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lit 12 ou ik sous ; une livre dix sous» en he dorée; deux livres en maroquin. Le J'un in-8, 20souSy reliure pleine; d'un ieux livres; d*un in-folio quatre, àut Dbserver qu'en 176^ la valeur de snt était h ()eu près triple de ce qu'elle iijouni'hui.
listoire de la reliure présente divers pies de singularités. Le père du célèbre s Foi se plaisaità faire habiller de peau nard les livres qu'il achetait. (Fox est n^ue anglaise, le nom du renard.) Bouille Qt relier en maroquin noir semé rmes d'argent son exemplaire de la re- 1 du troisième Voyage de Cook, voyage rompu par la fin tragique de ce célèbre ;ateur. Dibdin parle d'une HUêoire de rét'Noire, habillée, d'après l'ordre de ropriétaire, en maroquin couleur d'^ . Le propriétaire d'un exemplaire d'un ne fort rare relatif è Marie Stuart :
yre de la royne d'Ecosse^ 1587, fit cou- )e livre en maroquin noir» doublé de quin couleur de sang, us avons vu, à la vente de M. Bérard» tre (n* 492) une Oraison funèbre de Viemédée de Savoie, par deLingendes, 1637.
iscritdont la reliure en maroquin noir couverte de larmes et de têtes de mort apées.
Renouard {Cat. (Tu» amateur^ IV, 84) |ue un Salluste^ édition Âldine, 1521, tune reliure è compartiments dans le ede celle deGrolieret portant cette desur un des plats : Forluna nulli plus \ consilium valet. Cetexempl. fut adjugé B28 à Londres, à 6 iiv. sterling. 10 sh. [peut mettre dans la classe des livres eux des volumes reliés en vélin blanc
des ornements dessinés sur les couver- ;, lorsque ces dessins sont dus à d'ha-
arlistes.
Renouard possédait en ce genre un lie in-8; il lit exécuter par un habile nateur ( Moreau) deux paysages destiè dt^corer les couvertures extérieures
exemplaire de VHomme des champi elille.
Gaillard avait en sa bibliothèque un lie in-folio orné de la même manière.
1 llrouvons au Catalogue Morel-Vindé Lemplaire desNummi veteres de Combe, , et un du Book of common prayer^ , avec des peintures sur la couverture A tranche. Un amateur distingué, Ourches, avait dans son cabinet un Té^ (, édition de Baskerville, avec deux s sur les plats et un paysage sur la be.
Y a peu d'années, on a vu tîgurer à la ) Deveria un assez grand nombre de Des décorés de la sorte.
ornas Hollis, amateur zélé et imbu nions démocratiques, varia la monotoies fisures d'oiseaux, d'arbres et de 'es qu on appliquait routinièrement au les livres, en faisant graver une suite blêmes qui n'étaient pas nouveaux
que le temps a consacrés. Le bonnet
de la Liberté, le caducée de Mercure, la ba-
Î guette d'Esculape, le hibou de Minerve brilaient sur ses volumes, conformément à l'objet dont ils traitaient.
Vers la fin du siècle dernier un relieur anglais, Roger Payne, acquit une haute réputation. Malgré son désordre habituel, malgré ses habitudes d'intempérance et son défaut d'instruction, Payne fut longtemps regardé comme le maître dans son art. il avait l'habitude de dresser descomptes trèsdétailtés (et sans orthographe) des travaux qu'il avait faits, et ces notes sont curieuses omme indiquant minutieusement sa manière de travailler. Dibdin dans son Bibliographieal Decameron en a reproduit plusieurs ; et Edwards en a aussi inséré dans ses Mémoire or Libraries que nous citons souvent (voir L II, p. 974).
Pendant quelaue temps, Payne fut associé avec Richard Wier que le comte de Mac- Carthy avait fait venir è Toulouse et qui avait été occupé, durant plusieurs années, à réparer et à relier les livres rares et précieux que possédait ce bibliophile distingué. John Mackinlay, David Waiters et quelques autres relieurs' se firent aussi un nom dans les premières années de ce siècle. Des amateurs français, malgré les difficultés des communications, ne trouvant pas en France des ouvriers assez habiles, envoyaient leurs livres à Londres, et sur les Catalogues du temps, les mots mar. r. a. (maroquin, reliure anglaise) sont toujours l'indice d'une adjudication élevée.
Plus tard, parut Charles Lewis qui tint longtemps dans la capitale de la Grande- Bretagne le sceptre de la reliure et dont Dibdin a venté le goût, l'exécution élégante et simple. Il mourut en 1836 : c*estè lui que les plus ardents bibliophiles de Tépoqùe, loru Spenser, le duc de Devonshire, Grenville, Héber, etc , s'adressaient pour faire habiller leurs volumes de prédilection.
Le Musée britannique a adopté pour ses reliures des règles sagement combinées. La
i)ius grande partie de ses livres sont reliés I dos de maroquin; les plats sont recouverts d'étoffe de la meilleure qualité. Les livres d'histoire sontrevôtus de rou^e, les ouvrages de théologie de bleu; la poésie a revendiqué la couleur jaune; le vert a été attribué aux livres concernant l'histoire naturelle. Cette méthode facilite la classification, diminue et simplifie les instructions à donner aux employés subalternes et améliore l'aspect qu'offre la bibliothèque.
Les Dictionnaires et autres ouvrages que détériore en peu de temps un usage continuel sont solidement reliés en cuir de Russie en plein.
Les ouvrages rares et précieux sont reliés avec un certain luxe, tandis que les pamphlets ont une demi-reliure en basane; chacun d'eux étant relié à part, les administrateurs du Musée ne veulent point, et avec raison, quediverses productions étrangères les unes aux autres soient rassemblées sous une môme couverture. On leur a reproché de
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DICIIONNAIRE
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relier parfois ensemble deux ou trois volumes du même ouvrage, lien résulte sans doute une économie, maison se trouve aussi en face de volumes bien lourds et très-disgracieux.
Un écrivain judicieux, Hartley Coleridge, fait observer avec raison qu'il y a dans la reliure qu'on donne à un livre une certaine convenance dont l'homme de goût no se départit pas. Des pages que le temps a couvertes d'une teinte Jaunâtre, respectable témoignage d'anti(]uité, ne doivent pas être revêtues de maroquin; un vêtement de cuir de Russie, de couleur brune, est ce qui leur sied le mieux. Des conteurs gaies et claires seraient déplacées sur des ouvrages graves et sérieux (201).
Les notes manuscrites, les autographes, les vignettes des anciens propriétaires doivent être l'objet d*une conservation scrupuleuse.
Il est à propos, surtout pour les volumes anciens, d'imprimer la date sur le dos du volume.
Aujourd'hui les bibliophiles rappellent à la vie un art où la France a brillé, la reliure. C'est aujourd'hui un engouement universel pour les vieilles reliures. Un Maioli vaut son pesant d'or. Un Grolier est hors de prix. Quand l'amateur lyonnais faisait relier ses beaux Aides à l'imitation de l'Italie, et qu'audessus de gracieuses arabesques, il inscrivait en lettres d'or : Portio mea^ Domine, sit in terra viventium^ il ne se doutait guère comment l'avenir traduirait cette pieuse devise. Un volume de Grolier c'est un héritage resté debout au travers des siècles et qui ne craint ni l'impôt, ni la grêle. Cette bibliothèque qu'un simple trésorier de François 1" rassemblait pour lui et ses amis ferait aujourd'hui l'orgueil d'un roi.
Pour prouver que la belle condition des livres anciens en fait souvent le |)rix, le Manuel du libraire indique un fort bel exemplaire en 5 volumes de VUistoire ecclésiastique par Théodore de Bôze, 1580, 3 vol. in-8. Grâce à son ancienne reliure en maroquin bleu avec riches compartiments dorés, cet exemplaire fut adjugé 61 fr., en 1813, et 217 en 1840, tandis que des exenipiaires de condition ordinaire ne valent que 12 à 15 francs.
A la vente De Bure, en 185i, unexomfilaire de Vlmitation, Paris, 1690, in-8, maroquin
rouge, doublé, réglé, reliure de Du Seoil, a été adjugé à S(W fr. — V Introduction à la vie dévote par saint François de Sales, Paris^ 1651, in -8, exemplaire d*Anne d'Autriche, maroquin rouge, dentelé, réglé, 605 fr. — VExplication des maximes des Saints^ par Fénelon, Paris^ 1697, in-li, exemplaire de Jacques 11, 500fr. — Les Con^ fessions de saint Augustin, traduites es français, Paris ^ 1676, in-8, niar. rouge» filet, doublé de mar. rouge, dentelé, réglé, 360 fr. — Les Lettres de saint Augustin, Paru, 168b, 6 vol. in-8, mar. rouge» encadrements, réglé, 660 fr.
V Avertissement qui précède le tom. I" du Catalogue de M. Solar, (oublié il y a quelques jours, a le droit de dire que « aujourd'hui l'exagération des prix dépasse "toute croyance. N'avons-nous pas vu un Télémaque à la reliure de Longepierre acheté plus de 2,000 fr. par le plus illustre et le plus expert de nos bibliophiles? Les* Grolier se vendent de 3,000 à 4,000 fr.; les Maïoli atteignent et dépassent le prix de 2,000 fr. »
On a vu à la vente Libri en 1859 des reliures anciennes qui devaient un prix nouveau à ce qu'elles avaient été faites (tour des amateurs célèbres, se payer des sommes exorbitantes. Un petit volume imprimé en 1669, la Psyché de La Fontaine, a été adjugée à 30 I. st. (762 fr. 50) ; il avait appartenu au. comte d'Hoym. Un autre ouvrage sortant de la bibliothèque du même amateur, le Cicéron £lzevir en 10 vol. in-12, a atteint 61 1. sler. (1,525 fr.), tandis que les OEuvres d'uD savant antiquaire, H. Goitzius, en 5 volume:» in-fol. ayant appartenu au môme comte d'Hoym, se donnaieiX pour 11 liv. slerl. 10 sh. Les amateurs ne veulent pas se charger d'in-folio, mais ils raffolent des petits formats, et un Stace de loW in-16, provenant de la collection en question, obtenait 7 livres sterling.
Un traité d'Aristote,grec et latin, imprimé par Vascosan, 1550, in-fol. aux armes d'Henri 11, se payait 60 livr. sterl. (l.SOOfr.l; il est vrai que l'exemplaire était en grand )8mer. — Trois volumes ayant fait partie de a bibliothèque de Diane de Poitiers se sont élevés à des prix remarquables. Un d'eux, renfermant divers ouvrages de saint Basile, Venise, J535, est arrivé à 85 1. st. (2,125 fr.j; le Traité de saint Epiphane contre les hérésies, fiàle, 15V4, in-fol. , 80 1. st. (2,000 fr.).
(201) C'est ce que faisait remarquer, dans un rapport sur TExposition universelle de 185i, M. A.-F. Didol dont nous ne saurions mieux faire que de lt'ans( rire les paroles :
f Depuis quelque temps, mais pour les cartonnages seulement, on a adopté des ornements se rapportant par le dessin au sujet traité dans le livre qu'ils recouvrent. Il est désirable que les relieurs, sortant de leurs habitudes routinières, cherchent désormais à donner à leurs reliures un caractère plus particulier. Principe général : le choix des couleurs plus ou moins sombres, plus ou moins claires doit toujours être approprie à la nature des sujets traités dans les livret», l^ourquoi ne i csene-
rait-on pas le rouge pour la guerre et le bleu pour ta marine, ainsi que le faisait rantiquité pour lo« poèmes d*Hon)ère dont les rapsodes vêtus en pourpre chantaient 17/ta(i6, et ceux vêtus vn bleu chantaient VOdyssée ? Je me rappelle avoir eu un magnilique exemplaire de VHomère de Bames; le volume de VJiiade était relié en maroquin rouée, tandis que VOdyssée était en niaro((uin bfeu. On pourrait aussi consacrer le violet aux œuvres des grands dignitaires de TEglise, le noir à celles des philosophes, le rose aux poésies légères, etc. Ce système offrirait dans une vaste bibliothèque Tavantage d'aider les recherches en frappant les ic\A tout d*abord. >
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DE BIBLIOLOGIE.
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Une Iliade en grec, Parii^ 1554» in-8, D*a pas dépassé 37 liv. sierl. (925 fr.).
Des amateurs ont entrepris de former des collections d'anciennes reliures; il faut nommer parmi les vivants : M. J.-Ch. Brunet, l'auteur du JUunuel du libraire ^ M. Solar (202), M. Arthur Dinaux ; et parmi les morts M. Cigongne et surtout M. Motteley, qui a légué à I Etat la réunion qu'il avait créée et qui, iointe à une précieuse série d'éditions eizéviriennes, à des manuscrits, à des livres rares, fait partie des musées dti Louvre.
Les arts du dessin ont plusieurs fois reproduit des reliures d'une beauté remarquable; le Bibliographical Decameron de l>ibdin a donné, entre autres objets de ce
Î^enre, l'image d'une reliure de Grolier; à a suite de quelques exemplaires du Catalogue Libri (1859) on trouve des photographies de plusieurs des somptueuses reliures qui Gguraient dans cette collection.
Le Bulletin du bibliophile offre, dans le même genre, quelques illusirations intéressantes.
Nous citerons comme se trouvant dans la sixième série (1842)^ p. 78 :
N. 5. Une reliure italienne du xvi^ siècle.
N. -i. Un très-beau Claudien, à la reliure de Grolier qui se trouve dans le cabiuel de M. le comte Foy.
M. 6. Autre reliure du xyi« siècle à la fois sévère et élégante.
On trouve dans la même série (1852) è la fin des volumes d'autres fac-similé de
N. f. Volume ayant appartenu à François l" et qui parait provenir de la bibliolhè(|ue que ce monarque avait fondée à Fontainebleau ; un corn parliaient fleurdelisé est rempli par Técu royal et U Salamandre couronnée.
Le cahier de mai et juin 1853 (11* série) est accompagné du fac-similé de divers volumes précieux qui étaient alors en la possession du libraire Techener :
Breviarium, Lyon, 1546, genre Grolier.
Cieeronis Episiolas^ 1500, in 16, niônie genre.
Vlnternelle Comolacion, Paris, i5r>9, in -8 (reliure curieuse; sur les plats on lit d'un côté, lei contolatiom ont resjouy mon àme, et de l'autre, et elle espère en loy) .
Quinlu$ Calaber, Lyon, 1542, in-8 (avec Tempreinte d'Apollon guidant un chiir vers un rocher au sommet duquel se tient Pégase).
Summa iotius iacrœ Scripturœ^ Paris, 1542, in-8 (belle reliure à compartiments).
Le cahier suivant, juillet et août, renfermait des fac-similé d*un Aristoie^ 1534, in-fol., ayant appartenu à Maïoli; d'un Quinle-Curce, Mde^ 1520, in-8, ayant appartenu à François i" (les armoiries, la lettre F, et renseigne de la Salamandre se trouvent sur les plats du volume); d'un firgile^ 1527, in-8, à la reliure de Grolier (sur les plats, Divinus Maro).
(202) Le Catalogue de la bibliothèque de M. Solar dont le premier volume vient de paraître, ne renferme, sur 2536 articles, presque aucnn ouvrage qui ne soit relié en maroquin ; on y remarque plusieurs volumes à la reliure de Grolier, un nombre cousi-
Quelques citations empruntées k des volumes que tout le monde n'a pas sous la main ne seront point déplacées ici, nous en avons l'espoir; nous puiserons d'abord dans un article de l'académicien Charles ^OiWer^ De lareliure en France au xi\* iiècU^ joint au Bulletin du bibliophile^ 183^ :
a Quand la reliures'empara des merveilles typographiques de Tâge d'invention, quiconque était lettré voulut avoir une bibtio-*thèque, el la classe vraiment lettrée était alors infiniment plus nombreuse qu'au-
{ourd'hui. 11 y eut donc alors autant de bîiliolbëques que de gens lettrés. Par un singulier bonheur qui a presque toujours manqué aux générations suivantes, les rois et les grands protégèrent l'art naissant qui embellissait les chefs-d'œuvre. Les libéralités d'Henri il, d^Henri 111, de Diane de Poitiers, du trésorier Grolier, du président deThou,de d'Urfé, firent éclore des prodiges. La reliure, inspirée du génie de la Renaissance, broda sur le maroquin des arabesques merveilleux qui font envie aux riches fresques de l'Italie, et ce qui fuirait étrange, c'est que le nom dfîs ingénieux artistes qui exécutaient ces beaux ouvrages ne nous est point parvenu.
a Quand les capacités intellectuelles passaient encore pour quelque chose, il n'y avait si riche traitant qui ne se sentit l'envie de se frotter d'un peu d'esprit pour justifier sa fortune. Tout ce monde-là faisait
relierdeslivres, sauf à ne les lire jamais
Aujourd'hui les richesqui savent lireaiment mieux emprunter les livres et ne les pas rendre que les acheter; il n'est donc pas étonnant que l'art de la reliure soit décha tout naturellement de son ancienne splendeur Enfin apparut Thouvenin, et l'expression un peu fantastique dont je me sers ne dit rien de trof), car c'est de l'histoire industrielle que j'écris, et elle a peut-être autant de droits que telle autre à usurper les figures de la rhétorique. Il n'est pas ici
3uestion des temps où, emporté par le goût es innovations à la mode, il raffina sur les dentelles baroques de la reliure Impériale^ ou inventa ces empreintes plus maussades encore, qui réduisirent la main-d'œuvre du doreur de livras à l'ignoble artifice du fer à gautfrer, mais de ces deux ou trois années de perfection presque achevée qui le consumèrent, et pendant lesquelles il s'est reporté avec un habite courage aux beaux jours de Derome, de Padeloup, de Deseuille, d'£nguerrand , de Boyet, de Gascon, pour les. surpasser en les imiiant. Les noms que je viens de citer sont ceux des maîtres de cet art qui a cela de particulier qu'il n'a pas produit jusqu'à nous plus de trois excellents ouvriers par siècle. »
Le comte de La Hoirie, dans son important travail sur VApplication des arts à Nndus-
dérable de livres aux armes du président de Thon (divisés pour la première fois en quatre catégories), el de très-beaux volumes achetés fort cher à la venta Libri.