ISH
RKCLAMESy liUerœ reelamantes ou eustodesy mot que Ton place dans la ligne de blanc
Ïui termine la dernière page d une feuille, e mot est le même que celui qui doit commencer la page suivante, ou la première ligne de la première page du cahier ou de la Quille qui vient après.
Les réclames furent inventées en Italie. Elles parurent pour la première fois dans le Tacite imprimé par Vindeliu de Spire, sans date (vers 14^70, in-folio).
Avant les réclames on avait inventé les registres, c'est-è-dire qu*à la fin du livre on mettait le premier mot de chaque cahier afin que le relieur quin*avait pour se guider ni chiffres, ni réclames, ni signatures, (fût connaître Tordre dans lequel les cahiers devaient être cousus.
Sweynheym et Pânnartz sont les premiers imprimeurs qui montrèrent enl&69 un Regislrum chartarum.
Malgré l'avantage des réclames et des cbilTres, bien desimpriineurs restèrent sans en faire usage. On n'en voit point, par exemple, dans i*édition originale à'Hésiode imprimée en 1^95 par Aide Manuce; les signatures sont en grec et en romain; à la fin Il y a le registre.
Vn bibliographe laborieux, Magni de MaroUes, après avoir inséré dans VEsprit des journaux^ mai 1782, des Recherches 9ur Vorigine des réclames et des signatures , les fit réimprimer à part en 1782 avecdes additions, mais il s*est trompé en croyant que le premier volume où il y ait eu des réclames est le Confessionale S, Antoniniy imprimé à Bologne en 1^72, in-^.
KELiURb). —L'importance loujourscroissante que présente la reliure dans l'histoire des livres, les prix extraordinaires auxquels Tengouement des amateurs porte les volumes couverts d'anciennes et splendides reliures, voilà sans doute des motifs suiQsauts pour faire excuser l'étendue que nous donnerons à cet article, dans lequel nous chercherons à réunir. des faits généralement peu connus.
On sait jcombien étaient lourdes et massives, maissouvenlsomptueuses, les reliures^ il V a quelques siècles.
Le moyeu A^e, couvrant de lames d*or les chAsses des saints, habillant de riches étoffes et d'éclatantes broderies les ministres des autels, ne pouvait laisser les Evangiles protégés par un simple cuir. Les réseaux d'or contournés en précieuses arabesques recouvrirent les ais de leur reliure; des ivoires finement sculptés s'incrustèrent au milieu; des pierres précieuses habilement assorties et disposées se placèrent en bordures; des plaques d'argent consolidèrent les coins; de solides fermoirs complétèrent l'œuvre du relieur gothique.* dont on trouve de si lourds
et de si riches spécimens à Thôlel Cluoy et à la bibliothèque Impériale.
Mais avec les découvertes du papier et de IMmprimerie, l'art de la reliure devait setendre et progresser. François 1** l'apporta d'Italie. Avec Benvenuto el le Primatice, il amena des relieurs, les mêmes peut-être qui ont gravé la Salamandre ou les chiffres <ie Diane de Poitiers sur des livres qu'on couvre aujourd'hui de pièces d*or. Celte apleD*> dide époque de la renaissance fit pour la re> liure ce qu'elle fit pour les Beaux-Arts et les Belles-Lettres; elle la débarrassa des lourds ornements et des oripeaux dont le moyen Age l'avait surchargée, d'étroits filets d'or finement imprimés couvrirent seuls le maroquin; de gracieuses et sobres arabesques virent leur ornementation se compléter par des armoiries artistement dessinées.
Sous Henri IV et Louis XIU Tart s'effaça; on prodigua l'ornementation , on revint au mauvais goût du moyen fige. Le règne de Louis XI V donna à la reliure cette correction sévère, majestueuse, un peu lourde, qui distingue le grand siècle. Les\Heur€sé» Louis XIV et du Grand Dauphin ont un caractère oui frappe et qui s'haraionise avec celui de leurs possesseurs.
Dibdin {Bibliomania^ p. 118, édition de 1842) donne quelques exeuiples de reliures en Angleterre, antérieurement à Tinveotiou de l'imprimerie.
Le fameux Textus sancti Cutberti écrit au VII' siècle el qui, après avoir appartenu à la cathédrale de Durham, est mainte nant conservé au Musée britannique (fonds Gotionien), fut décoré d'une couverture en argent doré et orné de pierres précieuses, grâce aux soins de Bilfritte, moine à Durham.
Un inventaire publié dans VArchœologia, t. XIII, p. 220, signala comme étant uans l'Armoire secrète des bijoux à la Tour de Londres, «c un Livre des Evangiles garni d'un ouvrage ancien d'argent doré avec une image du crucifix ; avec la Vierge etsaint Jean pesant ensemble cccxxii onces. >» — « Un livie d'or émaillé fermé avec un rubis, ayant de l'autre côté une croix en diamants et six autres diamants, et de lautre une Oeur de lis en diamants et quatre rubis avec un pendant de saphirs blancs et les armes d'An^^leterre. »
Parmi les comptes relatifs à Edouard III, on trouve qu'il à été payé à Pierre Baudujn 20 sh. pour avoir relié et doré un livre a^^ pelé Titus Livius; autant pour la ^t6/e hiiror<a/e;26 sh. pour le Gouvernement des rots et des princes ; 3sh. 4deniersseulenient |K)ur deux ilivres appelés l'un La Forteresse de foy, l'autre Le Livre de Joseph, qui paraissent avoir dû se contenter de reliures peu soui- ])tueuses.
REL
DE EIBLIOLOOIE.