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; il avait déjà, de 1812 à 1815, publié en parties in-4 l'inventaire des manuscrits nllis par un voyageur célèbre, Edouard :e. Un catalogue des manuscrits et des \ annotés provenant de l'helléniste hollis d'Orville, a vu le jour en 1806 ; un t relatif aux manuscrits Scandinaves et jais rédigé par un Islandais, Finnus lUS, a été imprimé en 1832, in-4.
iépendamment de la Bodieyenne, on e à Oxford sept bibliothèques apparit & rUniversite; nous allons les lairo attre rapidement : 1* "La bibliothèque lijfe. Elle fut fondée par un médecin qui sait au commencement du xvn* siècle 3 immense réputation et qui laissa une grande fortune. Il légua 40,000 livres ng pour être employées è la construcd'une bibliothèque à laquelle il laissa ses livres et des fonds pour être cons en rentes de manière à consacrer 150 t. par an pour le traitement du bibliolire et lOÔ liv. st. pour acquisitions de ;. Entrepris en 1737, TédiQce ne fut kré (|u'en 1749.
collection est surtout riche en ouvrages 3S sciences physiques, l'architecture et [ues branches de 1 archéologie. Les malts sont en petit nombre; un seul paratt du prix : c'est un poëme sanscrit que . de Schlegel découvrit couvert de pouset fort mal en ordre. (Voir la préfoce amayana publié en 1829 par cet india- .) Il est un des plus anciens volumes de nre que l'on connaisse. On évalue à 2(^,000 Des ce que contient la bibliothèque liffe. Des plaintes se sont élevées sur la i dont elle a longtemps été administrée. 3sl fort arriérée en fait d'ouvrages mo- 3s , mais on travaille à mettre les choses m meilleur pied.
sa bibliothèque AAsmo/f doit son nom è un it très-versé dans l'archéologie nationale 'tout occupé de chimie et d'astronomie ; lit formé une bibliothèque qu'un incenétruisit en 1678. Lors de sa mort sur- 3 en 1692, il légua une autre collection »osée de 1758 volumes (dont 620 manuset d'une nombreuse reunion d'opuscu- Jne portion des manuscrits d'un célèbre uaire anglais, sir W. Dugdale, et des ; du docteur Lister, médecin et natu- 8 renommé, font partie de la bibliothè- Lshmole.
La bibliothèque de YInstUution de\ sir rt Taylor pour la connaissance des laneuropéennes. Cette collection, créée un but d'utilité publique, est surtout ^e d'ouvraçes relatifs aux langues mo- )s ; en y aioutant la collection léguée 130 par le docteur Finch , le tout forme 0 volumes environ.
La bibliothèque ffope, consacrée à l'hisnaturelle.
La bibliothèque du Mtêsée géologique.
!^ bibliothèque du Jardin botanique.
^sl bibliothèque Savilienne^ attachée à haire de géométrie. /
mi les bibliothèques dés divers collèges.
on distingue celle qui appariient au collège de Toutes les Ames (AlUsouls-college). Elle
Ïossède encore plusieurs des ouvrages qui lui irent donnés il y a plus de quatre siècles par le roi Henri Vl. Elle doit surtout son importance à la générosité de Christophe Codrington, qui, après avoir fait à Oxford de très- bonnes éludes, entra au service militaire, se distingua sous Guillaume III, fut nommé gouverneur des Antilles et consacra à l'élude les dernières années d'une existence active. Il légua par son testament une somme considérable à la Société pour la propagation de l'Kvangile, et laissa au collège de Toutes les Ames une bibliothèque évaluée à la somme alors très - considérable de 6,000 liv. steriing, et 10,000 liv. applicables, 6,000 à la construction d'un bâtiment pour recevoir les livres, 4,000 à former le fond d'une, rente destinée à des acquisitions. Ces divers leçs furent administrés avec intelligence ; après avoir fait face aux frais d'installation du local, il resta une rente annuelle de 200 livres. Codrington mourut en 1710.
La bibliothèque du collège de la Reine ne tarait pas avoir eu une grande importance . usqu'au lesçs que lui fit en 1691 le docteur 'Jarîow, évoque de Lincoln. L'édifice somptueux qui forme aiyourd'hui un des plus beaux ornements d'Oxford fut commence en 1692. Dès l'an 1362, on trouve des traces de l'existence de la bibliothèque de ce collège, et il existe un compte daté de 1389 et s'élevant à 26 shelhnçs et demi pour achats de chaînes pour les livres.
La bibliothèque en question est aujourd'hui fort belle, ce qu'elle doit à la munificence du docteur Robert Mason qui lui légua la somme énorme de 30,000 livres sterling applicable à des achats d'ouvrages nouveaux.*
La biliothèque du collège de la Trinité se recommandepar l'ancienneté du local qu'elle occupe et qui remonte au xiu* siècle. Les armoires en chêne sculpté sont du commencement du XVII* siècle.
Le collège de Saint-Jean a une bibliothèque considérable et bien logée. Laud, ce prélat qui joua un rôle actif et tragique dans l'histoire de ChariesI",Ût beaucoup pour cette collection; il lui donna un grand nombre de livres, et il stimula la générosité d'autres donateurs. La réunion des classiques [;recs cl latins offre d'intéressantes éditions prmceps ; les anciens ouvrages relatifs h l'histoire d'Angleterre sont dignes d'attention.
La bibliothèque du collège de l'église du Christ(C/irl5^CfcurcAco//cg'c)dutsondévelop-
Rement au zèle d'un élève lie ce collège, 0* icholson qui, au commencement du xvn* siècle , fit idon de 800 livres steriing pour frais de construction et d'acquisitions. Les évéques Fell 'et Atterbury, le doven Aldrich travaillèrent ii l'agrandir. Charles Boyie, comte d'Orrery, lui légua sa bibliothèque, en en retirant toutefois les ouvrages relatifs à l'histoire d'Angleterre et à la poTitiaue; on obtint ainsi près de 10,000 volumes; VarcbevôquejWako, de son côté,lé^ua\wvftVi^V\R.\Â-
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Covenanl du célèbre monastère de Durham. i bibliothèque du collège de Douning^ le plus récent de tous, est en train de se fonder. I^ bibliotbèaue du collège de Saint-Jean fut fondée par la reine Marguerite qui créa ce collège; ses deux exécuteurs testamentaires, J. Fisbcr, évêque de Rochester, et R. Fox, évoque de Winchester, travaillèrent h augmenter cette collection; un grand nombre de personnages de distinction qui avaient fait leurs études dans le collège en question, se firent remarquer par leur générosité. Parmi eux on remarque le docteur Williams qui devint archevêque d'York et qui légua SfOOO livres sterling pour la construction d un nouvel édifice, indépendamment des livres
au'il possédait à l'époque de sa mort (1650); [atthew Prior, qui donna une quantité considérable délivres français ou italiens qu'il avait réunis dans le cours de ses voyages; Thomas Baker, bibliophile zélé qui, réduit à des ressources fort restreintes, parvint à rassembler 4000 volumes environ, presque tous curieux et rares, qu'il légua à la bibliothèque de Saint-Jean; 2000 environ furent admis ; le reste s'y trouvant déjà Ait vendu à l'encan.
En somme, la bibliothèque dont nous parlons contient environ 26,000 volumes; la théologie et les anciens ouvrages imprimés en Angleterre en forment la partie la plus importante ; quelques-uns de ces derniers passent pour uniques.
La bibliothèque du collège du Corps du Christ doit ses premières richesses à l'archevêque de Londres Parker. Il obtint du gouvernement d'Elisabeth l'autorisation de rentrer en possession des ouvrages qui avaient appartenu à des couvents ou h dos cathédrales et qui avaient été dispersés par le soufile des révolutions. Il légua à ce collège une collection im()ortante formée de près de 1500 volumes imprimés et de 500 manusscrits. Des règlements sévères, encore observés avec scrupule, accompagnèrent ce don, et témoignent de la sollicitude défiante qui animait Te prélat. Pas un livre ne peut sortir de l'enceinte du collège; aucun socius (fellou> ou membre de rétablissement] ne peut entrer seul dans la salle où sont les livres, et si douze volumes venaient à être perdus, la collection serait retirée au collège qui l'aurait gardée avec si peu de soin.
La bibliothèque Fi/s-fFtHfam provient dos legs faits par Guillaume, second comte de ce nom. Elle n'est pas bien nombreuse, car elle ne compte guère au delà de 6,000 volumes: mais ce sont des ouvraijes de choix (classiques, belles -lettres, histoire, et surtout beauxarls). Elle renferme aussi une très- précieuse et très-belle collection d'estampes rangées en 520 volumes ou portefeuilles.
Quelques établissements consacrés à l'instruction et indépendants des deux grandes universités possèdent de leur côté des collections de livres.
La bibliothèque du collège A'Harrow est importante. Un savant français établi en Angleterre, M. Georges Mason, la décrit dans une
lettre insérée dans un journal de Paris comme formée d'ouvrages magnifiquenoent reliés et dignes de cette reliure : de belles éditions des auteurs classiques, des chefs-d'œuvre des écrivains anglais et français, le droit, la théologie, rhistoire, la poésie, la science, tout s'y trouve réuni, et ce qrui donne une nouvelle valeur à ces livres, aest qu'ils sont pour la plupart des souvenirs, des cadeaux d'adieu laissés par les élèves dont l'éducation a été commencée à Harrow.
Le collège A'Eton, près de Windsor, qui sert d'école préparatoire aux Universités el qui a reçu successivement presque tous les membresde la haute aristocratie possède égilementune bibliothèque riche surtouten éditions des classiques anciens.
§ m.-Bibliothèque^ de$ Cathêdratet.
Les cathédrales de l'Angleterre possèdent des collections très-dignes d'intérêt apj^artenant aux chapitres, et pour la plupart inaliénables; on y trouve peu ou pas d'ouvrages modernes, mais on y rencontre des Uvres anciens, des manuscrits surtout qui étaient la propriété de ces établissements lorsque la réforme' vint bouleverser l'Eglise.
La bibliothèque d'Exeter est précieuse et respectable par son antiquité. Si elle était convenablement cataloguée , elle deviendrait célèbre. Pendant longtemps elle est restée
rtlacèe dans un local oii elle a souffert de 'humidité et de l'abandon. Les manuscrits sont encore dans un appartement élevé près de la cathédrale, et ils ne possèdent pas les conditions de bonne conservation qu'ils devraient avoir.
Nulle autre cathédrale en Angleterre ne peut offrir aux regards de l'étranger un livre oui lui a été offert par son premier évéque. te volume de poésies anglo-saxonnes , présenté par révéque Leifric, est du plus grand intérêt. D'autres manuscrits très-anciens et relatifs à l'histoire d'Angleterre et à celle du diocèse d'Exeter mériteraient d'être examinés avec soin. On remarque aussi plusieurs Psaih tiers et Missels d'une grande beauté.
Les imprimés sont au nombre de 5,000 volumes environ. La plupart se rapportent à la théologie et à Thistoire de l'Angleterre. On y remarque quelaues volumes très-rares. Le chapitre alloue 20 livres sterling par an pour acquisitions nouvelles.
La cathédrale de Lichfield doit ses principaux trésors littéraires à la libéralité de la duchesse de Somerset qui lui légua, en 167S, un millier de volumes parmi lesquels il en est de très-précieux. Le plus remarquable est le fameux Evangéliaire de saint Chad, manuscrit du vm* siècle et qu'une ancienne tradition représentait comme écrit de la main de saint Gildas, mais comme il abonde en erreurs grossières, sous le rapport de la syntaxe et de l'orthographe, il est impossible de croira qu'il soit l'œuvre d'un scribe un peu instruit Les caractères sont bien itracès et ressemblent aux lettres saxonnes. M. Waagen signale un grand nombre d'initiales comme étant d'une beauté rcmaniuable et comme
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DE BIBLIOLOGIE.
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it les traces de cette habileté que les Iris possédaient à cette époque reculée, page est entièrement couverte d'ornes qui par la bonne distribution, la beauté 3uleurs, la précision de l'exécution , ne ent que des éloges. Malheureusement ig usage auquel le volume a été assujetti luse qu'il a beaucoup souffert, peut citer aussi parmi les manuscrits elle copie des poésies de Chaucer avec lures, un discours Sur l'ordonnance arfnée^ adressé à Edouard VI, et plu i écrits historiques intéressants. Une qui en énumère soixante-cinq et qui a *essée par le docteur John Willer, fait ! des Catalogi librorum manutcriptoingliœ et Hioemiœ,
fait de volumes imprimés, on doit citer I exemplaire, malheureusement incomle la Mort d'Arthur, imprimé par Caxît la Bible anglaise de Cramer, 1540. Le re des volumes est de 3000 environ cathédrale d'York possède une collection tante. A Tépoque de la publication des ygi librorum mstorum Angliœ, 1697, )ntenait 65 manuscrits, formant environ aités séparés. La plupart se rapportent théologie, mais dans le nombre on î queloues documents historiques et traités de Cicéron.
collection des imprimés est assez consile; elle renferme les livres de Tarche- Tobie Matthew, mort en 1628, et divers > dons importants. On compte en tout volumes; la bibliothèque possède 80 I.
de rente par an.
ouvrages sur l'histoire d'Angleterre, rits des Pères, la série des Bibles et des entateurs de l'Ecriture sainte, ont une tance réelle. Entre autres raretés, on ^e un exempl. sur vélin de la seconde n du Nouveau Testament d'Erasme, six les imprimés par Caxton , et quelques très-peu communs sortis des presses ^nkyn de Worde , de Pynson, d'Higden res vieux typographes anglais. Cette Lhèque est ouverte au public cinq jours imame.
bibliothèque de la cathédrale de Ches- ; dans une situation peu satisfaisante ; 3 compte pas au delà de 1,100 volumes Dnt souffert par suite de l'abandon qui temps été leur partage. * iathédrale de Carlisie possède environ volumes presque tous relatifs à la théol'histoire britannique y compte aussi les bons ouvrages.
ribliothèque du chapitre de Durham est es plus belles que possède une cathémgiaise. Un local nouveau vient d'être isé pour elle, et a entraîné 3,000 I. st. )enses. Quelques manuscrits provenant ers couvents sont décorés avec une éléqui a attiré les éloges d'un connaisseur ;ué et difficile, le docteur Waagen.
ni ces manuscrits, on remarque surne copie des trois premiers évangélis- Lécutôs probablement au vni' siècle, nmentaire de Cassiodore sur les Psau-
mes (même époque), un Psautier avec le commentaire de saint Augustin (vers la fin du xi' siècle), un Hymnarium du xi* siècle (le caractère des miniatures est tout à fait anglosaxon), des Homélies sur l'Evangile de saint Matthieu, du milieu du xi* siècle, une copie de la Vulgate, en quatre volumes in-folio, fia duxu* siècle. Tous ces précieux codices proviennent de l'ancienne abbaye des Benédictiasde Durham.
Les imprimés sont plus nombreux etmieux choisis gue dans la plupart des collections capitulaires;la théologie et l'histoire d'Angleterre dominent selon l'usage, maison trouve aussi d'excellents ouvrages dans la série de la linguistiaue et des classiques latins. On distingue les éditions originales de Tacite et de Strabon, imprimées par Vindelin de Spire/un très-bel exemplaire du Plutaraue d'Aide de 1509, le Boêce mis au jour à Cologne en 1482 et trois volumes imprimés par Caxton.
Le chapitre de Durham consacre chaque année 200 1. st. à l'entretien et à l'agranaissement de sa bibliothèque, et en dix ans elle est arrivée de 7,000 à 12,000 volumes.
La cathédrale de Rochester possède dans sa bibliothèque quelques manuscrits assez précieux provenant des anciennes maisons religieuses. Ses imprimés sont peu nombreux, mais ils offrent divers livres rares, entre autres un exemplaire de la première Bible en anglais (1539), maladroitement reliée avec le livre des prières ordinaires et le Psautier de 1629, le tout négligemment porté au catalogue sous le titre suivant : La sainte Bible avec le livre des prières ordinaires, 1629, de sorte que son existence est longtemps restée ignorée. On voit aussi un exempl. complet de la Bible de 1539, les polyglottes de Ximenez et de Wallon, et le beau Missel de Salisbury imprimé par Regnault en 1534.
Il n'y a à Cnichester que 2,500 volumes, mais ils sont bien classes. La théologie et l'histoire ecclésiastique y tiennent le premier rang; l'histoire et la littérature classique sont assez bien représentées.
En 1849, la bibliothèque de la cathédrale d'Ely possédait 4,300 volumes environ ; les Pères de l'Eglise, les théologiens anglais formaient une jurande portion. Feu de chose en fait de classiques et point de raretés. Il existe un catalogue imprimé.
Il y avait jadis à Peterborough une bibliothèque appartenant à la cathédrale, mais elle fut en grande partie détruite pendant les guerres civiles. Il n'en reste que quelques manuscrits ; une Bible et un Evangéliaire ornés de miniatures sont ce qui s'y trouve de plus intéressant. En tout on compte 3,000 volumes environ.
La bibliothè(|ue de Lincoln a le singulier privilège de devoir une certaine célébrité aux livres qu'elle ne possède pas. Jadis elle contenait un certain nombre de volumes imprimés par Caxton et quelques-unes d.es productions les plus anciennes de la typographie anglaise. Le chapitre jugea à propos de vendre ces raretés aun de se procurer ies livres modernes plus utiles au commua des
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lecteurs. Nous ne prétendons iioini qu'il ait été fort blâmable en agissant de la sorte. Le bibliof;raphe Dibdtn provoqua cette mesure et se rendit acquéreur de quelques volumes des moins communs parmi lesquels était la Bible d'Edimbourg de 1579; il s'amusa à les décrire dans un opuscule tiré à peu d'exemplaires auquel il donna un titre bizarre : le Bouauet de Lincoln (the Lincoln Nosegay)^ et ces livres furent , on a lieu de le croire , revendus à des prix bien supérieurs à ceux auxquels les propriétaires les avaient cédés.
La bibliothèque de la cathédrale d'Herford présente également de l'intérêt. Nous pourrions citer aussi celle de la cathédrale Worcester et celle de Wells; ouvrages sur la théologie ; vieilles éditions des classiques (les Polyglottes d'Arias Monlanus et de Waiton, VArislote impr. par Aide en cinq vol. in-fol. avec cet autographe en tête du premier volume : Sum Erasmi Roterodami]. La bibliothèque de Gloucester existait auxiv' siècle; elle n'a aujourd'hui que 2800 volumesenviron et rien de précieux. La bibliothèiiue de Bristol a été détruite dans une émcuie en 1831.
Un ouvrage ileM. Botfield, Notes on the Cathedral libraries, 1849, ccmtient sur le sujet qui nous occupe de très-amples détails qu'il nous suint d'indiquer.
§ IV. — Bibliollièques municipales.
Pendant longtemps l'Angleterre manqua de bibliothèques publiques organisées de manière à rendre des services etlicaces : le Musée britannique, créé un peu tard et administré durant bien des années avec beaucoup de nonchalance,n'empêcha poinlGibbon d'écrire que la plus grande ville du monde est dépourvue de bibliothèques publiques et d'observer que celui qui veut traiter un grand sujet historique est tenu d'acheter de son argent les ouvrages qu'il a besoin de consulter.
On comprit qu'un tel état de choses devait cesser, et à côte du développement immense que prenait le Musée britannique, on sentit qu'il fallait établir dans les grandes villes des bibliothèques municipales dignes de ce nom.
Pour arriver à ce résultat on ne voulut pas compter sur le concours capricieux de la générosité des particuliers ; il fut décidé que les bibliothèques seraient formées, entretenues, administrées du moyen d'une taxe municipale qui atteindrait à la fois le propriétaire le iilus opulent et le possesseur de l'immeuble le plus modeste. Il fallait donc former des collections ouvertes à quiconque voudrait en profiter en offrant des ressources à l'homme instruit et à celui qui n'a qu'une éducation fort imparfaite.
En 1848 un membre du Pariement, élu en Ecosse, M. William Ewart, proposa un bili
nr instituer des bibliothèques municipales. ^ eut d'abord, selon l'usaçe anglais, une commission d'enquête, et il tut mis hors de doute que la Grande-Bretagne était, sous le rapport des grands dépôts littéraires ouverts au public, fort en arrière des Etats-Unis et de la plupart des autres pays de l'Europe. La contribution propKOsée ne devait pas
dépasser un demi-penny par livre sleriinr (c'est-à-dire un deux cent quarantième) de la contribution totale de la ville. Lebill futcombjittu par divers orateurs qui alléguèrent d'assez étranges raisons; l'un convint qu'il n avait aucun goAt pour les livres, un autre affirma qu'une taxe dans la proportion que nous venons d'indiquer serait un fardew écrasant pour un peuple réduit h une misère extrême : singulier prétexte lorsqu'il s'agit d'un pays aussi riche.
Le bill passa, mais il était loin d*ètre parfait. Il futamendé, six ans plus tard volé avec beaucoup moins d'opposition, et, le 30 juillet 1855, il obtint la sanction royale.
La première ville où les dispositions da premier bill furent mis en œuvre fut Maachesler. Liverpool suivit bientôt cet exemple et la bibliothèque y fut ouverte le 18 oc* tobre 1853.
Le vote des électeurs est d'ailleurs nécessaire afin d'établir la taxe qui doit serriri l'établissement des bibliothèques, et parfois ce vote a été négatif. M. Edwards (t. I, p. 796) présente à cet égard un tableau curieui: trois villes, Sheffield, Birmingham et Exeter ont repoussé la taxe, et ce vote a eu lieu dans celte dernière cité à la majorité de 853 voix contre 118; onze autres villes ont autorisé cet impôt et presque toujours le nombre des opposants a été tres-réduit. Dans la cité de Londres, par suite de combinaisons maladroites, la taxe a été repoussée sans aller aux voix.
M. Edwards donne au sujet de diverses bibliothèques municipales de l*Angleterre des renseignements que nous abrégerons beaucoup.
Norwick possède une bibliothèque asseï curieuse et qui serait plus riche si la collection de manuscrits formée par un archéologae zélé, Pierre le Nève, y avait été jointe, ainsi que l'indiquait le testament de ce savant, mais il y eut un procès et les manuscrits en question furent dispersés. On trouve dans cette bibliothèque d'intéressantes produo tions de l'ancienne typographie anglaise, des chroniques, la Bible anglaise de Tayemer, 1549 (fort rare), etc.
La ville de Bristol a une bibliothèque qui fut fondée en 1614. Le docteur Tobv Haclev, qui fiit plus tard archevêque d'York etqiu mourut en 1628, lui Qt hommage d'un asseï grand nombre de volumes sur lesquels à cAté de son nom il inscrivait cette devise : Vite mihi Christusy mors lucrum. En 1725, le bibliothécaire R. Clarke signala h la municipilité l'état de dégradation où était le bAtiment qui renfermait les livres ; ce ne fui toutefoîi que quinze ans plus tard qu'on fit effectuer les rèjiarations nécessaires. La théologia, l'histoire eèclésia.stique, la littérature française du xvu* siècle rorment la majeure par* tie de cette collection.
La bibliothèque de Leicester, fondée a»
commencement duxvn* siècle et enrichie par les dons de quelques savants, a beaucoup souf' iert de Toubli dans lequel on l'a laissée longtemps. On assure qu'un grand nombre de vih
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DE BIBLIOLOGIE.
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• furent enlevés en 1793, à roccasion fête que voulait donner la municipalité la salle où ils étaient placés; ils lurent ses pêle-mêle dans un appartement re- Bt dix ans plus tard, ils étaient encore [e chaos aui avait été leur partage. Decette bibliothèque a été remise en ornais on ne s'est point occupé deTauçîr. Elle possède un très-beau manuscrit, I sur papier, partie sur vélin, du Nou- Testament en grec; il a été exécuté au iècle.
bibliothèque libre de Liverpool fut te au public le 18 octobre 1852; elle nnit alors 12,000 volumes. De nouvelles riptions formèrent une somme de 1,400 Un an plus tard, deux succursales, des- $ au prêt des livres, furent établies dans luartiers opposés de la ville, avec un r de volumes chaque. En octobre 1857, iliothèque centrale était arrivée à 24,000 les, et les bibliothèques de prêt à
; 41,000 volumes pouvaient se classer de on suivante :
ologie et philosophie
oire
lique
inces et arts
érature et pulygraphes
2190 volumes.
i i ,400 fl 2C50 « 4475 c
; ouvrages sur les beaux -arts et sur )ire naturelle sont nombreux, et la ithèque a été formée avec goût et intelîe. L'histoire locale est très-bien reprée; on a eu la bonne fortune de s'assurer collection qui était le résultat de vingt à î années de recherches persévérantes.
développement extraordinaire de la »thèque avait rendu nécessaire la conson aun local nouveau et plus vaste. La ficence d'un riche négociant, membre irlement, M. William Brown, y a pourvu : it tous les frais que réclame un édifice qui : environ 25,000 I. st.
président du comité municipal a dit une assemblée générale qu'on avait préi fort à tort qu on voulait surtout faire tte bibliothèque une collection pour les 3S ouvrières. « Telle n'a jamais été la ie des personnes qui ont mis le plus 1 intérêt à l'établissement de cette insti- 1. Le désir et le but du comité a été de sr une bibliothèque pour toutes les clas- H de créer une collection gui contienne leilieurs ouvrages qu'il soit possible de ocurer sur tous les sujets qu'embrassent )nnaissances humaines. »
souscription ouverte à Manchester fonder une bibliotbèçiue municipale et la placer dans un bâtiment appartenant rille, monta à 12,823 1. st.; 2,000 livres suaient de sommes restées sans emploi les mains de l'administration. La liste de iription présentait des offrandes depuis Ilingjusqu'à500 1. st.
ichat d'un local, sa réparation, son instal- 1, le mobilier nécessaire, entraînèrent lépense de 7,013 1. st.
Le nombre des volumes acquis au moyen des ressources que présenta le surplus du fonds des souscriptions s'éleva à 18,056. Ils coûtèrent 4,156 I. st., somme regardée comme très -modique par les connaisseurs. On y voyait 2,000 volumes de voyages, un bon choix d'ouvrages sur l'histoire d'Angleterre et sur le commerce, une réunion importante de journaux littéraires.
On s'occupa ensuite de faire une large part à l'économie politique, et on fit l'acquisition de la bibliothèque commerciale formée par un négociant danois qui était venu s'établir à Londres il y a plus d'un siècle, et c[ui avait réuni beaucoup d'écrits relatifs aux opéra* lions mercantiles. D'autres achats faits avec zèle ont porté, au 1" janvier 1858, è 12,449 brochures ou pamphlets, reliés en 2,086 volu* mes, cette réunion toute spéciale d'opuscules relatifs aux diverses branches de l'économie politique (commerce, colonies, impôts, esclavage, banques, caisses d'épargne, etc.).
3,200 volumes furent offerts par des particuliers ou par des corps constitués. Il c'y avait guère de précieux, dans ces ouvrages, que 500 volumes environ, offerts par des sociétés savantes ou par des administrations. Le peu de valeur du surplus constate ce qu'on a d^à eu l'occasion d'observer fréquemment : c'est que les dons individuels sont une res* source très-précaire pour mener à l'établissement d'une bibliothèque importante.
Les21, 000 volumesqueTinstitution possédait lors de son ouverture avaient été portés, cinq ans plus tard, à près de 36.000, et d,000 autres volumes avaient été achetés afin de former, dans trois quartiers de la ville, des bibliothèques de prêt. Les 35,887 volumes consignés sur l'inventaire de la bibliothèque se réparlissaient comme suit :
Théologie et philosophie
Histoire
Politique et commerce
Sciences et arts
Littérature et polygraphes
1966 volumes.
Du 6 septembre 1852, jour de l'ouverture, au 31 décembre 1857, 409.908 volumes ont été consultés à la bibliothèque centrale, et 454,196 volumes ont été prêtés. Les volumes consultés à la bibliothèque centrale se parla* gent comme suit :
Théologie
9676 vol.
Philosophie
Histoire
Politique
Sciences et arts
Littérature et polygraphes 180,201 c
Les bibliothèques de prêt possédaient 10,000 volumes au commencement de 1858.
On eut le soin d'y mettre un srand nombre d'ouvrages amusants, les meilleurs romans, les voyages, les revues. En quatre ans et demi, sur 376,069 volumes prêtés, 261,819 appartenaient à la littérature, 85,264 à l'histoire, 3,271 seulement à la politique. Les personnes qui avaient recours a ces prêts , et qui, pour les trois cinquièmes au moins du chiffre total , faisaient partie de la population
ni
DICTIONNAIÏIË
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ouvrière de ia ville « cherchaient un délassement après de longs travaux, et reculaient devant des études sérieuses.
La ville de Birmingham possède également une bibliothèque qui tend anssi à offrir un développement important.
§ y. — BMothéquei de C Ecosse.
Edimbourg, la moderne Athènes, ainsi que ses habitants la qualifient avec quelque vanité, renferme naturellement des collections littéraires et scientifiques importantes.
La bibliothèque de la Faculté des avocats date de Tau 1680; elle dut son ori^ne aux efforts de sir Georges Mackensie, juriscon* suite éminent, littérateur instruit et tellement dévoué à rétude, que, lorsque la révolution . de 1688 vint Técarter des affaires, il se retira à Oxford, afin de profiter des ressources qu'offrait la bibliothèque Bodieyenne.
La bibliothèque des Avocats fut d*abord concentrée dans les limites de la science du droit; mais bientôt elle se développa dans d'autres directions. Un statut rendu la huitième année du règne de la reine Anne lui accorda un exemplaire de tous les ouvrages nouveaux enregistrés à la Chambre des libraires. Une attention spéciale fut accordée à ce qui regardait l'histoire d'Ecosse. En 1698, on fit l'acquisition de la bibliothèque de sir James Balfour, et en 1723, de celte de sir Robert Sibbald.En 1734, peu de temps après la mort d!un historien éminent, le docteur Robert Wodrow, ses livres furent achetés.
Thomas Ruddiman, homme instruit et zélé, remplit pendant vingt ans , avec distinction , les fonctions de bibliothécaire. Il donna sa démission en 1751 , et eut pour successeur un historien célèbre , David Hume. Celui-ci avait pour sous-bibliothécaire Waller Goodhall, écrivain peu connu aujourd'hui, auteur d'une prolixe apologie de Marie Stuart, et qui était loin de se distinguer sous le rapport de la sobriété.
La bibliothèque était administrée par cinq administrateurs, un d'eux se retirant chaque année. En 1760, elle contenait environ 30,000 volumes , et à la fin du siècle elle ne s'était pas beaucoup accrue. Quelques acquisitions importantes ont eu lieu depuis trente ans. La bibliothèque du marquis d Astorga, comprenant 3.400 volumes, la plupart en langue espagnole, et parmi lesquels il en est de rares et de précieux, fut emplétée moyennant 3,000 1. st. On acquit également la collection du professeur Thorkelin, oii se trouvaient 1,200 volumes, presque tous relatifs à Thistoire et à la liuérature de la Scandinavie. Enfin, un recueil formé par un savant allemand, J. Dietrich, et comprenant des milliers d'opuscules (un grand nombre du xvr siècle), ftit acheté moyennant la somme insignifiante de 80 1. st. Malheureusement, cette collection flit longtemps délaissée dans un appartement humide, où elle eut beaucoup à souffrir. Elle a, depuis, reçu les soins qu elle mérite : elle a été remise en ordre et en bon état.
La bibliothèque en question jouit d'ailleurs d*amples revenus. Enr 1849, tes sommes four-
nies par le barreau s'élevèrent au chiffire trèsconsidérable de 3,000 I. st. (75,000 fr.); depuis, elles ont diminué.
En 1858, le nombre des volumes put être évalué à 1*74,000. Diverses objections se sont élevées contre le système de prêt, auquel sont soumis les ouvrages provenant du dépAt légal; ils sont promptement mis en mauvais état, et il paraîtrait préférable de restreindre cette circulation dans des limites bien plus étroites, en donnant à la bibliothèque des Avocats une organisation analogue k celle du Musée britannique; c'est-à-dire en donnant toutes les facilités possibles à la lecture sur place , et en ne laissant point sortir les ouvrages.
Les manuscrits sont au nombre de 8,000 environ; ils renferment des documents d*un haut intérêt historique, des lettres émanant de souverains, les comptes et la correspondance des négociants écossais qui fondèrent, pour trafiquer avec l'Amérique espagnole, au commencement du xvm* siècle, la compagnie du Darien (épisode intéressant dans l'histoire du commerce). On y trouve aussi de curieux recueils d'anciennes poésies écossaises.
Parmi les manuscrits d*auteurs classiques, on distingue un bel Horace du xiii* siècle, un Valire-Maxime du xiv', un Térence du xv, et surtout un Martial que quelques savants font remonter au ix' siècle « et qui est un des plus anciens textes connus de cet auteur. Signalons aussi quelques précieux manuscrits de la Bible et d'autres en langues orientales.
En fait de raretés typographiques, on remarque le premier volume qui ait été publié en Ecosse (c'est un livre de poésies publié en 1508], et le Breviarium Aberdonense^ qui date de 1501. On conserve aussi un exemplaire de la Bible Mazarine. La valeur de cette bibliothèque est surtout dans ses collections relatives au droit et à l'histoire; les ouvrages concernant les sciences physiques et la littérature étrangère sont, relativement parlant, bien moins nombreux.
11 existe trois catalogues successifs, imprimés en 1742, 1776 et 1807. En 1831 a paru un nouveau volume, exclusivement consacré à la jurisprudence; il a, depuis, été accompagné d'un suppléaient. Des catalogues spéciaux des divers accroissements de la bibliothèque, depuis 1807, existent en manuscrits. (Classiques anciens, histoire, théologie, collection Astorga, etc.)
Il est question de publier un catalogue complet par ordre alphabétique de noms d'auteurs, et il en a été imprimé, comme échantillon, quelques feuilles qui donnent une idée favorable de ce travail. L'impression est belle, la rédaction soignée; de bonnes notes bibliographiques contiennent des renseignements utiles. On peut regretter que, suivant un usage habituel dans les catalogues anglais, les titres des ouvrages anonymes, et parfois des mots génériques, comprenant une série de livres sur un objet spécial , soient intercalés dans l'énumération al phabié tique.
La bibliothèque des Greffiers du sceau (Wriltr$ of tke signet) est une belle coIlee-
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DE BIBUOLOGIE.
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acée dans un beau local ; on y compte . 45,000 volumes. La jurisprudence y , comme de raison, el un catalogue de cette partie a été imprimé en 1856. î aussi des catalogues méthodiques et itiques imprimés; mais le premier, jour il y a un demi-siècle, est nécesint fort arriéré. Le catalogue alphabést , de son côté , accompagne d'une table méthodique. Un catalogue mé* le de la section relative à l'histoire de :erre et de l'Ecosse a été entrepris en t on y travaille avec activité. Il existe 1 manuscrit un catalogue alphabétique mplet; il remplit quinze volumes.
Ibliothèque dô l'Université , fondée en st remarquable par le choix des livres composent. On y remarque une trèsiuse collection de thèses de médecine, \ en 1770 è Hambourg, et qu'avait blée le professeur Reimarus.En 1798,
}mblié,m-8,le Catalogué librorum ad icam speclantium in bibliotheca Acade^ iimburgenêis.
bibliothèque était une de celles qui le privilège de recevoir un exemde toutes les publications nouvel- \ privilège fut abandonné en 1837, aant une allocation annuelle de 575 Divers droits payés par les canaux grades académiques fournissent s revenus, et une somme de 500 1. st. 1 peut chaque année être consaci*éd îiats.
iocument officiel daté de 1830 s'exainsi :
bibliothèque en question possède en- 30,000 volumes, parmi lesauelsilen rares et de précieux ; mais elle n'offre
caractère de généralité fondé sur la jion de tout ce qu'il y a de plus utile lus intéressant aans chaque branche nnaissances humaines, caractère que ffrir toute grande collection bien sée, mais qu'on ne peut acquérir 5 beaucoup de temps et d'areent. Les îs naturelles y sont représentées d'une e satisfaisante; mais à l'égard des ÎS morales et politiques, on est fort .Les classiques anciens, l'archéologie, re étrangère laissent beaucoup à dé- »
lis cette époque, on doit reconnaître a eu de l'amélioration; de 1837 à
me somme de 7,453 liv. st. a été emà des acquisitions nouvelles, et le
e des volumes emplettes a été de
»n possède aujourd'hui près de 100,000
is et 320 manuscrits.
ité de cette collection s'élève une bique spéciale de théologie, créée à la xvu* siècle, et qui, formée au moyen s divers, est entretenue par des redeimposées aux étudiants qui prennent nscriptions. Elle compte à peu près olumes.
PlCTIONN. DE BlBUOLOClK.
La bibliothèque de l'Université de la ville do Saint-André remonte au xv' siècle. Cette université était formée de divers collèges fondés en 1411 et en 1455.L'archevèqueWilliamSchevez, mort en 1497, fit don de livres préciegx. Les diverses collections des différents collèges furent réunies en une seule, et sous le règne de la reine Anne, l'université de Saint- André fut un des établissements qui obtinrent le privilège de recevoir un exemplaire de tous les ouvrages mis au jour dans l'empire britannique. Ce privilège resta en vigueur jusqu'à 1835 ; il fut alors abandonné moyennant le payement d'une rente annuelle de 630 iiv. sterling. Cette somme sert à ajouter chaque année à la bibliothèque 1,100 volumes environ. Des contributions annaellespayées par les étudiants et des droits imposes aux gradués servent à défrayer les dépenses d'entretien.
Un document officiel daté de 1849 signale le nombre des ouvrages imprimés comme étant de 51,265. Nombre des manuscrits, 53. Aujourd'hui (en 1859] on peut évaluer le nombre des volumes à 62,000. A l'époque d'une enquête faite sur la situation des universités d^Ecosse (en 1827-1828), on reconnut que le système des prêts au denors dominait, et qu'il y avait peu de facilités accordées h la lecture dans I enceinte de la bibliothèque. En 1847, on abolit la faculté qu'avait chaque professeur d'accorder à cinq personnes étran-
Sèrcs à l'université la facullé d'emprunter es livres, faculté qu'on regarda avec raison comme un motif de destruction pour les livres, comme occasionnant une grande perte de temps pour le bibliothécaire, et comme faisant de ta bibliothèque une sorte de cabinet de lecture.
' La littérature anglaise moderne et les ouvrages étrangers relatifs à l'éducation et aux sciences dominent dans la bibliothèque de l'université de Saint-André. Un catalogue rédigé dans l'ordre alphabétique a été mis au jour en 1826, in-fol.
L'Université de Glascow possède, de son côté, une collection qui remonte à une date fort reculée. En 1475, l'évoque John Laing donna quelques traités de philosophie, p(?c{agogio Glascuensi ad usum et utilitatem Hegentium. D'auires dons eurent !icu plus tard. La première indication que fournissent les archives relativement à un achat de livres imprimés, est de l'an 1577, et signale l'acquisition des ouvrages de Cicéron, d'Aristoie. de saint Augustin et d'une collection complète des actes du Parlement. Des professeurs distingués, tels que G. Buchanan, de hauts fonctionnaires se tirent un devoir et un plaisir de léguer ou de donner de nombreux volumes, et ces bienfaits ne se sont point ralentis dans le xvn* el le xvnr siècle. La bibliothèque comptait, en 1858, 66,000 volumes environ et 242 manuscrits.
Ce que Glascow possède de plus important en fait de collections scienUtiques, c'est le MusétBuntérien^ qui doit son nom è W.Hun-
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DlCllONNAIRK
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ter, chirurgien célèbre mort en 1778. Il avait amassé dans la pratique de son art une grande fortune.
Cette collection est riche surtout en classiques grecs et latins. Les anciens typographes de Venise et de Florence sont noblement représentés par de précieux volumes 3ur vélin. Plusieurs des volumes les plus rares de la bibliothèque du docteur Asiiew avaient été achetés par Hunter, tels que le Platon imprimé par Aide. Manuce, l'édition princeps a Homère, VOvide mis au jour par Azzoguidi à Bologne.
On comptait, parmi les vieux monuments de la typographie anglaise, neuf ouvrages imprimes par Caxton et quatre par Wynkyn de Worde. Les imprimés étaient au nombre de 13,000 volumes environ; parmi les manuscrits, qui comptaient 600 volumes, on remarque une très-belle copie de l'ouvrage de Ludolphe (Vita Chrisli), ornée de miniatures et provenant de la bibliothèque de Gaignat, une série curieuse de proclamations de la reine Elisabeth avec sa signature autographe, des Missels superbes.
La bibliothèque municipale de Glascow doit son origine à un négociant, WalterStirling, qui, vers 1768, légua sa collection, composée d'environ 800 volumes, et la somme d'un millier de livres sterling, pour aue la rente en fût affectée à l'entretien et à I agrandissement de la bibliothèque de la ville, la somme consacrée aux achats ne pouvant être audessous de 20 liv. st. par an. L'usage de la bibliothèque ne fut aailleurs permis qu'à des souscripteurs donnant chaque année 3 liv. st., d'après un règlement fait en 1791 ; cette somme fut portée à 5 livres en 1794, à 10 en 1816, et ramenée à 5 en 1833. Le nombre des souscripteurs, dans une période de cinquante-sept ans, n'a pas été au delà de 665, qui ont versé 2.779 liv. st. Le chiffre des volumes est évalué à 12,000.
L'UniversUé d'Aberdeen remonte à l'an 1494, mais ce n'est qu*en 1634 qu'on trouve quelques traces de sa bibliothèque ; elle se partage entre deux collèges : le collège Harischal, ainsi appelé du nom de son fondateur, puisa surtout dans les col.ections des monastères supprimés; il possède environ 13,000 volumes; riche en fait d'ouvrages des Pères et des classiques anciens, il est trèsftfible au point de vue des ouvrages modernes.
Le collège du Roi possède 34 à 35,000 volumes ; il avait le privilège de recevoir un exemplaire de tous les ouvrages nouveaux, mais ce droit>était faiblement mis en vigueur. Il fut abandonné moyennant une compensation annuelle de 320 liv. st.
On cite aussi en Ecosse la bibliothèque fondée dans la petite ville de Dunblane par Tarchevèque Leighton, mort en 1687; elle se compose de quelaues milliers de volumes; il en existe un catalogue publié en 1793, et réimprimé avec des additions en 1843. Un ingénieur célèbre, James Watt, donna en 1816 à sa ville natale, Greenock, une somme importante pour jeter les bases d'une biblio-
thèque scientifique qui a, deouis, acquis une certaine importance.
§ VL — Irlande.
Cette partie de l'empire britannique, si longtemps courbée sous le joug de la tyrannie et livrée à de continuelles agitations politiques, est moins riche que l'Angleterre et que l'Ecosse en fait de collections littéraires. Cependant le collège de la Trinité ou de l'Université de Dublin mérite une mention très-honorable.
Dès 1605, on trouve des traces de sa bibliothèque; l'archevêque protestant Usher s'occupa avec zèle de son agrandissement^ et il avait, de son côté, réuni une collection fort importante : mais à l'époque des guerres civiles, elle souffrit beaucoup. Ce qui en restait fût acheté pour le collège, et il se trouva 7,094 volumes (dont 693 manuscrits), ce qui démontre à quel point cette bibliothèque était précieuse.
Il se passa ensuite assez longtemps sans que les collections du collège de la Trinité reçussent quelque augmentation notable; entin en 1726 , l'archevôque de Cashel , W. Palliser, légua environ 4,000 volumes ; dix ans plus tard, le docteur Gilbert, professeur de théologie, fit présent d'une uibliothèque importante, et le donataire eut la satisfaction très-peu commune de surveiller lui-même l'arrangement de ses livres sur les rayons oiji ils devaient désormais se placer. En 17i^l, l'évèque de Clogher fit don de quelques manuscrits précieux.
Au commencement du xix* siècle, l'Université de Dublin fit l'acquisition de la bibliothèque, qui était depuis plusieurs générations dans les mains d'une famille hollandaise, celle des Fagel. Cette collection avait été envovée en Angleterre, et un catalogue destiné k une vente publique avait été rédigé en 1802. La vente n'eut pas lieu; la bibliothèque, contenant 17,537 volumes, fut achetée en bloc moyennant la somme de 10,000 liv. st. On y trouvait de fort bons ouvMi|;es en tout genre, mais les classes de l'histoire et de la politique étaient spécialement riches. Une collection de 10,000 pièces environ, relatives à l'histoire des Pays-Bas dans le xvi* et le xvu* siècle, était unique dans son genre. Les grands ouvrages archéologiques offraient un choix très-remarquable.
Peu de temps après, un bibliophile distingué, J.-H. Quin, légua un cabinet bien composé, où se trouvaient de précieuses éditions des classiques et des anciens auteurs italiens.
D'après un relevé officiel, la bibliothèque reçut, de 1842 à 1851, 15,565 volumes. Le 5 août 18^8, il fut constaté qu'elle renfermait 101,962 volumes imprimés et 1,512 manuscrits. Le 23 septembre 1851, on compta le même noml)re de manuscrits et 107,o5i volumes imprimés. Le prêt au dehors est interdit, et les règlements pour la lecture au dedans sont à peu près les mêmes qu'au Musée britanni(]ue.
Les revenus consistent dans le prôdtiit de
DE BIBLT0L06IE.
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ns droits d'inscriptions payés par les ints. et dans une allocation fournie par 5se (le l'université. Us peuvent aller à 1. st. par an ; une somme de 450 1. st. )n est consacrée à l'achat d'ouvrages $aui.
s'est avec raison préoccupé de l'achat nciens manuscrits irlandais. Ceux .qui nt présentés en vente ont été acquis ; opies fort soignées ont été faites de ceux laient placés dans d'autres collections.
Î36, une copie d'une traduction des e Evangiles, faite au vn* siècle, fut se moyennant le prix de 150 1. st. Des spondances de hauts fonctionnaires, )apiers d'Etat de Tépoque de la reine beth ont été achetés depuis, nnt aux catalogues, il en a été rédigé diverses sections des manuscrits, et notent pour ceux en irlandais. On travaille catalogue général des imprimés, et la cation eu est annoncée comme proie.
primat (protestant] d'Irlande, l'arche- 3 Marsh, mort en 1713, léguases livres, étaient nombreux et bien choisis, pour >rmer une bibliothèque ouverte au pu-
il donna en même temps les revenus domaine (250 1. st. par an environ) pour affectés à l'entretien de cette bibliole. En 1745, l'évoque Sterne fit don de I volumes, mais depuis il y a eu peu roissement. En 1849, cette collection §dait 199 manuscrits et 17,637 volumes imés, parmi lesquels étaient 300 volude pièces diverses. La collection esttrèsre en ouvrages modernes ,• les fonds es pour des acquisitions nouvelles étant :|ue nuls. Cette bibliothèque est d'ail- ; ouverte au public d'une façon trèsale, et des Irlandais devenus célèbres, ., Burke , Thomas Moore, y ont puisé grande partie de l'instruction dont ils fait preuve dans le cours de leur car-
bibliothèque des Auberges royales (tty of the King's lans) possédait en 1848 )8 volumes et 150 manuscrits. 11 est à ►os de faire observer que cette dénomim signifie la corporation des légistes, als et procureurs. La base de celle collec-
est l'acquisition faite en 1787 des livres uge Robinson. On s'est plaint de ce que \ bibliothèque ne servait guère qu'aux ibres de la corporation, et que le public Mail pas admis.
i bibliothèque de la Société royale de lin doit son origine aux efforts (iu doc- Samuel Madden, qui, Français d'origine, blit dans la capitale de l'Irlande, et y fit me dans l'exercice de la médecine. 11 a en 1731 la Société royale, qui obtint )ui du gouvernement, et qui avait pour d'encourager Tinduslrie, le commerce, icullure et les arts utiles. Les revenus de »ciété ayant augmenté, elle a pu consa-
jusqu'a 500 I. st. par an en achats de is. La collection des travaux des diverses étés savantes offre une grande impor-
tance. Cette bibliothèque est riche en ouvrages sur l'histoire naturelle ; elle possède vingt volumes de manuscrits sur l'histoire d'Irlande, recueillis par l'historien Walter Harris, et achetés de sa veuve pour une somme de 500 1, st. votés par le Parlement irlandais. Le nombre des volumes imprimés est d'environ 24,000.
L'Académie rovale irlandaise fut établie en 1782 ; en 1787 elle s'occupa de créer une bibliothèque. Depuis cette époque jusqu'à 1822, une somme de 1,0661. st. a été employée en achats de livres, et le nombre des volumes, brochures et manuscrits recueillis, s'élevait à 4,337. Depuis 1823 jusau'à la fin de 1848, une autre somme de 5,494 I. st. a été consacrée à des acquisitions; 2,937 1. st. en imprimés: 2557 1. st. en manuscrits irlandais. Une autre somme de 1,0001. st. a été employée au local de la bibliothèque, qui possédait, en janvier 1849, 9,206 volumes et 459 manuscrits.
L'échange AtsMimoires de l'Académie avec les travaux d'autres sociétés savantes fournit un grand nombre d'ouvrages importants. Les sciences naturelles et l'histoire d'Irlande jouent le principal rôle dans la bibliothèque. Un catalogue des manuscrits irlandais, parmi lesquels il eu est de fort précieux, a été rédigé avec beaucoup de soin par M. Eugène Carry, et sa publication serait un grand service rendu à ce genre d'études. v
On cite également en Irlande la bibliothèque d'Armagh, fondée par l'archevêque lord Rokeby, mort en 1794, et qui contient 10 à 11,000 volumes; la bibliothèque de la cathédrale de Kilkenny en renferme 5,000. 11 existe aussi des bibliothèques à Cork et à Derry. Le collège royal de Cork a 9,000 volumes environ], et la ville de Belfast possède une bibliothèque qui tend à s'accroître.