Antnologiagrœca, 1498. Exemplaire des
Elus précieux sur vélin d'une finesse et d'une lancheur parfaite; mais il a souffert, au commencement et surtout k la fin, des ravages d'un ver.
16. Ciceronii opéra, Milan, 1498, h vol. Très-bel exemplaire ; malheureusement il y manque la dédicace de l'imprimeur Minutianus.
17. Marsilius Ficinui, in Dionyêium Areopagitam, Florence, sans date, in-fol.Bel exemplaire sur vélin, mais le petit caractère gothique qui a servi à l'impression est trop empâté d'encre.
Nous observerons que les numéros 1, 2, 7, 8, 9, 10, 11, 12 et 16 de la liste ci^dessus, faisaient partie de la bibliothèque particulière du Pape Pie VI. Ce pontife avait un goût très-prononcé pour les livres rares et
DicnoNsr. de Bibliologie.
précieux. Ceux que possède la bibliothèque Sainte-Geneviève furent achetés à Rome, par un agent de l'administration française, lors des malheurs que subit cette Ville au commencement de ce siècle.
La bibliothèaue de Sainte-Geneviève possède plusieurs éditions aldines sur vélin, de la plus grande rareté, et elle a le bonheur d'en avoir des exemplaires d'une condition parfaite et d'une beauté remarquable. On distingue :
Homère en grec, sans date (vers 1504) ; le vélin est fin, blanc, bien conservé, et l'exemplaire, acheté à la vente de la bibliothèque Salviati, ne le cède peut-être pas à celui de la bibliothèque Impériale. Les deux volumes sont de reliure différente; VOdyssée est en maroquin rouge doré sur tranche.
Ciceronis Oratione$, 1519, 3 vol. in-8. «Assurément, s'écrie Dibdin. cet exemplaire est Je nec plus ultra des vélins d'Aide. Pour les dimensions, la condition, la couleur, aucun autre ne le surpasse, et, en vérité, il règne sur les verso et les recto de chaque volume un ton de couleur si doux,simoelleux,sipur9 que le plus habile connaisseur comme le plus exigeant amateur, ne peuvent retenir leur admiration en feuilletant ces volumes; Ils sont reliés en maroquin rouge, aux armes d'un cardinal. »
L'écrivain anglais que nous prenons pour guide mentionne trois autres ouvrages précieux, appartenant à la bibliothèque Sainte- Geneviève :
Missale Mozarabicum, 1500, in-folio, bel exemplaire pour ses dimensions et sa couleur, mais par malheur, fortement piqué des vers au commencement, quoiqu'un peu moins à la fin.
Vitruve, imprimé par les Juntes, 1513, in-S^ délicieux exemplaire sur un vélin blanc, pur et moelleux. Un ver cruel l'a percé jusqu'au folio 76.
Tewrdannck, Nuremberg, 1507, in-folio.
Bel exemplaire sur un vélin épais, mais doux et blanc, de cet ouvrage, en l'honneur de l'empereur Maximilien. Très -heureusement, les planches ne sont pas coloriées, et la tablo s'y trouve bien complète.
Louvre. — La bibliothèaue du Louvre est peut-être la plus considérable, la plus digne d'attention qui soit à Paris, après celle que nous venons de nommer.
On sait que, provenant de divers dépAts, elle fut créée et mise en ordre par M. Barbier, l'auteur du Dictionnaire des Anonymes. Il fut mis à la retraite en 1822 et remplacé par M. Valéry, auteur de divers ouvrages relatifs à l'Italie ; après 1830, la charge de conservateur-administrateur des bibliothèques de la couronne fut donnée à un académicien, M. de Jouy. Enfin, M. Louis Barbier, ^fils aine de l'auteur du Dictionnaire desAno" nymes, devint, en 1847, bibliothécaire en chef de cet établissement, auquel il était attaché depuis 1819, et è partir de 1829, comme sous* bibliothécaire.
Placée, après la révolution de 1848, dans les attributions du ministère de Tinstruction
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UCnONNAIRK
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Tarn, AIbi, li,000 ; Castres, 0600.
Tarii-^IHSaroiin^, lionUabaii, 41,000.
Fur, Drasuignan, 11,000; Grasge.f 0.000; Toulon, bibliothèque de la vHIe, 46,000; de la Marine, 84i(M).
Vauclîue, Avignon, 45,000 ; Orange, HOOO; Car- |)enlras, 25,000 vol, et 800 nianuscrils.
Vendée, Napoldon-Yendce, 9000.
Vienne, Poitiers, 25,000.
Vienne (Haute-), Limoges, 27,000.
Vosges, Epinol, iO.OOO.
Yonne, Auxerre, 20,000; Seus, 10,000.
En général, les bibliothèques eu province sont arriérées, contiennent peu d'ouvrages utiles, si ce n'est dans quelques grandes villes, et n'offrent aux hommes studieux, jaloux d'acquérir une instruction solide, que de faibles ressources. Un membre de l'académie des Inscriptions, M. RavaissoD, en a retracé l'histoire avec une exactitude frap-
Î>ante; cette histoire « est partoiK la même; brmées par des confiscations, abandonnées aussitôt aux ravages des vers et de Thumidité ou aux déprédations des particuliers ; organisées enfin avec les écoles centrales, h peu près détruites avec elles, et réorganisées de nouveau d'une manière plus durable, sans doute, lorsqu'un gouvernement énergique fut à la tête de la France. »
Nous n'avons pas à nous étendre ici sur ce qui concerne ces diverses collections; sur quelques-unes, des renseignements suflisants nous feraient défaut ; d'ailleurs l'espace nous manquerait : bornons-nous à mentionner ce qui regarde un [>etit nombre de villes.
Aia;. — La Notice sur la bibliothèque d'Aist, dite de Mejanes, précédée d'un Essai historique sur l* histoire littéraire de cette ville, par E. Rouard, bibliothécaire, Paris, 1831, in-8, fait très-bien connaître l'origine et les progrès de cette belle collection, qui, depuis trente ans, n'a pas reçu beaucoup d'accroissements.
En 1618, la ville d'Aix avait formé une bibliothèque publique, mais depuis longtemps il n'en restait plus de traces, lorsqu'un avocat, André Tournon, légua, par testament du 17 février 1705, tous ses livres et ceux de son frère François Tournon, professeur de théologie, à la ville, avec un fonds de 7000 fr.
})Our fonder une bibliothèque publique. Ces ivres furent transportés à l'hôtel de ville ; deux ans après, un ancien pharmacien, Matthieu Margaillan, légua aussi tous ses livres au nombre de 2000, relatifs, sauf de rares exceptions, à la médecine. Ces collections paraissent avoir été fort négligées dans le cours du siècle dernier. Le duc de Villars, gouverneur de la Provence, se distingua par un legs important : il donna par son testament 10,000 francs à la bibliothèque du collège, pour;v[U que celle de l'hôtel de ville y fût réunie et qu'elle devint publique ; il attribua aussi des fonds au traitement du bibliothécaire, k des acquisitions annuelles de livres, à la réparation du local*
Jeau-Baptisle-Marie Piquet, marquis de Méjanes , naquit à Arles le 5 août 1729. 11 se distingua dans ses études, qu'il Ut au collège de Louis-le-Grand ; ou remarqua de bonne
heure son goAl pour la lecture, et dès soa adolescence il commen^^ k acheter des livres* Revenu dans sa patrie, il y exerça des fonctions municipales; il fut consul en 1760 et en 1774 ; en 1776, il fut élu maire d*Aix, et il contribua beaucoup à constituer définitivement la Société d'agriculture de cette ville; il mourut le 5 octobre 1786 à Paris, où il passa les trois dernières années de sa vie , occupé des affaires de la Provence. H légua tous »es livres h la province de Provence sous la coodition d'entretenir en la ville d'Aix une bibliothèque ouverte au oublie quatre fois la semaine, et avec la clause expresse qu'il ne pourrait être prêté aucun livre k qui que ce lût. Il légua aussi près de 5000 fr. de rente pour l'entretien de la bibliothèque, mais pendant la révolution ces rentes furent confisquées; et la bibliothèque, longtemps fermée, ne fut définitivement ouverte au public qu'au mois de novembre 1810. Elle est placée dans les salles supérieures de l'hôtel de ville, occupées jadis par les archives de la Provence, kn 1821, elle s'est enrichie d'une collection de manuscrits et de quelques ouvrages (tsrchéologie appartenant au président de Saint- Vincent, et acquis par la ville.
Les manuscrits sont au nombre de plus de 1000 ; il n'y en a point de très-anciens; beaucoup sont relatifs k l'histoire, surtout k celle de la Provence, et en ce çenre il v en a de fort précieux. Une collection de documents relatifs k l'ordre de Halte, formée par le chevalier Louis de Boisgelin et formée de plus de vingt volumes in-folio ou in-4, transcrits et reliés avec soin, mérite d'être signalée. Quelques manuscrits sont relatifs k Tancienne littérature française.
On remarque dans la classe de la théologie, la Polyglotte de Castel, avec le Lexiam heptaglotton , la Bible en malais, Amsterdam, 1731, la Bible espagnole, dite Bible de Tours, Bàle, 1569, la Bible latine de Lyon, 1542 , avec des notes et une préface du ^èbre Servet, un exemplaire unique sur vélin de la première édition du Bréviaire de Véfjibd d'Aix, imprimé k Lyon par Michel Topie, 1499, in-8, les éditions des conciles de Labbe, d'Hardouin, de Mansi, la plupart des éditions des Pères données par les Bénédictins, le célèbre ouvrage de Servet, 1532, dont la rareté est excessive.— Parmi les autres ouvrages de divers genres et très-remarquables que possède la bibliothèque Méjanes, nous signalerons Vlntroduction à la connai$$asM de resprit humain, par Vauvenargues, 1746, exemplaire avec les notes et corrections autographes qui ont servi pour l'édition de 1747 ; VUistoria naturalis de Pline» Rame, 1470; d'importantes publications sur la botanique et les diverses branches de Phistoire naturelle ; la Erotemata de Lascaris, Femie, 1494; VElymologicum magnum et le Suidas de 1499; le Catholicon de Jean de Baibi, imprimé k Mayence en 1460; la Rhetoriea de Guillaume Fichet, Paris, 1471: ]e Pindart d'Aide, 1513; le Théocrite de 1516; Til^lonius de Rhodes, de Florence, 1496; le laicrècede 1500; \\:b Poctœ Christiani d'Aldei
DE BIBU01X)6IE.
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1501; le Doctrinal du temps préstni^ par Pierre Machault, sans lieu ni date ; te Livre de 3farAfo/u«,chez Vérard.l 492,in- fol.; le Aotnancero gênerai de Pedro Flores, Madrid^ 1614, l'édition originale d'Aristophane, Aide, 1498.
La classe des Mystères présente quelques volumes très-rares et fort précieux» tels que le Miroiter et Moralité des enfants ingratz; la Moralité nouvelle du mauvais riche et du ladre^ in-8; VHomme juste et Fkomme mon^ dain^ 1508; le Mystère de la saincte hostie^ in-8; le Mystère du vieil Testament^ 1542, in-folio; Iq Mystère des Actes des apostr es ^ par Arnoul et Simon Greban* 1541, 2 voU in-folio.
Quelques anciens romans de chevalerie, aujourd'hui si rares et si chers, pourraient ôtre mentionnés ; tels sont VBystoire du sainct Graall, 1516; Lancelot du Lac, 1530; Perceval le Gallois, 1530 ; Meliadus, 1532: Tristan, 1554; la Chronique de Turpin, 1527 ; Percefor est, 1531, etc.
Là classe de l'histoire offre le Monasticon anglicanum de Dugdale, 3 vol. in-folio (ouvrage peu commun, môme en Angleterre, et extrêmement rare en France) ; le Liber conformitatum, composé par Barthélémy degli Albizzi, ouvrage dont la rareté est bien connue; les éditions originales de Thucydide et de Tacite; les Chroniques de saint Denys, Paris, 1476 et 1493, etc. Cet aperçu, nécessairement très-rapide t suffit pour donner une idée des ricnesses de ia bibliothèque Méianes, une des plus belles collections
3uait formées un particulier dans le cours u xviir siècle. Bien moins opulente en fait d'ouvrages rares et curieux que les collections de Gaignat, du duc de Lavallière et de quelques autres bibliophiles célèbres, elle ofireun choix bien plus complet de livres utiles sur toutes les branches des connaissances humaines, et elle a eu le bonheur peu commun de n'avoir pas été dispersée.
Bordeaux. -— Cette ville possède une des
t)1us belles bibliothèques qu il y ait en France lors la capitale. Une notice à son égard a été insérée dans les Mémoires de f Académie de Bordeaux (année 1848), et réimprimée dans le Serapeum de Leipzig, journal oibliographique gue nous citons quelquefois. Nous en reproduirons quelques passages :
t La bibliothèque publique de Bordeaux est incontestablement une des plus riches et des plus considérables qu'il y ait en France, hors de Paris. Sous le rapport du nombre des volumes et de Timportance des ouvrages qu'elle possède, nous ne croyons pas que nulle autre collection l'emporte sur elle. Il n'est, à notre connaissance du moins, que deux villes qui puissent rivaliser avec nous, Lyon et Rouen. Cette dernière cité a fait, il y'a quelques années, moyennant la somme (le 70,000 fr., Tacquisition de la bibliothèque formée par M. Leber, et gui est d'une richesse remarquable pour l'histoire de France
(281 BtciiUonnons ici M. Dutrouilh, membre de l'Acaaémîe, mort en 1847, et qui a disposé, eu fâTevr de la bîUiethèiiue, de ses collectioflt parti-
et pour la réunion d'une foule d'opuscules fort curieux sur toutes sortes de siigets. La catalogue en a été imprimé en 1842; 3vol. in«8.
« La bibliothèaue de Bordeaux a pour basa celle mie possédait, avant la révolution dn 1789, 1 Académie des sciences, belles-lettres et arts de notre ville, collection considérabJo qu'avaient grossie les dons de quelques bienfaiteurs dévoués, parmi lesquels il faut citer avec honneur le président Barbot.
« Le legs fait par M. Bel, avocat, mort en 1738, ne saurait être passé sous silence, non plus que les dons du médecin Cardoze, mor^ en 1747.
« Les livres des maisons religieuses supprimées vinrent se joindre à ceux de l'Académie ; des achats continués durant une longue suite d'années et auxquels préside une intelligente sollicitude, les dons du gouvernement, le zèle de quelques citoyens généreux (38) ; telles sont les causes auxquelles la bibliothèque doit son opulence actuelle, opulence qui ne fera sans ooute que se développer davanta^.
« La bibliothèque jouit d'un avantage bien important dont toutes les bibliothèques du Paris sont privées ; elle possède un catalogue imprimé et classé par ordre de matières. Un répertoire alphabétique manuscrit des noms a'auteurs facilite au besoin les recherches. Ce catalogue, sorti des presses de l'imprimerie alors Royale, se compose de cinq volumes, savoir :
Théologie Jurisprudence Sciences et arts Belles-lettres Histoire
8556 numéros.
94Gi i 6512 »
Y compris les numéros doubles rejeter dans les additions à la fin des volumes. U importe d'observer que ces chiffres doivent être grossis des numéros doubles et souvent multiples, répandus dans le cours du catalogue avec addition d'une lettre au numéro. «|En 1847 et en 1848, on a dû au zèle de M. Delas, conservateur actuel, la publicatioiv de deux suppléments ; ils regardent :
Les belles-lettres Les sciences et arts
454 nuqiéros.
Les suppléments relatifs aux trois autresi divisions verront le iour plus tard. On peuV évaluer à plus de 4000 numéros l'importance qu'ils présenteront, ce qui élève a 45,000 environ le nombre d'ouvrages de tout genre que renferme notre bibliothèque au moment où nous écrivons (septembre 1848). l\ faut remarquer que parfois un grand nombre de l)rochures dfiverses et de pièces peu étendues, reliées en recueils, sont imprimées sous un même numéro.
Bien peu de personnes ont eu l'occasion ou la patience de parcourir ces volumineux catalogues, où les ouvrages importants sont comme enfouis au milieu d*une multitude
culièrcs, où se trouvaient des ouvrages importants» surtout dans la classe des sciences uiédicales.
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d'écrits d'un rang bien secondaire. Il nous semble donc que nous ne ferons pas une œuvre dénuée d'utilité et d'intérfit, en groupant à part et en mettant en évidence les I principales richesses de notre bibliothèque, ^our mettre de l'ordre dans cet aperçu rapide, nous suivrons tout naturellement les divisions du catalogue ; elles sont conformes h celles qu'ont adoptées avec raison les bibliographes français.
« Nous n'oublierons point de spécifier les éditions du xv* siècle, qui méritent une mention spéciale, ainsi que les impressions dues à quelques typographes célèbres, tels que les Aide Hannce, a Venise; les Estienne, à Paris ; les EIzévir, en Hollande. Parfois nous signalerons quelaues ouvrages importants qu*il est regrettable de ne pas voir encore dans la bibliothèque, mais dont elle fera sans doute l'acquisition, à mesure que ses ressources le lui permettront. Pour no pas nous borner à une sèche nomencla* ture de titres, nous joindrons Quelques notes concises, quelques extraits lort courts à l'indication de certains ouvrages dont la ra- , reté ou l'importance réclamerait des détails plus étendus que ceux dans lesquels il nous sera permis d'entrer.
« En commençant par les sciences et arts, nous signalerons dabord l'Encyclopédie méthodique^ bien complète, Y Encyclopédie moderne^ dont la publication a été entreprise en 1845, et qui forme déjà 15 vol. in-8, accompagnés de planches.
Dans la classe des moralistes, nous rencontrons le plus précieux sans doute de tous les volumes que conserve la bibliothèque de Bordeaux, l'exemplaire des Essais de Montaigne, couvert de corrections et d'annotations autographes. Chacun sait d'ailleurs (|ue ces additions ont été imprimées dans 1 édition donnée par Naigeon en 1804, 4 vol. in-12, et reproduite en 1822 par Amaury- Duval, 6 vol. in-S. Un examen attentif démontrerait sans peine qu'après le travail de Naigeon, il reste encore beaucoup à faire pour un éditeur futur de Montaigne; mais ce n'est pas le moment de se livrer à cet examen.
« La philosophie nous présente les œuvres de Platon et celles de Descartes, publiées par M. Cousin ; les ouvrages de Buhie, de Tenneman, de Ritter, sur l'histoire de la philosophie; divers puvrages d'Aristote, traduits par M. Barthélémy Saint-Hilaire, et bon nombre d'écrits importants publiés dans le cours de ces dernières années sur cette partie des connaissances humaines. VHistoire comparée des Systèmes de philosophie^ par M. de Gerando, ne doit point être oubliée dans cette énumération succincte.
«Passant aux diverses branches de l'histoire naturelle, nous trouvons :
« Le Dictionnaire des sciences naturelles, 1816-1830, 60 vol.; de belles éditioi\s de Hulfon ; Y Histoire naturelle des mammifères, par Geoffroy Saint-Hilaire et Fréd. Cuvier, 70 liy. in-fol.; le Règne animal, publié par Georges Cuvier ; c? Pigeons, par M~* Knip,
2 vol. grand in-fol. ; Ylehtkyologiê de Bioch. 6 vol. in-fol.; les Poissons, par CuTier et Valenciennes (il y a déik 21 vol. in-4i;les Insectes d'Europe, par Emst, 8 vol. in-4 ; YHistoire des mollusques, par Ferussac, 34 livraisons in*& ; les IliustrcUionê conchylioh' giques, par Chenu, 79 livraisons ia-fol. ; le
g and ouvrage d'Agassiz sur les poissoni ssiles ; les publications de Bulliard sur la botanique ; l'ouvrage de Cavanilles en 6 vol in-fol. sur les plantes de l'Espagne; la Flora Siberica de Gmelin, 4 vol. in-4 ; la Flora Rossica de Pallas, 2 vol. in-fol.; rjSTer&iirriiiR Amhoinense de Rumphius, 6 vol. in-folio; l'importante collection des Mémoires dv Muséum d^histoire naturelle ; les ioamortels travaux de Cuvier sur la géologie, etc.
«La médecine et les sciences qui s'y rattachent nous offrent en très^grand nombre les meilleurs ouvrages modernes. Siçoalons, en raison de leur importance, le Dictionwsxn des sciences médicales en 60 vol. ; réditioa
Srecque-latine des œuvres d'Hippocrate el e Galien, donnée par R. Chailier» 13 vol. in-folio ; les OEuvres d*Hippocraie^ éditées et traduites par M. Littré ; la Biographie e\ la Flore médicale (complément nécessaire du dictionnaire) ; le Traité complet de VawUomis de Vhomme, par !e docteur Bourgery, 1831- 1847, 8 vol. in-folio ; YAnatomie pathologiqst de Cruveilhier; YOstéographie de M. de Blainville ; les ouvrages d Alibert et de Rayer sur les maladies de la peau; celui de M. Rayer sur les maladies des reins, etc.
« Dans la section des sciences militaires, nous trouvons rangés des ouvrages du premier ordre pour l'histoire des événeraeqts dont l'Europe a été le théâtre depuis un demi-siècle. Il suffira d'indiguer le Traité des grandes opérations militaireê^ par le général Jomini ; YHistoire des guerres de la Révolution, par le même auteur; le Précis des événements militaires, par le général Mathieu Dumas, 19 vol. in-o (ouvrauc qui s'arrête malheureusement à la un de Tannée 1807) ; les divers ouvrages du maréchal Gouvion Saint-Cyr; la traduction de V Histoire de la guerre de la PéninsiUe, par Napier, 13 vol. in-8.
«Nous ne nous arrêterons aux sciencesexa^ tes que pour inscrire ici le Cours de mathématiques à l*usage de l'ingénieur cm/» par H. d'Adhémar, 1838-1843, 5 vol.etiaUas in-folio ; le Cours du dessin des snachines, par M. Robinet, 2 vol. in-folio, les œuvres de Laplace.
«La classe des beaux-arts estd'une richesse remarquable. Elle présente bon nombre de ces publications somptueuses qui se placent bien rarement dans les collections particulières; on y voit réunis :
«Le Musée Napoléon, publié parRobilIard et Laurent, magnifique collection de gravures d'après les chefs-d'œuvre rassemblés dans les
faleries du Louvre ; le Musée de Florence^ 789-1807, 4 vol. in-folio, et Touvrage de David sur le même sujet en 8 vol. in-4; les Annales du Musée de Landon, 34 vol. in-8 (figures au trait ) ; les Vies et œuvres des
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DE BIBLI0L06IE.
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peinirêi let plui célébrée^ 25 vol. in*4, autre publication de Landon ; le magniflque ouvrage d*AL de La Borde sur les vases grecs du comte de Lamberg, 1825, 2 vol. in-folio ; Y Histoire de Vart par les monuments, par Seroux d'Agincourt, 6 vol. iu-folio ; les Arts au moyen âge, par M. du Sommerard ; les Monuments des arts du dessin, par H. Denon, k vol. in-folio ; l'Histoire de la peinture sur verre, par M. F. Lasteyne ; les Anciennes tapisseries, publiées par M. Jubinal; le gigantesque volume de MM. Martin et Cahier sur les vitraux de la cathédrale de Bourges; le beau volume de Jackson sur la gravure en bois, (Londres, 1839, avec une foule de gravures d'une exécution remarquable) ; la Galerie lithographiée des tableaux du duc d'Orléans ; le Trésor de numismatique et de (glyptique ; la collection dite de Piranesi, formée de 25 vol. in-folio, et représentant des vues de Rome , des monuments de Tart antique; Y Architecture moderne de la Sicile, par MM. Hittorf et Zahn, 75 planches inrolio ; le gigantesque ouvrage de S. Boisserée sur la cathédrale de Cologne ; le beau volume de MM. Goury et Jones sur lAlhambra^ 1842, in-folio, 53 planches; VArt industriel de M. Fauchëre; les divers ouvrages de MM. Chenavard et Lecomte sur l'ornementation ; les in-folio de M. Rouhault sur la construction du Muséum d'histoire naturelle à Paris, et de M. Vergnaud sur les jardins.
« Une mention toute spéciale est oue aux Peintures des manuscrits^ magnifique ouvrage entrepris en 1835 par M. Auguste de Bastard, et dont il a paru jusqu'à présent neuf livraisons.
« Nous devons une mention à trois publications d'un mérite incontestable et d'une rareté réelle, dont leur auteur ^'est plu à gratifier la bibliothèque; il s'agit des Etudes aaprès les vieux maîtres, de V Album et du Portefeuille de M. Lacour, dessinateur non moins habile qu'érudit laborieux.
«Nous aurions tenu à signaler aussi \eMusee de sculpture de M. de Clarac ; VArt moderne en Allemagne, par Raczinsky ; les publications relatives à la chapelle Saint-Ferdinand, è l'église de Saint-Savm, à la cathédrale de Chartres; mais d'autres objets nous appellent.
« Arrivons ft la classe des belles-lettres. En examinant d'abord ce qu'elle renferme de plus important en fait d impressions du xv* siècle, nous trouvons le Mystère de la passion par personnages, par Jehan Michel, joué à Angiers moult triomphalement, en 1486, Paris, Verard, 1490, lu-folio (29); Y Arbre des batailles, par H. Bonnor, Lyon, saus date; les Œuvres de Politien, Florence, U99 ; YEtymologicon magnum, Venise, U99; le Suidas de Milan, 1M9.
«Les éditions aldines sont assez nombreuses
(29) C'est un des volumes les plus précieux de notre Bibliothèque ; malheureusement il était incomplet de quelques feuillets qui ont élé rempla • ces par une copie manuscrite. A la vente du prince d'Ës^linfT, en i846, un bel exemplaire s'est adjugé à 735 fr. Cette édition a été minutieuKment
et ne mançiuent pas de valeur ; il saiBra de rappeler ici Musée, Ibll; Homère^ 15S4; Ausone^ 1517 ; Plaute, 1522; Macrobe, 1628; Lucien et Philostrate, 1503, 1522; les EpiS" tolœ grœcœ, 1499, in-^; Suidas^ 1514; Eschyle, 1518; Silius llalicus, 1523; Petrarca, 1546.
« Nous ne manquons pas d'éditions sorties des presses d'Estienne ; elles se recommandent par leur belle exécution typographique et par leur correction; mais leur prix est médiocre, car les amateurs ne se sont jamais préoccupés de les réunir. Mentionnons en passant les Poetœ grœci, 1566 ; YAnthologia, 1566; les Oratores veteres grœci,\h1h.
« Dans l'espace d'un siècle, de laborieux érudits publièrent en Angleterre et en Hollande les plus importants des auteurs grecs ou latins, en y joignant de longs et savants commentaires ; celle série de publications est bien difficile à rassembler entière, et nous sommes loin de la posséder sans lacune ; toutefois, on sera heureux de trouver ici, entr'autres classiques, le Pindare, Oxford, 1697 ; Homère, Cambridge, 1711 : Lycoohron, 1697; Lucrèce d'Havercamp, 1725; Aristophane de Kuster, 1710; j^uriptdedeBames»
Cambridge, 169i; Chariton de d'Orville, 1750 ; Callimaque, de Spanheim ; Athénée de Schweighàuser, 1801-07, 14 vol. in-8;PAtlostrate d'Olearius, 1709 ; Suidas de Kuster, 1705 ; Julius Poliux d'Hemslerhuys, 1706 ; Démosthènes de Taylor, 1748; Aristide de Jebb, 1722.
« En ce qui concerne des traductions françaises de littérateurs de rantiouité, citons Y Homère de Dugas-Montbel ; le Théoc^ite de Gail et celui de Firmin Didot.
«Plusieurs des volumes qui entrent dans la célèbre collection entrepnse pour servir 'k l'éducation du Gis de Louis XI Y, ne sauraient nous échapper : parmi ces livres ad usum Delphini, nous rencontrons Lucrèce, Catulle, Virgile, Claudien, Martial, Plaute, Térence, Juvénal, Ausone, les lettres de Cicéron et ses discours ; nous y trouvons aussi le Pru^ dence de 1687, un des volumes les plus ran s de cette collection ; mais nous avons à constaler l'absence du Callimaque, de YBorace^ du Manilius, du Phèdre, du Stace.
Là classe des anciens poètes français n'est pas d'une bien haute imporlance ; nous avons toutefois à signaler un Alain Chartier de 1529 et les Marguerites de la Marguerite des Princesses, Ibbk, 2 vol. Ce dernier ouvrage, recueil de poésies composées par la reine de Navarre, est loin d'être commun ; les biblio-
Rhiles le recherchent avec empressement, ommons aussi Saint-Gelais, Belleau, Ronsard, Baïf, du Bellay, A. Jamyn.
« On connaît l'extrême rarelé des anciens écrits en patois. Traités pendant longtemps avec dédam, repoussés des bibliothèques qui
décrite par Van-Praet dans son Catalogue des Usres sur véUtt de la bibliothèque du Roi, t. IV . p. 219. Consulter d'ailleurs Touvrage de.M. Paulin Paris sur les manuscrits Trançais de la bibliothèque du Roi, t, VI. p. 280-311; la Bibliothèque du Théâtre françak, 1 755« 1. 1, etc.
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ne s*ouvraieat Kuère que pour le grec et
Sour le latin, ils furent voués è la destruction, dre bibliothèque possède en ce genre deui volumes précieux, le poëme de Guillaume Ader, Lou Gentilhoume gascoun^ Toulouse, 1610, et V Antiquité du triomphe de Bézien^ recueil de pièces parfois fort singulières, jouées dans cette ville sous le règne de Louis XIII. Le vieux thé&tre français est faiblement représenté ; signalons en passant un livre fort difficile à trouver, les Comédies de Pierre de Larivey, auteur spirituel et gai (voir Sainte-Beuve, Tableau de la poésie française j 1842, p. 168; le Journal des Savants t mai 1847 ; le Moniteur de la librairie, 1" année, 1842, n* 15).
«En parcourant très-rapidement la suite du catalogue, nos regards s'arrêtent sur le Télémaque de P^ris , 1699, édition originale, supprimée et fort rare ; sur le Rabelais , édition de 1741, 3 vol. in-4, et sur un volume italien fort singulier, qui, depuis quelques années, jouit aune grande faveur auprès des bibliophiles, car ii s'est payé 100 francs et plus dans quelques ventes publiques ; il a
Î)Our titre : Lettere facete, e ehiribizoxze in ehgua antigavenetiana^dh Vinceozo Belando, Parigi, 1588.
«Dans la classe des polygraphe^; nous trouvons quelques-uns de ces auteurs, tels que Launoy, Leibnitz, Heursius, Vossius, qui ne se montrent presque jamais dans les collections particulières et que les dépôts publics ne possèdent pas toujours.
« Nous allions omettre en entier ce qui concerne l'étude des langues, et nous aurions été impardonnables, puiscpe nous pouvons citer en ce genre le Lexicon heplaglotton de Castell ; le Thésaurus linguœ grœcœ de Henry Estienne, 1572, et la nouvelle édition considérablement augmentée, entreprise chez Mm. Didot en 1831 ; le Glossaire latin de du (]ange, et la réimpression qui en a été faite chez les mômes éditeurs (1842-1845, 8 vol. in-4), et qui renferme aussi des additions importantes (voir deux articles de M. Pardessus dans le Journal des Savants, janvier et février 1847). N'oublions pas le Lexique roman de M. Raynouard, 6 vol. in-8; le Dictionnaire chinois de Guignes, in-folio, et le rare Dictionnaire caraïbe du missionnaire Raymond Breton
«(L'histoire réclame à son tour quelques détails. Signalons d'abord quelques très-rares éditions du xv siècle : le Tite-Live , imprimé à Rome par Sweynheym et Pannartz (vers 1469); le Plutarque latin, imprimé par Ulricus Gallus (Rome, vers 1470) ; les Grandes Chroniaues de France [dictes de Saint Denis), Paris, Verard, 1493, 3 vol. in-folio; le curieux ouvrage de B. de Breydenbach , traduit ou plutôt imité par N. Le Huen, sons ce titre : Des saintes Pérégrinations de Jérusalem et des lieux prochatnSyLyou, 1488, in-folio. On trouve dans ce volume une carte de la Terre-Sainte et les vues de Venise, Corfou, Candie, Rhodes,etc., gravées sur cuivre. Ces gravures sont les plus (inciennes de ce genre qui se voient djns un livre français.
« En fait d'éditions hollandaises , nous m
Fiouvons oublier, dans la série des in-folio, * Hérodote de Gronovius, 1715; le Thueifdidî de Duker, 1731; le Josèphe d'Hevereamp, 1726; et dans celles des ia-4t le Diogim Laerce deMeibomius,1692;rAtirWtia Victor, 1733; le Valère-Maxime, 1726 ; nous voyons, parmi les desiderata de cette dernière suite, le Salluste, 1742, le César. 1733, et surtout le Tite-Live, 1738, 7 vol. in-i.
«Sijnous examinons les travaux de rénidition française à l'égard des historiens ou des géograpnes de l'antiquité, nous rencontroos V Hérodote de Larcher, 7 vol. in-4, et celui de Hiot; leX^nooAon de Gail, en It vol. in-4; le Polybe de Folard, 6 vol. in-4 ; le Salluste du président de Brosses, 3 vol. in-fc; le Strnbon, traduit par Laporte-Dutheil et Coray, 5 volumes in-4.
«Dans la collection ad usum, nous a vonsJe regret d'avoir k signaler des lacunes ; nous possédons le Quinte-Curce, 1678, et le Taeitt, 1682, 4 vol. in-4; mais il nous manque: Pê* terculus, 1675; César, 1678; Cometitss'Nepot, 1675; Eutrope, 1683; Florus, 1674; Jtafw. 1677; TitC'Live 1679; Salluste, 1674. PanDi les volumes de la collection Variorum, noib trouvons Appien, 1670; Arrien^ 1668; Ces», 1713; Quime-Curcf, 1696; furrcipe, 1729; les Scriptores Historiœ Augustœ, 1671; PoMe, 1670; Pomponius-Mela, 1682; Tacite. 1S71; Valère-Maxime. 1660; Aureliue Victor, 1671^. Nous remarquons toutefois quelques auteurs dont l'absence se fait sentir dans cette série; de ce nombre sont Florus, Hérodien^ TïU- Live, Salluste, Suétone.
«Des éditions aldines, à la fois précieuses et rares, s'offrent ensuite à nous; mentionnons : Pausanias, 1516; Quinte-Curce, 1520; Héro* dien, 1524; Stephanus de Urbibuê^ 150S; Pomponim Mêla, 1518.
« Les éditions sorties des presses de cette tamille des Estienne, à laquelle les lettres ont de si éclatantes obligations, ne jouissent pas, an-
Î)rès desbibliophiles, delà faveur que deyraient eur faire obtenir leur belle exécution, leur correction et les ressources qu'elles offrent aa travailleur. Nous envisageons les livres sous le rapport de leur utilité, et non sous celui du pnx qu'y attache le caprice ; aussi nous nous félicitons de pouvoir signaler l'^^odoti de 1570 et celui de 1592:1e Thucydide de 1564 et celui de 1588; le Xénophon de 1581 : VArrien de 1574; le Denys aHalicamassê, 1546 : toutes ces éditions sont in-folio «ainsi que V Appien de 1551 et celui de 1592, le Die% Cassiusde 1548 et de 1592.
« Dans la section des sciences géographiques, nous rencontrons de grands et précieui ouvrages : la collection des Navigationi e Viag* gi, recueillis par Ramusio; le recueil encort plus rare si difficile à compléter des voyages dans les Indes, publiés par les frères de Biy ( CoUectiones peregrinationum in Indiam orientalsm et occidentalem, 1590-1634); les Annales des Voyages, commencées en 1809; les Voyages pittoresques d'AI. de La Borde f»n Esp«i;ne,eeu\de Saint -Non à Naplcs. da
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DE BIBLIOLOOIE.
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Choiseul'Gouflier en Grèce, de Léon de Laborde en Orient, de Siebold au Japon. »
Caen, — Dibdin , dans son Voyage biblio" graphique en France, fournil quelques détails sur la bibliothèque de cette ville : François Martin , supérieur du couvent des Cordeliers, avait réuni une grande collection de livres qui a eu beaucoup à souffrir des orages de la révolution, mais dont une forte partie est échue à la bibliothèque de la ville. Sur les volumes est imprimée l'inscription suivante : Franeisctu Martin, doetor theologus Parisiensis , comparavU, oretur pro eo. Parmi les livres provenant de cet amateur, on distingue Téaition aldine de Stephanus De urbibus, 1502, in-folio, dans une ancienne reliure en vélin, aussi agréable à Tœil que douce au toucher ; le Repertorium statutorum ordinis Cartuniensii , imprimé à Bâle en 1510, superbe caractère gothique, et YHerbarium, de Mavence, 1484. Le plus ancien ouvrage imprima que possède la bibliothèque de Caen et qu'on a relié par erreur avec un manuscrit est l'ouvrage d'Aretinus : De bello adversus Gothos, mis au jour en 1470; la plus ancienne Bible porte la date de 1487 : on possède un volume du Commentaire de Lyra iur la Bible, imprimé par Sweynheym et Pannartz, en 1471, et qui contient heureusement la mémorable requête de ces typographes au Pape Sixte IV, où sq. trouve la liste des éditions imprimées par eux jusqu'alors; le plus ancien classique parait être le Juvénalàe 1474, édition de Home, à moins qu'on ne veuille placer avant, un Lucain, sans date, imprimé en caractères semblables aux premiers employés par Geringer et dont les vers sont considérablement espacés. Il y a aussi un Valère-Maxime , de 1475 et une Legenda sanctorum, même date. Citons encore un magnifique exemplaire d*Heures, imprimé par Vostre, à Paris, in-4, sans date, et un exemplaire complet et bien conditionné du Spéculum ttultorum in-i, gothique, en vers. £n fait d'ouvrages plus modernes, le bibliophile qui visitera la bibliothèque de Caen distinguera un bel exemplaire de la Po/yglotte de Walton, le Glossatre grec d'Estienne, en grand papier avec un grand nombre de notes manuscrites deBochart, un beau Pho^ tius, 1654, grand papier; la Bible, imprimée par les EIzevirs a Amsterdam, 1669, grand papier, trois volumes de la dimension la plus majestueuse. Un Eustalhe, Bâle, 1559, 3 vol. in-fol., est d'une grande beauté. L'exemple de la Prœparatio evangelica de Huet, est un don de l'auteur, et il est annoncé comme le seul qui existe en grand papier.
On peut citer encore le JRonsard, 1 584, infol. réputé rare, le Liber Nanceidos de Blaru, avec des notes manuscrites de Bochart el deux ouvrages qui ont appartenu à Henri II et dont la reliure est fort oelle : Commentarii p. Joannit Chrysoslomi in Epistolas D. Pauli, imprimés en grec en 1529, par les frères Sabio, et la Cosmographie de Munster, 1556.
Chartres, — La bibliothèque de cette ville possède environ 45,000 volumes imprimés et plus de 700 manuscrits. Le catalogue de ces
derniers a été imprimé en 1840,in-8. Celui qui est inscrit sous'le n* 152. B. Bieronj(mi Explanatio in duodecimprophetas, couUenX une note annonçant qu'il fut engagé te 15 février 1318 à l'abbaye de Saint-Père par les religieux de l'abbaye de Josaphat-lez->Chartres pour une somme de neuf livres qu'on leur avait prêtée.
On compte une soixantaine de volumes îm-
Crimes avant 1500 ; les plus intéressants sont alère -Maxime, 1470 ; la première édition de Y imitation, in-8 ; Epistolœ S. Bemardi, Bruxelles, 1481, in-4; Roberti de Litio sermo^ nés, Lugduni, 1479, in-fol.; De vroprietatibui rerum Bartholomœi anglici, 1482, in-folio.
Crrenoble. — On peut consulter le Cara/ojii# de la bibliothèque publique de Grenoble , rédigé par P. A. Ducuin, conservateur. Creiioble, 1831,2 vol. in-8.
La fondation de cette bibliothèque remonte h 1772, époque où des habitants de Grenoble achetèrent, au moyen d'une souscription et au prix de 45,000 livres, la collection qui avait appartenu à l'évèque Jean deCaulet. L'ordre des avocats du parlement de Grenoble réunit sa bibliothèque à celle des souscripteurs et se soumit à payer une somme considérable pour achat de livres en imposant une contribution de 150 francs à chacun de ses récipiendaires. La bibliothèque fût rendue publique le 5 septembre 1773.
La bibliothèque de Grenoble obtint de Louis XVI la faveur de recevoir un exem-
f)Iaire de tous les ouvrages qui sortaient de 'imprimerie Royale ; cette libéralité n'était accordée à aucune autre bibliothèque de province lors de la révolution. Les livres des couvents supprimés vinrent enrichir la bibliothèque de Grenoble; les plus remarquables provinrent de la Grande-Chartreuse. On y dislingue 1" environ 90 volumes imprimés à la Correrie, maison dépendante de ce monastère et qui ont droit d'être rais au nombre des livres peu communs; 2" plus de 300 volumes imprimés au xv siècle ; achetés primitivement par François Duhuy, alors officiai de Grenoble et qui, en 1502, était général de Tordre des Chartreux. Ces raretés bibliographiques dont la plus importante est le Catho^ licon de Jean de Janua , imprimé à Mayence en 1460, appartiennent à toutes sortes de genres ; 3" près de 500 volumes manuscrits, quelques-uns remontent jusqu'au x* siècle ; joints à ceux que la bibliothèque avait déjà, ils en portèrent le nombre à 1,100. Le catalo- . gue est imprimé à deux colonnes et ne contient pas de notes. Les numéros 1 à 4,744 concernent la théologie orthodoxe. Nous remarquons quatre Polyglottes (celles de Ximénes, d'Arias Montanus, de Le Jay et de Walton). Parmi les ouvrages précieux nous signalerons :
Apocalypse figurée, par J. Duvet, Lyon, 1561, in-fol. Recueil de vingt-trois gravures accompagnées d'un texte explicatif ; livre des plus recherchés à l'égard auquel le Manuel du libraire, 1. 11, p. l62, donne des détails étendus; un exemplaire fut payé 1,020 fir. à la vente Coste en 1853. — Missale ad usum
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eccUiiœ Gratianopolitanœ^ Gratianopoli, 1M7 , in-4 — La Litttrgia suecanœ Ecclesiœ catholicœ^ Stockholm, 1576, in-fol., ouvrage trèsrare qui fut supprimé. Voy. Lebrun, Explication delà messe^ tom. TV. — Constitutiones synodales ecclesiœ Chratianopolitanœ, GvdXià^ nopoii, 1495, iti-4, très-rare.
lÀlle. — Lesbibliothèuues du département du Nord ont été l'objet d'un travail fort étendu de H. Leglay inséré dans lesr Mémoires de la Société royale des sciences^ de Vagriculture et des arts de Lille (année 1839). Formée du fonds du chapitre de Saint-Pierre et ayant reçu la collection de diverses abbayes, notamment de celles de Loos ei de Cyremy, la bibliotliègue communale de Lille comptait, en 1838, 21,â82 volumes imprimés et 350 volumes manuscrits. La théologie y figurait pour 1952 imprimés et 120 manuscrits.
Entre autres ouvrages très-rares on distingue un excn^plaire du Spéculum humanœ # a/vationis, deux éditions ou Catholicon de Jean de Janua, la traduction faite par Guillaume le Menand de la Vita Christi^ de Ludolphe le Chartreux (Paris, sans date), le Mirouer de la rédempcion de Fumain lignage , translaté de latin en français, par frère Julien (Macho), in-folio, Lyon, 1483; VExpositio decalogiûe Jean Nyder (in-folio, imprimé avec les caractères qui ont servi pour les volumes qu'ont mis au jour les Frères de la vie commune, et si rare qu*Haïn ne le cite point dans son Re-
Î}ertorium biblioqraphicum); la traduction de a Cité de Dieu de saint Augustin, imprimée àAbbevilleenl486, etc.
On ne croit pas qu'il existe d'autre exemplaire du Denat espirituel que fist honoun^ rable et discret maistre Jean Jerson en son vivant docteur en sainte théologie^ translaté en françois. Cet opuscule se compose de 18 feuillets à longues lignes au noroore de 23 ; il a été imprimé à Bruges en 1475, par Colard Mansion.
La bibliothèque de Lille renferme une autre production très-précieuse de ce célèbre typographe : les Métamorphoses d'Ovide moraliseesy par Thomas Waleys, Bruges, 1484. Elle possède également un exemplaire, malheureusement incomplet, du Décniet des nobles hommes et femmes ; traduction d'un ouvrage latin de Boccace, imprimée à Bruges, chez Colard Mansion, en 1476. Signalons aussi les Politiques d'Arislole, traduites par N. Oresme. Paris, Vérard, 1498 et les Peregrina* /iones de Breydenbach à Jérusalem. Mayence,
La bibliothèque du chapitre de St-Pierre possédait auelques beaux ouvrages de Murison, de Bulliaru, de Dieterich, etc., relatifs à l'histoire naturelle.
Entre autres grandes publications modernes, on peut citer la collection des Records mise au jour pour ordre du gouvernement anglais et formant 80 volumes in-folio; don imlïortant offert comme témoignage de reconnaissance pour les documents que la commisson des Records trouva dans la ville de Lille.
M. Leglay signale, entre autres manuscrits, un volume transcrit vers Tan 1400 et renfer-
mant des traités de morale religieuse. On j distingue Li traities des vieriug et comment on aprent à vivre et à morir^ ei eommeni on uprent à connaistre viertuê.
Le prologue est remarauable par rénergique concision avec laquelle il y est pqrié de la mort : « Quant tu commenchas a vivre, i tuntost commenchas à morir, et tout ten eage
3ui passés est li mors a conquis et tient. Tu isque tu as LXans, n'est mie voirs; li mon les a, ne jamais ne te les rendras. »
Les relations manuscrites de deux Toya|K è Jérusalem, l'un par Claude Mirabel en. 1452, l'autre par Georges Lenqueraml en 1485, mériteraient d'être examinées.
Nous avons sous les yeux le catalogue de la bibliothèque de la ville de Lille, 1859, in-8, volume de 768 pages, rédigé par M. Pacile, fort bien imprimé. Le nombre des articles enregistrés est de 1,183.
' La polyglotte de Le Jay, celle de Waltoo, la belle Bible hébraïque d'Houbigant (1753, i vol. in-fol.), figurent dans cet inventaire.
Un volume des plus rares (n" 90» p. 76] donne lieu à une loneue description. G est le Spieghel vanonserBehondenisse (le Miroir dt notre salut) traduction hollandaise du Sffeoh lum humanœ salvationis: in-fol. 60 feuillets (2 feuillets manquent).— M.Ch. Pacile expo» que le texte de cette édition n'est pas xylographique, comme on l'a cru longtemps, mais qu'il est exécuté avec des caractères mobiles en métal fondu. Un fao-simile photographié, de deux colonnes de 25 lignes chaque et de deux fleures sur bois , est placé sous les yeux du lecteur. Le texte est d'un caractère plus petit que celui d'une autre édition hollandaise dont on connaît une dizaine d'exemplaires. Il paraît C|u'il n'existe me trois exemplaires de Tédition qui est à Lille; les deux autres sont à Haarlem : tous sont incomplets. Le papier, de fabrique brabançonne, a les mômes filigranes que celui qui a servi à rédiger des comptes et autres documents durant les vingt premières années du XY* siècle que Ton voit encore dans les archives ecclésiastiques de Haarlem; la traduction hollandaise est écrite dans le pur dialecte de la Nord-Hollande, tel qu'il se parlait dans ces contrées à la fin du xiv* siècle ou au commencement du xv*.
Le Mirouer de la Rédempcion de Fummn lignage^ traduit par F. Julien (Macho) , Lyon, 1483, in-fol., est un volume très-rare| et que les bibliophiles lyonnais se disputent avec acharnement lorsque par hasard il vient à se présenter dans quelque vente publique.
Le rédacteur du catalogue a pris le soin dont il faut lui savoir gré, de donner l'énuraération des diverses dissertations et traités insérés dans quelques grandes collections telles que les Opéra de J. Lightfoot, Virechi, 1699, Stomes in-fol., le Thésaurus theologieo* nhilologicuSf Amsterdam, 1701, 2 vol.in«foI., le Thésaurus novus^ Leyde 1732, 2 vol. infol., les Vetera Analecta de Mahjillon, Pariê^ 1675-85, 4 vol. in-8..', les Miscellanea deBaluze (édit. deMansi, Lucques, 1761-64, 4toL in-fol.), les Opéra varia de Sirmond, 1686,
DE BIBLI0L06IE.
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5 vol. in-fol., le Theiauruê anecdotorum de Martene et Durand, 1717, 5 vol. in-fol. ; la ColUctio veterum scripîorum éditée par les mômes Bénédictins, lT!24-33, 9 vol. in-fol., le Spiciltgiumde d'Âchery,t723, 3 vol. in-fol., le Thésaurus de Canisius, 1725, 4 vol. inibl., etc.
Un recueil indiqué sous le n' 274, contient un opuscule en 120 distiques tautogrammes sur la purification de la sainte Vierge ; cet écrit, intitulé Parenti purificœ prcBconium, est signé P. Le Mercier, 1641. U paraît n'avoir été cité par aucun biblioijraphe.
Lyon. — On peut consulter, quoiqu'il soit arriéré et qu'il ne soit pas exempt d erreurs, le Catalogue des livres de la bibliothèque publique de Lyon^ rédigé par A. F. Delandine, Paris, 1811, 3 vol. in-8.
Ce catalogue,fort détaillé, renferme un trèsgrand nombre de notes qui, sans apprendre rien de nouveau aux personnes versées dans la bibliographie, ont cependant de Tintérêt.
En tête du premier volume est une Histoire de Vimprimerie^ ou Précis sur son origine^ son établissement tn France, les divers caractères qu'elle a employés , les premiers livres qu*elle a produits^ les inventions successives qui la nerfectionnêrentf ses ornements et les noms de ceux qui l'introduisirent dans les principales villes de l'Europe. Ce résumé historique contient une centaine de pages ; il est accompagné d'une Bibliographie spéciale et chronologique desprincipa%ix ouvrages sur l'origine et l'histoire de Vimprimericy les bibliothèaues et les premiers essais de l'art fypograpnique dans les, diverses villes de l'Eu^ rope ; 32o ouvrages sont cités dans cette bibliographie qui s'arrête à l'an 1810.
La biblioth^ue de Lyon est riche en éditions anciennes; les incunables y sont nombreux, ainsi que les ouvrages d'un erand prix. Nous ne saurions, sans sortir des limites où nous devons nous renfermer, offrir ici Tinventaire de ce que nous avons observé de plus important dans les trois volumes en question.
JRouen. — C'est encore au Voyage bibliographique de Dibdin que nous empruntons queJgues détails sur les ouvrages les plus précieux que renferme ce dépôt.
Parmi les manuscrits, un Missel du xi* siècle appelé le livre de Guthlac ; et, en effet, les premières phrases contiennent une prière pour obtenir la protection de ce saint. C'est un très-beau yolume orné de vignettes remarquables comme monument de l'art à cette époque reculée. (Deux vignettes représentant, l'une le Voyage de la Sainte Famille en Egypte.l'auiTQ saint Pierre assis ^ sont reproduites dans la traduction française de rouvrage de Dibdin, tom. I, p. 213 et 215). Un J^enedte^'onanïM, manuscrit plus ancien peut- Otre que le Missel^ a été l'objet d'une notice de l'abbé Gourdin (ancien bibliothécaire de Rouen) dans les Mémoires de l'Académie de Bouen, 1812, p. 144-174 ; les vignettes plus grandes que celles du Missel sont moins délicates et en plus petit nombre.
ûa peut signaler aussi, dans la classe des
manuscrits un Ovide moralisé en français, grand in-folio, avec des vignettes assez curieuses, et le Livre historiaï des faits de feu messire Bertrand du Guesclin.
En fait d'éditions du xv* siècle, la plus ancienne est celle des Epistolœ de saint Jérôme , imprimée par Sweynheyhm et Pannartz, 1468, 2 vol. in-fol. : bol exemplaire mais rogné et un peu pic[ué des vers. S. Augustinus^ de Civitnte Dei, 1470, grand et bel exemplaire d'un volume d'ailleurs assez commun ; Manipulus curatorum, Paris, 1473 in-lol. ; échantillon fort ancien des presses de l'imprimeur Cœsaris, malheureusement l'exemplaire est en mauvais état. Zoophilologium editum a fratre Jacobo Magni in-folio, sans date, remarquable par la forme particuTière de la lettre R. Toutes les recherches faites pour découvrir le nom de l'imprimeur sont jusqu'ici restées sans succès. Justinus, ifûrprimé par Philippe Condom-Petri, 1479, infolio, le plus ancien classique imprimé que possède la bibliothèque de Rouen, mais de peu de valeur comme échantillon de la vieille typographie. Biblia sacra, Latine^ imprimée
8ar Koburger en 1480, la plus ancienne des ibies de cette collection.
Notons en passant la Légende dorée de 1486, la Mer des histoires , imprimée par Philippe le Rouge en 1488, un Catholicon de 1489 elle songe du Vergier. édition originale de 1491.
Un mot maintenant sur les Missels et Bréviaires à l'usage de l'église de Rouen. 11 y a un exemplaire lavé et réglé sur papier du Missel imprimé à Paris en 1491, un autre du Bréviaire imprimé à Paris parLevet, même date. Les éditions imprimées à Rouen par Morin en 14^95 et 1499 sont de superbes livres sur vélin ; le premier est un peu sali, le second est frais, beau, brillant et se présente avec un titre magnifique.
Quant aux classiques d'impression aldine que possède la bibliothèque de Rouen , on trouve un exemplaire propre, mais rogné du premier Théocrite de 1495 , un bel exempL d'Aristophane, 1498; un exempl. complet et sans reproches des Epistolœ dtt-ersortim, 1499, et un bon exempl.|du second Démosthènes do 1504. Signalons aussi l'Horace de 1498 avec des figures sur bois.
Lorsoue nous arrivons aux productions du XVI' siècre.nous ne trouvons rien de très^remarquable. Dibdin indique un exemplaire sur vélin de l'ouvrage de P. Porchet, Victoria adversusimpiosHebrœos^lbiO, petit in-fol. imprimé par Desplein pour Gourmont et Reynault, et qu'il dit provenir de l'abbaye de Jumièges ; mais il paraît qu'il y a là une erreur et que cet ouvrage n'existe point à la bibliothèque de Rouen.
Il n'a été imprimé qu'une partie du catalogue de la bibliothèque de Rouen ; Belles^ /«t/rff, par M. Licquet, 1830; Science* par M. Pottier, 1833, 2 vol. Une liste des manuscrits provenant des bibliothèques du chapitre et de l'archevêché de Rouen se trouve, d'après le catalogue dressé par M. Pottier, à la suite des recherches de M. l'abbé Locc^*
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Sois sar tes bibliothèques en question. (Voir ^émoiret de V Académie de Rouen , 1853, p. 488.)
Depuis quelques années, on a réuni à la bibliothèque de ftouen deux collections importantes :
V Celle formée par M. I^ber et dont le catalogue a été publié par Tancien propriétaire» en 4 vol. in-8. Ce fut en 1838 que la ville de Rouen tH cette acquisition moyennant une somme de 70,000 fr. 2* La bibliothèque de M. Eugène Coquebert de Montbret, mort en 1847 : elle provient du legs fait par ce savant et se compose de 60,000 volumes environ.
Voici d*ailleurs comment peut se résumer la situation des bibliothèques départementales : il existe en Franco (y compris Alger, fliais sans compter Paris) , 338 bibliothèques possédant 44,070 manuscrits et 8,733,439 imprimés. Il résulte de renseignements officiels, recueillis en 1853 et libh que l'ensemble de la dépense pour toutes les villes s'est élevée annuellement à 401,781 fr.II faut déduire sur cette somme 223,552 fr. pour frais de personnel. Reste seulement 184,227 fr. pour le matériel, et comme les frais de reliure et autres figurent dans ce dernier chiffre, on ne peut guère estimer à plus de 100,000 fr. la sommeemployée en achat de livres nouveaux, en abonnements, en acquisitions d'ouvrages anciens indispensables.
C'est h 300 fr. environ, en moyenne, et par bibliothèque , que se borne la dépense affectée aux acquisitions.
On comprend sans peine à quel point, avec cet état de choses, les bibliothèques de province sont arriérées.
D'après un relevé publié par le ministère , les deux villes dans lesquelles l'allocation l>our le matériel arrivait au chiffre le plus élevé, étaient Lyon (12,000 fr.), et Bordeaux (7,700 fr.). Tout en bas de 1 échelle étaient Cluny, Coutance et Mende (100 fr. chaque). Un assez grand nombrede villes ne donnaient, pour le matériel, que 200 et 300 fr.