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DK BlBIiOLOGIE.
TKM
ous voulions inscrire ici les divers lizarresquenousavons rencontrés, nous irions men des pages» et ce serait un 1 superflu; contentons-nous de riter lies exemples.
tu : auvragg précédé ifune belle paire «T^pl- Hcatoiret^ améde deux moU grecs et de cinq ' à Graphomanie, 1755.
fou ever ut eueh damned siiijf... (Avra-vous TU uoe aussi pitoyable rapsodie : Où ? Tant ; hisloîre sans queue ni tète, sans esprit , ni , Lf»ndres, 1760, in-8.
célèbre romancier allemand, Jean-Paul )r, s'est plu à donner des titres bizarres iques-uns de ses romans:
zementê biographigneg trouvée ioue le crâne éante, Hambourg, 1796; — Prùcèê proenian- 784 ; — Heeperus ou Quaranle^cinq juun de lu ux cMeui, I7d5; — Vie de Quintuê Fixleiu ; quelques tiroirs uvec une portion congrue et is tablettes de jus, 1796.
iraéli, dans sesCuriosities of Uierature^ le bon nombre d'ouvrages écrits par des lins britanniques et ayantdes titres bi- ;; nous en traduirons quelques-uns: il un volume intitulé la Banque delafoi^ tutre a pour titre : Pour six pinces d'eS' Utfin. Un auteur en 1651 trouva fort ux d*écrire sur le frontispice de son li- Quelques beaux biscuits cuits au four Charité conservés soigneusement pour lulets de TE^Iise, les hirondelles de it et les moineaux du Salut. » — Les filles de Job sont un traité sur la pa- (, |p courage et la souffrance, 'a des exemples de titres imaginaires, lèbre Turgot, lorsqu'il était intendant loges, s*amusa à faire peindre des titres liers sur le dos des volumes simulés arnissaient un panneau destinée marine porte secrète donnant dans son cade travail. Ce panneau Ggure actuelle* dans la bibliothèque administrative de Ifecturey-et M Eusèbe Castaigne, biblioire è Angouléme, s'en étant procuré une fidèle , a donné une reproduction B de ces titres en les accompagnant de explicatives eten qualifiant avec raison it de Bibliothèque délivres introuvables, y. le Bulletin du bibliophile.iSSS, p. 222. en mentionnerons ici quelques-uns.
mmaire de la langue limomine.
Ué du droit de conquête^ ouvrage posthume de
icbe.
'\eesdu gouvememeni turc, dédiées au Kislar-aga,
iDguet.
i^ed^Desuppliciorum ingeniosa diversitate dis-
aie fondée sur la force^ par Linguet (206).
\x de friponneries les plus ingénieuses publiées
eur des dupes.
icgie de t esclavage des nègres,
ps complet des Découvertes de 31 sodéUs d^a-
\ure,
rit des discours prononcés à V Académie fran-
iepuis son établissement,
^ME. — Ilot souvent confbndu avec vo-
lume. M. F. Morand a signalé dans le Buttetin dubiblioDkiUf 1858, p. 87<^, une bizarrerie regrettable introduite dans IfS formules de la typographie française « bizarrerie qui» sans être d'origine récente, s'est grandement propagée depuis un siècle environ.
Les mots tome^ vol%tme^ servent à désigner les sections d'un ouvrage imprimé qui forment matériellement un corps è part. Ce sont des mots synonymes désignant un même objet en matière d'imprimerie. On peut employer indifféremment volume au lieu de tome, tome au lieu de volume; soit par l'un, soit par l'autre de ces mots, on désignera toujours la même chose, typographiquement parlant, c'est-à-dire l'une des [>arties d'un ouvrage disposée pour être distincte en sa forme et séparée des autres parties.
Ne nous occupons pas des modifications que la reliure peut apporter à l'individualité du tome ou du volume constitué par l'impression. Si on relie un tome en plusieurs volumes, peu importe; celte circons-. tance ne change rien à la division* telle que le typographe l'avait arrêtée et formulée.
Les imprimeurs font très-fréquemment confusion de ces deux mots dans la manière dont ils les emploient au commencement et k la fin de leurs livres. Ce qu'ils appellent un tème sur le titre devient souvent un volume à la dernière page. L'Académie française en a usé ainsi : les titres de son Vie iionnaire portent tome 7, tome 11^ et le tome I*' se termine par fin du volume.
Des singularités de ce genre se retrouvent dans les publications des autres classes de l'Institut.
Les imprimeurs les plus renommés présentent la même circonstance.
En 1819„ P. Didot imprime les 0£uvr«f de Ducis en trois volumes. On lit sur les titres : tome I , tome 11^ tome III ; vient ensuite à la fin de chaque tome la Table des pièces contenues dans ce volume et Ton termine cette table par ces mots:f*m du tome.
Le Voyage du jeune Anacharsis sort , en 1822 , des mêmes presses avec le mot tome sur les titres; /In du tome h la dernière page du texte. Table des matières contenues dans ce volume^ et Ftfi de la table du volume. Tout cela 80 termine par une Table générale des matières au Vil* tome, sous laquelle on met ce Nota : « Le chiffre romain désigne le tome^ le chiffre arabe la page du volume, s
Les (ouvres de Platon, traduites oar M. Cousin, ont eu trois imprimeurs, de 1822 à 18i0, et elles offrent l'exemple d'une confusion semblable. Le dernier tolume porte sur le titre et à la fin le mot tome; on lit sur le second volume tome JJy Fin du deuxième volume: — Table des matières con* tenues dans le tome II.
On pourrait rappeler bien des fautes de ce genre, mais on doit convenir, en revanche, aii'il existe beaucoup d'ouvrages français ou l'uniformité du langage et du bon
l) Tursot en voulait beaucoup k Linguet, avocat et publiciste (luort sur Ttîtliafaud révolatiou- , avec lequel il avait eu dos démêlés assez vif».
SOC
Ulino. Toutefois, comme l*a montré la Sema- Saittander, dans un Mémoire surrorigine et Vuioge des sianalnres et des chiffres dans l'art typographique^ dès l*an H72, Roelhof avait iitiprimé le Prœeeptorium divine legis de Jean Nyder où Ton trouve des signatures depuis a jusqu'à m m iiij.
SOCIETES DE BIBLIOPHILES. — Il s'agit ici d'institutions qui ne remontent pas encore à un demi-siècle et qui doivent leur naissance à des réunions de bibliophiles associés pour faire paraître des ouvrages rares^ Nées en An^leierre, elles ont acquis dans ce pays un développement remarquable, et elles se sont ensuite répandues sur le coniinent. Il est permis d'espérer que leur r^rrière deviendra de plus en plus brillante et fructueuse.
Le Roxhurghe-Club est la plus ancienne de ces sociétés; chaque année, ses membres célèbrent le 17 juillet, dans un banquet, l'anniversaire de la vente de l'exemplaire du Decameron de Boccace, imf)rimé par Valdapferen H71, et qui, ainsi que nous avons déjà eu l'occasion de le dire, fut en 1812, à la vente des livres du duc de Roxburghe, adjugé, moyennant la somme énorme de 52,000 I. st., au marquis de Blandford, lequel avait pour concurrent lord Spenser.
On ne comprend pas en Angleterre un banquet sans des toasts nombreux et réglés avec dOin. Dix toasts sont donc portes à chacun des dîners du Uoxburghe Club :
1* à la cause de la bibliomanie dans le monde entier; 2* è l'immortelle mémoire de Christoj)he Valdapfer; 3** è William Caxton, premior impriintur en Angleterre; 4* à Wynkin de Worde (ancien imprimeur anglais ainsi que les trois suivants); S*" à Kirhard Pynson ; 6* à Julien Noiary; 7' à William Fawkes; 8' à la famille des Manuces; 9* à celle des Eslienne; 10" à John, duc deBoxburghe.
L'association est limitée à trente membres. Chacun doit fournir tour è tour la réimpression d'un livre devenu très-rare et lire à trente exempl. seulement.
De 1814 à 184^, il a été imprimé cinquante-quatre ouvrages différents. On en trouve rénuméralion dans le Manuel du libraire^ t. V, p. 843. Nous ne la reproduirons pas, mais nous y ajouterons deux articles mis au jour depuis qu'elle a paru :
Vox popuii, vox Dei, (C'est Texpression de plaintes contre l'élévaiioii des taxes, 1845.)
Ilisiorical papers. Papiers historiques concernant les régnes d'Elisabeth et de Ctiarics I", l8i().
Nous indiquerons deux de ces publications qui sont en langue française :
La Contenance de la table, i&l^.
Le Livre du Faulcon, 1817.
Deux autres écrits ont de l'intérêt pour l'histoire de France; l'un est en italien : La Rotta de Franciosi a Terroana novamenle facla^ 1825 ; un poëme composé en français sur le Prince noir et imprimé en 18^2, avec une traduction et des notes.
Dans l'origine les publications du Roxburghe-Club n'étaient que des opuscules de
DICTIONNAIRS SOC 1»
fort peu d*éfendue; plus tard on mitaa jovr quelques gros volunoes offrant des prottuctiens littérairesde TAnglelerre et du moyen âge, et un certain nombre d*exemp1airesfiit livré au public, mais il y eut toujours (loor les exemplaires des membres du club quelques particularités spéciales, quelques gravures dont les étrangers restaient privés.
La collection des publications du Club est extrêmement rare, et ne se montre qoe lorsqu'un des membres vient à décéder: on a vu payer en vente publique pour 39 lolomes 112 liv. sterl., et k2 articles sont montés è 120 liv. sterL
Signalons quelques autres sociétés qm ont pris pour modèle le Roxburghe-Clob et dont les publications sont à peu près inconnues hors de TAngleterre.
Le Bannalyne-Club 9 fonde en IffîS, fur des Ecossais, s*esl fait remarquer par son activité; il publiait des ouvrages relatifs! Thistoire et à l'ancienne littérature de l'Ecosse; et de 1823 à 1846, il a misaujoar un grand nombre d'opuscules intéressiots pour ce pa.vs.
Ne se bornant pas à des ouvrages tirés i très-petit nombre et nécessairement ignorés du gros du public, ce Club a fait imprimer quelquefois à 50, ou à 100 exemplair», })arfoisen plus grande quantité, des livns qui étaient livrés au commerce. Le Aoiiiftyne Miscellany^ recueil de pièces retatiies h TËcosse, a été imprimé è 140 exem|)l. ( Voy. le Manuel du libraire , 1860, t. I. col. 641.)
Voici les titres de quelques-unes des publications de ce Club en langue française :
Discours particulîer d^Euoste escrit par le cmmandement de la Roy ne douairière et régente en 155λ, 182i, in-4.
Récit de l'eipédiUon en Ecosse, Carg 1546, 1925, in-4.
Les affaires du comte de Rodtvel, fan 1568; Edimburgh, i829, iii-4.
Le Roman de la Manekine , par Philippe àe Reixines, trouvère du xn* siècle , publié par Frvtcisquc Michel, Paris, i8t0, in-i.
liorn et Rimenhild: Recueil de ce qui reste d«s poèmes relatifs à leurs aventures publié par Francisque-Michel, Paris, 1845, iii-i.
Correspondance diplomatique^ de B. de Saligoac de la Mothe Fénelon, ambassadeur de France en Angleterre de 156dà 1575, Paris, 18S8-40. 7 vol. in- 8.
Pendant que le Bannatyne C/wô-travailIait h Edimbourg, une autre société seuïblable s'était organisée à Glascow; le Maittand- Club déployait non moins d'activité.
De 1829 à 18*6, il a mis au jour trente-<ieui ouvrages différents. Nous y avons remarque VJIistoire de la guerre d'Ecosse pendant les campagnes de 15W et 1549, par Jean de Beaugue, 1830, in-fc.
Une autre association fornaée è Londres en 1838, la Camden-Society, se pro^K)sa de mettre au jour des écriti> relatifs à Thistoire d'Angleterre; elle prit le nom de John CaU'bden, laborieux archéologue qui vîvail a Tépoque de la reine Elisabeth. Elle u
soc
DE BIBLiOLO(;iE.
SOC
IKiint entrer dans le SArstème de ne mprimer qu*è un nombre eitrémeeslreint; elle Mvra an commerce des liions nécessairement tirées à un jetit nombre (car elles ne s'adressent un public fort étendu}, mais cepenssez abondantes pour que tout trair sérieux puisse les consulter facile- L.es PoliiicalSongM ofEngtandy éditées
Thomas Wright , le Diary (ou Jourlu visionnaire John Dee, et bien )8 volumes offrent un intérêt réel; 8 h 1859« la CamdtnrSociety a mis au ï volumes.
^ercy-Society . prenant le nom d*an
du siècle dernier qui s'était occupé chercher les (loésies populaires»
iUades du vieux temps» a publié, 0àl8fc7, 22 volumes; tous sont relatifs Binciennes productions poétiques.
ttkluyt'Society s'est mise sous le paie de la mémoire de T. Hakiuyt qui
au commencement du xvii* siècle cueil de voyages; elle a commencé A à tirer de l'oubli des voyages inéu devenus introuvables, des docu*
relatifs aux sciences géographiques, les Annales dts Voyage$f octobre 1852.) bboisford''Clubf qui s'était couvert de lommée du cbiteau d'Abbotsford, nce de Walter-Scott, a fait paraître 0 à 18U> dix-sept ouvrages concer- 'histoire et la littérature d'K( osse ; le au Manuelen donne la liste (t. 1**, col. 7); me anglo-normand de Fregus, publié . Francisque- Michel, le poème de e Warwich, sont des volumes impor- [K>ur Téiude et la littérature du moyen
Shakespeare-Society^ aujourd*hui dis- . s'élaii donné pour mission de recherde publier tout ce qui était de nature r quelque jour sur la vie, sur les îs de rillustre auteur dramatique dont ieierre est è bon droit si orgueilleuse, omédies de l'époque d'Elisabeth ou ix]ues 1*% des livrets populaires, au- 'bui introuvables, où Suakespeare a iser quelques traits, forment surtout éimpressions dont il n'est venu en e que bien peu d'exempl. M. A. Bertin liait 8 de ces volumes (Voir son Cata- , n. 1075- 1082).
Société Musical-Antiquarians a été en 18^0« dans le but de mettre au jour ennes compositions music^ilesinédltea venues très-peu communes.
Société Granger fondée vers la même le dirige ses efforts vers la publical'anciens portraits d'après des tableaux ntiques ou des gravures d'une rareté ne. Elle doit son nom à James tiranli publia en 1769, en (►vol. ui^k^ une 'graphie de personnages anglais céiè- )n tout genre adaptée à un catalogue Klique de portraits. »
'nglisk historical Society ^ fondée il y a )u plus de vingt ans, s'attache è des rations de longue haleine; on doit à
DlCTlONN. DE BiBUOLOfSIE.
ses efforts le Codex diplomaticus ctvi saxonift, publié par Kemble« 1839-48, 6 vol. in-8 contenant plus de 1«900 documents.
La Chetam-Society^ s'occupent de rJiistoire locale des comtés de Lancastre et de Chester, a mis au jour de idkk è 1854 quarantequatre ouvrages in-4.*
Une autre société prenant le nom d*nn naturaliste distingué, J. Ray, a fait paraître, de 18U k 1856, 27 volumes (18 in-8, et 9 in-folio), relatifs à la zoologie et à la botanique; la plupart sont accompagnés de Îlanches d*une Délie exécution. La Svdenr am'Soeitiy remet en lumière Quelques ouvrages de médecine restés Inédits ou devenus fort rares.
Passons à ce qui regarde la France.
La Société desoiàliophiles français y fondée en 1820, a publié sous le titre de Mélanges sept volumes d'opuscules divers, de pièces inédites ; le Jfcmue/ du libraire^ III, 341, en donne une liste détaillée, et il signale aussi quelques réimpressions isolées; depuis, un nouveau volume de Mélasses a vu le jour en 1840 ; et en 1844 la Société fit paraître un précieux volume sur les anciennes cartes à jouer (5 fts et 22 pages de texte; 100 planches). Sept volumes des Mémoires in-8 so sont pavés de 300 è 385 fr. aux ventes Cosie, Saint-Maurisi Walckenaër, etc.
Des sociétés analogues se sont créées dans quelques villes de province.
En 1859, la Société des bibliophiles de Touraine s'est constituée dans le but de publier des ouvra)j;es inédits ou rares offrant un intérêt historique ou littéraire relatifs à la province que nous venons de nommer. Cette association compte ving-cinq membres titulaires et des adhérents. Elle est régie par un comité de publication formé de dix menU)res et nommé pour cinq ans. — Ton» les membres s'engagent è prendre un exem-
Slaire des ouvrages de la Société au prix xé par le comité d'après l'étendue de cba- 3ue volume, lis ont droit à un exemplaire e choix, et ils peuvent proposer la publication de livres préparés par leurs soins |)Our l'impression. — Aucun ouvrage n'est mis sous presse sans l'autorisation du comité de publication. Chaque volume porte le fleuron de la Société et le nom de l'auteur.
A Lyon, à Heims, et dans quelques autres cités, des publications du même genre ont eu lieu.
La société des bibliophiles flamands fut fondée à Gand en 1830 dans le but de faire connaître les documents les plus précieux pour l'histoire nationale et pour celle de la bibliographie flamande. D'abord fixé à 28, le nombre des membres fut, en 1845, porté à 86. Les publications de la société furent fixées à un tirage de 38 exemplaires sur papier pur de Hollande, format grand, in-8, numérotés è la presse, estam-
tiillés du sceau de la société, signés par e président et par le secrétaire. Cent exemplaires sur papier vélin furent destinés au commerce.
Une notice de M. Kervyn deVolkaershckc
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