livre de Tulles De Tuscutanit quenionibut
isnous arrêtons ici en renvoyant d*aiU à la publication qu*a faite M. Le Roui ncv des uièces relatives è Tancienne theque pe Blois, dans la Bibliothèque cote des Chartes^ tome V, p. 59 (il y en lirage à parif Parts, 18^3, in-8).
nombre des manuscrits qui intéressent is haut degré les études théologiques»
) 6n trouve dans Tintroduction mise en té:e e 111 de I ouvraffe de M. de La Borde que nous ms, de longs détails sur cette irès-imporiollection de pièces bistoriones, qui, vendue chères en iioS, s*est éparpillée de tous celés. les documents sont entres dans les dépôts *is; d'autres ont passé en Belgique et en erre; il s'en est répandu une grande quanns les provinces. M. de La Borde entreprit en e rechercher partout les intéressants débris
il faut placer ceux qui nous ont conservé les textes les plus anciens des saintes Ecritures; ils se divisent en deux classes, les hébreax et les grecs.
Les premiers ont élé Tobjet des recherches les plus |>ersévérantes d*un savant anglais, le docteur KeRnicx)tt pour son édî^ tionde la Bible. (Oxford, 1780, 2 vol. in-fol.)
Il avait lui-même collationné 250 manuscrits; nlusieurs laborieux hébraisants, Brun, Voe^el, etc., en collalionnèrent sous sa direction près de H50 autres. « Ce qu*on ne l>eut contester kKennicott,c*estd*avoir donné un ouvrage qui représente une Infinité de pièces intéressantes enfouies jusqu'alors dans le fond des bibliothèques et d'avoir ouvert une mine précieuse qu'on ne peut fouiller sans en tirer les richesses les plus abondantes. A l'aide de la critique sacrée, quelle clarté, quelle lumière les. savants ne seront-ils pas a portée de donner aux passages obscurs et difficiles des Livres saints?» Ainsi s'exprime l'abbé Labouderie. (J9to(/ra-* phie universelle, t. XXII, p. 298.)
De pieux et savants critiques ont reconnu l'utilité des travaux do Kennicott; l'abbé du Contant de la Mollette s'exprime ainsi dans sa Nouvelle méthode pour l'Ecriture sainte^ t. Il, p. 128 : « La religion ne peut que gagner a ces sortes de travaux. Que diront en effet les incrédules quand on leur fera voir
aue tous les manuscrits du monde s'accorent uniformément |K)ur tout ce qui a rapport à la règlo fixe et invariable de la foi et de la morale? C'est le témoignage que nous
trouvons rendre par avance de tous ceux des »ibliolhèques de Paris qui sont en trèsgrand nombre. Nous avons été frappés de leur trouver dans la confrontation un accord si parfait sur tous les points essentiels; nous [)Ouvon8 ajouter sans craindre d'être démenti qu'ils confirment admirablement bien l'authenticité et l'intégrité des titres fondamentaux de la religion. »
Le P. Fabricy disait de son cOté (Titres primitifs de larévélation (1772, 1. 11, p. Vt2) : « L'incrédule qui a la témérité de se jouer de nos monuments sacrés, qui ose insister sur les variantes du texte hébreu, matière qu'il n'a pas plus approfondie que celles
3ui concernent nos divins mystères» mais ans laquelle il cherche à s'envelopper pour pouTOir rendre douteux, incertains et de nulle autorité les titres de notre croyance ; l'incrédule, dis-je, viendra-t-il désormais nous objecter qu'il n'est guère possible d'apprécier le même texte, faute de secours sufiisants? alléguera-t-ildes manuscrits perdus ou restés inconnus, comme heurtant de
de ces archives de la chambre des comptes de Blois. 11 reclierdia, copia, analysa tout ce qui avait élé acquis (»ar les établissements publics et les éni* dits de Pans ; il se rendit ensuite à Blois, en Belgique, en Andeterre, où le Uuaée briunniquelui «ifTrit de précieuses ressources. De ces poursuites nomades, de ces travaux morcelés, il est résulté un volume contenant dans Tordre chronologique des eitraiu de pièces historiques d'une valeur réelle.
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front les leçons reçues de temps immémorialT Les leçons actuelles des écritures hébraïques, celles entre autres qui établissent nos dogmes et notre morale, se trouTeront constatées par tous les monuments de Tantiquité sacrée. Quelles que soient les variantes entre le texte primitif hébreu, soit manuscrit, soit imprimé.et les versionsqu*on en a faites en ditTérents temps, tout nous attestera Tintégrité essentielle. »
M. Berger de Xivrey, dans un Mémoire sur le style grec du Nouveau Testament^ inséré dans le Recueil de l'Académie des Inscrii>tions, s'exprime ainsi :
« Les manuscrits diffèrent sur quelques passages du Nouveau Testament, que Ton voit rejetés de certaines éditions, admisdans d'autres. Le plus sAr pour ces passages-là nous paraîtrait de suivre la méthode d'une récente édition anglaise, celle de M. Bloomfield donnée à Londres en 1850. Il reçoit tous ces passages dans le corps même du texte afin de ne point exposer le lecteur qui n'aurait pas recours aux notes à se voir privé d'une partie quelconque de la parole de Dieu. Seulement il place entre crochets et imprime môme en caractères plus petits les mots où l'on s'accorde à voir des interpolations, et il ferme plus ou moins ces crochets selon le degré de vraisemblance que lui offre l'interpolation. Il marque de Vobélos les leçons qui sont généralement regardées comme corrompues, quoique données par les manuscrits. Un troisième signe s'applique aux leçons qui, sans être aussi fortement
DICTIONNAIttS MAX 11»
l'Ancien {Job. les Pêaumeê^ lesIVeoerbeide Salomon, etc.). Une autre découverte iniî-
ressente fut celle d'un manuscrit incontestable et complet de rfpl/re de saint Barnabe etdu Poi/eurd'Hernins, monuments respectables du 11* siècle de l'ère chrétienne.
( Vn. — ManuscriU éthiofnen$ (189).
Nous espérons qu'on lira avec qnelqoe intérêt les détails dans lesquelsnouscroyons devoir entrer au sujet d*un genre de 'manuscrits très-peu ci^nnua, et qui ont de l'importance au poiot de vue des étudesreligieuses. Il s*agit des manuscrits éthiopieus ou abyssiniens. On sait que c*est dans œtlc région de l'Afrique qu*on a retrouvé difers ouvrages qu'on croyait perdus et notanuDeoi le Livre a Enoch. Les renseignements dios lesquels nous allons entrernous sont foomis f>ar le Catalogue raisonné de$ manuêmU éthiopiens api^artenant à M. Antoine Tb. d'Ahbadie, PariSf imprimerie Impéritk, 1859, in-i^.
C'est le premier ouvrage oil il ait été fut usage du nouveau tvpo éthiopien de FiDprimerie Impériale; le vieuxljpe provenani des clichés de l'ancien caractère de la Prof»agande avait été gravé h une éj^oûe ua peu reculée; il remontait à Tan i8iâ, date de la publication du Psautier éihioûien: il est élancé et fort grêle. On l'a copie pour le Psautier imprimé a Londres, en 1815.
Le caractère que fit graver Ludolf estplas gras, plus perfectionné, c'est celui qu'emploient encore les orientalistes allemands. Il
condamnées, sont pourtant l'objet des sus- ' laisse cependant fort a désirer, atnsiqiieles picions de la critique. Quant aux gloses qui U'PÇS qui ont servi pour la Polyglotte de de la marge sont passées dans le texte de Waltou , et qui depuis ont été mis en œune
quelques manuscrits avec une évidence que personne ne conteste, il n'en fait mention qu'en note. Bien entendu que toutes les variantes qui ont quelque influence sur le sens sont notées avec soin, et qu'à ces endroits-là un signe convenu appelle toujours l'attention du lecteur surla note. Toute cette méthode est excellente. Le nombre de signes employés estassez restreint pour que le lecteur s'V habitue aisément, et il est suffisant pour 1 arrêter partout où quelque diflîculté, quelque hésitation se présente. C*est certainement une des éditions les plus recommandables par la clarté et le soin scrupuleux apporté à tous les détails ; les notes fort étendues sont non-seulement critiques mais théoiogiaues. Il n'est pas nécessaire de partager, de connaître même les opinion.^ du commentateur théologien pour rendre pleine justice à ce qu'il y a de conscience, d'attention et de soin chez l'éditeur. »
M. Tischendorf, chargé plus tard d'une mission scientifique en Egypte par le gouvernement russe, fit d'importantes découvertes dans la classe des manuscri ts bibliques. Il en trouva un du iv* siècle contenant le Nouveau Testament et plusieurs livres de
(189)11 a paru à Londres, en 4823, en anglais, un Calalogiie des manuscrits bibliques élhiopieiis co.)ser>csà Paris, au Vatican et dans la bibliothèque
pour les livres d*£sdras imprimés à Oxford.
La Société biblique Qt usage pour les Evangiles imprimés à Londres en \dàï d'un caractère assez analogue à celui de Ludolf. Plus tard, vers 1830, on grava des types préférables, mais encore un peu défectueux. Les caractèi es de rimprimerieluipériale de Vienne ont le tort très-grave de s'éloigner sensiblement des formes préférée» en Ethiopie.
H. d'Ahbadie donne des détails circonstanciés sur le soin qu'il apporta à faire graver, d'après les meilleurs modèles, des t^pes conformes à ce que les plus habiles calligraphes éthiopiens avaient fait de mieux.
Les manuscrits qui forment cette importante collection réunie dans des pays presque barbares et fort éloignés, méritent d'être décrits, car ce qui concerne les livres des Abyssiniens est une des iK>rtioas les moins connues de la bibliologie.
Ils sont presque tous écrits sur parohemin et Qousus avec des nerfs qui aboutissent à des planches épaisses d'olivier sauvage ou d'autre bois. Par économie, les planche» sont parfois remplacées par de la peau de
de la Société biblique ; ce volume est rédijçé par Thomas Pell IMatl. Voir un article de M. Stlresirc de 8acy dans le Journal rfcj SaraïaSy juillet tS**.
MâN
DE BIBUOLOGIE.
MAN
) épaissie plutôt que tannée par un séjourdansduiâitcaillé. Les plus beaux iscriis sont sur peau de chèvre» c|uel- )is sur du véritable vélin, mais toujours iré sans Qnesse. Pour les manuscrits ûunsy destinés aux étudiants, on emordinairementlB parchemin de mouton»
i«t plus lisse» plus mince et beaucoup cassant. l.a reliure est complétée en rant lemanuscritavecdu maroquinarabe 1 maroquin d*£thiopie; ce dernier est s beau d^aliord» mais il se détériore s en vieillissant. Le cuir ramené sur côtés dans Tintérieur de la planche»
>llé de manière à v laisser un carré I garnît souvent de brocart» de soie !, ou même d'étoffe de coton. L'exté* des planches est orné de fers & froid G|ués un à un» selon des dessins régusouvent tracés avec goAt. Au centre arrés extérieurs est une croix latine mée par des fers spéciaux. Le dos du ne est sans ornements et consiste en paisseur depeau qui touche mollement ihiers de parchemin formés ordinairedecinq doubles feuillets, volume s*enferme dans un tnahdar ou où il entre en glissant; on \y assujet* r la patte qui forme ie sixième rôté •arallélipipède de Télui. Une lanière au molle lixée èTétui par des pattes et de suspendre le volume dans une >thèque ou de le transporter en ()asa lanière au cou en guise de sautoir, cet attirail est utile en Ethiopie, où les sont rarement imperméables à la pluie le manque de ventilation et de prodansles maisons faitabonJer la fumée»
iissière et la vermine de toute espèce, ique manuscrit renferme en général îurs ouvrages différents réunis enle sans méthode. Les titres manquent int; les noms propres sont transcrits toute Tinsouciance africaine, ci les titres et l'indication du contenu dlumes qui offrent le plus d'intérêt:
uar ou Vies des Saints.
vies sont classées par jour et le plus nt plusieurs dans un jour. Ce recueil, blement <^mpilé hors de TElhiopie» a idemment augmenté dans ce pays, «ofi eu Recueil des louanges de la sainte
ouvrage» composé dans un style fleuri a XVI* siècle» a été décrit par Ludolf. s une vingtaine d'années il n'est plus e jadis le vade-mecum des personnes )sde l'Ethiopie; on lui préfère l'Evan- 0 saint Jean, regardé comme le plus et et le plus spirituel des Evangiles.
ida mistir^ ou Colonnes de mystères.
rrage divisé en cinq sections appelées les; on y explique le mystère de Union» celui de la Rédemption, etc., en
les textes des saints Pères.
fitralf ou les Vingt-deux beautés de la créa-
DiCnONN. 1>B BlBLIOLOGIB.
C'est nne amplification de l'histoire de la création.
Ardt-f I, Les disciples, ou Discours des douze saints disciples tels que le Seigneur les leur adressa.
Cet ouvrage guérit, dit-il, de toute espèce de maladies; Notre-Seigneur Jésus-Christ y est mentionné comme donnant des conseils à ses douze disciples et'leur expliquant ses noms, Dimna-el, Adna-el, etc., dont les terminaisons indiquent une origine hébraïque. La croyance aux noms mystiques de Dieu qui règne dans tout ce livre ferait croire à une origine juive modifiée p/ir quelque chrétien ignorant. Plusieurs Ethiopiens rejettent cet ouvrage comme absurde*
Mazliafa ginzat ou Livre pour ensevelir.
On y trouve l'indication des passages de l'Ecriture sainte qu'il faut lire pour un défunt, et lesservices spéciaux pour les prêtres, les moines, les enfants, les femmes mortes en couches, les vierges, etc. Viennent e\isuite les prières pour les troisième, septième et douzième jours après le décès, et d'autres pour les époques de trente, quarante et quatre-vingts |ours après la mort. Ce livre se nomme aussi Livre daOsolulion^ le but de sa lecture étant de faire pardounerles péchés du mort.
Gibra himamat ou Actes de la Passion.
Entre autres écrits que renferme ce volume, il faut remarquer le Livre du coq^ composition singulière qui n'existe peutêtre qu'en Ethiopie. On y lit au'aussitôt après la sainte Cène, Akrosina, remme de Simon le Pharisien, apporta un coq rôti dans un pot, le mit sur un joli plat et le présenta ' à Notre-Seigneur. Jésus rendit la vie au coq en le louchant et l'envoya épier Judas daus Jérusalem; il lui donna aussi la voix humaine» et Régrinet, femme de Judas, IVnvoya aux Juifs. Le coq assista au marché conclu par Judas et l'annonça à Jésus, qui» après l'avoir écouté, l'envoya monter en Yolant jusqu'au ciel pendant dix mille ans. Ensuite vient Thistoirede la Passion entremêlée de quelques variantes étrangères à l'Evangile. Saul, Yodnan et Alex;indresont parmi les persécuteurs de Notre-Seigneur. Hagmanola Abaw^ on la Foi des Pères.
Il est remarquable que, dans la plupart des exemplaires écrits depuis lyasa le Petit» on a altéré ou supprimé les cinq passages qui établissent la double procession du Saint-Esprit, ce qui prouve qu'avant cette époque, on partageait la croyance orthodoxe au sujet de ce dogme.
Qiddus Zerlùs ou saint Cyrille.
Texte en éthiopien de quelques écrits de ce Père. On y remarque le Trmié sur Vunile de JéêuS'Chrisl. Cet ouvrage a la forme d'un dialogue entre saint Cyrille et Paladios. C'est là que se trouve le passage, célèbre en Ethiopie, sur lequel on se fonde f)Our admettre les trois naissances de Notre-Seigneur.
Aragawi manfasawi, ou Vieillard spirituel.
C'est la traduction d'un livre copte qui
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Yolutions de la langue slave. {Voy. un article de M. Paulin Paris» dans VAlhenceum frati" çais, 1853. t. 1", p. 96.)
Les manuscrits niooernes, bien moins^ précieux (sauf quelques circonstances particulières}queceux qui remontent à une antiquité un peu reculée, pourraient donner lieu à plus d une observation, à la constatation de divers faits ; mais ce serait sortir du domaine de la bibliographie. Nous nous bornerons à dire que quelques auteurs se sont fait remarquerparunecirconstance peu commune chez la gent littéraire Ja régularité et la netteté des manuscrits qu'ils livraient à l'impression. Les deux Scaliger étaient très-soigneux h cet égard. L'historien Varillas, qui a laissé un nombre prodigieux de volumes» comme il le dit lui-même, était un calligraphe habile. Le savant eéographe Gosse- Im, le successeur de dAnville» prenait p aisir è mettre au net avec beaucoup d'attention les manuscrits qu'il donnait aux typographes. Son écriture avait autant de précision et de netteté que les cartes géograjihiqiics qu'il dessinait lui-même avec une rare perfection. La copie du Voy<»ge d'Ana» çharsiSf par Tabbé Barthélémy, était très-régulière, disposée avec ordre et clarté, le texte écrit à mi-marge, les notes correspondantes en regard, les renvois exactement indiqués et chitîrés. La copie qui a servi à Timpression de VHistoire de (Astronomie par Bailly , est conservée comme un curieux spécimen de calligraphie dû à Tauteur luimèmo.
MARQUES O'IHPRIMECRS BT DE LIBRAIRES.
— Vers la fin du xv* siècle, pendant coût le cours du XVI* et d'une grande partie duxvii% les imprimeurs et les libraires furent dans Tusage d'adopter une marque, presque toujours accompagnée d'une devise qu'ils mettaient au frontispice de leurs livres.
Rien de plus varié que ces marques: beaucoup sont empruntées à l'Ecriture sainte ou h des idées de piété, mais il s'en trouve aussi en très-grand nombre qui ont été puisées dans la mytholo^^ie, dans l'allégorie, parfois dans l'histoire ancienne. Les unes iont de l'exécution la plus grossière, d'autres sont gravées avec une délicatesse remarquable. Les rébus ne sont pas rares.
Les devises sont habituellement en latin, elles sont empruntées è la Bible ou bien elles expriment des pensées morales. Quelquefois elles sont en grec, assez rarement en langue moderne.
L'origine des devises et emblèmes des imprimeurs provient sans doute de ce que les typographes voulaient qu'on reconnût à une marque distincte les productions sorties do leurs presses. La législation avait statué ^ cet égard, comme le montre l'article 16 de la déclaration du 31 août 1539 :
« Ne pourront prendre les maîtres imprimeurs et libraires, les marques les uns des autres, ains chacun en aura une è part trèsdiiïérente les unes des autres, en manière que les acheteurs des livres puissent facilefuent connoitre en quelles officines les
livres auront été imprimés, et lesquels» vendront auxdites officines et non liU leurs. »
Nous avons dressé pour notre satisfBctioi personnelle un long relevé des marques ()ui ont passé sous nos yeux ; ce traiip indique les emblèmes adoptés par plus de 1200 typographes ou libraires, et il est extrêmement loin d'être complet. Noos naos garderons bien de le reproduire ici, ei raison de sa trop grande étendue, mais oons en donnerons un spécimen en indiquant ce qui concerne divers imprimeurs.
Les AngeUert frèreê^ à Paris. — LTnfam km debout, sur un auiel» tenant d^ane inaiu 1« globe terrestre surmonté d*une cniii, de Vauirt ne banderole sur laquelle esl inscrit : Pas voèi$, el^ lie deux auges à genoux k droite et k gauche île Tau tel.
Guillaume Buyon^ à Lyon^ verg 1520. — Den syrènes soutenant un écusson attaché à on arkn dans les feuilles duquel est une bandeitUe anc les mois: Sapientiœ Êniiiuin Timor Dowim.
Jean Durant à Genève^ vers 1580. — L'o bomac à genoux mesure uo \ase rempli de grains; m auire est debout el lui adresse la parole. Sur ne banderole : De telle mesure qtte wons mesurertij il vous sera mesuré. {Luc. ti, 58.)
Jacques du Puy, è Paris^ pers i560. — Le Saoff» et la Samaritaine auprès d'un puits; pas de devise.
Pierre de Winale, à Neufehàtel^ vers 1533. — Une couronne placée au-dessus d'un cœur : C» contritum et humiliatumf Deus, non de*fineL (PsaL L, 19.)
Jean de Gourmont, à Paris, vers 1515. — Le Sainl-ICsprit dans une auréole ; au-dessous deu anges tiennent une banderole sur laquelle estécni: Spes mea Deus,
Raphaël du Petit-Val, à Rouen, de i587 à leSI.
— Le jeune Tobie tirant un poiss4in liors da fleuve ; à ses côtés Tange el le cbicn : Dco duce.
Jacques de Junle^ à Lyon, vers 1540. — In lis: In domino confido. \P$al. x, 2 )
Pierre le Chandelier à Caeu, vers 1580. — Le chandelier à sept branches allumé : Lucernit êccensis fideliter ntinitlro.
Simon Bt illanges à Bordeaux, de ibli à IGIR.
— Dieu debout sur une sphère où soni r«présenlés les asires, tout autour des rangées de tél^s d'anges : Ministrabant bis miUia mUism, (ban, vn, 10.)
Jean Pou&sy, à Paris, vers 1580. — Une maia sortant d*un nuage remet un livre à un hoomie à genoux : Scrutamini Scripluras, {Joan. v, 39.)
— C'esl aussi la devise adoptée par Jacques Dapté qui imprima à Paris de 1595 à loi 2.
Jeun F relie, h Lyon, vers 1541). — Une femme ailée, vue à mi-corps, tenant d'une main une épee qui perce une tête de mort et de l'autre uoe b^ lance : In staiera Domini pendimus omnes,
Alexandre Martin, à Paris, en 1508. — Saint Martin partageant son manteau avec une épée (cette marque esl d*un travail très-grossier).
Louis Grandin, à Lyon, vers 1550. — tn liomma reçoit une sphère <|ue lui tend une main qui soit d'un nuage ; un autre tient une sphère brisée et tombe à U renverse : Donum est confiderc inDomim quam confidere in liomine. {Psal, cxviu 8.)
Robert le Manguier, à Paris, vers 1570. — On serpent mordant sa queue et formant un cercle. Des fruits et des épis sont autour de son corps. Btnedices coronœ anni benignilatis tuœ. (PsaL lxiv, 12)
Abel Langelier, à Paris. — A bel à genoux auprès d'un autel sur lequel bn^leiit des offrandes \ Sacrum pingue dabo.
MAR
DE BIBUOLOGIE.