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Londres ont été Tobjet de travaux trèsimportants de M. Daremberg : cet érudit a visité les principales bibliothèques de TEarope, recueillant les documents appartenant à son sujet, tels que collections, scolies, transcriptions de morceaux inédits. Ces recherches sont d'autant plus utiles pour la science que la littérature médicale de Tantiquitéest extrêmement en retard. Au xyi* siècle, alors que tout médecin savait le grec, les livres médîcaux ^furent publiés, comme les autres, avec zèle, mais bientôt cette
})ortion spéciale de la philologie fut tout à ait délaissée. '
Les travaux de M. Daremberg ont établi qu'après la chute de l'empire romain, la médecine greccjue, mise en latin sous forme d'abrégé, dirigea les études jusqu'à ce qu'elle eût été supplantée par les livres arabes qui furent mis en latin, et qui disparurent eut-mômes lorsque la Renaissance tint les frapper de discrédit.
Bien des médecins anciens réclament les efforts d'éditeurs zélés. Galien est dans un état d*lncorrection déplorable; son texte fourmille de fautes, de lacunes, de passases inintelligibles; un auteur latin, Cœlius Rnodiginus, n'est pas dans une meilleure situation, et toutefois son livre est fort précieux parce qu'il offre la traduction d'anciens ouvrages grecs.
Un rapport de M. Hippeau inséré dans le tome v des Archives des Missions scien^ tifufues^ signale avec détail divers manuscrits conservés dans les bibliothèques de Londres et d'Oxford et relatifs à l'ancienne littérature française. Les épopées chevaleresques à^'Octatxus de Rome et de Giglatïf ou Le bel inconnu^ sont analysées et des citations étendues en sont données ain!>i que du Roman de Renauty ou des Quatre Fils d'Aymon,
Ce môme volume offre un travail de M. Hersart de la Villemarqué sur les manus-^ crits relatifs à l'ancienne poésie française et à la langue bretonne conservés dans les dépôts de TAngleterre. On trouve rapportés tout au long deux fragments inédits, Tun d'un poëme relatif à Merlin, l'autre à tristan ; ce dernier morceau se trouvait confondu avec une foule de feuilles de vélin dépareillées de la bibliothèque de l'Université de Cambridge.
Les manuscrits bretons sont nombreux (186) et ils sont importants. On distingue surtout une paraphrase des Evangiles d'après le poëme latin de Juvencus qui parait antérieure à Tan 700; le livre de saint Chad qui remonte au ix* siècle et qui offre un Recueil des Evangiles portant eu marge des Actes de donation faites è l'église de Landaff, un vocabulaire latin-breton qui remonte au moins à Tan 1000, et bien d*autres écrits de divers genres que nous n'avons |)as à signaler ici
Les relations de TAngleterre avec les lodei orientales lui ont tout nalurelleiDeot assaré la possession eil ce genre d*ohjels fort précieux qu^on chercherait vainement aîlleari. On en aura la preuve en parcourant la N^txM sur les manuscrits Ztnd» de Londres tt d'Oxford, par E. Burnouf (/otirno/ asiatiqiu, 5' série, tome IX 118571, p. 2*8 et suiv.).
Ce travail est le résultat de la collation faite en Angleterre de huit manascrits da Yaçna; il ap(>orta des ebangenienla dans k% premières interprétations qu^avait faites It savant orientaliste et qu'il avait consignées dans le premier volume de son CommnUmn sur le Yaçna. Il se proposait de constater ces changements dans une introduction an second volume, mais cette introduction o'i point paru; et, des parties qui devaient la composer, on n'a retrouvé que cette notice. Quant aux manuscrits Zends q^ui sont en Angleterre, le British Muséum n^ea possède qu'un digne de quelque attention*
Les bibliothèques d'Oxford sont moins riches qu'elles n'étaient du temps d'Anquetil du Perron; la bibliothèque de la Compagnie des Indes est mieux partaj^ée; elle renfenno la collection de manuscrits rassemblés de ITSS k 1795, par Samuel Guise, chirurgien en chef de l'hôpital de Surate; un petit Catalogue, imprimé d'une façon fort incor* recte de cette collection formée de 127 folumes,aparu en 1800 ; Ti en arabe et en persan; 50 en zend, pehiwi et sanscrit. Ces derniers furent acquis en bloc par la Compagnie des Indes, et ils ont été (en IffiS) l'objet de renseignements détaillés fournis par M. J ules Moh\. {Nouveau Joumaloêiatiquti 1. 1", D. 120.)
Le Cataloguedela bibliothèque Bodlejennc  été entrepris par M. Coxe ; il en a paru le I*' volume divisé en deux parties et contenant les manuscrits grecs.
En 1856, le premier volume des manuscrits de la bibliothèque de Cambridge i également vu le jour (in-8, 553 pages).
De riches amateurs anglais se sontalli* chés h former d'importantes collections de manuscrits. En ce genre il n'existe rien de supérieur & celle qui, depuis bien des an* nées, est le but des efforts et dés sacrifices désir Thomas Phillipps. Un rap[K>rt du savant Bénédictin Dom Pilra, inséré dans les Archives des Missions scientifiques, 1850, 1. 1^ p. 557, et daté du 15 novembre 18^9, donni des renseignements étendus sur la collée^ tion de Hiddië-Hill. Ce château, comme l'indique son nom, est à mi-côte d'une colline sur le sommet de laquelle est une tonr d'où l'on embrasse un horizon de dix-sei)t comtés. « Sir Thomas Phillipps possède près de 18,000 manuscrits et peut-être autant de livres imprimés. 11 cherche si peu à exagérer ces chiffres qu*il y a sous plus d'uu numéro jusqu'à 100 volumes, et dans un volume i^OO è 500 pièces. Chaque admission
(180) La seule bibliothèque de sir Robert Vduglian flans le Mcr{\)ncisliirc, contient plus Au 370 ma- DUscriis gallois»
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DE BIBLI0L061E.
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3ne son signalement d'entrée. Tous les s divers se succèdent par centaines se confondre^ et le voyageur, admis h mrir ces vastes salles earnies jusqu'au )!e, ces galeries h triple et auadruple , i«sse par les plus illustres bibliothèd autrorois. Il y a des volumes du mont s et de la Thébaïde, des papyrus gallo- », des hiéroglyphes léj^endaires ramassés les steppes américaines.
i une époque malheureusement trop née pour les collecteurs, ni voyages»
penses n*ont été épargnés. »
rapport que nous venons de signaler irme sur quelques-uns de ces roanus- , très-anciens et très- intéressants pour tudes ecclésiastiques, des renseignes fort étendus que nous ne pouvons idiquer ici.
le comte de La Borde {Les ducs dé Bour^' e. Eludes sur les lettres^ les arts et Tm- 't>« II* partie* t. 1I1« p. xxxii), a, de son rendu justice k cette «admirable biblioledemilliersdevolumes et innombrable tité de pièces historiques detoute nature, 'ichesses garnissent les murs de toutes shambres, envahissent les escaliers, mbrent les corridors et font de cette mre au milieu des bois comme une i d'abeilles où cbaaue place est occu- Le miel» rassemble [)av Tintelligence iècles passés, découle à pleins bords de ayons de bibliothèque. •
Catalogue en 2 vol. in-fol., imprimé à lee-Hill même, n'a pas été mis dans le nerce, et il est à peu près inconnu sur itinent.
I paru en i8k9 un Catalogue des ma- *its relatifs en grande partie à l'histoire rlande, et réunis par (e duc de Buclam au chAteau de Siowe. Cet inventaire, ;é par M. Sotheby, est devenu très-rare, I qu'il a été détruit en grande partie i que cette collection a été vendue è Ashburnham.
ut ne pouvons passer sous silence une ion très-remarquable dont l'inventaire u en 1859, sous le titre de : Catalogue I collection extraordinaire dt manus*
la plupart sur tréiin et en diverses lan^ de l Europe et de l'Orient, — Cet Inven- . rédigé avec beaucoup de .soin en le anglaise, forme un volume grand
de 260 pages; 1190 manuscrits sont lérés ; ils sont rangés dans l'ordre alphane.On remarquait, dans cette collec- 3xiraordinaire, une centaine de manus-
antérieurs au temps de Philippeiste et dont plusieurs remontaient au t au viir siècle ; on y trouvait des vos du temps des Carlovingiens avec des itures dans le style byzantin, des malts autographes et inédits de Galilée, de ^r, du Tasse, de Leibnitz, des romans evalerie, et de vieilles poésies françaiui n'avaient point été publiées, une
apocryphe en arat>ç absolument ignotc. Tout cela appartenait 5 M. Libri.
Des notes savantes et nombreuses et souvent d'une grande étendue renfermaient sur ces productions bien peu connues des détails curieux. Nous en traduirons quelques-unes en commençant par un choix do celles qui regardent la théologie.
Saint Antoine, archevêqne de Florence, Somma dei Viziif dei peccati^ e dei Sacramenli^ xv* siècle.
Cette Somma esi le célèbre Confessionale de saint Antonin nui figure parmi les Testi di /tnjjpua cités par l'Académie de ia Crusca.En comparant le texte avec une des plus anciennes éditions in-i, on trouve des différences sensibles.
Attgnstini Regolû,..
Cette traduction de la Bigle de saint Augustin écrite en très-bon italien par Marin Querini au xv' siècle, est restée Inédite, et nul bibliographe ne l'a citée.
B. Anselmi (arcbiepiscopi Cantuariensis) Tractatus de easu diûMi^ et UomiHœ IV super : Missiis est Gabriel.
Ces homélies ne sont pas indiquées par Fabricius dans la liste des ouvrages de saint Anselme, et il ne s'en trouve pas de manuscrit dans le Catalogue Bibliothecœ Begiee Parisiensis.
Bonaventura (S.), Diahgo tra l'Anima et tHomo. Brandavi (B.) monaclii et coufestoris, Oraliones super Pater noster, Ave, Maria, Credo.
La traduction de l'ouvrage de saint Bonaventure est inconnue aux bibliographes italiens et parait inédite. Les discours de saint Brandavus (saint irlandais) étaient tout è fait ignorés.
Cassiano, El libro délie coUalhni di sauli Padri^ XIV* siècle.
Cette ancienne traduction italienne des Collationes Patrum de Cassien fut citén comme inédite d'après un seul manuscrit })ar l'Académie délia Crusca. (Voy. Yocabola" rio, L VI, p. 27.) Elle a été publiée è Lucques en ISSSt^, par un savant prélat, Honsignor Bini, auquel la littérature italienne est redevable de quelques autres publications importantes. LTéditeur donne dans sa préface des détails relatifs k la rareté et à la valeur des manuscrits aui contiennent cette traduction, et il dit qu'à 1 exception d'un seul, daté de liiâ, tous ceux qu'il a examinés étaient imparfaits. Ce manuscrit parait antérieur auxv*siècle; il est complet et contient en entier les vingt-quatre CoUazioni. Au commencement de chacune, on lit une table des chapitres, laquelle n*est pas dans l'édition de 1854. Le texte est très-pur et semble antérieur à celui (fui a été imprimé; il offre des variantes remarquables et se rapproche davantage des passages des CoUazioni cités f)ar Fra Bartolommeo de San Coiicordio dans ses Ammaestramenti,
Cavalcha (Frate Domenico), Libro delta patienlia il quale si chiama Medtcina dei cuore.
Très-bon manuscrit qui fournit d*utiles variantes et pourrait servir à améliorer le texte publié è Milan, en 1840, par Silveslri, dans son édition des Opère dfl Cara/c^
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17 vol. in-16. A la suite on trouve les Capiioli délie viriuH e di vilii. \)ar le bieuheiireux Fraie Egidio qui fut le troisième cotnpagnon de saint François. Ces CapUoli^ qui &ont un lies plus anciens monuments de la lan^^ue italienne, offrent dans notre manuscrit un texte beaucoup plus ancien et plus exact que celui qui accompagne les fioreUi d( San Franceêco (Florence, 1714, in-(), édition citée par rAcadémie délia Crusca.
Cyprîani (sancli Cuecilii) Epistolœ et Opuscula,
Manuscrit du vu* ou du viu* siècle en caractères mérovingiens, mêlé de lettres onciales. On peut le regarder comme le plus ancien qui existe; carie manuscrit qualifié de vetusiisêimum oui, après avoir apfûirtenu è de Thou et h Coibert, est d<^crit dans le Catalogua manuscriplorum bibliothecœ JRe^ giœ Parisiensis^ sous le n* 1647 A, n*est que du IX' siècle (Baluze le signale dans son édition de saint Cyprien, p. cxlvii). Tous les autres manuscrits de la bibliothèque de Parts sont beaucoup plus modernes. Dans la bibliothèque de Saint-Gall, il y a deux manuscrits de saint Cyprien, un du ix* siècle (n« 89), et un du xv* (n' U2). Dans la bibliothèque des Médicis h Florence, le plus ancien manuscrit de saint Cyprien est du xi* siècle (Plut. XVI, cod. xyi). Le Catalogue des manuscrits d'Oxford par M. Coxe nous apprend que le plus ancien manuscrit du Père 2ui nous occupe appartient au nouveau ollège (n* cxxx) et qu'il n'est pas antérieur au xir siècle; les autres sont beaucoup plus modernes. Quoique écrit à une é|>0(|ue de Itarbarie et se ressentant parfois do l'orthographe de ce temps reculé, notre manuscrit, qu'on pourrait appeler Varchetvput de tous ceux qui existent, offre une foule de variantes importantes. Une seule citation en donnera une idée; elle sera empruntée au 1*' feuillet qui commence avec VEpisiola de Celerino confensore, imprimée dans l'édition «le B/ïluze, p. 4.7.
Manuscrit : ExuUate Uaque et gaudete nobiscum leetis litteris nostris^ quibus ego et collegœ mei qui présentes aderant^ refenmus ad vos Celerinum fratreiH nostrum^virtutibus qnœfecerat^ inorious^œtateusum cleronostro. Edition : Exultate itaque et gaudete nobiscum litteris nostris^ quibus ego et collegœ mei qui prœsentes adfuerant , referimus ad vos Celerinum fratremnostrum virtutibus pariter et moribus gloriosum clero nostro,
(«ypriaiil (sancti) EpUtolœ XXIV,
Manuscrit du ix* siècle, écrit en beaux caractères carlovingiens. Le docteur Kouth, dans sa collection des Opuscula scriptorum ecclesiasticorum (Oxford, 18^0,2 vol. in-8), a reproduit avec grand soin quatre traités de saint Augustin d'après d'anciens manuscrits qu'il possédait^ mais qui, d'après le Catalogue de vente (juiHet 1855), étaient desxir, xiir et XIV* siècles, et par conséquent bien plus modernes que les deux qui sont signalés dans notre Catalogue. En composant le premier des opuscules publiés par Routh
( Quod iéola dii non sini). avee noire maDuscriit OR trouve des variantes importantes. La bonne leçon Boc ita esse Alexander ifagnuSf qu'adopte Routh ( TOl, H, p. S31) contre l'opinion de RigaulC et de Balu2c«est confirmée parce manuscriLEn bas des roots Assifrii et Persœ et Grœei et jEgyptii^ qoe donne l'édition de Routb ( vol. \*\ p. 271 et 332), on trouve de plus ici eiMedi et T^rii, Au lieu des mots stuUum si prodigum qoe l'on regrette de trouver dans le texte de Routh (vol. II, p. 373 et 33S), on lit dans ce manuscrit : StuÙum et crsdulum vuigus. Termfhons en signalant un passage que le docteur Routb reganle comme fort obscur (vol. Il, p. 27fc et 335) et pour lequel notre
manuscrit est'd*un grand secours.
Manuscrit : Illicvocabuh opus est ubiproprietas vaccillai (sic} insignis mutiiiudo nominum dirimenda est Deo. Quisoius est Deus toceAuîum totum es/, ergo unus est^ et ubique ipse diffusus est. Nom et vulgus in mulHt dominum naturaliter confiteniur.
Edition de Routh: ///te roeâhulis opus est ubi propriis appellationum insignibus multitudo dirimenda est, Deo que solus est , Dn tocabulum totum (for. solum) est , vulgus in muUis Deum naturaliter confitetur.
Godcfridl Conciones de Passlone Domina,
Sermons inédits écrits en ii33.
Gregorii Nysseni Opuscula^ Gnece.
. Manuscrit dn ix* siècle; il provient de la collection de lord Guilfonf, a la rente dnquel it a figuré en 1831 (m* partie, lotM9) sans être indiqué comme il mérite. Il contient le Liber de anima et resurrectione de saint Grégoire de Nysse , le Liber de natura hominis du même , et quelques autres écrits sans nom d'auteur. Comparé à l'éilitlon donnée par M. Krause du Liber de anima^ notre manuscrit offre de grandes variantes; la distribution du dialogue entre les deux interlocuteurs est différente.
Gregorii Papx Liber postera lis.
Manuscrit du xi* siècle. Texte très-bon et offrant plusieurs variantes avec celui de l'édition des Bénédictins (170a, k vol. in-folio, tom. II). Dans rimprimé le iv* livre ne contient qu'un seul cbapitre {Qualiter pradicator^ etc.), ce qui parait bien écourté. Dans notre manuscrit le quatrième livre commence par le cbapitre 36 du troisième livre et renferme tout ce qui est relatifs la prédication, de sorte qu'il se compose de sii chapitres.
Gregorii Papae Libro di ùiaiogi.
Manuscrit du xv* siècle. Cette traduction, qui est classiq^ue et citée par rAcadémie délia Crusca, fut faite au xiv' siècle par Fra Domenico Cavaica, dominicain, célèbre pour la pureté de son stj^le. En comparant ce manuscrit avec l'édition in-folio imprimée à Venise en 1475 par Jean de Cologne, on trouve un texte plus ancien et des variantes notables.
Ilildiiini Vt/a cl passio S. Diottijsiif episcopi Parisicnsis et sociorum ejus.
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DE BIBLIOLOGIE.
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Manuscrit du \i' siècle, llilduin éiaiiabbé de Sailli Donys; il annonce avoir pris pour gtifdes des ouvrages grecs et latins qu*il a abréffés. Le n^ènie volume renferme une Vie ae saint Siméon de Trêves par le moine Ocluli(ou Othlo), personnage qui écrivait au csommencement du xi' siècle et qui déclare êTOir assisté à la mort du saint. On peni consulter è son égard Fabricius, Bibltolh. Lat. Med. t. y, p. 183; Oudin, Seriptores eccles,^ i. Il«p. 523, et Hontheim.flû/. Trevir. t. l", p, SSSi. Cette biographie paraît inconnue k tous les ba^iographes qui mentionnent d'ailleurs les Vies de saint Boniface, de saint Nicolas, de saint Wolfgang et de saint Firmin écrites par Otlob.
loannîsGlirysosloini (S.) Uomlia de exitu Aâami e paradiso. Gnece.
Manuscrit sur yélin ; la forme des lettres et des accents/ comparée à ce qu*expose lloiitfancon dans sa Palœographta Grœca (pu 273-275), prouve que ce codex ap})artient au X* siècle. Il est très-rare de troufer de fort anciennes copies des homélies de saint Cbrysostome. Le Catalogue des manuscrits de la Bihliotheca Regia de Paris montre que toutes celles que renferme cet immense dépdt sont du XV* siècle, à l'exception d'une seule qui remonte au xir* siècle.
Joannis Ghrysostomî (S.) Uturgia cum notis muêieh. Grxcc. xv* siècle.
On ne trouve nulle mention de cette liturgie musicale de ce Père si célèbre. Elle est tout à fait différente des ouvrages publiés (sans la notation musicale) sous le nom de saint Chrysostome, et elle ne concorde avec aucun des livres de liturgie grecque que mentionne M. N<^ale dans sa General Introduction to the Hislory of the Eastern CAurcAf Introduction à Thistoire de TEglise orientale). Elle paraît être restée ignorée k M. Fétis dont les travaux sur Tbistoire de la musique sont si complets, et à M. Vincent qui a donné, dans le seizième volume des Notices et Extraits des manuserits de la bibliothèque Impériale^ un travail fort étendu sur la musique grecque. Le savant abbé Gerbert a pu dire avec parfaite raison dans son ouvragé De cantu et musica sacra ( t. 1, p. 538 ) : Libros notis musicis exaratos... rarissime conspiciant vel eiiam habeant Grœci.
Johaiinis Damasceui, Libri IV De fide orikodoxa.
Manuscrit du xni* siècle contenant une traduction latine inédite faite par Burgon-* dione, jurisconsulte pisan dont Mazzncbelli a vanté les connaissances dans la langue
frecque, fort imparfaitement étudiée è celte poque.
Ivonis (S.) Gamotensis episcopî, Exceptiones ec' clesiasticarnm regularum.
Manuscrit du xii* siècle. C'est l'imporlant recueil appelé Panormia. Comparé a Tédition qui fait partie de la Patrologia de
(187) Nous avons déjà dans le Dictionnaire des Apocr^phe$9 tom. Il, col. 841, parlé des écrits sur les songes attribues à Salouiou ; uu d''cux a été
M. M igné ( t. CLXI, 1855) notre codex offre un eraiid nombre de variantes intéressantes, et des transpositions considérables ; divers auteurs anciens cités dans le manuscrit ne sont pas mentionnés dans rimprinié qui offre, à la suite dei\a Prcefatio^ixiieBreviaiio ou capitulation laquelle remplit environ trois pages et est demeurée inédite.
Ludovici piissimi Augusli, EpUtola ad Hildninnm abbalem^ l)e coUigendii hisioriis ex preliosissima martyris DionUii notitia , etc.
Manuscrit du ix* siècle. Les manuscrits de VAreopagitica d'Hilduin qui est aussi dans ce volume sont très-rares» surtout lors*
2u*ils remontent h une haute antiquité. Le atalogue imprimé de la bibliothèque Royale è Paris n*en mentionne que six; le plus ancien est du XI* siècle. La lettre de Tempereùr Louis est encore plus difficile è rencontrer; une seule copie (et du xiv* siècle) est indiquée dans le Catalogue dont nous venons de parler, et Haenel n^n cite pas un seul manuscrit existant ailleurs.
Origenis , Expositio de Epislola B. Pau/i aposloli ad Romanes, traducta a Rufino,
Manuscrit du x* siècle, sur vélin. Les anciennes copies de cette traduction sont rares; le Catalogue des manuscrits de la bibliothèque du Roi à Paris n*en signale que six, tous du xu* au xiv' siècle.
Petavîi (Dioiiysii), Commentarii in Jobunn ei Oseam.
Manuscrit inédit du célèbre Petau, Tun des Jdsuites les plus érudils dont la Société ait le droit d*ôire iière.
Rabani Mauri, Liber super Uieremia.
Manuscrit du x' siècle sur vélin ; il parait être celui que Mabillon décrit dans son Iter Burgundicum comme ra)'anl vu à Cluny.
Les anciennes copies de cet ouvrage sont très-rares. Uaeuel n'en cite qu'une qui se trouvait dans la bibliothèque du couvent de Saint-Gall et qui ne renfermait que la seconde portion de ce commentaire. Le Catalogue des manuscrits de la bibliothèque du Roi, celui des manuscrits de la bibliotiièqne des Médicis n*en signalent aucun; Touvrage est d'ailleurs important et rempli de citations prises dans d'anciens auteurs.
Saloraonis Liber Expositionis somniorum ex lin^ gua hebraica in ialinum translatus sermonem.
Manuscrit du xv' siècle; il est inédit et sans doute ce n'est point une traduction de l'hébreu, mais une production apocryphe du moyen Age (187j.
Spéculum Virginis Marias, Incomença un tralato ad iîaude delta Virgine Maria.
Manuscrit du xv' siècle. Ouvrage écrit en très-bon italien et resté inédit. A la tin on trouve une Ëxpositione délia Salve regina, ouvrage cité dans la Tavela degliautori imprimée dans le grand Vocabolario delta Crusca comme n*ayaiit existé que dans un manuscrit qui s'était perdu.
imprimé en licbreu à Venise en 150G; Dartolodi Ta cité dans sa Uibliotheca rabbinica.
MAiN
DICTIONNÂIIIE
UAN
gustin , arcbeTÔque de Tarragone ei iuriscoDsuIle célèbre. Il mourut en 1586, ei laissa une bibliothèque très-riche en manuscrits (;recs, dont le catalogue a été imprimé à Tarragone en 1586» iu-4; mais il est devenu tellement rare que ni en Espagne, ni en France, il n'a été possible h M. Miller d*en rencontrer un exemplaire.
On trouve aussi à TEscurial quelques manuscrits grecs ajant appartenu à divers savants, tels que François Patrizzi, mort en 1597, après avoir professé avec éclat la philosophie platonicienne en Italie ; JérAme Zurita, savant auteur d'une Hùtoire de FA' ragon et d'un Commentaire êur F Itinéraire d'Anéonin; Arias Montanus, si connu par son édition de la Bible Polyglotte publiée à Anvers; Jean Vergera qui prit une grande pari à la Polyglotte d'Alcala.
Kn 1760, le roi d'£spagne chargea un savant antiquaire. Ferez Bayer, de faire le catalogue des manuscrits grecs de TEscurial. Ce travail n'a été ni achevé, ni publié, mais il forme six volumes in-folio conservés avec soin.
Le Catalogue publié en 1830 dans le recueil de M. Haenel est incomplet et défectueux. Il est pré<;édé d'une notice historique sur la bibliothèque de l'Escurra I ; en 1808, elle renfermait 567 manuscrits grecs ; elle fut alors trans|)ortée à Madrid, et dans le trajet plusieurs volumes disparurent.
Aniourd'hui les manuscrits grecs de l'Escurial au nombre de 582 sont déposés dans neuf armoires qui ()ortenl chacun une lettre grecque; un chiffre romain accompagne la Fellre et indique les tablettes : un autre numéro en chitfres arabes est Tindice de la place qu'occupent les manuscrits. Cette métho le facilite les recherches ; les manuscrits sont d'ailleurs rangés sans qu'on se soit préoccupé d'un classement méthodique.
Il ne saurait entrer dans notre plan de consigner ici des détails de quelque étendue sur les manuscrits grecs do la bibliothèque del'Escurial. Un assez grand nombre se rapporte à la théologie.
Deux copies de la Lettre apocryphe de Notre^Seigneur Jésus-Christ à Abqare; Visa- (joge théologique d'Adrien ; une Me de saint Grégoire d Arménie par Agathangelus; une Relation du martyre de sainte Agathe ; quatre copies d'une Vie de saint Alype^ deux Vies de saint Ambroise; divers écrits de saint Amphiloque d'iconiura, d'Anastase le Sinaïle, du moine André de Crète, du moine Antiochus, de saint Alhanase, de l'apologiste Athénaf^ore, de saint Basile, de Clément d'Alexandrie, de saint Cyrille, de saint Denys l'Aréopagile, de saintEphrem, de saint Ëpiphane, d Kusèbe de Césarée , de saint Grégoire de Nazianze, de saint Grégoire do Nysse, de saint Jean Chrysostome, d'Hesycliius de Jérusalem, de saint Justin, de saint Mncaire , etc. On trouve aussi diverses copies des Chaînes des Pères et les productions de quelques auteurs du moyen âge, tels que Demotrius Cydonius dont TEscurial possède des opuscules, un traité sur la généalogie du
Sauveur, un autre sur le Saint-Bs|int et une traduction grecque de Touvrage de saint Thomas d*Aquin , Sur le corps et h eant/ de Notre-Seigneur.
St nous quittons l'Espagne pour noas rendre en Suisse, nous nous' trouverons en fiice du Catalogue raisonné des manuscrits conservés dans ta biblioihique de la tnlle de Genève^ par Jean Sennebier, Genève^ 1789, in-8: ce volume de 478 pages indique 210 manuscrits. Parmi ceux relatifs à la théotoie, nous avons distingué : 1* une Bible ébraïaue qui parait du xni* siècle ; on ii> lit pas les deux rerseu de Joeué xxi, 36 et 37 que la Maaore a supprimés dans certains manuscrits; on y remarque nn caractère d*antiquité que Kennicott présente comme indubitable; c*est celui que fournit le psaume xvi« 10; on lit dans le manuscrit de Genève comme dans les plus anciens. Ion Soin/, le singulier au lieu du pluriel» ce qui est conforme è la manière dont saint Pierre avait lu le texte hébreu» lorsqu*il le cile Act. n» 27. — 2* Une autre Bible bébraique, in-Sy sur vélin ; les psaumes i et ii n*en font qu*un; les deux versets de Joeué dont nous venons de parler y sont. — 3* Le linre tEsther en hébreu, orné de peintures; on sait que les Juifs dUtalie se permirent de décorer ainsi ce livre dans la pensée qu'à i'avénement du Messie, tous les livres de rAncien Testament seraient détruits à Texceptioa du Pentateuque et d'Esther. — V les Actes des apôtres, manuscrit grec qui parait du x* siècle; il a toutes les leçons des manuscrits les plus anciens; le copiste, peu yersé daas la langue grecque, a commis beaucoup de fautes ; U parait avoir suivi un bon original d'une haute antiquité. — OEuvres de saint Atbanase, manuscritdu xiv* siècle, précieux, malgré sa date peu reculée, parce que c'est un des plus complets qu'il y ait de ce Père de l'Eglise : il a servi de guide à l'édition publiée par Jérôme Commelin en 1600.
Quelques anciens manuscrits latins de divers ouvrages de saint Augustin et de saint Ambroise méritent également d'être sienalés.
On peut aussi mentionner une collection en k^ volumes in-folio de 2023 sermons de Calvin.
Signalons un Rapport à M, le ministre de rifistruction publique^ par M. Achille Juhinal , suivi de quelques pièces inédites tirées des manuscrits de la bibliothèque de Berne, Paris, 1838, in-S, 06 [lages; les pages 27 à 9G renferment des poésies inédites, quelques détails sur les bibliothèques de Zurich, de Saiot-Gall, de Berne, etc.; celte dernière ville possède un grand nombre do manuscrits réunis par Bongars à la Qn du xvi* siècle*
M. Jubinal fait connaiire ceux qui intéressent spécialement l'histoire de ^France et la littérature du moyen Age.
La Belgique possède dans la bibliothèque dite de Bourgogne, à Bruxelles, une collection importante provenant de celles q^u'avaient formées à grands frais au xV siècle surtoullesducs de Bourgogne, princes fastueux et protecteurs zélés des beaux-art:r.
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udil comiu par son déYOuement iai à la $ci«AC^ ei que nous avons eu )n iie citer plusieurs fois, M. Léon de i« a consacré è ces princes ses EtxidtB lettres^ les arts et l'industrie psndt^ni iicle, Paris, i8!^74iâ, k yo\. in-8. Il orcé de refaire les catalogues de tous luscrits qui furent copiés pour ces ou achetés par eux, admirable bi- |ue ou plutôt, comme Técrit David
la plus riche eê noble librairie du musée et biblioilièqoe è la fois, colartistique et littéraire, qui est un les plus précieux dans Thistoire de la e et des arts.
s ouvrages avaient été publiés è cet nous citerons la Bibliothèque protyiique ou Librairie des fUs du roi Jean^ Vf Jean de Berri, Philippe de Bour* îtc, Paris, 1830, in-k Très-beau
imprimé avec luxe en carac- >lhiques. Il n'en a été tiré qu'un fort nombre d'exemplaires. L'auteur, ois, ancien député, mort en 1855, a t le texte des trois inventaires des lèques de Bourgogne qui se trou- IX archives de Dijon, en faisant im- Ws commencemens et definimens de 7iceulx volumes. On aurait pu déle les notes fussent plus nombreuses, les textes donnés avec plus d'exact!e se trouvassent pas déngurés par un rand nombre de fautes. Peu de temps [publication de ce volume, M.Peignot lit imprimer le Catalogue d*une partie 'es composant l'ancienne bibliothèque rgogne^ 1830, ln-8, 92 ()ages; mais rage superficiel ne saurait être d'un secours, et une réimpression du texte I des inventaires serait chose utile.
de manuscrits écrits sur parchemin et de peintures ont été détruits; quelns ont souffert des mutilations; ils as dispersés en Europe; ils ne sont *dus.
larschal a publié h Bruxelles, 3 vol.
. le Catalogue des manuscrits conserns la bibliothèque de Bourgogne.
i M. Léon de Laborde, ce travail a •p amèrement critiqué; il suffit d'ape préalablement la langue de l'auteur comprendre son étrange système biphigue pour tirer bon parti de ses ros in-folio.
Catalogue méthodique et rcUsonné des 'rits de la bibliothèque de Gand^ par de Saint-Génois, 1853^ in-8 (vniet ges| décrit 69&> manuscrits.
atatogue des manuscrits de la bibliode Leyde publié en 1852 (in-4, vi et ^es) par un savant distingué, J. Geei, bon travail qui porte sur les Codices it latins.
% citerons encore :
die Morgenlœndiêchen Bandêchriften (Sur les rils orieniauY de la bibliothèciiie ae MaparOtbmar Franiz, Munich ^ 181 i, in-8, iv
Catalogue codkum manuscriplorum hibHotketaf Munaeetmt^ t. Vil, Haouseripti Gallici , Hispamici, iulici iSlaves ei du NonI), in-a, 450 p. (U r.) ; ks t. I«'-VI liront pa» paru.
Catalogue l eu alleniand ) des manuscriu de la bibliothèque d^krlangen, parC.-F. Irmischcr, Franctort, 1852. in-8, xvi et 471 p., travail fait avec soîn ; il décrit i,911 manuscrits. Voir le Serapeum, i85%, p. 379.
Le tatalalotfue des manuscrits de ta bibUothètfite de Berlin a ële entrepris sous la direction du savsint G. M. Pertz; il a paru eu 1853 un premier volume rédigé par â. Weber et consacré aux uianoscriis sanscrits ; c^est un in-4 de 505 pages.
Ueber die wichtigsten.,. Sur les manuscrits les plus importants du Musée Romanzof, par Cii. M. Fraebn, Saint-Pétersbourg^ sans date. ( Notice iii- •ér^B dans le Bulletin de P Académie de Saint-Pétersbour^y t. I*'; il en a été tiré à part quelques exemplaires.)
On trouve dans le- Bulletin de P Académie des sciences impériales de Saint-Pétersbourg^ 1859, une notice de M. 6. Dorn sur la collection de ninnuscrUs orientaux du prince Dôlgorouki, maintenant à la bibliptnèque Impériale.
M. A. Geffroy, professeur d'histoire k la Faculté des lettres de Bordeaux, a consacré dans un long rapport adressé à M. le ministre de l'Instruction publique (Archives des Missions scientifiques^ t. IV, p. 253), de longsdétails relatifs aux manuscrits latins ou français delabibliotlièaue de Stockholm. Un Catalogue (en suédois) de ces derniers rédigé par H. Stephens avait paru en 18^7.
§ YL — Les manuscrits dans rantiquiié et au
moyen âge»
Divers oufrages fort bien faits relatifs à Tarchéologie ont donné sur les nuinuscrils chez les anciens des détails qu'il serait fort superflu de reproduire. Nous nous contenterons de signaler comme touchant à quel- 3ues-un8 des ()oints de cet objet les écrits e Schwarz, Dissertationes sex de ornamentis librorum et de varia rei litterariœ supellectile, Altorf, 1705-1725, 3 iiarties in-4 (il existe une réimpression, Leipzig, 1756, in fc). — J. N. Franccii*s, De scriptura vêterum Cofnmentariif Marburgi, 17^, in-i. — J. F. Eckbard, De ediâcatione librorum apud veteres, Irenaci, i777. — G. F. Welin, Du papier et des matériaux employés pour récriture avant son invention {en allemand), Hanovre, 1788. — Du papier et des matériaux employés actuellement pour Vécriture. Halle, 1789, in-8.
Les anciens Grecs et les Romains ne faisaient usage d'aucuns signes de division des mots, jvtsqu'à ce que les grammairiens d'Alexandrie se fussent avisés de cette innovation. (Foy. le Traité de Denys de Thrace inséré dans les Anecdota de Ëekker, t. Il, p. 630, et la grande Grammaire grecque de Buttmann, t.r',p. 67-73.) 11 est reconnu t^ar les meilleurs critiques que c*est à tort qu on avait conclu d'un passage mal interprété de la Bhétorique d'Aristote (m. S, 6} que, du temps de ce grand homme, les signes do })onctuation étaient employés. Les Romains ne connaissaient que le point; les»
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DICTIONNAIRK
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autres signes* la virgule» etc., ne se mon* trèrent qu'à l'époque de Donal, de Dioniède ot de divers grammairiens a(>parlenant è un âge de décadence. (Yoy.instUuiionrilingwB lalinœ^ t. Il, p. 407.) Les Jiyres étaient transcrits en lignes d'une égale longueur sans aucune séparation entre les divers mots.
Les ruines d'Uerculanum nous ont transmis les plus anciens des manuscrits qui existent. L'auteur du Voyage d'Anacharsis^ Barthélémy, dans son Voyage enitalie ( OEu^ vres diverses^ Paris» an VI, t. III, p. 196), s'exprime en ces iermes à leur égard :
< Pour avoir une juste idée de ces manuscrits, il faut concevoir une bande de papier plus ou moins longue et large d'environ un pied. On distribuait sur la longueur de cette bande plusieurs colonnes d'écriture, séparées entres elles et allant de droite et de gauche. On la roulait ensuite, mats de façon qu'en ouvrant le manuscrit on avait sous les yeux la première colonne ou page de l'ouvrage, et que la dernière se trouvait dans l'intérieur du rouleau.
« On fut longtemps sans connaître le moven de dérouler les manuscrits trouvés è Uerculanum, et dans cette incertitude on prit le parti d'en couper quelques-uns dans tonte leur longueur, comme si on divisait un cylindre suivant la direction de son axe. Cette opération laissait apercevoir distinctement l'écriture, mais les manuscrits furent entièrement perdus. Les différentes couches de papier étaient tellement collées ensemble qu'on les réduisait en poussière en les détachant, et tout ce €|u'on pouvait se promettre par cette voie, c'était de conserver une seule page ou colonne d'un manuscrit qui en contenait i>eut-étre cent.
< Il se présenta dans ces circonstances un moine patient et industrieux qui propo2^a un moyen de dérouler les manuscrits. Il fit des essais qui demandèrent beaucoup de temps mais qui réussirent; il les continue avec le même succès et la même lenteur. 11 cherche le bord extérieur du manuscrit ; il y attache plusieurs ûls de soie qu'il roule autour d'autant de chevilles engagées dans un petit châssis. Il tourne ces chevilles avec précaution etle manuscrit sedéplie imperceptiblement. On ne doit pas compter sur les premières couches de papier; elles sont dé* chirées ou pourries. 11 iaut parvenir à une certaine profondeuret rencontrer la partie du manuscrit qui n'est que calcinée. Quand on a déroulé quelques colonnes, on les coupe et on les colle sur de la toile. Il faut plusieurs mois pour déplier un de ces manuscrits. »
Une lettre écrite en 1786, par le secrétaire de l'ambassadede France à Naples, s'exprime ainsi : «Sur environ ïiOOpapyrus tirés d'Uerculanum, il v en a plus des deux tiers qu'il sera impossible de dérouler; les feuilles ne forment qu'un morceau de charbon. Dans l'autre tiers plusieurs sont endommagés; le noyau seul est bon. D*autres qu'on a essayé d'une manière barbare d'ouvrir avec un couteau ont soutien : le nombre de ceux à
\\exk près entiers où il o'y a que des lacunes n'est pas considérable. Beaucoup de manuscrits ont été détruits par on ignorant qui prétendait leur rendre avec une drogue ce que le feu leur avait ôté. »
Les bibliothèques du moyen Sge exelasivement composées de manoscrits ont été l'objet de recherches insérées dans les tomes XVII, XVllI et XIX des Aftno/ei de Philoêophie ehrétiennêf et signées du nom d'Achery (anagramme sous lequel s'est caché un érudit appartenant à la Com^iaj^ie de Jésus, le Père Cahier). Ce travail cuneui et savant montre d'at)ord la science chassée de la société civile dans des époques de barbarie et cherchant un abri dans l'asile des monastères. Ceux-ci rassemblaient avec um sollicitude extrême les lirres qui étaient indispensables è la connaissance de la reli-
Eion et au maintien des études ; de noinreux obstacles se présentaient, on y pourvut par la transcription qui, déjà en ussi^e au IV* siècle, fut organisée et devint m devoir monacal; par des dons, des échanges; on imposa un tribut aux novices, des honoraires furent exigés des écoliers.
Au XI* siècle le Seripiorium de saint Uartin de Tournay jouissait d'uv grande réputation. Un écrivain du temps doiH l'écrit a été inséré dans le Spieiiegium de (1> chery s'exprimait ainsi : Si elaustntm ingrederiSf videreê plerumque XiJ monach9$ iuvenes in calhedrts êedenies^ ei êuper labu' Uu diligenter et arlificiose compoêUas eum aileniio scribentes.
Les religieuses prêtèrent è ces travaux un auxiliaire favorable. Sainte Gertrodc. abbesse de Nivelles, au m* siècle, envoyait des gens habiles & Rome et en Irlande pour acquérir des livres et pour attirer en Brabant les savants d'outre-mer.
Dans 1^ bibliothèque du monastère da Mont-Cassin, il y a un manuscrit contenant les leçons pour les vigiles transcrit en 1072, et auquel le copiste a joint cette note : t Je, frère Jean de Marsicana, longtemps archiprêtre de l'église, mais aujourd'hui le der* nier des serviteurs de cet endroit sacré, j'ai composé ce livre par mon travail, pour mon salut et celui des miens, et je Toffie dévotement au très-saint père Benoit sur son saint autel. Je prie que si un homme, sous quelque prétexte que ce soit, oseTeolever de cet endroit sacré, il puisse avoir sa demeure éternelle avec ceux auxquels Jésus- Christ dira, lors du jugement dernier : Kloignez-vous de moi ; allez au feu étemel, préparé pour le démon et ses anges. »
Montfaucon, dans son Diarium Itaiicum, mcntionse un Psautier nui fait partie de la bibliothèque du duc cfe Moiiène et au frontispice duquel on lit en beaux caractèrcs grecs : « Ce livre est déposé dans le saint inonastèrepour la rémission des péchés du moine Théodore Xylata. Que celui qui le lira loue le Seigneur et le prie pour l'âme du moine. »
On peut signaler commeotTrant de l'importance les bililiothèques monastiques créée»
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DB MBLIOLOGIE.