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Un antre artiste français, Grateioup> est très-digne irattention; il est mort en 1817 è Dax; c'était un amateur qui a exécuté une dixaine de portraits {Bossuet en pied d*après l'estampe de Drevet et à mi-^corps, Fénelon, Montespiieu , le cardinal de Polignac^ etc.) en faisant usa^e d*une manière <le lavis a après les procédés ordinaires de ja gravure et par conséquent avec une peine et une patience incroyables. De telles planches étaient fort difficiles è imprimer, aussi le graveur n*en confiait point l'impression; chaque épreuve était faite sous ses yeux et souvent par ses mains.
Les procédés de Grateloup n'ont point eu d'imitateurs; la délicatesse, l'agrément, la pureté du dessin, joints au charme de l'entente bien ordonnée des ombres et des lumières et à un fini extrême, caractérisent ces estampes que les amateurs recherchent flvec empressement. (Foir Basan, Dictionnaire des graveurs, i. 1, p. 230; Ronouard, Catalogue d'un amateur, t. 1, p.338, la Biographie universelle au Supplément.
y uelquesamaleurs se sont, en France, attachés à recueillir des portraits; le roi Louis- Phili|)|)e en avait réuni un grand nombre dont le Catalogue a éié publie par M. Vatout en k vol. in-8.
La collection de M. De Bure est, nous le croyons, la plus importante qu'ait formée un particulier; elle a été acquise en 185'V par la bibliothèque Impériale et classée \mv ordre alphabétique, le seul qui puisse réellement convenir à une collection fort considérable ; car lorsqu'un homme a été, ])ar exem[)le, magistrat et littérateur, il n'y a aucune raison pour le placer dans une classe plutôt que dans une autre, et alors on est forcé do prendre une décision arbitraire.Avec l'ordre alphabétique le(>lus facile de tous pour les recherches, on trouve sans peine réunis à côté l'un de 1 autre tous les ])0rtraits du même personnage, et ils sont classés autant que possible dans l'ordre chronologique.
Un très-bon Catalogue de portraits a été publié en 1853 par M. Fred. Muller à Amsterdam (Beschrijvende calalogusy etc.); c'est l'inventaire de7,000porlraitsenvirondcHollandais; la nomenclature alphabétique de ces portraits est suivie de deux tables ; dans la première le rédacteur a rangé les personnages dans un ordre aussi méthodique que possible, groupant les souverains les uns avec les autres et les jurisconsultes ensemble : dans la seconde il a classé par ordre alphabétique de noms de graveurs tous lesportraits mentionnés dans l'ouvrage. Ces tables pourvoient à tous les besoins et les recherches sont extrêmement faciles.
£n général les portraits, à moins qu'ils ne soient dus à des graveurs du premier mérite, tels que Rembraudt et Nanteuil, n'ont pas en
France une trës«>grande valeur, mais tes portraits des personnages angiais a<u|airem vers la fin du siècle dernier une valeur su* bite par suite de la publication de l'oufrage de James Granger : Biographieal hiiiofy #/ England (première édition, 1769,1 vol. 10-8; cinquième, 182<^, 6 voL in-8; on a publié une suite de 310 [)ortraif6 qui rejoint a celle History) ; il devint de mode d'avoir qq exemplaire de ce livre et de Tillustrer dn plus grand nombre de portraits possible. Os
r tassa ensuite à l'illustration d'ouvrages sur 'histoire d'Angleterre, et on voulut aroir beaucoup de portraits des personnages dom il était question dans ces récits. Il en résota que des amateurs, se faisant concurrence, payèrent en vente publique certains portraits rares è des prix excessifs (196); mais cette valeur factice a beaucoup diminué, car à l'exception de pièces gravées par Faithorne, Ûollar, Houbraken et autres artistes célèbres, ces portraits n*ont en général aucun mérite, et grand nombre d'entre eox sontdes œuvres d'imagination qui n'offrent nullement la ressemblance authentique des personnages dont le nom est au bas.
Il faut Te reconnaître, on met encircolation des portraits très-inQdèles. A cet égn^i M. Feuillet de Couches a publié dans la Revue des Deux-Mondes et dans la GautU des Beaux-Arts de curieux détails sur ces représentations apocryphes.
Tel portrait a-t-il m'anqué son succès 00 perdu sa vogue et fait son temps, les plao- . ches n'en sont pas pour cela perdues; on | donne le change aux curieux en faisant ser- ' vir ces planches à des noms nouveaui, et rajeunies de la sorte, elles se frayent leur voie, il est des portraits qui ont représenté successivement, toujours également réputés ressemblants, jusqu'à trois personnages divers.
Parfois on se borne à changer le nom.
Louise Bourgeois, accoucheuse de Marie de ^lédicis, s'était fait connaître par son talent; elle composa «un ouvrage qui fut traduit ea anglais, ^éditeur de Londres ne rechercha point le portrait que Léonard Gaultier avait fait de cette femme; il s'avisa bravement de prendre pour type le portrait de la reine elle-même, non un portrait équivoque et inconnu, mais celui de Van-Dyck, gravé et regravé en France et en Angleterre.
On est alléjusqu'à mettre le nom de Guillaume le Coni|uérant au-dessous du portrait d'un maréchal de Noailles ; un roi du xi* siècle se trouve ainsi affublé d'une perruque à la Louis XIV.
PRIVILEGE. — L'histoire des privilèges accordés aux éditeurs i)ar les autorités locales et souvent éludes par l'avidité des contrclacteurs forme une portion curieuse de l'histoire des livres.
La République de Venise fut, à ce qu'il
(196) A une vente en 1807 on paya 42 iiv. sterling (1050 fr.) le portrait d'un ramoneur, qui faisait aussi vie la musique et qui était un peu fou ; ce
personnage, nommé MulPd sack^ vivait vers f6^^. Le portrait du général Edward Cecyll, daté àt 1618, fut à la même époque adjugé 34 I. st., i »!»•
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DE BIBUOLOGIS.
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t le premier Etat qui ail accordé des léges,etcela dès Tannée 1469. Il paraît que, dès la finxlu xv' siècle, les Papes dèreni des privilèges; le plus ancien Texistence soit bien constatée ne ree pas d'ailleurs au delà de Tan 1506.
rance on en trouve à partir de 1507.
t à rAllemagne, le plus ancien qui soit a est celui de révèque de Bamherg, i, accordé en 1490 au Liber missalis se* vLm ordinem ecclesiœ Bambergensis.
plus ancien qui ait été muni de la siire impériale est de 1510. Les privi-
impériaux avaient une valeur particuy car leur influence s'étendait sur toute imagne, et les commissaires de la liie établis à Francfort veillaient avec à ce qu'ils fussent respectés. Les pries accordés par les autres princes aile- Is ne s'étendaient point au delà de 3inte de leurs Etats. Le premier dont . fait mention en Saxe est celui que le Georges le Barbu donna au libraire LeI à Dresde pour le Nouveau Testa-
du docteur Emser. Les privilèges du ernement saxon avaient une grande rtance, [larce qu'ils empêchaient nonment de réimprimer sans autorisation ixe, mais encore d'apporter des conlre- 18 à la foire de Leipzig. Tous ces prlvi-
ne furent bien des fois qu'un faible icle opposé à la contrefaçon; les lois ictrices de la propriété littéraire les ont us suj)erflus.
ici en quels termes est conçu le privîimprifuè en lettres capitales à la suite édition de Procope^ Rome, Eucharius r, 1509, in-fol. :
nlius II Pont. max. edicto vetiiit ne — quis libruni imprimât iicve im — primi permitlal. Si jiitra liinc — ad xxv. an. fecei it, anatheina sit— ique Jacobo Mazocbio— bibliopolx peudat. »
I trouve le texte entier du privilège de X et celui de son prédécesseur Jules II iveur d'Aide l'ancien dans les Annales imprimerie des Aide par M. Renouard, , in-8, p. 506. M. Crapelet a reproduit rande partie ce document dans ses es sur la typographie, p. 66. La dernière ;e du privilège est remarquable; le soun Pontife enjoint à Aide et 1 exhorte au du Seigneur, de vendre ses livres à un raisonnable, se conQant d'ailleurs à sa iié pour user loyalement du privilège ui est accordé :
olamus auteiD et Aldum ipsam in Domino mur ut libros juste pretio vendat, aut vendi , ne bis conccssionibus iioslris ad aliam, quam XniD est, partem utatur, quod tamen eiun pro
sna integritate, atque in uoê obtervantia ciiratomni plane confiUimus. »
En France, au début de la typographie»
les privilèges n'étaient accordes que pour une période fort restreinte. Celui desGrans cronicques des ducs et des princes des pays de Savoye et Piémont^ par Symphorien Champier {Paris, 1516), est accordé pour deux ans au libraire J. de la Garde à la condilion qu'il ne vendra chaque exemplaire que 8 sols parisis.
On lit à la fin de la Chronique de Gennes, avec la description de toute ytallie, 1507, pu^ blièe par Eustache de Brie, que la Cour de parlement a donné à ce libraire tin an de temps pour vendre et distribua ses ditt liures»
Le privilège accordé à Vérard pour diverses de ses éditions (notamment pour VEspinette du jeune prince y 1508, în-fol.) porte que le roi a donné audit Verard lettre de privilèges et terme de trois ans pour vendre et distribuer ses ditz litres affin de soy rembourser de sex frais et mises. Il est défendu à tous imprimeurs et libraires de non imprimer ledit livre jusques à'troys ans sur paine de confiscation desditz liures,
PYNSON (Hichard). — Imprimeur anglais, du commencement du xvi* siècle; les ou* yrages sortis de ses presses, devenus aujourd'hui très-rares, sont fort recherchés des bibliophiles britanniques; ils sont à peu près inconnus sur le continent où ils provoqueraient bien moins de convoitise. On trouvera à leur égard d'amples détails dans les Typographical Antiquilies de Dibdin.
Panzer imiique dix-huit ouvrages imprimés par Pynson avant Tan 1500. Signalons les jirincipaux :
A Dialogue of Dites and Pauper. 1493, in-fol. (C'est an traité sur la pauvreté cbrétienne et sur le Décalogue.)
Bocbas, The (aile of princes, U9i, în-fol. (Traduction anglaise f:iite par John Lydgate du livre de Boccace : De casibus virorum iUuêirium. Nous ne connaissons qu'une adjudication de ce volume trèsrare; 371. st. 16 sb. vente Tov?iieley. 11 est décrit dans la Bibliotheca Spemeriana, n. 914, qui donne des fac-similé de deux des figures.)
F. Sulpitii Yerulani Opns grammaticum, 1494, in-4.
Synongma Johannis de Garlandia, 1496, in4.
Tereniii Comœdiœ, U97, in-8.
J. Alcock The Hill of Perfection 'la colline de la perfection), U97, in-4
Dirertorium sacerdolum, 1498, in-fol.
Gesta Alexandri Magni, in-8, sans date. C^est le poème de VAlexandris de Pbilippe Gautier.
Cbaucer, Taies ofCauntyrburge, in-fol. sans date (vers 1493). (Edition très-précieuse. Un exemplaire avec des feuillets refaits a la main 8*tsi adljogé si 60 1. st. 18 sh. vente Ueber.)
REL
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