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du Calho'icî«mft reconnus pour tels dans tous les lemps et iinns tous les lieux , il fallait bien se rejeter sur la forme dans ce qu'elle a de plus sérieux « savoir, la correction -et l'impression ; en effet les chefs-d œu- Tre même n*ont qu'une demi-valeur si le texte en est inexact ou illisible.
« Il est très-vrai que, dans le principe, an succès inouï dans les fastes do la typographie ayant iorcé l'éditeur de recourir aux mécaniques aOn de marcher plus rapidement et de donner les ouvrages à moindre prix; do plus, qu*un tribut ayant dû être payé par lui à son peu d'expérience des choses matérielles « quatre volumes du double Cours d'Ecriture sainte et de Théologie furent tirés avec la correction insuflisanie donnée dans les imprimeries à presque tout ce qui s'édite, et qu'un certain nombre d'autres volumes, appartenant à diverses publications, furent imprimés ou trop noir on trop blanc. Mais depuis ces temps éloignés, les mécaniques ont cédé le travail aux presses à bras, et rimpression qui en sort, sans être du luxe, attendu que le luxe jurerait avec des ouvrages dune telle nature, est parfaitement convenable sous tous les rapports. Quant à la correction qui est un point d'un si grand rôle en fait d'éditions, pour vous montrer ce qu'elle est à Montrougc, permettez-moi de vous citer les trois faits suivants. Ils vou.^ causeront sans doute quoique surprise» mais ils vous feront aussi quelque plaisir.
« Le U. P. De Buch, Jésuite Bollandiste, de Bruxelles, naus écrivait, il y a quelque temps, n'avoir pu trouver, en dix-huit mois d'études, une seule faute dans notre Patrologie latine. M. Denzinger, professeur dii théologie h l'université de Wurzbourg, et M. Keissmaun , vicaire-général de la iiiùme ville, nous mandaient, à la date du 19 du mois do juillet 1857, n'avoir pu également trouver une seule faute ^ soit dans le laiin soit dans le grec de notre double Patrologie. Enfln, le savant P. Pitra, Béné(ii«:lin de Solesmes, et M. Bonnelty, directeur des Annales de philosophie chrétienne^ mis en quelque sorte au défi de nous convaincre <l*une seule erreur ty|)Ographique ou doclri- \ nale , ont été forcés d avouer que nous ii'avions pas trop présumé de notre parfaite exactitude.
« £t comment en serait-il autrement, après toutes les peines et toutes les dé- Lienses que nous subissons pour arriver a purger nos épreuves de toutes fautes? L'habitude, en typographie, et cela jusque dans les meilleures maisons, est de ne corriger que deux épreuves ditférentes et d'en conférer une troisième avec la seconde sans avoir préparé eu rien le manuscrit de fauteur.
« Dans les Ateliers catholiques \a différence est presque incommensurable. L'on commence par préparer la copie d'un bout à l'autre sans en excepter un seul mot. On lit ensuite en première avec la copie ainsi préjiarée. On lit en seconde de la même manière, mais en collationnant avec la pre-
Dictions, de Bibmoi.ogib.
mière. On fait la même cliose on tierce, en collationnant avec la seconde. On agit de même en quarte, en collationnant avec la tierce. On renouvelle la même opération en quinte, en collationnant avec la quarte. Ces collationnements ont popr but de voir si aucune des fautes signalées au bureau par MM. les correcteurs, sur la mar^e des épreuves, n'a échappé h MM. les corrigeurs sur le marbre et le plomb. Après ces cinq lectures entières et contrôlées l'une par l'autre, et en dehors de la préparation cidessus mentionnée , vient toujours une révision et souvent deux, puis l'on cliché. Le clichage opéré, par conséquent la pureté du texte se trouvant immobilisée , on fait, avec copie, une nouvelle lecture d'un bout do l'épreuve à l'autre ; on se livre à une nouvelle révision, et le tirage n'arrive qu'après ces innombrables et dispendieuses précautions.
« Aussi la correction coûte-t-elle, à Hontrouge, autant que la composition : tandis qu'ailleurs elle ne coûte que le dixième. Aussi encore, bien (]ue l'assertion puisse paraître téuiéraire , l'exactitude obtenue par tant de dépenses fait-elle que la Patrologie gréco-latine laisse bien loin derrière elle Tes éditions mêmes des célèbres Bénédictins Mabillon et Montfaucon, ainsi que celles des célèbres Jésuites Petau et Sirmond. Il est facile de s'en assurer par des fait^. Qua l'on compare n'importe quelles feuilles de leurs éditions avec celles des nôtres qui leur corres})on(lent, en grec comme en latin, on se convaincra que 1 invraisemblable est une réalité. »
Nous l'aflirmons, avec connaissance de cause , les publications des Ateliers catholi' gués laissent peu h désirer; elles ne se sentent j»a$ de lexirônic activité qui y règne. Quand la vérité aura dissipé les préjugés répandus par la calomnie, on rendra une plus ample justice encore h l'éditeur des Cours complets sur chaque branche de la science ecclésiastique. Nos neveux, en jouissant de ses travaux, béniront sa mémoire et le regarderont comme le simple prêtre q4ii ait rendu les plus signalés services è !*£glise.
Voici maintenant le catalogue des publications des Ateliers catholiques :
Patrologiœ Cursus completus^ seii bibliolbeca nnivcrsalis, intégra, uniformis, commcxta, oecono mica, omnium SS. Patrinii, doctomm scriplorumqiie ecclcsiasticoriim, sive Latinoruni, »iveGnDcoriiiii , qui ab «vo apostolico ail relaleni Innocentii III (ann. Xtiii) pro Occuicnlalibus, et ad Photli tempera (ann. 8i>3) pro Orientalibiis, floriierunt; — liecnsio Chronoiogica omnium qusexstltere monumentornm calliolica; tradîtionis per doodecini priora Ecclesiœ sa.>cula et ampllus, Juxm ediliones ncctiralissiiiias, inler hC cunique nonnalli» codii'ibiis maiMiscriptis collulas, |iorquaiii iiligenier rastigata ; dissertatiunilins, commcnlariis, lectiombiisqiie vurianlibus conlincnler illustrala; omnibtiK op4*ribiis post amplissimas cdi(ionc!$ quse tribut novisMimis sapculis dnbciiiiir absoliUas detectis, aiicta; indicibus particularihus analyticis, singulni sive lomos, sive aiictorcs aiicujiis momenti uibsc»
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de TEdise pilicane, et aux Histoires |>arlicurières desCigltséscrAijt, Avignon, AHes, ttarseille, Fréjus» Orange, Autun^eic; à THisloirede la fondation dé la foi dans les diocèses de Bourges, Paris, le Puy, Përigtieox, Tours, Clermont, Toulouse, Narbonne, Trêves, Limoges et autres; à la Statistique du département des Bodches-du-Rliône ; enfin aux nouvelles Liturgies des Eglises de France, et aux divers Recueils d^rcbéologie sacrée publiés jusqu*à ce jour. — 2 vol., prix : i6 francs.
Le$ Livres $acré$ de toutes les religions^ sauf la Bible, traduits on revus et corrigés par MM. Pautbier et G. Brunet. — 2 vol., prix 15 francs.
Actes de PEylise de Paris touchant la discipline et radministtation^ publiés par Tordre de Mgr Marie- Dominique-Auauste bibour, archevêque de Paris. — i vol., prix : o fr.
Le Bossuet des gens du mondef ou Le catholicisme enseigné par Bossuet^ oUvnige mis en ordre par M. l'abbé Macé. ^ Prix : 6 francs.
Manuel ecclésiastique ou Bépertoire. offrant, par ordre alphabétique et en 640 pages blanches à deux colonnes, tout autant de litres avec divisions et aous-di visions, sur le tlogme, la morale, la discipline, et sur les sujets qu^il importe le plus de traiter de nos jours : précédé i* de trois Tableaux synoptiques sur ce que nous devons croire, sur ce que nous devons pratiouer et sur les secours surnaturels qui nous aident à croire et à pratiquer ; 2* de trois Avis sur le but et rutilité du Répertoire^ sur la manière de le faire et sur l'usage des tableaux egnoptiques ; ouvrage à Taide duquel il est impossible de perdre désormais une seule bonne pensée, soit quelle survienne à Féglise, en classe, en Toyage, dans le monde, la promenade, le repos, la conversation, la leoure, la prière, la méditation, etc. etc. -<^ Rédigé par M. Heu vicaire eénéral, supérieur du séminaire de Beauvais. — 1 vol» In-foK) prix : 6 francs, relié.
OUVRAGES sous PRESSE.
Divi Tiiomx Aquinatis Opéra omiita, 26 vol. in-4» prix : 175 fr.
Sancti Bonaventurae Opéra omnia^ 12 vol. in-4 ; prix : 75 fr.
Collection universelle et complète des Conciles gé'* néraux, nationaux, provinciaux et synodaux, 80 sros vol. in-4, latins. — Prix : 500 fr. — Cette collection sera plus que quadruple de celle de Labbe et Cossart, et plus que double de celle de Mansi et Coletti, dont les 31 vol. in-4 sont à peine trouvables au prix de 1,200 fr.
OEuvres complètes du cardinal Gerdil, augmentées d'une foule d'ouvrages restés inédits et disposés selon Tordre logique. — 5 vol. iu-4 ; prix : 52 francs é
Mous ne saurions mieux terminer qu^en
(ilaçant sous les yeux du lecteur une pro^ ession iJefoi (!*' janvier 18/»2} dons laquelle M. Migne exprime si bien le but qu'il s*est proposé et formule en termes partanldeTâme son attachement inviolable à rÈglise romaine; cette belle déclaration a, nous le savons» trouvé au centre du monde catholique un accueil des plus favorables :
c Hune igilurCtffStfm Scripturœ sacrœ completum^ cum tota prostrati animi demissione, Sanclse Sedis judicio libens submitto; et si quid, vel inimodica celeritate abreptus, velscientiaiiiiflrmitate delusus, Tel inimensa miUium arduarumque rerum copia disiractus, sanclum dogma, sanctam moralem, sanctam disciplinam tantisper kedens, inscius cerlenon ullroneusediderim, lotum istud heterodoxun) absque inisericordia cito sit anatbema. Quscunque auteni iu operibuameis approbaverit Gregorius XVI, cum
summa sut lande ci samnio Ecdeaia bofto feiicîia regnans , festinus approbo ; qiuacuiiqve ot mbiai recte sonantia danlbaverit, dânmo: qnia adcBiia mea, coram scientia Domini mei » l>octoris meii Judicis mei, tanquam lucemula corara sole BMridlano evanescit. Ëgo enim, ut qniTis onaninoda catbolicus, aanciam Ecclesiam Romanam, cojos summus Ponlifex viftibile solus est el immediaie caput, sub Cbristi invisibili capitCt profiteor ciie matrem dominamque omnium Ecdesianim, centmm unitatis, fontem omnia jurisdictionis, inlerprciMB omnis veritatis, normam omnis justitiaet judkefl oninis controversiae, custodem infallibîlcjn et iidefectibilem doctrine sanctaa ; ex his aatcm qaîbua pollet Ecclesia titulia, ipst decas ci |NOtestateu adipiscitur, mihl vero totîdent protlnas mciat* bunt omcia.
t Si enim mater est Eccleslatum qaae ipsae parts*' rientes et fecundae sunt oves, quaoto iiis|is et mater est mei, inter agnelles infirmissimi, nihil es me meisque viribus creare valentisJ loio illa miht mater est pras cœteris matribos ; nati siquidem qni maire Indiguerunt ut in lucem venirent, labentibas annis corroborati, suis necessitalibus abonde suppetere possunt : ego vero nec sine ea nssci, dm sine ea vivere queo ; viiis enim est gemiusm saasi germinans et nutriens; quocunque moinento ab <*jus vita vlta mea discessit, pereo» periî. Cum vero mater mea sit, oportet ut quasi infsntulus nomcn ejus semper in ore , boniim ejus semper in niente« amorem ejus semper in conle feram, iUius betitiis laetus, illius doloribus dolens.
c Si omnium domina est Ecclesiarunit quanto magis est humiUimi domina sacerdotis t Uujus ergo praeceptis impulsibusque docilem mé praestare debeo, solius ejus bcientiae scieiis, solius ejiu sapieih iïdd sapiens.
c Si centrum est unitatis, llusqdam aUo centnua illud mihi investigandum, ac propierea omne pror* sus abjicere debeo quod se ab ea sejungit, omnique adhxrere quod ei adhasret. Extra eam scilicet ook nés, vel schismalici frangunt Unitatem, Tel haïretid quamdam veritatem abueganl ; aut erroris alicujas venenum diffunduut.
c Si onmis jurisdictionis foUs est, memetipsum non possum miitere; cum ea debeo consociari, nec ullam mihi veram potestatem creditam arbitrant nisi quam ipsa médiate vel immédiate commiseriL c Si omnis est veritatis interpres, meas orones cogilationes ipsi submiltere debeo, ideoque tanquam verum credere et amplecti quod illa verum pronufe* tiarit, falsum vero habere et abominari, quod tanquam falsum exploderit vel nota affècerit.
c Si omnis est justitise régula, orones illi actiones meas deUeo subjicere, ac tanquam bonum approbare quod ipsa bonum declaraverit, nlalum aulem repudiare quod ipsa nialum edixerit.
c Si omnis conlroversiw judex est, omnes meas didicultates ejus pedibus debeo substemere ; omnemque rem quamlibet claram, certam ac definiuia agnoscere, slatim ut illa prouuntiaverit. Roma Uh cuta cit^ causa finita est.
c Si divini lidci moralisque depositi custos infallihilis est, credere debeo omnes quas tulit approbationis sententias justas esse, omniaque doctrinalium damnation um décréta quae condiuit, meritissima. £;un insuper solam audire debeo, quoniam ipsa soia, seu dubitantis animi cruciatus comprimons, scu errantis ingenii nubes discutiens. intelleclus mei iustabiles molus sisterc potest, si omne quod credendum docet crediderim , qnia onme quod verum est credam ; ipsaque sola pacem cordi meo infundere, omnem scilicet ab eo remorsus ac stimuli possibilitatem amovendo , si omne quod agendum praescribit egerim, quia omne qood bonum est agam.
f Si indefeclibilis est, non inter ista Tersatar