‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 111 sur 137 · MAX · texte numérisé non relu

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DE BIBLIOLOGIE.

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[>oque carlovingienne, etc., de la biblioedeMonlpellier,l)gurentsurce rapport.

iiiuscril, conservé à Dijon, est aussi Tob-

quelques lignes ; il comprend une Ira-

)n en vers latins de V Abrégé de T Iliade

pseudo-Pindarus, livre qui commence le le poème d*Uomère, mais qui n^est

la suite qu*une analyse sèche et

tée.

Catalogue descriptif et raisonné des scrits de la bibliothèque de Carpentras annoncé. Cette collection est fort imnie; formée à Aix au siècle dernier par membres du parlement, le président conseiller deMazaugues, elle fut ache- 3ur Carpentras par un prélat érudil, né cette ville, Malachie dMnguimbert, et plut à Taugmenler. La partie la plus *quable est un recueil en 120 volumes lio contenant la correspondance et les du savant Peiresc. Ce Catalogue doit îr 3 vol. in-8 tirés à un petit nombre mplaires.

Catalogue des manuscrits de la biblio^ e de Bourges^ par le baron de Girardot, ti, en 1859, in-4; il n'a été tiré qu'à 90 plaires.

utres villes se disposent à suivre cet pie : à Bordeaux, le Catalogue des malts a été entrepris par M. Jules Delpit, jre de l'Académie de cette ville et auf une importante publication de docus relatifs à l'histoire de France et puisés les archives de Londres, rapport de M. Nisard, inséré dans les Ives des missions scientifiques^ tom. il, 7, renferme des détails sur les manusrelatifs à la musique conservés dans bliothèques de Sens et de Dijon, première de ces villes possède un jque du iiv^ siècle qui contient un morcélèbre, VOfjlce des fous: nous n'ayons si à nous occuper de cette composition ilière; on en trouve une description empiète dans le Voyage de Millin dans portements du Midi de la France (t. l*\ -n) et dans le Recueil de monuments ts publié par le même auteur, t. II»

)ijon on remarque un Breviarium sancti srdi, manuscrit curieux au sujet du- M. Guignard, archiviste du départede l'Aube, a publié une Notice ÇTvoyeSf : un Missale ad usum Eduensis diœeS' e 139ii^ , un Pontificale du xi' siècle , ent aussi d être cités.

)utons qu'à propos de ces manuscrits isard signale quelques ouvrages rares fsàla musique qui se trouvent à Dijon i-ont échappé aux bibliographes spé- : (une édition de la Nouvelle Institua de Michel de Mencbou , Paiis , 1582,

— Manuscrite des bibliothèques d*ItaUe.

me. — Les manuscrits des bibliothède Venise ont été l'objet de diverses cations parmi lesquelles nous citerons:

\î, ZanettI, Crœca, latina et Haliana S Marci

DfCTIONN. DE BiBUOLOCIE.

bibtietkeca *tod, m»., Yenetia, 4740, 2 vol. in-fol. (le premier volume concerne les manuscrits grecs). VilloisoH en a fait Tobjet de quelques correclions. (Voir \e& Anecdota grœea deceiérndit, Veniie^ i78M. H, p. 242.)

Dissertazione storica deila libreria pubiica di S. Marco, a J. Morelli, Venezia, 1774, in-8.

J. Alorellî, Bibliotlieca S. Marci Venetiarum manuscripta frœca et latinûf Bassani, 1802, in-8.

J. B. MiUarelli, Bibliothtca C4>d. «tff. monaêterii S. Michaetiê Veiteftartim, Venetiis, 1779, in-fol.

M. Paul Lacroix a donné des détails étendus sur les manuscrits du moyen âge com- Cosés en langue française et conservés h la ibiiothèque Saint-Marc. — Un de ces manuscrits présente un poëme de 18,500 vers environ, incomplet au commencement et relatif à l'histoire romanesque de Charlemagne; le langage est italianisé et fort corrompu. {Voy. une notice de M.Guessard dans la Bibliothèque de l Ecole des chartes^ 4* série, tom. III fmars-juin 1857).

Rome — La bibliothèque du Vatican renferme des trésors immenses et qui sont loin d*avoirété explorés d'une façon satisfaisante. On peut consulter, au sujet des manuscrits orientaux, le travail de S. Assemani, Bibliotheca orientalis Clemeniino-Yaticana^ Roms, 1719-28, ii^ vol. in-(bl. eiÏQ Bibliothecœ apostolicœ Yaticanœ codicum mss. Catalogta a S.E. Assemani et J. S. Assemani^ JRomcp, 1756-59, 3 vol. in-fol. C^et ouvrage est resté inachevé; il n*a été imprimé que les M premières feuilles du tome IV. Le tome 1*' contient les manuscrits hébreux et samaritains; les tomes 2 et 3 sont consacrés aux manuscrits chaldéenset syriaques. Il existe un Ca^atojfue des papyrus égyptiens du Vatican ^ par Champollion jeune, Aome, 1826, in-&.

On trouve dans les Archives des missions scientifiques, tom. I^ (1850), p. 366, des détails étendus sur les manuscrits du Vatican. Les collections indiennes et chinoises sont

Eresque nulles; la collection arabe est nomreuse ; mais il n'y a pas beaucoup de manuscrits vraiment intéressants, et elle est au-dessous des grands dépôts de Paris, de Leyde, de TEscurial. La collection syriaque offre d*un autre côté une richesse extrême ; on y trouve des ouvrages d*un grand intéièi i)our les études religieuses et philosophiques (une traduction de VOrganon d*Aristote, deux rédactions différentes d'un Testament d*il (tom adressé k Seth, ouvrage apocryphe qui est sans doute la traduction d un texte grec aujourd'hui perdu, etc.).

.l«es manuscrits éthiopiens mériteraient un examen approfondi ; plusieurs sont palimpsestes, et les textes grattés, lisibles encore, pourraient ajouter des ouvrages plus anciens à ceux q[ui forment maintenant le fondscourantdesDibliothèques éthiopiennes.

Les manuscrits grecs, les latins sont tellement nombreux qu'il ne saurait être question d'aborder ici un sujet aussi vaste. Quelques manuscrits français offrent un intérêt véritable. Les Archives que nous venons de citeront reproduit le Mystère du siège d'Orléans d*apres le manuscrit de la reine Christine, n" 1022, le Doctrinal de seconde Reto-

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ffV/u«9 composé en li32 (même fonds, n' H68), des extraits du JRoman, en vers, de Guil^ laume de Dole (idem, n** 1725).

A la bibliothèque Angélique, on trouve quelques manuscrits orientaux de grande valeur, un bel exemplaire du Dictionnaire hébreu d*lbn-Caspi » ouvrage important et rare ; un magniCque manuscrit syriaque estrangheU (le plus ancien peut-être qui existe de la version philoxénienne et qui e3t important pour Tétude du texte du Nouveau Testament), les manuscrits de Guillaume Bonjour, moine Augustin, né à Toulouse, et un des premiers qui se soient occupés de la langue copte. Sa Grammaire^ 2>on Dictionnaire, ses Dissertations attestent de louables efforts. La bibliothèque en question possède aussi [Ausieurs Lettres inédiles de Pétrarque.

De toutes les bibliothèques particulières de Home, la bibliothèque BarbéHne est la plus riche en manuscrits orientaux; ceux en turc forment surtout une collection remarquable. On distingue un manuscrit de stratégie arabe et un beau manuscrit hébreu contenant la Grammaire hébraïque de Moïse Kimchi et d'autres travaux grammaticaux du moyen Age.

La bibliothèque Yallicellane (ou de TOratoire) est la plus riche de Rome en documents relatifs ii Tbistoire de France. Une foule de pièces roulent sur les affaires du xvr et du xvu* siècle, sur la Ligue et sur la Fronde. Les documents relatifs aux différends de Louis XIV avec la cour de Rome formeraient à eux seuls plusieurs volumes.

Cette collection possède aussi un assez bon nombre de manuscrits anciens grecs et latins. Un manuscrit qui date de la fm de fempire byzantin renferme une traduction

grecque de la première des Epîires familières e Cicéroo. Quelques vers latins inédits du XV* siècle ont de Tinterêt. Un Glossaire latin qui pourrait être celui d*Ugotion, con* tient beaucoup de mots grecs écrits en caractères grecs.

La bibliothèque Corsini est dépourvue de manuscrits orientaux ou classiques, mais elle.est riche en papiers relatifs à Thistoire politique eiJittéraire des xvi'ei xvir siècles. Une importante collection d*autographes renferme un très-grand nombre de lettres de savants et de littérateurs italiens du xvui* siècle et de littérateurs étrangers.

La bibliothèque Chigi estpLus remarquable par rimportance que par le nombre des manuscrits. Elle possède un célèbre manuscrit de Denys d*Ilalica masse, un Libanius non encore collationné et qui renferme probablement de Tinédit, un manuscrit grec des Prophètes , exemplaire unique d'une version qu*on suppose être celle qu*Origène publia apr^s l'édition des Hexaples, des cahiers autographes du Tasse.

La bibliothèque Saint-Grégoire (m Clivo Scauri) dont on soupçonne a peine Texisience n*est décrite avec quelque étendue 4ians aucun voyage littéraire en Italie. L*aneiei) fonds a disparu presque entièrement à

répoque de la Révolution; le nouveau, formé par les cardinaux Zurla et Maur Cipellari (plus tard Pape sous le nom de Grégoire XVI, des débris de la bibliothèque de Saint-Michel in Murano, près Veniset et de quelques autres fonds camaldules ne panli avoir attiré, depuis sa fondation, ratteotion d'aucun érudit. Blumeet Haenel en parlent d*une manière très-incoraplèle, et les religieux assurèrent à M. Renan que, de mémoire d*homroe, leur bibliothèque n'avait reçu de visiteurs.

Les manuscrits de la bibliolbèque Saint- Grégoire sont confondus avec les iocunaUes (]ui sont très-nombreux. Parmi les plus importants, on peut signaler un recoelt d*opuscules de Roger Bacon, quelques poëmes italiens du xy* siècle d*un grand intérêt, une foule d'ouvrages des érndits de cette époque, notamment des Camaldules Petrus Delphinus et Ambroise Travenari; un très-beau manuscrit grec de la Géogrêphie de Ptolémce ; un vétérinaire inédit qui |»aralt ancien ; Texemplaire de la Poétique et de la /IA/(ort?ued*Âristote qni a appartenu à François Barbaro; quelques Homiliaires carlovingiens ; un important manuscrit d*Angelomi, resté inconnu aux fiénédictins qui ont rédigé dans VHistoire littéraire de k France I article de ce moine du ix* siède.

La bibliothèquH Sainte-Croix de Jérusalem est riche en ouvrages grammaticaux do moyen Age et en pièces historiques.

Les collectîons de ta Propagande sont trop peu connues; le musée Borgia gui en bit partie renferme des richesses d une haate importance, mais comme ensevelies parce qu il n'en existe aucun Catalogue et ^larce que les manuscrits sont enfermés dans des armoires obscures. Il n'y a d'ailleurs malheureusement dans ce dép6t intéressant aucune classification arrêtée.

Les manuscrits relatifs aux études indiennes sont très-dignes d'attention ; on sait qu*ils sont en général fort rares dans les bibliothèques de l'Italie. Le musée Borgia, i»auvre en fait de livres sanscrits, est ojmlent en ce qui touche h l'Indo-Chine; il s*est accru de l'ancien fonds de la Propagande et d'entrées nouvelles. Les fonds anciens ont été décrits par le P. Paulin de i?amt-Barthélemy en 1792 et en 17il3.

Le Malabar ayant été la partie de l'Iode la plus visitée par les missionnaires italiens, les manuscrits malabares et taniouls sont nombreux à la Propagande; on y trouve des Grammaires et des Dictionnaires, des parties de la Bible, des Vies de saints; if y a beaucoup plus de matériaux pour l'étude des dialectes vulgaires que ()our celle des langues anciennes et sacrées.

Les manuscrits en langues de l'Inde au delà du Gange sont au nombre de dix-neuf, la plupart en langue pâli, quelques-uns en siamois ; une partie de ces écrits avaient déjà été signalés par le P. Paulin et par M. Eugène fiurnoûf; d'autres étaient inconnus.

Une grande quantité de Lettres, de Mémoires^ de Dissertations sur les langues» la

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DE BIDLIOLOGIE.

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, la littérature des différents peuples

»ar les missioiuiaires est digue aussi

ention.

union de manuscrits coptes est très-

nte. Vinet-neuf bottes contenant des

détachées de Codices tiiébaïques ce genre» un véritable trésor. Outre m des livres de TAncien et du Noustament (publiée en pariiepar Giorgi), ive de nombreux morceaux des

et des Pères, et une foule de frage ces livres apocryphes qui eurent i premiers siècles iant de cours en et en Syrie» Actes apocryphes deê })étr€Sf Actes de martyrs^ etc. Les uanuscriis coptes de la Propagande (sque lous Accompagnés d*une ver^ be«

aanuscrits syriaques se rapportent tous h la liiurgie, aux Pères, aux ; il en est deux très-intéressants le de Bar-Eahlul et le Divan des Men- 1 Chrétiens de Saint-Jean, écrit dans !Cie è part et contenant en représenigurées tout le système de celte secte le qui se conserve depuis tant de luprès de Bassora. 11 est impossible iffurer Tétrange égarement d*esprit ^lent ces figures. Le texte explicatif ftccompagne est en caractères syria* ntrairement à Tusage de cette secte sède un caractère particulier. La bi* |ue Impériale de Paris renferme plulanuscrits de ce genre, notamment t d'Adam^ publié par iM. Norberç.

e n*a pas le Divan^ et il paraît qu*ii 3uve qu*à la Propagande, lanuscrits arabes sont chrétien^ pour rt; Pères de l'Eglise, ouvrages apo- , etc.

1 les manuscrits éthiopiens, il en IqueS'Uns de très-intéressants; un he désigné sous le nom de Bartos et

resté inconnu iusqu'ici, d*impor- >cuments pour rhistoire religieuse ^ssinie, des poésies religieuses, des , etc.

autres manuacrits grecs saint Denys igite; des extraits des Père^», un € ta musique ecclésiastique,

les manuscrits latins un superbe quelques seolastiques, saint Anselme^ I qui servit à Bologne au sacre de

lanuscrits relatifs à des idiomes di* rrien, géorgien, arménien, etc.),abon* la Propagande et offrent un grand

tibliothèque conservée dans cet étaent, et distincte du musée Borgia, S8i de belles collections, entre autres rie de dissertations d'exégèse biuniqiie peut-être.

pièces historiques , celles surtout it relatives au concile de Trente, de riutérèt. La belle réunion de éograuhiques des xV et xvi* sieicles des plus précieuses qui existent, grande quantité de manuburits

iiassèrent, après bien des vicissitudes , de rabbaye de Fleurj^ ou Saint-Benott-sur- Loire, dans la bibliottièque du Vatican où ils font partie du fonds de la reine Christine. Ou y trouve des détails, 1* sur une histoire des miracles de saint Benoit écrite au xi* siècle par un religieux nommé André et restée inédite; 2* sur un petit poème latin de Raoul Tortaires, (voëme dans lequel se trouve racontée Tbistoire de Miles et Amis {Ameiius et Amicus)^ héros d'un épopée chevaleresque fort goûtée au moyen Age.

Les anciens manuscrits relatifs à la musique sacrée conservés à Rome sont Tobjet de détails intéressants dans trois rapports do M. Danjou insérés au tom. 1** des Archives des Missions scientîpquts (p. 632 et suiv.).

Les bibliothèques roç^aines possèdent h cet égard des monuments d'autant plus curieux qu*ils sont demeurés inconnus jusqu'à ce jour. M. Danjou a acquis la conviction que la plupart des manuscrits qui lui ont été communiqués n'avaient pas quitté, une seule fois, de(>uis deux ou trois siècles, la place qu'ils occupent dans les armoires d«i Vatican.

La bibliothèque du Vatican possède 31 manuscrits de plain-chant antérieurs au sur siècle et notés en neumes, e^est^^-dire suivant le système do notation antérieur h celui dont on se sert actuellement. Le plus aqcien de tous, conservé à la bibliothèque de la Minerve, a appartenu è Landolpbe, évèque de Capoue en 831. Les plus anciens manuscrits de chant conservés au Vatican ne remontent pas au delà du x' siècle. La bibliothèque Vallicellana renferme des manuscrits importants sous ce rap|)ort, notamment un magnifique Graduel du xii* et peut-être du xi' siècle, et un bnàM Missel du X' siècle.

Florence.— On sait combien les grands dépôts de Florence sont richesen manuscrits. Ils ont été l'objet de quelques publications importantes duesàdes savantsdistingués. Nous citerons : S. E. Assemani, Cntalogus codd. mis. orientalium bibliothecœMediceœ Lauren^ tianœ^ Florenli», ilkX in-fol. — A. M. Bandîni, Catalogus codd. mss bibliothecœ Medi* ceœ Laurentianœ, Fiorentiœ, 176i, 8 vol. in-fol. — Bibliotheca Leopoldina Laurentiana^ Florenti». 1791-93. 3 vol. in-fol. — 11 exKsie aussi une Letlera di A. M. Bandini sopra i principj e progressi délia bibliotheca Laurenxianay l*irenze, 1773, in-12. Le Catalogue de la bibliothèque Laurentienne est fort estimé et fort exact; trois volumes sont consacrés aux manuscrits grecs, quatre aux latins, un aux italiens.

Les Archives des Missions scientifiques 9 1. 1*% p. 387, contiennent dans un rapijort de M. Renan, des détails sur les manuscrits des bibliothèques florentines.

La Laurentienne est peut être la plus riche de TËurope en manuscrits relatifs à la philosophre syriaaue. On y remarque deux cahiers de la grande encyclopédie péripatéticienne de Bar-Uebrœus intitulée le Beurre

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WCTIONNAIRK

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lies

delà Sagesse, et un grand nombre de traités de logique. N'oublions pas deux maguiGques Evangiles syriaques; le premier du M* siècle renferme d'admirables peintures qui constituent le plus précieux monument de Tart en Syrie.

Les manuscrits arabes sont importants; le filus précieux est le grand Commentaire d*Averrhoes (Jhn-'Roschd) sur divers ouvrages dWristote. Ce manuscrit complet ne se trouve (ju*5 Florence.

Parmi les codicet hébreux on distingue deux Bibles ornées de belles miniatures.

Le rapport en question fait aussi mention de ce que possèdfent d'autres bibliothèques italiennes.

Pérouse. — La bibliothèque de cette ville n'est point à négliger. Elle renferme un grand nombre de manuscrits classiques, un plus ;rand nombre encore de documents relatifs & .alittératureitalienne,unmauuscritéthio{)ien intéressant, des pièces historiques, la collection des Lettres de Mazarin. On remarque un curieux manuscrit des Offices deCicéron avec des miniatures remarquables et des Légendes en français.

Ravenne. — Bibliothèque importante. Un célèbre manuscrit d'Aristophane , un des Kpiires do Cicéron d'une exécution remar- (|uable et qui révèle un homme instruit; une belle copie du roman français de la Tablé ronde; quelques manuscrits orientaux, de nombreux ouvrages en italien. Les papyrus de Ravenne, autrefois célèbres, ont disparu en presque totalité.

Bologne. — Riche collection de manuscrits orientaux provenant en grande partie des dons du savant Marsigli. Un premier catalogue, imprimé en 1702, futrefaitet complète par J. S. Assemani en 1720, mais non sans qu'il y restât des erreurs. — Les manuscrits arabes sont au nombre de 550; on remarque un superbe Dioscoride, et un curieux Allas. Parmi les manuscrits hébreux un Irès-bei Avicenne ; un Calendrier mexicain ne doit pas être oublié. — Entre autres manuscrits grecs un volume assez moderne de médecine nui parait contenir des fragments inédits d'auteurs anciens. De beaux manuscrits de Plutarque, de Josèphe.

Ferrarc— Des manuscrits de philosophie, des écrits de controverse contre les Juifs, des poésies de lettrés italiens du xvi' siècle, quelques Codices arabes.

Padoue. — La bibliothèque de l'Université composée presque entièrement, en faitde manuscrits, d'ouvrages du xv' siècle, est riche en livres de philosophie. Un ouvrage curieux à un tout autre titre est le Livre noir de la république de Venise ^ c'est-à-dire une copie du registre des comdamnésà mort pour crimes politiques de l'an 756 % l'an 1813. — La bibliothèque de Saint-Antoine de Padoue abonde aussi en manuscrits scolastiques ; celle du chapitre est la seule qui renferme des manuscrits anciens.

Vérone. — La bibliothèque du chapitre de cette ville est une des plus intéressantes de l'Italie ;c'est peut-être cellequi, dans l'éiatactuel

des sciences philoloiçiques, offre le plus de documents inédits pour lefi littératures ciittiques et pour celle du moyeu ège. Oajr troavt ce qu'on ne voit gi^nre dans les autKs collections de la Péninsute presque uniquement formées de manuscTiU moderoek On rencontre des manuscriU en lettres odcialesdu v* et du vi* siècle ; des ^lîmpseiies précieux pource qu'ils ont foarni el ce qa'iU }>euvent lournir eocorev des manoscritscarlovingiens riches de choses inédites.

Le Rapport signale un PfoulfVr grecdwoo du VI* siècle, écrit en lettres latines oncia!»; un manuscrit de saint Maxitne du ?* ou vr siècle, un opuscule inédit d'Aleoin. La Pitrolorie aurait à glaner k Vérone tieaaooop de pièces inédites* elle cardinal Mal est \m d'avoir épuisé tout ce qu'elle possède k eel égard.

Divers manuscrits intéressent rbisloire de Prance (une Chronique de Guillaume de Nangis, la correspondance de révéquede Bayeux, Louis Canosse, légat du Pape, ete,]. Un manuscrit de la Vitanuova de Dante coqtient des varianteç notables et deux sonoeb de plus que les éditions imprimées. — Des Codices grecs sont importants; nous ne citerons qu'une page inédite de saint Cyrille et Y Bomerocenton (l'histoire évangélique composée avec des vers d' Homère) de révèque Patricius.

Turin. — La bibliothèque de TUniversité possède un grand nombre de manuscrits français du plus, haut intérêt. La bibliothèque {larticulière du roi fondée par Charles- Albert renferme un Homiliaire carlovingien^ des vers latins du même temps, une Ri»toirede la Bible et une Exposition de la (L* cirine chrétienne en italien du xiv'sièdearec (ies miniatures fort curieuses.

Le rapport inséré dans les Archives des Missions scieniifi^es ^ et auquel noas empruntons les détails qui précèdent, ne mentionne parmi les trésors manuscrits de la bibliothèque de Saint-Marc que les ouvrages relatifs à la philosophie italienne da XV' siècle. Paul de Venise, Gaetano de Tiene, Jean de Gand (ou Jean Dunusj, Pierre Je Mantoue, et divers autres écrivains assez f«u connus sont signalés, ainsi que 22 gros volumes contenant le Cours complet de philosophie de César Cremonini, personnage dont la renommée fut colossale et dont les productions imprimées ont fort iieu d'imm^rtance.

§ ÎV. — Manuscrits des biblhUtèques d^Angltteru,

Ln Grande-Bretagne, si riche en dé^>ôts typographiques du premier ordre, possède, en fait de manuscrits, des trésors immenses. Dn volume entier suffirait à peine à les indiquer avec quelques détails.

Cctalogus codienm manuscriplttrum kihihtkiat Bodleyanœ, coiifecit 0. CIoxc, Ojcontî, 1855.

Ce Catalogue d'une bibliothèque très-riche, en fait de manuscrits surtout, contient

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DE BIBLIOLOGIS.

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ice de 739 codicet; 293 proviennent de lection du Vénitien Barocdus ôt ont lonnés dans la première moitié du siècle par le comte de Pembroke et par well ; 93 manuscrits sont un don de evèqne Laud ; ik sortent du cabinet de Selden : vient ensuite le dépouilledes papiers deCasanbon, de Grabe, etc.

savant éditeur a en soin d'indiquer les scrits publiés; lorsque des différences nées existent entre les deux textes, il en es principales variantes. Quand les do* nts lui semblent inédits, il donne nn flet un desinil assez longs ponr éviter *reurs. Une Lettre de Michel Psellus sur ;ritsde saint Grégoire a été reproduite ilier.

dehors des manuscrits grecs, qui com* it à eux seuls la majeure partie de ce ogue,on trouve signalés un grand nom- 'e documents sur rhistoire de l'Europe 'ir siècle. Ceux qui concernent rhisloire rance sont peu nombreux. Ils ont été ionnés dans VAthentrum Français^ 18 185&; on y distingue 1^ lettres d*Henri une dn cardinal de Richelieu.

Musée britannique contient un grand yvis de fonds divers de manuscrits ; Tuu )tus importants est le fonds Cotton qui ' le nom de son fondateur, mort vors le aencement du xvi* siècle. Dibdin, dans btiomania, p. 268, donne des détails au de ce personnage. Ses collections ac- » par TEtat furent en 1731 menacées de ' dans un incendie : sur 958 volumes, reiit détruits et 105 avariés.

Bibliomania renferme aussi, p. 293-296, lélails sur Ashmole, chimiste et astroloqni a laissé également son nom èTun des 5 du Muséum. En 177&' on a publié des lits du journal (|u'il avaittenu de sa vie; l rempli de niaiseries, mais il renferme ombreux témoignages de ses goûts de ophile. Ashmole enregistre des achats breux, entre autres celui dedeux biblioues en bloc. Tune pour iM, Taulre pour . st., et avec cette somme, on pouvait \ obtenir une trè>-grande quantité de vo- ?s curieux et rares qui se payeraient au- J'bui des prix exorbitants.

ie des principales acquisitions faites ; le cours de ce siècle par le Musée briique, est celle des manuscrils syriaques Kirtés des couvents de l'Egypte ; ils ont ni un grand nombre de textes d*ouvrades Pères, et ils sont loin d'avoir encore explorés en totalité^. Un ra[>port de M. an inséré dans les Archives des Missions t/t/lgues, t. Il, p. 549, donne des détails plusieurs de ces manuscrits relatifs h la osophie ; ils contiennent les ouvrages de

)5) Parmi les publications auxquelles a «Jouné ^examen des manuscrils syriaques déposés au ie britanni<iue, nous nous bornerons à signaler les 3o$lren$i$ contra Manichœos libri /V, syriace, de Lagarde e(<t(/tr Le manuscrit qui a fourni ce public à Berlin en 1859. date de Tan 4 H. On |ue l*^vôquc de Boslra, Titus, fui un dcsudvec-

sept auteurs différents appartenant tous aux v% vi% et vu' siècles. Le plus ancien do tous est Probus.

Le manuscrit n* U,6S8 contient des fragments ou opuscules d*uu grand intérêt ; c'est la traduction syriaque de divers ouvrages grecs; on y remarque un grand nombro uesentencesmoralesdeMénandre, différentes de celles que Ton connaît déjà et qui portent le nom du célèbre auteur dramatique ; une collection de sentences attribuées à Pvthagore et qui offre la môme particularité, etc. Parmi les écrits ayant rapport aux études rnligieuses on distingue le début de TApologie adressée par Mélitou à Marc-Aurèle (185) ; une autre apologie chrétienne de la mémo époque indiquée commerœuvrc«d*Ambroise, nrincedu pays des Grecs ;« uncitrait dudiatogue De falo de Bardesane, extrait qui ajoule à ce que les Récognitions attribuées à saint Clément, la Préparation évanQéliqueA'E\ish\^ et les dialogues attribués a saint Césaire avaient fait connaître de celte production.

Nous signalerons aussi un rapport de doin Pitra inséré dans ie tom. IV des Archive* des Missions scientifiques et qui donne des détails étendus sur des textes syriaques des Pères conservés au Musée britannique (saint Denys TAréopagite, saint Irénée, saint Uipi)olyte,etc.], et sur des textes grecs ou latins. Plusieurs ont été insérés dans le Spicilegium Solesmense p\jih\'\6 parce savant Bénédictin. Il signale un récit légendaire sur les Mages qui parait venir des Gnosliqaes et qui a été publié en 1815 è Munich [lar M. d*Aretin dans ses Contributions à l'histoire et à la littérature (Beytrdge zur Geschichte)^ t. Il, liv. m , &9. bes manuscrits de la bibliotbè'jue de Vienne et de Paris contiennent ce même écrit qui porte parfois le nom d*Anastase le Sinaîte et qui appartient au Recueil d'écrits apocryohes du Nouveau Testament.

Les nibliothèques des cathédrales contiennent des trésors précieux et assez peu connus.

Un rapport de M. Black fut présenté en 1857 à la société archéologique du comté de Surrey sur la collection de manuscrits de h\ bibliothèque du palais Lambeth. On trouvera une analyse de ce travail dans !a Revue des sociétés savantes^ tom. 11 (1857), p. 36; nous nous bornerons à dire que la collection comprend 1221 numéros répartis en sept fonds; les manuscrits bibliques et lilurgi«

3ues y sont nombreux; plusieurs sont ornés e belles miniatures^ des documents historiques précieux qui vont jusqu'à Tépoque de la reine Anne se trouvent aussi dans ce riche dépôt peu connu jusqu'à ce jour.

Les manuscrits grecs et latins relatifs à l'art médical et conservés à Oxford et à

sairetles plus hardis et les plus décidés de Julien TAposial. La même vigueur édaie dans son écrit conira les Manichéens. M. de Lagarde a joinl au lexle syriaque une pariie du texte grec provenant d*un manuscrit de Hambourg, et il promet une traduction allemande.

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