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DB BIBLIOLOOTE.
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les numéros d'ordre , opération longue et fatigante. Dans la bibiiothèque Bodlevenne, à Oxford, les livres sont rangés d'après le rang que leur assigne la date de leur entrée , sans
3u*on s'occupe de les réunir selon les sujets ont ils traitent, ce qui les groupe de la façon la plus étrange. Dans le rapport de la commission chargée d'eiaminer la situation de la bibliothèque Impériale, à Paris, on recommande d'arrêter, comme fonds particulier, tous les livres publiés jusqu'à certaine époque, et de commencer ensuite un autre fonds qu'il faudra plus tard également circonscrire, lorsque son étendue sera devenue exce-ssive. Au Musée britannique » on s'est avisé d'un autre procédé auquel on a donné le nom de système d'expansion {eœpansive ivstem); le germe en existait déjà dans la méthode d'arrangement adoptée pour les cartes et les périodiques. On a ainsi résolu la difficulté : Comment, dans une très-grande bibliothèque qui s'accrott sans cesse, placer chaque livre, au moment de son arrivée , dans un endroit où il puisse recevoir un numéro invariable, et malgré des entrées continuelles se trouver toujours avec les livres du même genre 7
La solution est bien simple. Au lieu de donner aux armoires (jpre88e8)un numérotage non interrompu , 1 , z, 3 , 4, on leur donne des numéros que séparent de grands intervalles (l , 33, 57, lîl , etc.); les employés trouvent les livres aussi facilement jque si les numéros se suivaient, et l'on peut intercaler de nouvelles entrées en aussi grand nombre que l'on veut. Pour que ce système fonctionne parfaitement, il faut d'ailleurs que les presses soient d'une hauteur et d'une largeur uniformes , chose à laquelle on s'est attaché dans les constructions nouvelles du Muséum, La salle de lecture n'est mise à la disposition du public que depuis trois ans ; son installation est regardée comme ce qu'il est possible de faire de mieux en ce genre.
En 1856 , le nombre des lecteurs fut de 53,432 : dans tes quatre premiers mois de 1857, 19,242. Le 18 mai, la nouvelle salle fut ouverte , et depuis ce jour , jusqu'au 30 décembre, on compte 75,128 lecteurs, c'est-àdire, dans un peu plus de sept mois , un nombre fort siipérieur à celui qu'avait offert la nériode des seize mois antérieurs.
Si un livre entre par suite d'acquisitions, il est nécessaire de le collationner, de s'assurer
Ïu'il est bien complet, et de vérifier la note u libraire. II est à propos d'indiquer, sur chaque volume, ainsi que sur un registre spérial, le nom du vendeur et la date de l'entrée. Il faut ensuite marquer le volume du timbre de la bibliothèque , en relever le titre qu'il faut porter au catalogue méthodique et au catalogue alphabétique. Les lettres et numéros 3ui servent à indiquer la place du volume oivent, après avoir été colles sur le dos, être répétés à l'intérieur, en parfaite concordance avec ce qui est indiqué au registre qui sert aux recherches.
Au Musée britannique chaque armoire ou prea porte un numéro, chaque rayon est uistingué par une lettre de l'alphabet, chaque
DlCTIOMI. DE TlDUOLOGlE.
volume placésur un des rayons a un numéro. Supposons, par exemple, que l'Histoire d'Angleterre occupe 20 prenesy et que les Fftdera de Rymer soient placés sur le rayon F de la douzième press , qu'elles aient reçu les numéros 101 à 120, le tome V de ces Fadera aura la marque 112, F, V, Si l'Histoire de France vient après l'Histoire d'Angleterre, on ne donnera pas le numéro 121 à la prest qui suit la dernière consacrée à l'Histoire britannique (nous supposons toujours que celle-ci porte le n* 120), on lui donnera le IV 139 et l'on réunira, dans un appartement supplémentaire , dans une press étiquetée 121, les nouveaux ouvrages qui se rapporteront à l'histoire d'Angleterre. Quand cette press sera remplie, on en versera le contenu dans celle qui doit lui revenir dans la bibliothèfjue centrale. Il en résultera des manipulations toujours inévitables, mais le catalogue ne sera point dérangé, et c'est le moyen le plus simple de procéder à ces intercalations qui causent tant d'embarras dans toute grande bibliothèque.
Dans la bibliothèaue royale de Berlin, les livres sont numérotes d'après un système qui ne manque pas d'élasticité. Les séries commencent par A, A a, A b... et se terminent à Z z; àchaque série de deux lettres correspond un numérotage particulier qui va de 1 à 9,999. Il y a ainsi place pour 6,500,000 ouvrages différents, sans numéros doubles, sans souslettres , sans toutes ces difficultés qui jettent tant d'embarras à la bibliothèque impériale» à Paris. Le numérotage est effectué de manière à laisser des inten^alles considérables entre les ouvrages pour lesquels on doit prévoir que l'avenir amènera un grand nombre d'écrits destinés à se placer à côté d'eux. Nous nous bornons à indiquer ici ce sujet que le savant Pertz a traité en détail dans un mémoire (en allemand), Sur la Bibliothèque royale de Berlin , et sur son développement dans le cours des cinq dernières annéei (1846- 1851). Ce mémoire a été inséré dans leSeropeum, Leipzig, t. XIH, p. 1-24.
Les dépenses du Musée britannique pour 1859 se sont élevées à la somme de 73,500 1. st. ^1,837, 500 fr.). Dans celte somme les acrjuisitionsse sont élevées à 19,830 livres sterling (595,750 fr.); la reliure, les armoires, etc., coûtent 13,116 1. st. ; l'impression et la confection des catalogues montent à 1,717 I. st.; les traitements et salaires, à 35.004 1. st., c'est-àdire à près de la moitié de la dépense totale. Cette proportion est considérable, et l'on doit regretter que la plus forte somme ne soit pas consacrée aux acquisitions. Mais à Paris, l'état des choses est bien pire ; car, ainsi que le remarque une publication bi-mensuelle {Revue Européenne, 15 juillet 1859), la biblio^ thèque Impériale avec un budget de 370,000 fr. dispose d'un crédit de 54,300 fr. pour acquisitions de livres, do mantiscrils, d'estampes,' de cartes, d'objets d'antiquité et pourn^is de reliure. Il est de toute évidence que cette somme est des plus insuffisantes pour tenir les collections au courant et pour profiter des occasions qui peuvent s'offrir.
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dictionhairk
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En' 1858, )e Musée britannique s'est enrichi de 3?.»1!>2 volumes, y compris les cartes, la musique et les journaux; 9f4,968 volumes
Iiroviennent d'acqîuisitions, 5,845 du dépôt égal, et 1,339 de dons.
Le nombre des lecteurs offre les chiffres suivants : ^
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Cette augmentation tient à Touverture de la nouvelle salle de lecture mise à la disposition du public le 18 mai 1857 ; et grâce à cette admirable organisation, en comptant 300 jours d'ouverture j^ar an, on a eu, en 1858, 407 lecteurs par jour au lieu de 178, moyenne des années 1855 et 1856. Quatre cent sept lecteurs par jour, c*est quelque chose, et toutefois quand nous songeons que Londres a près de deux millions et demi n'habitants, quand nous pensons à la quantité de littérateurs, de savants, d'individus ayant du temps de reste qui se trouvent dans cette capitale immense, nous sommes tentés de regarder le chiffre en question comme très-modiaue.
En abordant ce qui regarde les imprimés du Musée britannique, nous ne nous arrêterons pas à l'ancien catalogue en 7 volumes in-8, tout à fait incomplet et arriéré ; nous signalerons comme bien plus important le catalogue des livres impnmés du Musée britannique, tom. I", Londres, 1841, in-folio.
Ce volume, imprimé à deux colonnes, avec ce soin et cette netteté qui caractérisent ordinairement les productions de la tvpographie anglaise, contient 457 pages. Il est consacré à U lettre A. Les ouvrages sont rangés par noms d'auteurs ou par titres de matières. C'est ainsi qu'au mot Académie, on trouve une longue énumération de mémoires de sociétés ^vantes. En tête du catalogue on lit un aperçu, en 91 articles, de la méthode qui a été suivie pour le classement ; les ouvrages composés par des monarques étrangers, par exemple, ou ceux sans nom d'auteur relatifs à ces mêmes monarques, sont mis sous le nom de ces souverains tels qu'ils s'écrivent en anglais. C'est au mot Lewis gu'il faut aller chercher ce qui regarde Louis XIV.
Parfois on a suivi l'ordre alphabétique de façon à dérouter un lecteur français. Les écrits d'Arouet de Voltaire» par exemple, sont au mot Arouet. L'article Arisiote^ un des plus étendus de ce volume, s'étend depuis la page 321 jusqu'à la page 349.
La première édition de VOrlando de l'Arioste est celle de Venise, Aluise Forti, 1535, in-4*; il en existe au moins une vingtaine d'antérieures et de bien plus précieuses.
Nous avons remarqué trois exemplaires di) rédition originale d'Aristophane, Venise, 1478, et trois exemplaires de l'édition des Juntes, Florence, 1515; deux exemplaires de 1 édition originale d'Apollonius de Rhodes,
imprimée en lettres capitales (Florence, 1496).
Parmi les ouvrages de saint Augustin, on trouve quelques opuscules très-rares mis ao jour à l'époque des origines de l'imprimerie.
Entrons dans quelques détails nécessairement fort succincts au sujet des manuscrits que possède le Musée britannique.
ManutcritM hébreux. — Ils s'élèvent k 2M environ; avant 1838, la collectioa Jes ouvrages imprimés en hébreu offrait beaucoup de lacunes, mais elle a depuis reçu de tels accroissements qu'elle est en train do deve-
l'achat de 4,420 volumes choisis dans la collection d'ouvrages hébraïques formée par feu H.-J. Hichael à Hambourg.
Mufimcrits éthiopienê.'—lls sont rares en Europe, et il serait difficile de trouver è cet égard une bibliothèque mieux partagée que celle dont nous parlons. Jusqu'en 1846, elle n'en posséda que neuf, mais alors la société des missionnaires anglicans augmenta de beaucoup ce chiffre en faisant un don de soixante-quatorze manuscrits. Un orientaUste allemand qui a fait de l'éthiopien une élude spéciale, le docteur Dillmann« se chargea de oresser un inventaire raisonné de. tous ces manuscrits, et son travail a été publié en 1847 sous le titre suivant : Catalogus codicum orùih talium. Pan m, codict$ Mthiopicoê onplectens.
Manuscrits arméniens. — Ils sont très-peu communs dans les bibliothèques de TEurope. Celles de Paris et de Vienne et le courent de Saint-Lazare à Venise offrent, sous ce rapport, le plus de richesses. On n'en compte guère qu'une trentaine au Musée britannique.
Manuscrits syriaques. — On ne trouve nulle part en ce genre une collection comparable a celle qu'il y a à Londres; elle compreDd plus de 600 volumes. Avant 1825, le Husée ne possédait presque rien sous ce rapport, mais l'achat de la bibliothèque formée par le consul Rich, qui avait fait un long séjour à Damas, fit entrer 65 manuscrits importants. £n 1841, on fit l'acquisition de 49 volumes
Êrovenant du monastère copte de Sainte- [arie, et en 1843, on obtint 317 volumes qui avaient également appartenu à la bibliothèque de ce couvent. Quelques-uns d'entre eux remontent au vi* siècle. En 1847, 173 volumes puisés à la même source entrèrent au Muséum. Nous n'avons pas ici à retracer les événements qui conduisirent à Londres, grâce au zèle de quelques amis des étuda sérieuses, ces précieux trésors oubliés pendant tant de siècles au milieu d'un désert.
La rédaction d'un catalogue définitif et complet des imprimés du Muséum a été Tobjet de bien des elTorts et de beaucoup dt discussions.
Après avoir arrêté le plan et les pHndpei généraux du catalogue d'une grandte bibSo* thèque, on se trouve en face d'un problèine délicat : ce catalogue sera-t-il imprimé ou restcra-t-il manuscrit?
L'impression dun catalogue très-étendH
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DE BIBLIOLOGIE.
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^est évidemment chose fort coAteuse, mais si cette objection était la seule, elle ne suflirail
firobablement pas pour décider la question. I est évident qu'un catalogue imprimé a de très-grands avantages sur un catalogue manuscrit; il est d'un usage facile; Il se remplace facilement lorsqu'il est détérioré par un long usage ; il sert au même instant aux recherches d'un grand nombre d'hommes studieux; il peut être consulté avec proOt à la fois dans l'Inde, en Amérique et dans l'enceinte de la bibliothèque même dont il offre l'inventaire.
La grande objection présentée contre l'impression d'un catalogue, c'est que ce travail, péniblement exécuté et dispendieux, se trouve promplement arriéré. I^ question fut disculée à font! dans l'enquête ouverte en 1848 au sujet de limpression du catalogue du Musée britannique.
Il s'agissait de savoir si l'on continuerait l'impression du catalogue dont le {)remier volume, comprenant la lettre A, avait paru en 1844. Dans ce volnme on avait suivi l'ordre alphabétique, et les ouvrages anonymes s'y trouvaient mêlés aux noms des auteurs.
"^Des amateurs distingués, des littérateurs, des bibliographes furent entendus dans celle enquête; la plupart se montrèrent favorables au principe de l'impression. Au nombre des opposants on compla le conservateur en chef des imprimés lui-même, M. Panizzi.
Parmi les objections faites par ce savant, on distingue celle-ci : Les personnes studieuses qui se rendent au Muséum aGn de consulter un ouvrage d'un intérêt général, n'ont pas besoin de recourir à un catalogue imprimé pour savoir que cet ouvrage se trouve dans une bibliothèque do l'étendue de celle dont il s'agit. Un catalogue imprimé sera f>resque aussitôt incomplet et le deviendra de plus en plus ; un catalogue manuscrit soifi^neusement tenu à jour sera infiniment plus utile au public.
D'autres savants soutinrent au contraire
?|u'un catalogue, quel|ue défectueux qu'il Ût, valait encore beaucoup mieux que l'absence d'un catalogue; qu'il était incomparablement plus facile de faire des recherches sur un inventaire imprimé que sur un manuscrit, et qu'on pouvait bien, une fois l'impression achevée, conserver une liste fort exacte de tous les ouvrages qui entreraient à la bibliothèque, et limprimer lorsqu'elle aurait acquis une étendue considérable.
La commission chargée de l'enquête se prononça contre l'impression. Elle pensa qu'on avait exagéré l'importance et mal apprécié tes difficultés d'un catalogue imprimé. La dépense nécessairement très-forte (en Angleterre surtout) que devait entraîner cette publication, lui sembla hors de proportion avec Futilité qu'elle produirait. Elle fut frappée des lacunes innombrables que présenterait de plus en plus le catalogue, arrêté définitivement à telle époque, d'une bibliothèque qui s'accroît sans cesse et dans une proportion des plus fortes.
On pourrait répondre qu'un catalogue des-
tiné à la publication serait sans doute rédigé avec plus de soin que celui qui n'aurait d'autre destination que celle de rester dans l'enceinte de la bibliothèque; que l'impression no serait pas beaucoup plus coûteuse que la lAche difficile et pénible de faire copier plusieurs exemplaires d'un inventaire manuscrit, qu'il faudrait remplacer par de nouvelles transcriplions, lorsqu'ils seraient détruits par un service prolongé et incessant; qu'il y aurait pour les hommes d'éludé grana avantage h pouvoir consulter le catalogue hors de la bibliothèque et à des heures où elle n'était pas ouverte; que les frais de l'impression seraient diminués par la vente assurée d'un certain nombre d'exemplaires; que, grâce à la publication du catalogue, les ouvrages dû mérite manquant à la bibliothèque seraient plus facilement reconnus, signalés et obtenus.
D'autres arguments furent mis en avant, maistoutes ces raisons venaientsebrisercontre l'objection tirée de ce qu'un catalogue arriéré serait bientôt incomplet et de ce qu'il serait presque impossible de se rcconnaîlre dans une série de suppléments venant les uns après les autres, et rendant les recherches fort pénibles.
On se demanda s'il n'y aurait pas moyen do tenir un catalogue imprimé h jour, sans recourir à la ressource défectueuse des suppléments.
Deux hommes de lettres, l'un en Angleterre, l'autre aux Etats-Unis, proposèrent, presque simultanément et sans s'être concertés, leurs idées à cet égard. Un des témoins entendus à Londres par la commission d'enquête, un géographe (listingué, M. Desborough Cooley, émit l'opinion que des compositeurs intelligents et eiercés à ce travail pourraient reproduire les titres des ouvrages qui seraient mis dans leurs mains, sans qu'il fût nécessaire de transcrire préalablement ces titres en manuscrits; ensuite ces titres seraient stéréotypés ; chaque titre serait coupé et pourrait servir à un catalogue méthodique tout comme à un catalogue alphabétique ; ou los arrangerait de la manière qu'on jugerait à propos, sans avoir besoin de recourir à une composition nouvelle.
Leprolesseur Jewell, aujourd'hui directeur de la bibliothèque municipale de Boston, ex-
E rimait presque en même temps une idée semlable, devant l'Association américaine pour le progrès des sciences, réunie h New-Haven ; il insistait sur les avantages qu'offraient des titres stéréotypés, et il fut chargé d'appliquer cette méthode à la rédaction du catalogue de la bibliothèque du Congrès à Washington. Malheureusement des difticultés s'élevèrent» et M. Jewell abandonna son entreprise.
Un article inséré dans un journal de Londres, YAthenœum, insista sur l'avantaçe qu'it y aurait de former un catalogue universel» comprenant tous les ouvrages quelconques de tout pays et en toutes langues, sans s'inquiéter s'ils se trouvent ou ne se trouvent i^s oans telle ou telle bibliothèque. Il est à croire que ce travail, quelque utile qu'il çuissit^Vc^^ ne se fera jamais, t\ c^ç^.Tv(iwv\\\ xv^ ^kwôx ^w4
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DICTIONNAIRB
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aussi imprtfticable que quelques personnes pourraient le croire. Dans la plupart des pays civilisés , il eiiste des journaux qui donnent chaque année, très-exactement, le relevé de 'tous les ouvrages nouveaux qui voient le jour, et qui formeraient ainsi d'immenses matériaux tout préparés pourune J^tbliothique universelle: mais elle ne se fera sans doute point, parce qu'elle coûterait une somme très-forte au gouvernement, qui voudrait l'entreprendre, et parce qu'il faudrait le concours d*une réunion nombreuse d'hommes très^instruits et entièrement dévoués à cette ticbe pénible.
La Revue d'Edimbourg^ dans son numéro du 1** janvier 1859, contenait un article sur le Musée britannique où se trouvent des détails curieux. Ce sont d'abord des réflexions sur la multitude des livres qui existent; la bibliothèque Impériale de Paris, qu'on regarde comme le plus grand dépôt qu'il y ait au monde, ne contient certainement pas le quart de ce qui a été imprimé ; mais cette abondance n'est-elle pas souvent fort stérile? Des milliers de volumes contiennent-ils, en choses utiles et bonnes à connaître, de quoi remplir quelques pages?
Le directeur d'un grand dépôt public n'a pas à s'occuper de pareilles réflexions. Il ne doit rien déclaigner. car ce cfm lui paratt insignifiant peut avoir du prix au point de vue des recherches spéciales d'un savant, occupé de traiter un siget particulier, ou peut acquérir avec le temps une importance
2u'on ne soupçonne pas au moment actuel, n a remarqué avec raison que c'est dans de vieux alphabets, dans des livres publiés pour des écoliers du milieu du xv* siècle, dans des lettres distribuées en Allemagne par des religieux chargés de recueillir des aumônes, que les bibliographes cherchent aujourd'hui à découvrir les procédés mis eq ceuvre par les inventeurs de la typographie. C'est dans une collection oubliée de médiocres gravures, publiée à Venise, par Fausto Verantio, qu'un ingénieur trouva la première figure qui ait représenté des ponts suspendus. Ce ne sont pas les ouvrages importants qui encombrent tellement les grandes bibliothèques publiques; ce sont les livres sans mérite et destinés à périr. Un appartement de dimension très-modeste sumrait Eour loger tous les chefs-d'œuvre de l'esprit umain.... En général on exagère grandement le nombre des volumes que renferment les grandes bibliothèques. Celle de Wolienbuttel est indiquée comme possédant 200,000 volumes, dans le rapport annexé à l'enquête faite par la Chambre des communes, au sujet du Buisée britannique. Lorsque M. Panizzi, conservateur de cet établissement, visita Wolfenbuttel, le bibliothécaire lui affirma qu'on avait 140,000 volumes, mais d'après des calculs dont les bases étaient très-sérieuses, ce nombre devait se réduire à 90,000 ou 95,000 volumes. La bibliothèque de Brera, à Milan, était officiellement signalée comme possédant 107,000 volumes. On a compté et on o'a trouvé que 84,000.
Les portions du catalogue manuscrit Musée britannique, déposées dans la sa de lecture, comprennent 572 volumes Nouveau catalogue général (A -G), et 405 ' lûmes du catalogue supplémentaire (H à i ce dernier ne contient que les ouvrages e très depuis 1846, mais il sera fondu an le précédent lorsque les titres des ouvrai renfermés sous les lettres H à Z, et enti au Muséum jusqu'à 1838, seront en mesi d'être incorporés.
Chaque volume contient 500 à 600 article cinq articles par page, laissant ainsi un <
8 ace suffisant pour les insertions nouvelle n peut supposer que dans trois ou quai ans le nouveau catalogue sera complétemc achevé. Il y a maintenant près de quarai personnes employées à cette lonwue oesog l25 asiistantt et 13 copistes). On ne pe ^ère relever plus de trente-cinq titres p jour, en se conformant aux règles minutie ses prescrites pour la rédaction du nouve catalogue.
Le relevé des titres n'est d'ailleurs qi la portion la plus facile de cette tAche; révision et le classement est un travail pi compliqué, il exige une attention minutinu et des connaissances approfondies.
Le nouveau catalogue, quelque éten( qu'il soit, ne contient pas d'ailleurs tout que possède le Muséum; la collection Gk ville, conservée à part, possède un très-Di catalogue imprimé; on a jugé avec raisi qu'il était inutile de la fondre dans le cat logue général. Les pièces relatives à lai volution française et à celle d'Angleterre fc ment 70,000 à 80,000 opuscules, pour la pi part anonvmes, et dont les titres indique souvent fort peu le contenu. Cette mas d'opuscules d'une haute importance poi l'histoire, disparaîtrait complètement si el était jetée dans un catalogue général alph bétique. On a donc pensé qu'il fallait < former des catalogues spéciaux rangés dai l'ordre chronologique. M. Panizzi a pu di avec raison, dans sa lettre à lord Ellesmèn « Profondément convaincu comme je fe su des difficultés de dresser un bon catalogi d'une bibliothèque, contenant un millîoa c volumes, je ressens encore plus vivement difficulté de bien comprendre toute Tétendi de ces difficultés. » Le savant Hyde, dans préface des catalogues de la bibliothèqi Bodieyenne, avait fait allusion aux idées ei renées qui circulent à cet égard : Quid enk inquiuntj facilius est quam, inspecta librôru fronte, eorumdem titulos exscribere ? Hais h personnes qui savent ce que doit être n pareil travail, en jugent différemment.
Un mathématicien habile, de Morgan, a d dans l'enquête anglaise : « J'ai la convictio qu une des choses les plus difficiles qu'o puisse entreprendre, c'est de décrire un livi exactement, » et il aioute : « Dans le catalogu de la bibliothèque d'un des plus fameux as les de la science qu'il y ait au monde, si trois articles, il y en a au moins deux qi sont indiqués incomplètement ou bien avi confusion et sans exactitude. »
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DE BIBLIOLOGTE.
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'a été négligé dans la rédaction du du Muséum pour être exact et ne er en souffrance. Les anonymes et mes ont été recherchés ; les homostingués avec soin. C'était souvent On trouve par exemple trente-cinq u nom de John Brown, tous morts, curs ; i^our rendre à chacun ce qui tenait, il a fallu des recherches pers et minutieuses. Bien souvent aau- Dguistes n*ont pas fait tant de façons, gue de la Bodieyenne, par exemple, l'un seul personnage de trois auteurs » qui ont eu même nom et même Robert Abbot.
ind nombre de volumes publiés au e sont indiqués, sine loco et anno^ om d'imprimeurs; ils figurent ainsi s les catalo^es. On a été plus exiur la rédaction de celui du British On a rapproché les pareils volumes ;eux qui paraissaient de la même fa- 1 a comparé les types ; on n*a rien pour éclaircir pareils mystères et ouvrir ce que Tinsouciance des preographes n'avait point indiqué. Il ne
fas s'étonner si M. Panizzi affirme titre a parfois été l'objet d'études ses pendant une journée entière, et e"* quelconque, quel que fût le peu mce qu'il semblait présenter, a été 3c le même soin que les volumes précieux ; l'impartialité la plus absoijet du mérite actuel d'un livre est lité indispensable chez le conservale collection qui prétend à l'immor*
le de VEdimburgh Revtew dont nous 3e termine en rendant justice au zèle le et aux efforts intelligents de zi. Il a réussi à résoudre le problème ait posé : mettre à la disposition du le bibliothèque de 600,000 à 700,000 imprimés, offrant les renseignements étendus sur toutes les branches des ances humaines, écrits en toutes lanen tous pays, méthodiquement arolidement reliés, catalogués en grand dans un ordre rigoureux, accessibles Qe et conservés en sûreté.
sraes bibliothèques publiques de Londres.
ttend avec raison à rencontrer dans taie comme Londres un grand nomibliolhèques publiques. Aucune n'est ible, sous le rapport de l'étendue, ie britannique, mais la spécialité de s-unes d'entre elles leur assigne un table degré d'utilité. Nous mentionl'abord, en nous servant de l'ouvrage Sims que nous avons déjà cité» la »n de Ja Société des Antiaiuiires ^ lûmes, concernant surtout I histoire itiquités de la Grande-Bretagne. On que un exemplaire du Missel moza- . La Société aes Antiquaires, formée , dissoute par Jacques I*' en 1604, instituée en 1717, et, en 1781, elle à l'hûtel Somerset où elle est encore.
11 existe un catalogue imprimé en 1816 ei nécessairement fort arriéré.
Société Aiiatique, fondée en 1823 ; i,000 volumes environ ; importante collection d'ouvrages chinois ; précieux manuscrits orientaux. Un catalogue des manuscrits est sous presse.
Société botanique f instituée en 1826; ouvrages importants dans cette spécialité.
Bibliothèque de la Cité de Londres : fondée il y a vingt-cinq ans environ; 26,000 volumes; ce nombre s accroît chaque année, l'administration municipale votant sans hésiter les fonds nécessaires. Cette bibliothèçiue recueille surtout ce qui est relatif à l'histoire de la ville de Londres, et elle possède une foulo de pièces qui se rapportent à cet objet et que leur exiguïté a fait disparaître. Un document revêtu de la signature de Shakespeare a été payé 147 I. st.
Bibliothèque de la Compagnie des Indes, fondée en 1805 ; elle compte 12,000 volumes imprimés, parmi lesquels on voit surtout les ouvrages relatifs à l'Orient ; mais c'est principalement sous le rapport des manuscrits Sue cette collection est très-remarquable. Ile en possède plus de 7,000, parmi lesquels il en est beaucoup du plus grand prix ; elle doit de véritables trésors à la libéralité de quelques savants qui lui ont fait des dons fort importants. C'est ainsi que Colebrooke, un des fondateurs des études sanscrites, a donné tous les manuscrits qu'il avait en cette langue, et M. Hodgson du Népaul a offert une nombreuse reunion d*ouvrages thibétains.
Deux volumes publiés, l'un en 1845, l'autre en 1851, renferment l'inventaire des ouvrages imprimés; le catalogue des manuscrits n'a pas été publié; son apparition serait un grand service rendu à l'étude des langues et de la littérature de l'Orient.
Société de Géographie^ 5,500 volumes environ ; 10,000 à 12,000 cartes. Cette société a été établie en 1830.
Bibliothèque du palais de Lambeth.—Ce$i la résidence de l'archevêque de Canterbury. Fondée sous Jacques I", confisquée à l'époque de la république, rendue au retour de Charles II, elle a été l'objet des soins et des libéralités de plusieurs prélats. Elle compte plus de 25,000 volumes et 1,500 manuscrits environ. La théologie y domine comme on peut s'y attendre. On y trouve une collection considérable de sermonnaires et de précieux ouvrages concernant l'histoire d Angleterre.
Les manuscrits sont nombreux et trèsdignes d'attention ; il y a là des pièces trèsimportantes sur l'histoire d'Irlande, et les arcnives du diocèse de Canterbury depuis l'an 1270. Du reste, cette bibliothèque contient très-peu d ouvrages modernes. Un catalogue des manuscrits a été imprimé en 1812; et en 1845, M. Maitland a fait imprimer, mais sans le livrer au commerce, un inventaire des volumes antérieurs à Taii
ITiôKotWque de LiRcoliC» liviv, v^sW-^x^^
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d*une corporation de jurisconsultes qui porte en nom; c*est ta plas ancienne des biuliotlièques de Londres ; elle remonte à la treîziëme année du règne d'Henri VIII. Elle a dû beaucoup aux dons que lui ont faits des membres de la corporation. On y compte environ 28,000 volumes et 900 manuscrits. Lascience du droit y est presque exclusivement représentée.
Bibliothèque de la Société Linnéenne; 10,000 Tolumes environ sur l'Mstoire naturelle et une collection imnortante de mémoires publiés par des académies et sociétés savantes, avec lesquelles la Linnean Society a établi un système d'échanges.
Bibliothèque de institution de Londres.
— Elle fut fondée en 1805 par des négociants et banquiers de la Cité, et elle appartient à une association dont les membres s'imposent chaque année une souscription volontaire. Elle est fort riche en ouvrages relatifs à l'Angleterre, en voyages, en livres d'histoire; elle compte phis de 60,000 volumes. Il existe un catalogue imprimé ; il remplit 4 volumes in-8.
Bibliothèque de Londres. — Elle a été fondée en 1841 par souscription ; patronnée par le prince Albert, par l'aristocratie, par le corps diplomatique, elle a fait des progrès rapides, et elle possède aujourd'hui 66,000 volumes tout au moins; les sciences, la littérature , l'économie politique , l'histoire , sont amplement représentées d^ns cette belle collection. Un premier volume du catalogue a été imprimé en 1847, un second a paru en ^853, un troisième est sous presse.
Société de Médecine et de Chirurgie^ instituée en 1805. La bibliothèque est de 20,000 volumes environ.
Bibliothèque de l'Institution royale, fondée par souscription en 1803; 27,000 volumes choisis relatifs à toutes les branches des connaissances humaines. Un catalogue a été imprimé en 1821, mais, comme il est fort arriéré, on s'occupe de le refaire.
Abbaye de Westminster.— La bibliothèque de Tabbaye de Westminster appartient au doyen et au chapitre de cette abbaye, et elle doit son origine au zèle du docteur Williams, doyen de Westminster et évoque de Lincoln.
La bibliothèque actuelle contient environ 11,000 volumes. Elle a souvent reçu des dons d'une importance réelle.
Pamii les raretés, on distingue un volume imprimé à Oxford en 1482, sur vélin ; c'est l'ouvrage de Jean Latteburius : In threnos Jeremiœ, CflpïfM/iCAT, in-quarto. Signalons aussi le Cathedral music de Barnard, livre dont on ne connaît, dit -on, qu'un autre «xemplaire, lequel se trouve à Berlin.
Un ingénieux auteur américain, Washington Irving dans son Livre d'Esquisses {Sketch'Book) a décrit la bibliothèque de Westminster comme très -peu fréquentée.
«Les livres consistent surtout en de vieux controversistes, et s'ils ont souffert, c'est du laps des années, bien plutôt que de l'usaee auquel ils ont été assujetti^;. Au centre ae la salle était une seul^, table, ««ur laquelle
étaient deux ou trois livres, un encrier sans encre et quelques plumes depuis très-longtemps hors de service. Ce local semblait bit four servir d'asile à des études paisibles et de profondes méditations. Je ne puis considérer la bibliothèque que comme une sorte de catacombe littéraire où des auteurs soDt pieusement déposés comme des momies et abandonnés à leur sort qui est de se noircir et de se décomposer dans l'oubli.»
La collection de l'abbaye de Westminster est surtout riche en théolo^e ; la réunioQ d'éditions de la Bible est curieuse ; on y remarque un très-bel exemplaire de la Polvglotte d'Alcala et quelques Bibles anglaises du xvr siècle d'une rareté excessive. Une collection d'opuscules relatifs pour la plupart h des controverses religieuses, formée vers 1760, a une étendue telle que le relevé succinct des titres remplit quatre-vingt-onze pages et demie du catalogue in-folio rédigé en 1798 par le docteur Dakin, d'après l'ordre al[)habétique.
Plusieurs circonstances ont été fatales!
cette bibliothèque ; un incendie détruisit une grande partie des anciens manuscrits, et il n'en reste aujourd'hui qu'un seul qui offre un intérêt réel : c'est une copie des œuvres de saint Ambroise sur vélin en caractères gothiques. Pendant longtemps la^collection fut très-négligée, et un certain nombre d'ouvrages (ce n'étaient pas les moins précieui; disparut. Aujourd'hui des règlements stricts sauvegardent cette bibliothèque intéressante à plus d'un titre.
S n. Bibliothèques des Universités et deê CoUéga.
L'opulence des Universités anglaises, l'activité des études dont elles sont le fojer, telles sont les causes qui devaient naturellement les doter d'importantes collections de livres; sous ce rapport la bibliothèque Bodleyenne à Oxforcl occupe le premier ran^ Elle porte le nom de son fondateur, sir Thomas Bodley qui, sans être écrivain, a rendu aux sciences et aux lettres des services du premier ordre. Il était né à Exeter le 2 mars 1545; il entra en 1559 au collège de la Madeleine à Oxford ; il y prit en 1566 le degré de maître-ès-arts. Pendant quelques années^, il professa le grec sans recevoir aucuns émoluments ; en 1578, il alla faire un voyage eo Italie, en France et en Allemagne. Revenu après quatre ans d'absence, il obtint è la cour de la reine Elisabeth la place de gentilhomme-huissier {genlleman-usher), et peu de temps après, il épousa la veuve a*uo riche négociant de Bristol. En 1585, il fiit envoyé comme amlmssadeur auprès du roi de Danemark, et pendant longtemps il exer(a d'importants emplois diplomatiques; il re* présenta durant bien des années h La Bajc le gouvernement anglais. Il espérait devenir secrétaire d'Etat, mais ses talents lui firent tort à cet égard ; les ministres, craignant de trouver en lui un rival, le tinrent éloigné delà cour. Il en conçut un vif dépit, et fatigué des affaires, ennuyé de résider en pays étranger, il donna sa démission de ses emplois et sb
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VfB BIBLIOLOOIE.
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à Oxford, afin d'y consacrer le reste vie à l'étude et à favoriser Les efforts lis des lettres.
ut alors qu'il conçut le projet de créer ibiiothëque publique et il l'exécuta igueur. Elle fut ouverte le 8 novembre elle contenait alurs 2,000 à 3,000 voluihuisis avec intelligence. Les heures rture étaient de huit è onze, et de deux [. Les statuts limitent le privilège de ssion aux gradués de l'Université et )nataires ; le prêt au dehors est foraent interdit.
nourant Bodiey laissa un domaine imit dont les revenus devaient servir à ttien de la bibliothèque, mais les gueriles réduisirent ces revenus à fort peu )se. Heureusement les temps devinrent aisibles, et l'augmentation progressive, le des propriétés foncières en An^lea successivement élevé à un chiffre 3nsidérable les revenus de la biblioi dont il s*agit.
Iques extraits d'un rapport présenté 14 par les administrateurs de la Bodle ne seront pas déplacés ici.
le bibliothèque publique dont les res- !S ne lui permettent pas d'acquérir ! scribile de tous les pays, devrait au s'efforcer de recueillir tous les ouvralatifs à la localité dans laquelle elle est . En vertu de ce principe, la Bodle venue t contenir tout ce qui concerne TUnii, la ville et le comté d'Oxford. Si elle t les journaux en général à cause de olume encombrant, elle doit au moins 1er une collection complètes de tous publiés è Oxford. Tout pamphlet énhétout périodique local, toute brochure lue, toute feuille rimée, ayant vu le lans le comté d'Oxford, devrait être îusement recueilli, classé, conservé, ircourant les boutiques des libraires )rd, on pourrait sans doute rassembler ollection considérable de publications s qui manquent en ce moment à la yenne. Une pièce spéciale devrait être lée à cette collection, et Ton formerait ane collection fort curieuse qu'un futur ien d*Oxford exploiterait avec le plus profit. »
bibliothèque Bodieyenne a droit, d'ala loi sur la propriété littéraire, à un plaire de tous les ouvrages publiés dans )minations britanniques. Ce privilège s'exercer exactement à Londres, mais 1 est pas de même en province. Edim- ;, Glascow, Dublin, Newcastle, etc., nt au jour des livres importants et il en )rt peu qui arrivent à la Bodieyenne.
, aux colonies, quoique la loi en question piique également, il ne paratt pas qu'on it jamais occupé de la mettre à exé-
littérature des Etats-Unis est presque 'ement absente de la Bodieyenne ; on rouve que quelques réimpressions ans d'ouvrages des auteurs les plus con-
cOn a recueilli avec beaucoup de soin le» mémoires et publications pénodiques des sociétés scientifigues et littéraires du coati-; nent. Le seul déficit en ce genre se fait remarquer dans les travaux des sociétés du Danemark et de la Suède, et à l'égard des sociétés établies dans les colonies anglaises; on ne possède presque rien en ce genre. .
« Il serait d'ailleurs opportun de ne pas so contenter de recueillir les publications des sociétés; il faudrait aussi s attacher à avoir, les ouvrages périodiques mis au jour par des f)articuliers et d'une grande importance scientifique. Nous mentionnerons les Annales des sciences naturelles^ Y American Journal of,. science de Sillîman , VArchiv fiir Naturge-' schichte de Millier; VArchiv fur Anatomie de Meckel ; les Notizen aus dem Gebiete der Natur- und Heilkunde de Froriep ; les Anna- Ien der Physik de Poggendorf ; VArchiv fiir Naturqeschichte de Wiegmann ; le Zeilschrift fdr Mxneraloqie de Leonhard ; le Tiidschrifi voor naiuurlijke geschiedenis de Van der Hoeven, et beaucoup d'autres.
«Afin de réunir autant que possible les opinions du public littéraire au sujet des desiderata de la bibliothèque, il serait bon de placer auprès du catalogue un avis invitant toutes les personnes qui ne trouveraient point dans la Bodieyenne les livres qu'elles voudraient consulter, à inscrire les titres de ces livres sur un registre spécial. Cet inventaire des desiderata offrirait sans doute au bibliothécaire des indications utiles pour le guider, dans ses achats. »
D'après un relevé officiel, le nombre de volumes achetés durant la période de dixsept ans qui embrasse les années 1826 à 1842» a été de 37,062; 13,652 volumes ont été donnés. Il a été dépensé en achats d'imprimés. 24,3681. st. 2sh.; en acquisition de manuscrits. 1,839 1. st. 8 st.; en traitements d'employés 14,0901. st. Dépense totale, 61,696 1. st. 1 sh.
Dans le courant de ce siècle, deux le^s très-importants ont été faits à la Bodieyenne. Un antiquaire instruit et laborieux, Richard Gough. légua en 1809 à l'Université d'Oxford toute la partie de ses collections qui se rapportaient à la topographie britannique ; indépendamment des volumes imprimés, il y.
avait là une réunion considérable do manuscrits, de dessins, de gravures et de cartes. Gough lég[ua aussi tous ses livres et manuscrits relatifs à la littérature anglo-saxonne et septentrionale, pour qu'ils servissent au professeur d'anglo-saxon.
En 1834, un autre antiquaire plein de zèla et fort érudit, Francis Douce, légua une importante réunion de livres la plupart peu communs et précieux, concernant l ancienuq littérature anglaise et l'histoire des mœurs et des usages dans la Grande-Bretagne. Le ca-i talogue de cette collection a été imprimé ; il forme un volume in-folio dont nous repar-^ lerons,
La Bodieyenne possède la bibliothèque d'Edmond Malone, laborieux investigateur de l'ancienne littérature anglaise ^v. tv^^"^ éditiîur de SUriL^^v^w^è. V:*viVVfc ^O^^Oàûw \^\v-
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ferme un grand nombre de vieilles pièces do théâtre et de volumes en vers des xvr et XYii* siècles, objets devenus à peu près introuvables aujourd'hui et dont le prix s*cst élevé dans des proportions énormes aux ventes de Londres.
« Si Ton considère l'étendue, la majesté du local, la beauté des salles ornées comme au XV* siècle. Tordre parfait, l'arrangement des livres, Taffabilité, Textréme complaisance des savants placés à la tète de cette riche collection, la Bodieyenne n'a rien à envier aui bibliothèques les plus renommées et les mieux cdministrées.»
«La ville d'Oxford est d'ailleurs un précieux reste du moyen Age, une ville hérissée de dômes et de flèches, peuplée de collèges gothiques qui sont autant de sanctuaires de l'érudition. Tout, dans cette cité privilégiée, respire le calme, la paix et le recueillement qui conviennent si bien aux travaux de l'intelligence. » Ainsi s'exprime un savant médecin et helléniste, M. Daremberg, dans un rapport inséré dans les Archives ae$ missions scitnlifiques^ et il e^joute :
« L'Angleterre a sur nous l'avantage d'avoir conservé intacts plusieurs de ses centres littéraires du moyen âge : les manuscrits sont restés enchaînés sur les pupitres où ils avaient été copiés, où ils avaient servi aux maîtres et aux élèves. On retrouve donc la science dans son véritable berceau.»
Ce au'il y a peut-être de plus remarquable dans la bibliothèque Bodieyenne, c'est la magnifique collection de manuscrits orientaux qu elle renferme. Dès le milieu du xvii* siècle, elle était d'une grande importance, et depuis elle n'a cessé de s'accroître. Les manuscrits bibliques sont très-précieux. Parmi eux est le fameux Codex Laudianus^ copie des Actes des apôtres, en grec et en latin,
3ue Wetstein attribuait à la dernière partie u vir siècle et qu'il regardait comme ayant été transcrit en Sardaigne, opinion fort controversée et qui n'a pas encore reçu une solution complète. Divers critiques pensent qu'il remonte au vi* sîècle. Le Codex Ebnerianxis qui est du xn' siècle et qui appartenait à un amateur de Nuremberg, a joui d'une grande réputation. La collection Oppenheimer a fourni, en fait de manuscrits rabbiniques, des trésors remarquables.
Les manuscrits de Dodsworth (donnés par Fairfaxj de Rawlinson, de Thomas Carte, de Brown Willis (58 volumes), de l'évoque Tanner (450 volumes), se rapportent à l'histoire de l'Angleterre, et sont une mine de renseignements précieux.
Quelques manuscrits des poètes anglais méritent l'attention, ainsi qu'une superbe copie faite au xiv* siècle sur vélin Am Roman du bon roi Alixandre; elle est ornée de miniatures.
Le manuscrit de Cœdraon, qui remonte au x* ou au XI* siècle, est inappréciable sous le rapport de l'ancienne hlléralure anglosaxonne ; il a été décrit très en détail par M. Thorpe dans YArchœologia , t. XXIV, p. 329-343. ^ '
Dans la section des livres imprimés» oq trouve une suite magnifique des éditioiu originales des classiques grecs et latins.Bun nombre de ces précieux volumes proviennent des bibliothèques de Crevenna et de Pinelli. Les volumes imprimés par les plus anciens tvpographes anglais, par CaxtOD, Pynson et Wynkvn de Worde, ceux qui sodI sortis des prenuères presses mises en jeu à Oxford et à Saint- Albans sont nombreux.
Parmi les livres imprimés sur vélin, et pour ne citer que ce qu'il y a de plus précieux en fait d'ouvrages du xv* siècle, nous signalerons le Psautier de Mavence et le Rationale de 1459, la Bible de Mayence de 1462, le Cicéron de 1465 et de 1466, les Constitutiones de Clément V de 1467, leSslluste de Paris (vers 1470), leDecreium Grstiani de 1472, le Sextus decretcUium Bonifacii VJIJ et le Greaorii nova compilatis decretorum de 1473, Te superbe Breviar\\m de Wurtzbourg de 1469 et le Missel de 1481, le Pentateuchus hebraicus, imprimé à Bologne en 1482 (Van Praet n'en connaissait que cinq exemplaires), le Berachoth iiûpiiwé à Soncino en 1484 ( c est la première portion du Talmud qui ait été publiée), le DocirinaU d'Alexandre de Villedieu, Parme, 1486; les Revelationes de sainte Brigitto, imprimées à Lubeck en 1492, le Pentateuque, publié à Brescia la même année, les Lucubraliuncyk ornatissimœ de Scott, Strasbourg, 1498, etc. Citons aussi VAristote, et le Théophrastei^ 1498, imprimé par Aide sur vélin (le second volume seulement), le Virgile^ imprimé 5 Rome en 1469 par Sweynheym et Pannailz (exemplaire imparfait de 4 feuillets, et d'uoe conservation qui laisse bien à désirer ; il lut cependant payé 63 1. st. dans la vente des doubles de lord Spenser ; il avait fait partie de la collection du duc de Bassano) : lOtiàs de 1471.
Les ouvrages plus modernes sur vélin sont très-nombreux; nous renvoyons à la liste qu'en a donnée Cotton, dans son 7t
Î}hical Gazeaeer ,'seconde édition, p. 339-353; es livres hébreux sur vélin sont d une beauté remarquable; ils proviennent, pour la plupart, des bibliothèques de Crevenna et d\)ppenheimer ; on y distingue la grande édition du Talmud en 24 volumes in-folio, imprimée à Beriin et Francfort de 1713 à 1728
D'anciens catalogues de la bibliothèque Bodieyenne publiés en 1605, 1620, 1635, ont aujourd'hui peu d'importance. L'orientaliste Thomas Hyde en mit au jour en 1614 un plus complet. En 1738, il en parut un ea deux volumes in-foiio, rédigé par J. Bowles, R. Fysher et E. Langford. Un catalogue des livres relatifs à la topographie anglaise, k la littérature anglo-saxonne et à celle du Nord, légués par un antiquaire laborieux, Richard Gough, fut mis au jour en 1814.
Les manuscrits ont été le but des travaux de divers érudits: de Uri avait publié en 1787 in-folio, la première partie crun catalogue des codices orientaux; Alex. NicoUa repris et complété cette tAche en donnant de 1821 à 1835 deux parties en h volumes in-
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DE BIBUOLOGŒ.
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