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(Gand, 1853« grand in-8, 32 pages), fait connaître les ouvrages mis au jour jusqu'à cette époque. La première série se compose de six volumes tirés en langue flamande; on y remarque une Chronique de la Flandre, en 2 volumes, allant de Tan 580 h Tan 1^57» et une Vie de saint Àmand^ en vers, com- ))Osée au xiv' siècle, également en deux volumes.
La seconde série comprend quinze ouvrages divers, quelques-uns d*une assez grande étendue; on remarquera <une collection de poésies politiques du XVI* siècle, une vieille traduction des Distiques moraux de Caton, le Mémorial (Memorieboek) de la ville de Gand de 1301 à 1737, etc.
Indépendamment de ces publications, quelques memlires de la Société des bibliophiles flamands se sont plu à faire imprimer è 38 eieniplaires seulement, 1» un peiit poëme (toujours en langue flamande) sur Saladin, d'après une édition publiée en 1^80 par de Kcyser, à Âudenarde, et dont on ne connaît que deux eiemplaires; â* une Histoire de la patience de Griselidis^ d'après une nouvelle de Pétrarque (Pédilion de Deventer par Jacques van Breda au XV' siècle, n*est également coiinue aue d*après deux exemplaires, appartenant, lun à la bibliothèque de Harlem, Taulre è M. J. Vergauwen, è Gand) ; 3** la Relation de Ventrée triomphante de Philippe^ fils de CharleS'Quintf à Gand^ en 154Ô (il parait qu'il ne subsiste de l'édition primiûve, publiée à Gand chez Manilius, qu'un seul exemplaire qui est également dans le cabinet de M. Vergauwen); &° la Relation de Centrée du prince d'Orange à Gand^ en 1577, opuscule très-rare quoiau'il y en ait déjà trois éditions qui ont été comfiarées enire elles pour donner le jour à la quatrième, la plus ample de toutes.
N'oublions pas la Société des bibliophiles de Mons; établie en 1835, elle a publié, jusqu'en 1854-, seize ouvrages formant 22 volumes in-8 qui ne sont tirés qu'à 100 exemplaires destinés au commerce. La première de ces publications est le Gouvernement du pays d' Haynaut depuis 4e trépas de l'archi^ duc Albert, 1621; \h seconde ofl're le recueil des Rimes et refrains tournésiens^ pièces couronnées par le jury deschoie de rhétorique de Tournay (1M7-1W>1). La plupart des autres publications se ra[«portent a Thistoire locale ; il y a aussi quelques ouvra|;es littéraires, tels que YÀlbum et les Otuvres poétiques de marguerite d'Àu* triche et la ft^ton de Tondalus,
La Société littéraire de Stuttgart s^est pro)>osé un autre plan ; elle a fait tirer è un assez granil nombre les publications qu'elle a mises au jour, et qui concernent, pour la plupart, la littérature de l'Allemagne au nyoyen flge; nous ne les indiquerons pas, et nous nous bornerons è signaler trois ouvrages d'un intérêt plus général.
Le Roman d'Alexandre par Lambert li Cors ti Alexandre de Bcrnay, publié d'après
les manuscrits de la bibliothèque RotiIi de Paris |)ar H. Michelant, Stuligarl, ilAi
Ce poëme, un des produits les plus t»> rieux de la littérature française du moiei âge« contient 18,000 vers; on y trouTede associations de rimes qui oal jusqu'à 7B, 80 et môme ilO répéii4ions. Le texte éuiili avec grand soin, d'après la comparaison de divers manuscrits, est précédé d'une ioiro' duction de XXIV p. et accooipagnéd'uDafUt glossaire
Cancionero général^ 3 voL, 18^52. Ce n^ cueil d'anciennes poésies portugaises, foroé par Garcia de Resende, est d'un grand prii il n'existe que très peu d'exemplaires de rédition originale, Lisbonne^ 1516, io-folio, et il parait qu'il n'y a que deux eiemplaires complets.
Carmina BuranUf 18^7. Reproduction (foa recueil de pièces de vers en latio et en allemand, écrit au xW siècle et cooserré à la bibliothèque de Munich. Les poésies allemandes avaient été insérées dansdivers^ collections; quelques-unrs des pièœs latines avaient été compri>es par M. £d^ le>tand du Méril, dans ses Poésies fofS' laires latines antérieures au xii* siècle.
SOKG (Antoinb). — Typographe allemand, h Augsbourg, vers la un du xv* siède; il travailla avec activité de 1475 à 1U6. Le premier ouvra,;e qu'il ait mis au jour est la Johannis Galtensis Siâmma colUîàh num; le dernier est un traité de Henri de Saxe. Nous citerons quelques-unes des principales productions de cet imprimeur:
£sope, en allemand, ii83. (l** édition daiêede cette traduction. Elle est accompagnée de fignm sur bols, et elle est extrêmement rare )
AmbroM (S.) Explanutiones Evaugetii S. Lue, 14 70, in-folio.
Bible (en allemand), U77, in foL, et 1480.
Bonavenlutae (S.)» Spéculum B. Mariœ fÎTéek, 447G,in-fol. ^^
Nyder (J.), Prœceploriumditiiue legis^ U75, m4al
Un volume en allemand sur le concile de Constance, IMd, in-ioL, est remarquable; on y trouve 1,200 blasons environ grarés sur bois; c'est le plus ancien armoriai qui ait été publié, et comme tous les personnages marquants de l'Europe étaient réunis à cette assemblée, cette publication offrauo intérêt considérable.
Sorg imprima divers livres de dpoit en allemand et paraît avoir été un éditeur intelligent et soigneux. Les divers caractères doni il Gt usage sont au nombre de quatre.
SOUSCRIPTION. — Les anciens imprimeurs mettaient quelquefois des vers avec ou sans leurs noms à Ja lin des livres qu ils donnaient au public. Rn voici deux qui se trouvent à la un des Décrets de fiâle et de Bourges, sous le titre ôf: Pragmatique sounon, avec un commentaire de CômeGuinier, licencié-ès-droits» publiés par André Bocard, à Paris, 1507 :
Siei liber hic, donee flactat formica mariaos Ebibat et totum testudo peranibalel orbeai.
Quelquefois dans ces vers les noms des correcleurs se lisent avec ceux de Timpri*
STB
DE HIBLIOLOGIE.