‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 103 sur 137 · LIV · texte numérisé non relu

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lions qui entrent dans le domaine de la littérature populaire.

La composition étrange, si fort en vogue au moven â^e, et dont nous avons déjà

Krié, fa Danse des mora, Hgure aussi |>armi } livres que M. Nisard fait connattre; il a sous les yeux une édition de Troyes, J. A. Garnier, in-4, sans dnte, et nous en reproduirons d*après lui quelques passages qui feront un instant trêve à la sécheresse des détails bibliographiques que nous sommes contraints d'entasser dans noire travail. Le Prologue de cette danse débute ainsi :

0 créature raisonnable, Oui désire le firmament, voilà ton portrait véritable, Afin de moi.rir saintement.

C'est la danse des Machabûe», Où chacun à danser apprend, Car la Parque, cette obstinée, N*épargne ni petits, ni grand**.

Dans ce miroir chacun peut lire.

Qu'il lui convient ici (unser ; sage est celui qui s*y mire, Quand la mort le^viendra presser ; Le p!us grand s'en va commencer.

Car il n'est nul que la mon fière Ne porte dans le cimetière ; Oh I qu'il est adlreui d'y penser.

Quatre morts que représente une gravure sur tiois» adressent chacun aux lecteurs une stance; nous nous en tiendrons à iti première :

Vous qui, par divine sentence.

Embrassez des étals divers.

Une fois cette même danse Vous danserez, bons et pervers, Et vos corps mollement couverts.

Tremblez en nous regardant tous, Seront un jour mangés des vers, Et seront aussi laids que nous.

La danse s'ouvre ensuite; elle est représentée par vingt planches à deux personnages, chacun desquels a pour partner un squelette. Ces personnages appartiennent à toutes les classes de la société. On y voit TEmpereur, le Roi, le Pape, le Duc, le Marchand, le Maître d'école, le Moine, le Berger, l'Ermite, le Petit enfant, etc. Chaque personnage couvert des vêtements qui indiquent sa profession, ou en portant les insignes, exprime, par ses gestes, la répugnance qu'il éprouve à répondre à l'appel de la Mort. Celle-ci saisit sa victime qui tantôt se laisse conduire, tantôt est entraînée avec violence; elle tient ordinairement dans une main une

Elle, une faux, un dard ou tout autre objet, s membres du squelette se tordent en postures bizarres, et ses mâchoires expriment un rire à la fois féroce et railleur.

Les stances au bas de chaque estampe sont les paroles adressées par la Mort au l»er8onnage et les réponses qu'il fait à cet appel. Voici comme échantillon de celle |)oésie ce qui concerne le Moine et l'Usurier :

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