‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 27 sur 137 · st · texte numérisé non relu

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Depuis le commencement de 1833 jusqu*!

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DE BIBLIOLOGIE.

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la fin de 1837, les sommes consacrées à l'accroissement de la bibliothèque montèrent à 16,882 1. st. : 6,632 1. furent emnloyées en acquisitions de manuscrits, et 10,250 I. st. en achats d'imprimés. Les ventes d'Heber, d'Hanrott, du comte de Guilford, de M. Sneyd, offrirent d'importantes occasions qu'on ne laissa point écnapper.

En 1835, la Chambre des communes nomma un comité chargé d'examiner la situation , la direction et les alfaires du Musée britannique. Beaucoup de témoins furent entendus, et, du milieu d'une foule de dépositions parfois confuses et prolixes, il ressortit la démonstration que 1 administration du Musée pouvait être Tobjet de quelques améliorations, mais que surtout les ressources volées par le Parlement n'étaient nullement en harmonie avec la richesse de l'Angleterre et les besoins du public.

On établit combien certains départements étaient pauvres; on montra que la littérature fitrangère était à peine représentée; au'une foule de productions importantes, relatives aux sciences et aux arts du dessin, manquaient totalement; qu'on violait fréquemment les termes de la loi qui attribuait au Musée un exemplaire de tout ouvrage publié dans l'empire britannique.

L'enquête filt imprimée; un rapport fut présenté à la Chambre des communes, qui, en 1837, augmenta considérablement les allocations acconJées au Musée, en général, et à la bibliothèque, en particulier. A la fin de 1837, M. Panizzi succéda à M. Baber comme conservateur des imprimés. Dans les neuf années de 1837 à 1845, la somme affectée à l'achat des livres fut de 30,994 1. st., soit, en moyenne, 3,443 I. st. par an. Le nombre des ouvrages séparés acquis durant cette période fut de 37,9ol. Un relevé officiel embrassant cinq années offre les résultats suivants :

Ouvrages

donnés

provenant total.

achetés

du dépôt légal

Parmi les achats faits durant cette période, il faut distinguer ceux qui lui survinrent de la collection biblique formée par le duc de SusseXi et où figuraient l'Ancien Testament en hébreu, imprimé à Naples en 1491; le Nouveau Testament en éthiopien, imprimé à Rome, sur peau-vélin, en 1548, et la première édition de la Bible, imprimée à Rome en 1471 .

La précieuse collection des livres antérieurs à l'an 1500 s'enrichit de plusieurs ouvrages très-importants, notamment de deux volumes imprimés par Caxton , le père de la typographie anglaise (le Recueil des 'histoires de Troyes (premier ouvrage imprimé en langue française), et les Fables of Esope) ^ de deux éditions de l'^ir^ fnoriendi (ouvrage xylographique dont nous parlons ailleurs), d*unc collection de dix anciennes Bulles d'indu!-

gences (une portant la date de 1455, et par conséquent antérieure de deux ans au plus ancien volume imprimé et daté) ; d'un exem»

flaire de la Lettre de Colomb à Ferdinand et Isabelle, lettre annonçant la découverte de l'Amérique, et qu*on regarde comme ayant été imprimée à Rome en 1493.

En novembre 1843, la reine fit don de 400 volumes chinois: et depuis cette époque jusqu'à la fin de 1846, 2,500 autres volumes en cette langue entrèrent au Muséum. L'année suivante, on reçut la collection formée par M. Morrison, consul anglais à Hong-Kong; les lords de l'Amirauté en firent l'acquisition et l'offrirent au Musée. Elle contenait près de 12,000 volumes; la théologie et la littérature en formaient la majeure partie; l'histoire était moins riche, quoique ce département offrit également un grand nombre de bons ouvrages. Une grande quantité de volumes étaient malheureusement défectueux, la collection ayant été formée avec quelque préci- Eitation. Quelques ouvrages orientaux d'une aute valeur furent acquis à la vente Silvestre de Sacy, et la mise aux enchères de la bibliothèque de Southey, poète et historien célèbre, offrit l'occasion de faire de bons achats en livres espagnols, portugais et hollandais. La bibliothèque de M. Chaumette des Fossés , ancien consul français à Lima, vendue à Paris» procura des ouvrages rares, relatifs à l'histoire de l'Amérique méridionale.

Cette exploitation des ventes publiques n'empêchait nullement de recevoir de i'étranger une suite continuelle de publications nouvelles, et Tadministration de la bibliothèque poursuivait avec un zèle énergique et persévérant la tâche qu'elle avait entreprise.

Le 1" janvier 1845, M. Panizzi soumit aux administrateurs un mémoire dans lequel il établissait ce qui manquait encore à la bibliothèque pour que les divers départements scientifiques fussent mis en possession de tous les ouvrages d'une importance réelle. Quant h la jurisprudence, par exemple, il comparait l'avoir du Musée avec ce que mentionnent les Bibliolhecœ juxidicœ de Lipenius» de Senkenberg, de Madehn, avec la liste des ouvrages de droit que M. Dupin aîné a jointe h son édition des Lettres de Camus sur la profession d^avocat, V Histoire de Véconomie politique de Blanqui lui servait ^ constater ce qui manquait en ce genre; YHandbueh der mathematischenLiteratur de Bogg lui rendait le môme service au siget des sciences mathématiques.

Les faits qu'établit cette vérification étaient frappants. II fut constaté que depuis 1836 il avait été accompli beaucoup pour Tagrandissement de la bioliothèaue, mais qu'elle n'en présentait pas moins d immenses lacunes en tout genre; l'état de perfection auquel devait être un grand dépôt public tel que celui que devait posséder la capitale de l'Angleterre n'était nullement atteint.

Les dons, les achats de collections spéciales ne pouvaient nullement conduire au but qu*il s'agissait d'atteindre : la réunion, dans la bibliothèque du Musée, de tous les ouvrages

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importants composés en toutei langues , et à quelque époque que ce fût , dans iouteg les branches des connaissances humaines.

Pour arriver à ce résultat, il fallait pouvoir organiser dans toutes les parties du monde des achats exécutés avec persévérance et sur un plan bien entendu. Les administrateurs ' du Musée, adoptant les vues de M. Panizzi, s'adressèrent aux lords de la trésorerie, et ils émirent l'opinion que le vote d'une somme de 10,000 1. st. par an, et cela pendant dix ans de suite, indépendamment des 5,000 I. st. allouées pour les acquisitions ordinaires de la bibliothèque, était nécessaire pour mettre le département des imprimés sur ce pied de arand complet auquel il était si désirable de le voir parvenir.

On demandait ainsi 15,000 I. st. par an, et cela pendant dix ans, soit 150,000 1. st., ou 3 millions 750,000 fr.

Les lords de la trésorerie répondirent, le 16 janvier 1846, qu'ils étaient disposés à demander au Parlement un vote de iO,000 I. st. par an, et cela |)endant quelques années consécutives, pour achats de livres de toute espèce ; ils insistèrent sur la nécessité , pendant l'allocation de ces crédits, de restreindre les acquisitions dans les autres départements du Musée, acquisitions qui, toutes désirables qu'elles soient, n'ont qu'une importance subordonnée è celle de compléter la bibliothèque.

La Chambre des communes vola 10,0001. st., mais durant trois ans seulement; le crédit fut ensuite réduit à 4500 1. st.

L'arrivée d'une multitude de volumes, achetés grâce à ces allocations, entraîna

{)our les loger, pour les relier, pour les cataoçuer, des frais considérables. Il n'y avait point de sommes spécialement affectées à ces services : il fallut donc y pourvoir au moyen des fonds consacrés aux achats.

Les ouvrages écrits en langues européennes vivantes et les livres orientaux reçurent des augmentations très-considérables en 1846, 47 et 48, grâce aux crédits extraordinaires; les acquisitions concernant l'histoire, la littérature et la jurisprudence des Etats-Unis furent telles, que, soùs ce rapport, le Musée llit placé au-dessus de toute rivalité.

La vente du libraire viennois Kapitsch procura des acquisitions intéressantes. On y acheta 300 ouvrages de Luther ou relatifs a Luther (la plupart d'éditions originales) , une suite considérable d'ouvrages concernant l'histoire de l'Allemagne au xvi* siècle, et de nombreuses productions des premiers temps de' l'imprimerie.

En 18i8 eut lieu l'achat de la collection hébraïque du docteur H.-J. Michaël d'Hambourç. Elle comprenait, d'après le catalogue impnmé, 5400 volumes, dont 4420, formant . 3970 ouvrages séparés, furent achetés par le Musée. Parmi eux se trouvaient 400 Bibles et Commentaires de la Bible, 2020 ouvrages de théologie , 380 ouvrages de liturgie , 230 ouvrages sur la kabbale, 860 ouvrages sur diverses sciences. Cette collection offrait un çrand nombre de volumes très-rares imprimés en

Turquie et en Pologne, durant le xvi» siècle; un çrand nombre d'éditions inconnues aux bibliographes; plusieurs monuments typographiques remarquables, exécutés à Lisbonne, Soncino et Naples. Un grand nombre d'ouvrages étaient enrichis des liotes de divers hébraïsants érudils, tels qu'Azariah de Rossi et Bezaleel au xvi* siècle, Scbeiffer Hellerau xni*, Emden au xTni*,*Heidenheim et A. Eger auxix*.

Dans la plupart des grandes bibliothèques, on forme une réserve des ouvrages les plus rares et les plus précieux; on ne les laisse pas confondus sur les mêmes rayons , avec des livres de peu de valeur, et cette mesure se iustifie par de bonnes raisons. Toutefois, si la réserve recevait trop d'extension , elle

I)ourrait jeter quelque désorganisation dans a bibliothèque.

Au Musée britannique, la réserve forme une sorte de musée typographic[ue, et elle est répartie dans quatorze armoires, où ces trésors bibliograpniques sont exposés aux regards du public, voici le contenu de ces diverses armoires :

N** 4 et 2. Ouvrages xylographiques.

3, 4 et 5. Spécimens des plus anciennes productions de rimprimerie en Allemagne et dans k» Pavs-fias.

D. Idem en Italie.

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