‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27)Chapitre 100 sur 181 · MAK · texte numérisé non relu

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Le Livre de Josué (iix, 38) mentionne une Medj(iel-EI narini les places les plus fortes de la tribu de Nephlhali, et l'on a pensé que c'était la même que noire Medidel. Je ne puis Je croire, parce que cette ville est citée fort loin de Kenret, dont el-Medjdel est forcément voisine.

MAGDALGAD, Medjdel-Djed. — Ville de Juda. {Josué Wj 37.)

MAGDALUM, Medjdel.— Troisième station des Israélites en quittant TEgypte. {Nomb. xxxin, 7.)

MAGEDAN. — Cette ville de Magedan citée dans Tévangéliste saint Matthieu (xv, 39) était sur les bords du lac de Genezareth. — Voy. Genezareth.

MAGEDDO, Megiddo, — Ville kénâanéenne dont le roi fut mis à mort par Josué. Elle tomba au sort à la tribu de Manassé ; mais les Israélites ne purent pas la prendre et elle demeura comme Jebus au pouvoir de ses premiers habitants. Il est question dans les Livres saints des eaux de Megiddo, de la vallée, de la plaine de Megiddo. Cette grande plaine n'est autre que celle d'Esdrelon. Quant à la position exacte de Megiddo, elle n'est pas encore indiquée avec précision. On s'accorde cependant à l'identifier avec el-Ledjoun, l'ancienne Legio.

MAGETH.— Ville du pajsdeGalaad.(7 iïfacA.

MAGRON, Medjroun. —Localité sans im-

f sortance près de Machmos. (J Sam. xiv, 2.) saie (x, 28) la mentionne aussi.

MAHANAIM, Machanaim. — Ce nom signifie en hébreu les camps, 11 est écrit Manaim dans Josué (xui, 30) et Mahanaïm dans la Genèse (xxxii, 2). Jacob, en revenant du pays de Laban, avant rencontré des anges auprès du torrent de Jaboc, appela A/aAanatm le lieu où il les avait aperçus. Il s'éleva plus tard une ville dans ce heu qui porta le même nom. Ou trouve près du Jaboc, sur la route de la caravane de Damas à la Mecque, une localité du nom de Meneh, au levant de Djerasch, qui pourrait s'identifier avec Manaïm, mais je propose cette identification avec beaucoup de doute. Il faudrait peut-être rapprocher davantage du Jourdain la situation de Manaïm que Josué place sur les confins de Gad et de Manassé.

MAKKEDA, ville. — Jai visité dans le midi de la Palestine des ruines qui portent le nom moderne de el-Merked.

Je ne trouve dans l'Ecriture sainte qu'une seule localité dont le nom présente quelque ressemblanceavec celui d'el-Merked ; c'est Makkeda, ville de la tribu de Juda, mentionnée dans le Livre de Josué (xv, 41) parmi les villes de la plaine. Cette ville fut prise par Josué (x, 28), OUI fit passer tous ses haoitants au fil ae 1 épée. Eusèbe, au mot Max^i^a, et saint Jérôme nous apprennent que cette ville était à huit milles a l'est d'Eleuthéropolis, qui doit être bien voisine de la moderne Beit-Djibrin, si ce n'est Beit-Djibrin elle-même. Josèphe, en racontant l'exploit de Josué, nomme celte mêroevilleM«xxnià.U«/.Jud.,V,i,17.)Jesuis

assez disposé à croire que el-Merked est la Makkeda mblique.

M AMBRE. — Yoy, Hébron.

MANAHATH. — Ville ou contrée d'Ephraïm.

(/ Chron. viii, 6. )

MANASSE, tribu. — Cette tribu eut d'abor* une belle part de la région tran«gordane avec^ la tribu de Ruben et de Gad. Ensuite elle eut dans la terre promise proprement dite la portion qui s'étendait du Jourdain à la Méditerranée, ayant au midi la tribu d'Ephraïm et bu nord celle d'Issachar.

Josué (xvii) donne avec soin les limites de cette tribu.

MAOUN, ville. — Au midi de Hébron existe une colline couverte de ruines. C'est le Djebel et le Kharbet-Mayn. Nous trouvons dans Josué (xv, 55), parmi les villes de la rédoa montueuse de Juda : Maoun, Kermel, Ziph et louta. — La Maoun {pd} citée dans ce versel, n'est certainement pas autre chose que le Kharbet-Mayn, en face duquel nous venons de passer. De la teneur de ce premier verset il resuite très-certainement que Maoun était voisine de Kermel et de Ziph, et nous allons voir tout à l'heure que cela est parfaitement exact. Nous lisons dans le J*' Livre de Samuel (xxviii) : — 24. 7/5 se levèrent et allirent à Ziph devant Sa'dl; David avec ses gens était dans le désert de Maoun^ dam une plaine à droite de Yesimoun, — 25. SaiU alla avec ses gens à la recherche; on Vannonça à David qui descendit vers le rocher et resta dans le déseit de Maoun. Saiil Voyant appris, poursuivit David dans le désert de Maoun. — Plus loin encore nous lisons (xxv) : — 26. Il y avait un homme à Maoun dont les biens étaient à Kermel ; cet homme était fort puissant ; il avait trois mille brebis et mille chèvres; il était pour la tonte de ses brebis à Kermel. — L'ensemble de ces versets démontre encore que Bfaoun et Kermel étaient voisines, et que de plus le pays dans lequel était située Maoun, était une solitude. Certes ce pays n'a pas gagné depuis : c'est un véritable désert.

MAOZIM. —Nom dune idole mentionnée par Daniel (xi, 38).

MARA, Marah. — Cinquième station des Israélites dans le désert. Ce lieu prit ce nom de l'amertume de ses eaux que Moïse adoucit en y jetant des morceaux d'un certain bois. {Exod. XV, 33.)

MARESA,M£RASAH.— Ville de Juda, rebâtie

Ëar Roboam. Il ne faut pas la confondre avec (orasthi, patrie du prophète Michée. (Josué XV 44.)

MARETH,Maarat.— Ville de Juda. l Josué, XV, 59.)

MASADA. — Mon exploration de Uasada étant une de celles que j'ai faites dans les terres bibliques avec le plus de bonheur, je vais la reproduire ici telle que je l'ai donnée dans mon Voyage (t. I, p. 199 et suiv.).

Ce matin, avant le jour, nous étiobs tous sur pied. La course de Masada» à en jufcer par la hauteur que nous avions à escalader, prometlait d'être rude; il était donc sa^e de partir avant que le soleil ne fût tant soit peu naut dans le ciel. Nous afons pr^

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DES ANTIQUITES DIUL1QUES.

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, Cl après avoir, comme d^ordinaire, 1 potage où il ne manquait guère que lillon; après avoir savouré une tasse de in tchibouk et une goutte de raki, nous lettons en route. Notre fidèle Ahouad L Djahalin k moitié nus, nous servent je guides et d'escorte; aussi avons* ourré nos poches et nos ceintures de ts bien chargés et dont nous avons >lement visiié les capsules. Nous cn- \ donc bravement Taffreuse escalade )us avons «i parfaire, pour arriver au L plateau que nous avons tant à cœur )rer.

'essayerai pas de décrire, après José»

: chemin incroyable qui nous conduit da ; j'aime bien mieux copier textuelco qu'en a dit Thistorien des Juifs, le saurais, à coup sûr, faire aussi bien . Qu'était-ce que Masada, et aue s'est* \ en ce lieu sans (>areil dans le monde ? C'est Josèphc encore qui va nous ndre, et je lui emprunterai le récit eni, dans la Guerre de$ Juijs^ concerne able catastrophe dont Masada fut le

c[ues mots encore avant d'en venir à t. Masada veut dire forteresse, c'est le breu iTnkio.sans aucune altération, h* >calité n'a mieux mérité ce nom qui lus aujourd'hui connu des Bédouins, et tait peut-être qu'une appellation toute ite du nom réel de la localité clle- Ce qui me le ferait croire, c'est le sens du mot Masada, et l'existence du nom I, qui seul est resté parmi les Arabes, 'ils n'ont probablement pas in- Après le sac de* Masada, appeler la forteresse par excellence, un lieu tacti(iue romame était panxnue à réc'ertt été une véritable dérision, et omment jo m'explique la disparition û Masada.

) [lib. v, c. 17) i^arle de celte ville

(l'une forteresse, située au sommet )cher, et il la cite avec raison après li. Strabon l'appelle Moasada (lib. xvi), itionne les pierres brûlées que l'on tre autour de ce lieu singulier.

)ns maintenant ce que nous apprend e : « Ce fut, dit-il, le pontife Jouathas, premier conçut l'idée de fortifler ce éputé inexpugnable, et qui lui imnosa

significatif de Masada. Plus tard, le 'ode donna à celle place forte une plus extension, et il y multiplia les moyens nso. w (lifli, Jud,, Vli. VIII, 3.)

un autre passage très-curieux, Jos'exprime ainsi :

' avait, non loin de Jérusalem, une ciextrémem**nt forte, construite par les i rois, pour y mettre leurs trésors et firsonnes en sûreté, en cas de guerre ireuse. Les sicaires (Josèphe appelle es Juifs qui, ne voulant pas se sou*

h la domination étrangère, avaient ) mourir jusqu'au dernier, en faisant erre acharnée aux Romains : de nos nous avons entendu maudire par des

DiCTiONK. DES Antiquités bibliques.

Français, les brigands de la Loire, qui méritaient tout aussi iustement ce nom infâme, que les derniers défenseurs de l'indépendance juive: et c'est un Juif, trattre à sa patrie, qui flétrit du nom de sicaires la poignée de héros qui s'était réfugiée à Masada 1 6 passions humaines I vous ne cesserez jamais d'être honteuses? maiSf copions sans commentaires), les sicaires donc^ s'étant emparés de Masada, faisaient de là des courses dans la contrée environnante, ne cherchant à s'emparer que de ce dont ils avaient absolument besoin jjour vivre, parce que la crainte les empècliait de commettre leurs brigandages sur une plus

Kande échelle. Apprenant cependant que rmée envahissante des Romains était en repos, et que les Juifs de Jérusalem étaient divisés par la sédition et par la plus inique tyrannie, ils en vinrent à commettre des crimes plus grands encore. Le jour même do la fétc d»îs Azymes, ils sortirent de Masada, quand la nuit fut close, se ruèrent, avec le moins de bruit possible, sur tout ce oui leur faisait obstacle, et vinrent fondre sur la pelite ville d'Engaddi. Les habitants surpris, sans avoir le temps de se mettre en défense, furent disperses et rqjetés hors de la ville. Tout ce qui ne put fuir, hommes, femmes et enfants, au nombre de plus de sept cents, fui passé au fil de l'épée. Ayant alors pillé le^ maisons et les jardins remplis de fruits mûrs, ils retournèrent en h&te avec leur butin à Masada. Us continuèrent ensuite h ravager les bourgades des environs, en se recrutant journellement de tous les bandits qui ne pouvaient plus vivre ailleurs. {ML /ud.,lV, vu,

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