez puissants pour se rendre les Ises tributaires. Ce fut Gédéonqui délivra pays de cette oppression. La Genèse

apprend que ce rut à des marchands anites que Joseph fut vendu par ses s. (xxxvn, 28, 30.)

kDMENA, Medemena, Madmanna. — Euidentifie cette ville avec une petite ville 3 près de Gaza , qu'il appelle Mhvm'c.

(X, 31) mentionne une Madmena ieiand place dans la tribu de Benjamin. DON, Madoua. -—C'est le nom d'une ville méenne dont le roi Jobal fut tué par l(xi, 1). Il n'y a pas d'autre mention de ville, et sa situation est parfaitement inue.

lGALA, Maadjelah. — Localité indiquée 'Livre de Samuel (xvii,20). Ce mot sig^niaussi un cercle, le passage de la Bible raitse traduire ainsi : Ils arrivèrent dans 'mu avant la forme d*un cercle.

lGDaLa, El-Mbdjdbl.— Au nord de Tide , en remontant la rive occidentale du l'ouvre une petite plaine verdoyante et

f CVf4 re mol Pcranqni thX rorigtiic du nom de Li Veréc^ llipah, nom qui sigi ifie au propiv le f «M éêià.

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