‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 117 sur 137 · MER · texte numérisé non relu

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DE BIBLIOLOGIE.

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et n*a commencé à le faire qu^cn 1473. iprimait avant ik^, car on possède de 3 Bible allemande in-folio dont pliiexcmplaires sont souscrits de cette et qui, formée de 812 pages à deux eSy exigea sans doule un an de travail, aractère de cette Bible est une espèce iro ou de saint-augustin de forme go- ; Scbœpflin en a donné un fac-similé leux {Yindieiœ typographicœ^ pi. Jll ; inséré dans Touvrage de Falkenstein 10US parlons ailleurs vaut mieux). — ible latine de S&^ pages est peut-être ^ure.

leiin imprima encore avant 1467 une î de saint Tbomas (Secunda Seeundœ)^ ut 1470, la Somme d*Astexanus : De r eonscientiœ^ très -gros in -fol. à 2 co- . Des éditions de la Concordance de la des EpUrei de saint Jérôme, de la i Dieu de saint Augustin, sont antéih 14-69. L'œuvre capitale de Mentelin collection des Spécula de Vincent de lis (192), en onze parties formant 8 ou urnes in-folio. La souscription du r volume montre que ce grand travail miné le 4 décembre 1473; on ignore est-ce qu'il fut commencé, car les irs tomes sont dépourvus d'indices aohiques.

télin s'enrichissait en imprimant ces

in-fol. qui correspondaient à la on des études de l'époque; il réimdeux ou trois fois ki Summa d'Ass; il mit au jour la Glossa deN. de ur la Bible en 5 vol. in-fol.

ait une activité et une aptitude reibles. La librairieluidoit probablement tion des prospectus.On possède encore

deux ciitalogues dans lesquels il )e ses livres, et les représente comme ïendatos. [Yoy. l'ouvrage de M. A. Berom. H, p. 86.) Ce savant observe que ;ort qu'on altnbue à Mentelin des ouqui se reconnaissent à la forme singu- . onnée à la lettre R; on en compte une taine (193). Cette majuscule ne se dans aucun des livres souscrits par in. Le possesseur anonyme de ce re a imprimé une édition de Vincent lavais, qu'on a confondue avec celle ) parle typographe strasbourgeois; de venue Terreur. La lettre R se trouve I Spéculum historiale et dans le Speioctrinale^ mais non dans le Spéculum

Bible latine et une édition du Cathooh. Januemis de Balais offrent aussi ne particularité, et Mentelin a de son oprimé ce dernier ouvrage; on a du souvent ces diverses éditions.

CIER DE SAINT LEGER (J.-B.). — plus laborieux et des plus instruits 3liographes français : une Notice de »n de la Rocbelte, insérée dans les

M. A. Bernard dil à deux reprises, saint

d< Beaavais ; c^est une erreur.

Pâiizer en donne la lisie , Annal, t. 1«%

Mélangée de cet érudit (1812, t. il, p. 241 et suiv.) fournit d'amples détails sur son comptA.

Ne à Lyon le 4 avril 1734, il entra dans l'ordre des Genovéfains^ devint sous-bibliothécaire, et en 1759, lorsque Pingre, premier bibliothécaire, partit pour l'Inde, chargé d'y faire des observations astronomiques. Mercier le remplaça. Son temps fut consacré à la bibliothèque qu'il dirigeait et h l'étude. Des acquisitions nombreuses, dirigées par le goût et le savoir, enrichirent la collection h laquelle il se dévouait; les journaux littéraires reçurent de nombreuses et intéressantes publications. Tous les ouvrages nouveaux relatifs à la bibliographie étaient de sa part l'objet d'un examen souvent redoutable, car il était dilTicile qu'une erreur en ce genre lui échappât. En 1772, quelques démêlés le décidèrent à renoncer à la direction de la bibliothèque Sainte-Geneviève; il n'en eut que plus de temps pour se livrer à l'étude. Il fit paraître en 1773 un travail impoi*tant : Supplément à l'Histoire de Vimprimerie , par Prosper Marchand; cet ouvrage fut réim-

Erimé en 1775 avec des addiiions considérales. En 1785, parut une Notice raisonnée des ouvrages de G.Schott^ écrit utile pour l'histoire des sciences. Infatigable au travail. Mercier publia peu; il accumulait des matériaux, il chargeait de notes des ouvrages relatifs à Thistoire littéraire. La bibliothèque Impériale conserve un exemplaire des Bibliothèques françoises de Lacroix du Maine et Duverdier (1772, 6 vol. in-4) sur" lequel sont consignées, soit en marge, soit sur des pages ajoutées, une multitude d'annotations. 11 s'occupait beaucoup d'une biographie des

[poètes latins du moyen âge avec une anayse de leurs écrits. Il mourut en 1799; les inquiétudes qu'il avait souffertes, les scènes affreuses dont il avait été témoin pendant les jours de la Terreur, avaient détruit sa santé.

Les volumes en assez petit nombre d'ailleurs gui avaient appartenu à Mercier étaient chargés de notes de sa main et remplis de pages volantes couvertes de renvois. Une vente publique eut lieu le 24 juin 1799; ils furent dispersés dans les mains de quelques amateurs ou de libraires qui les obtinrent à bon marché. La bibliothèque de la rue Richelieu acquit, outre les Bibliothèques françoises^ déjà signalées, la Biblioth$ca latina medii œvi de Fabricius.

M1GNE(Jacquk.s-Paul). — Tel est le nom du plus fécond éditeur non-seulement de France et des temps modernes, mais du monde entier, depuis l'invention de fimprimerie. 11 a laissé bien loin derrière lui ces hommes remarquables dont on conserve^ avec une sorte de vénération, les noms dans les annales de la typographie. Les siècles futurs seront étonnés dfe ses travaux gigantesques, et ils feront écho, avec tous les

p. 76-80 ; M. A. Bernard y ajoute, d'après le catalogue Kloss publié à Londres, n* 4494, une bulle du Pape Sixte IV, datée de juillet 1478.

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hommes sérieux de nolPie époque, pour bénir la Providence d'avoir suscité un prêtre qui a rendu à TEglise el aux sciences religieuses de si éminents services. Nous devions, dans un Dictionnaire de Bibliologie^ donner quelques détails sur le fondateur de l'œuvre des Ateliers Catholiques; cet établissement a opéré une véritable et salutaire révolution dans la librairie ecclésiastique.

Né le 25 octobre 1800, à Saint-Flour, (Cantal), M. Migne entra au mois d'octobre 1817 au séminaire d'Orléans, où il se fit remarquer par son intelligente ardeur pour le travail. A 20 ans, il avait terminé son cours de théologie; ordonné prêtre à 23 ans et demi, il exerça le saint ministère dans quelques paroisses du diocèse d'Orléans. Ses supérieurs avaient en lui tant de confiance qu'à 28ansil fut nommé curé doyen de Puiseaux, chef-Heu de canton dans le Loiret. Mais pour un esprit si entreprenant et à si vastes conceptions il fallait une arène plus étendue qu'un village obscur; il donna donc sa démission, et vint è Paris, en 1833, fonder V Univers religieux y qui fut le premier journal religieux quotidien qui se fût encore vu.

Cejournaltel que l'avait comprisM. Migne, tel que l'annonçait la ligne tracée dans un Prospectus remarquable , ne devait servir aucun parti: il était catholique; voilà tout. Ce qui est vrai, juste et bon en religion, est également bon, juste et vrai en politique. Ce qui est de foi est seul exigible en reli* gion. Les principes avant les personnes, et les doctrines avant' les opinions. Voilà la règle. Tout ce qui s'éloigne du catholicisme doit être coml)attu, autant comme anti-social que comme hétérodoxe. Tout ce qui favorise le développement de la religion doit être loué sans restriction et malgré les rancunes injustes de la politique. Impartialité entière quant aux choses, universelle quant aux personnes. Ce sont les paroles de M. Migne.

te L'impartialité, dit-il encore, serait une habileté, quand elle ne serait pas un devoir; et l'intérêt le commande aussi bien que la religion, témoin cet ambassadeur qui donnait le change à tous les diplomates en leur disant la vérité. Négociants, nous serions probes; journalistes, nous serons impartioux; nous le serons peut-être plus qu'aucune feuille ne l'a jamais été; nous le serons dans toute l'acception du mot. L'impartialité n'est pas moins dans notre caractère et nos résolutions que dans l'esprit du catholicisme, de sorte que nous n'aurons pas plus de peine à tenir qu'à prouiettre. il y a plus, nous trouvant en dehors de Cous les systèmes dont le propre est de diviser, et n'étant liés par aucun précédent, loin de songera faire prévaloir une opinion £ur une autre» nous ne travaillerons qu'à unir. Nous louerons le bien partout où nous Je verrons, même chez nos ennemis ; et nous flétrirons le mal partout où il se rencontrera, môme chez nos amis; mais en jugeant les doctrines, nous couvrirons les personnes du nianteau de la charités el nous fuirons avec

horreur cette odieuse conIroTerse qui ne sait s'exprimer que par des noms propres. Notre ambition est que toute belle âme,toat esprit droit puisse dire : voici an joanul consciencieux, tel que je le concevais, tel que je l'appelais de tous aies vœux, tel qu'il faudrait qu'ils fussent tous, pour opérer cet embrassement des esprits dans la vérité qui doit être le but de tout écrivain. »

Mais dans la vocation de M. Mi^ne la fondation d'un organe de la presse religieuse n'était qu'un accessoire; la Providence l'appelait à produire quelque chose de plus grand et capable de rendre des services plot durables à la religion. Diverses circonstances ledéterminèrentà remettre end'autres mains les rênes de Tf/ntrera, et dès lors il se consacra tout entier à l'œuvre des Caurs complets.

Le clergé gémissait de la rareté des livres renfermant les œuvres des grands théologiens et des commentateurs de l'Ecriture sainte, et les exemplaires qu'on rencontrait par hasard se vendaient au poids de for. Aussi quelque désir qu'éprouvât le jeune clergé de se les procurer, il était forcé d'y renoncer, et l'on ne trouvait dans la plupart des bibliothèques des curés d'autres livres de théologie que les classiques qu'ils avaient étudiés sur les bancs duséminaire.On devinefacilement quels effets produisaitcetie pénurie de livres traitant de la science ecclésiastique; faute d'aliment, le goût des études sérieuses s'éteignait au grand préjudice de la religion et de l'influence du clergé. C'est à ce mal que M. Migne a voulu |K)rter remède, et il conçut l'idée des Court complets sur chaque branche de la scienct théologiquCf idée qu'il nourrissait depuis longtemps, qu'il avait méditée dans le silence de son presbytère, et qu'il n'avait |>as perdue de vue au milieu des luttes quotidiennes du journalisme au sein de la capitale. Dès qu'il fut maître de sou temps, il élabora le Prospectus des Cours complett; prospectus qui produisit une si vive impression dans le clergé catholique et entraîna comme magiquement sou adhésion.

Chaque prêtre voulut posséder les Court complets d'Ecriture sainte et de Théologit, et s empressa d'envoyer sa souscriptiou à l'éditeur. On était heureux de se procurer, à un prix relativement modique, des trésors qu'on désespérait de pouvoir jamais posséder. Au bout de quelques uiois l'on comptait plus de vingt mille souscripteurs aux deux Cours complets. Ce succès inouï et pour ainsi dire prodigieux fonda l'œuvre des Ateliers catholiques. Si M. Migne n'eût visé qu'à la fortune, son ambition eût été satisfaite dès la première année de sa carrière d'éditeur; après l'achèvement des CourSy il pouvait se retirer pour jouir paisiblement des richesses qu'il avait si honorablement acquises.

Mais M. Migne était prêtre ; il connaissait les besoins du clergé et ceux de l'Eglise. Vivant au milieu d'un siècle de bouleversement, il voulut opposer au dévergondage des

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I la barrière de ia tradition catholique ; on presque oubliée et dont les moits ne se trouvaient plus que par aux, épars ça et là, dans les grandes ihèques. Une pensée germe danssa tête appe soudain comme un trait de lu- . i-e mot Palrologie se trouve sur ses ; il s'arrête, le médite; il conçoit toute diesse dn projet; mais il en a conçu Immédiatement toute la nécessité. Les f qui étudiait les Pères de l'Eglise il y ;t ans? on ne les connaissait que de on n*en citait que quelques lignes re- . es dans les sermonnaires ou les théo* s ; la force du catholicisme s'apt sur la tradition était alTaibiie, parce ne pouvait en étudier les monuments us trop rares. Eh bien i il fallait réunir, 9 seule collection, tous les ouvrages Tes et écrivains ecclésiastiques se suct d*année en année dans les diverses i du monde catholique, et prouvant ce été cru el enseigné en tout temps |et it, depuis Torigine du christianisme, cette tâche immense qui se dévelopïvant les yeux de l'éditeur avec toutes ifficuUés matérielles et pécuniaires; Ités que la prudence ordinaire traiimpossibilité et devant lesquelles aucalé bien loin tout autre que M. Mi-

II fallait en effet toute la force de sa é de fer, toute son aimégation de ses ts personnels, tout son dévouement à (e pour dire froidement, aurès un exaéfléchi : la Palrologie se lera. Et malis traverses de toutes sortes, malgré rsécutions, les calomnies, malgré les itions, la Palrologie est faite. Un seul te n'ayant d'autres ressources que cele son génie a su lui créer, a mené à ! fin une entreprise devant laquelle bes communautés et toute la librairie éenne ont reculé d'épouvante, que des les sérieux traitaient d^ulopie et l'annonce excit(r, dans le public, en

temps qu'un sentiment d'admiration a hardiesse de la conception, un souincrédulité pour la réussite. Cette Paie colossale est terminée ; les 330 voiïï'kf à 2 colonnes compactes, latins Ico-latins, dont elle se compose sont *épandus dans l'univers entier; ils y it le flambeau de la science qui a éclairé nde et dissipé les ténèbres du paga- . C'est là que les catholiques vont * désormais la réponse aux objections lovateurs oui essayent d'enter leurs is sur la foi de nos pères; c'est là les hérétiques et les schismatiques ^ront la preuve de leurs erreurs et apprendront que l'Eglise romaine est iienne du dépôt de la saine doctrine; en lisant les Pères qu'ils dépo- . leurs préjugés et concevront le de revenir h l'unité de foi. Est-il mi après cela que l'univers catholilit regardé l'œuvre des Aleliers de 'ouge comme une œuvre admirable, ée, dans ces derniers temps par la

divine Providence, pour ramener au bercail de l'Eglise les brebis égarées.

ÎJSi grande collection des Pères eût été incomplète, si l'éditeur n'eût en même temps trouvé le moyen d'en faciliter l'étude. Elle eût été comme un immense dédale sans fil conducteur ou comme une mine précieuse remplie de thésors, mais qu'on né pouvait exploiter faute de machines. Pour l'étude de la Palrologie il fallait des tables; l'éditeur l'a compris, el voici comment il en parlait dans une de ses circulaires :

a La Palrologie aura plus de deuxi^ents fables I Et c'est le plus grand tour de force intellectuel qui se sera fait depuis l'invention de Timprimerie; de manière que celles de la Bibliolheca Maxima de La Bigne, etc., etc., ne seront à côté que des jeux d'enfant. La première de ces tables sera V Index indicum : ce qui ne se sera jamais vu et n'est pas près de se revoir; la seconde, une table alphabétique des auteurs; la troisième, une table chronologique de idem; la quatrième, une table alphabétique des ouvrages ; la cinquième, une table chronologique detdem; la silième, une table alphabétique des matières; la septième, une table chronologique de tdem; la huitième, une table statistique des auteurs et des ouvrages ; la neuvième, une table analogique des matières; la dixième, une table synthétique; la onzième, une table analytique; ainsi de suite, jusqu'à plus de deux cents; car, après les tables gériéra'es, viendront les tables particulières; et par ce moyen aucun article du Symbole, aucun précepte du Décalogue, aucune vertu, aucun vice, aucun mystère, aucune fin dernière, aucun point du dogme ou de la morale, aucun sacrement , en un mot, aucune matière, tant soit peu spéciale, ne sera sans sa table propre en dehors des innombrables tables universelles. Par exemple : Le souscripteur qui voudra parler sur la sainte Vierge , trouvera une table offrant ce que tous les Pères ont dit sur cette Vierge Immaculée depuis sa Conception jusqu'à son Assomption, avec divisions et sous-divisions pour chacune de ses vertus, de ses prérogatives, de ses fêtes, etc. De même, le souscripteur oui voudra écrire sur les personnes et les choses ecclésiastiques, sera heureux d'avoir sous la main une table présentant alphabétiquement, chronologiquement, analogiquement, etc., ce que tous les Pères nous ont laissé sur les droits et les devoirs du Clergé à tous les degrés de la hiérarchie.

« A l'aide de telles tables, quel est l'homme chargé d'affaires, quel est même le pares-, seux, quel est l'ignorant qui osera dire désormais l'étude des Pères impossible, et ne pouvoir flanquer ses dires de l'autorité de la Tradition entière ? Toutes ces tables, qui sont déjà aux deux tiers faites, dont chacune suppose le maniement complet des 330 volumes de l'ouvrage, et qui toute:» ensemble ont donné ou donneront deux cents ans de travail répartis entre une trentaine de tabu-

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listes, cl couleront plus de 300,000 fr., leur serviront de clef pour ouvrir les diverses parties de l'édifice patri.stiqne. »

Nous ne pouvions laisser passer sous silence ce prodige bibliographique de noire siècle et ne pas faire connaître Tintrépide éditeur dont s*est servi la Providence pour l'opérer. Nous remplissons un devoir en le signalant ; nous laissons à d'autres le soin d'en faire une hisloire plus développée.

Après ce que nous venons de dire, nous n'étonnerons pas nos lecteurs en leur apprenant que M. Migne veut conduire la Pairologie latine d'Innocent III, où elle s'arrête, en 1216, jusqu'au concile de Trente, et la Pairologie greef/ue^ de Pholius où elle devait s'arrêter, au concile de Florence. Ënsorle que les 330 volumes édités ne formeront qu'une première série de celle immense pu« blic^tion. Ce qui n'est qu'en projet n'est pas encore de notre domaine; mais nous espérons que l'éditeur, qui a déjà tant fait pour la science religieuse, rendra en peu d'années ce nouveau service à l'Eglise.

Les cours complets iVEcriture sainte, de Théologie^ eWdiPatrologie n'ont pas tellement absorbé l'infatigable fondateur des Ateliers catholiques ^ qu'à côté de ces immenses [)ublicalions il n'ait pu en placer d'autres pres^ que aussi volumineuses et d'une importance réelle pour le progrès de la science ecclésiastique. C'est ainsi qu'en même temps qu'il édite les Cours, M. Mi^ne donne une nouvelle édition de la Somme théologique de saint Thomas; il fait traduire et il publie VHistoiredu concilede Trente par Pal l«ivicin; il réunit en quatre beaux volumes lesOËuvres de sainte Thérèse h celles de ses confesseurs ; la Perpétuité de la foi est de nouveau rééditée par lui avec des additions trèsprécieuses pour la théologie polémique; il conçoit et exécute dans le même espace de temps le projet de réunir en une seule collection cette l'ouïe d'ouvrages enfantés par les xvi% xvir et xviir siècles pour la défense de la religion conlre les attaques de la philosophie; il donne à cette collection le titre de ; Démonstrations évangéliques : elle forme 20 volumes in-4.° à deux colonnes.

Plus il avance dans sa carrière d'éditeur, piUS ses idées s'élargisent et se développent. Jl veutfonderune Bibliothèque universelle du clergé en 2,000 volumes in-i; et dès 18W, il en expose le [)lan au public religieux par un prospectus répandu dans l'univers entier. Or concevoir et exécuter pour M. Migne Sont une seule et môme chose. A peine a-t-il parlé, qu'on voit ses presses produire è Ilots d'exemplaires une Encyclopédie théologique, en {)lusde IGO volumes, divisée en trois séries; en même lemf)s sont réimprimées les œuvres des prédicateurs qui ont le plus illustré la chaire française depuis saint François de Sales jusqu'au milieu du XIX' siècle ; cette collection se compose <léjà aujourd'hui de 86 volumes; elle en aura 100 d'après les plans do l'éditeur, et cela sans compter lei^ 20 tables qui la couronneront.

Ce n'est pas (out, il fallait dans nnelihliothèque universelle du clergé un^ Rium de V Eglise répondant par ses dicueDsionsm plan gigantesque de l'éditeur. 11 rencootit sur son chemin un ]aL>orîeux et savant ma* gistrat, M. Henrion, qui a conçu l'hislolre du catholicisme telle qu'elle existe par le fnit. C'est dans le f>aradis terrestre, qu'Iles cherche le premier anneau, et il le oonumi de degré en degré jusqu'au |K)ntifieil de Pie IX. C'est dans cet immense tableao qui embrasse 6000 ans une se déroule i'bistoire religieuse du genre humaio.

Aux Ateliers catholiques toutes ces vastes nublications s'exécutent en même ietûps,et les événements les plus critiques n'en arrêtent pas le cours. Bien plus : à côté d'elles viennent se grouper les unes après le5aiitr«3 les œuvres complètes des hommes eélèbm

3ui ont combattu |>our la religion ou liis» es ouvrages utiles pour l'instruction religieuse. C'est ainsi qu'on voit se succéder celles de de Béruile, d'Olier, de Laniases^ce Boudon, de Bossuet, de Tronson, de Fiéchier et d'une infinité d'autres dont on trouvera les noms au catalogue que nous publions plus loin.

Mais, dira-t-on, il est impossible ({u'ia milieu d'une telle activité Ton ap|K>rteact< grandes éditions tous les soins dont elles oûi besoin y et qu'elles ne laissent t>eaucûap i désirer tant pour l'exécution matérielle qoe sous le rapport doctrinal. C'est à l'éditeur lui-même que nous empruntons la ré^>oo^<^ è ces objections. C'est ainsi qu'il s'expriioait dans une circulaire à MM. les «liredcurs des petits Séminaires de France :

<c uaprès une des lois |>rovidentiellesqui régissent le monde, peu (l*œuvresau'des5us de Tordinaire se font sans coutradictioDs plus ou moins fortes et nombreuses. Les Ateliers catholiques du Petit-Monlrouge ne |)Ouvaient guère échapper à ce cachet difio do leur utilité. Tantôt on a nié leur exi.«tence ou leur importance; tantôt on a dit qu'ils étaient fermés ou qu'ils allaient réue. Cependant ils poursuivent leur carrière tiepuis iSans, et les productions qui en ^orlent deviennent de plus en plus graves ei soignées : aussi parait-il certain qu'à uioms d'événements qu aucune prudence humaioe ne saurait prévoir ni empêcher, ces ateliers ne se fermeront que quand la Bibliothèque universelle du Clergé sera couchée par terre en ses 2000 volumes in-^ à 2 colonnes. Le passé nous semble, fiour ce qu'il y a à espérer ou à craindre» un assez sûr garant de l'avenir.

<K Cependant, parmi les calomnies auxquelles ils se sont trouvés en butte, il en e^ deux qui ont été continuellement répétées, parce qu'étant plus capitales, leur effet cdtraînait plus de conséquences. De petits et ignorants éditeurs se sont done acharnés, par leurs correspondances ou leurs vovagenrs,à répéter partout que mes éditions étaient mal corrigées et mal imprimées. >e pouvant attaquer le fond des ouvrages, qui* pour la plui)ai i, ne sont que les cbefs-d*œuvr«

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