FIG
DICTIONXAIRE
Frfî
ot précieux: un cxcmpl. s'est paye lOG fr., vente C. li., en 1857. Aux le.tlres de Phalaris, qui avaient, à la fin du x\* siècle, une vogue attestée par des éditions nombreuses, sont jointes celles de Craies et autres; toutes ces épîires dont on ne soupçonnait pas alors rauthenticité sont aujourd'hui reconnues pour apocryphes.)
Bessariotiis Epistolir ad €. Fichctumt in-i, 40 fts, sans date (i'47l). — (La bibliothèque Impériale possède quatre exemplaires de ce volume qui, en 1853, s'est élevé à 176 fr. vente Â. Chenest.)
L. Vallœ Elegantiœ lingua lalinœ (vers il7i), in-folio. (Des exemplaires dt^ ce beau volume se sont payés de 150 à âOO fr., mais il y a longtemps qu'on n'en a vu passer en vente publique des exemplaires satisfaisants.)
Roaerici ZamoreMti episcopi »pecidum humanœ vitœ^ 1475, in-fol. avec les noms des trois imprimeurs. (Ilaljçré sa rareté, ce volume n'a qu'un prix fort médiocre.)
Jaeohi Magnisophohgium, in-fol., sans date, vers 4473. (Ce gros volume de 454 pages est peu recherché, à cause du défaut complet d'intérêt qu'il présente, et dans les ventes il n'a guère dépassé une trentaine de francs.)
On peut joindre à ces divers ouvrages quelques autres impressions que les anciens bibliographes n'avaient point rencontrées, et nui n*ont étci)ien connues que depuis peu de de temps :
Téreuce^ in-fol., 2G f", sans aucune indication, sans chiffres, réclames ni signatures. (U paraît qu'on ne connaît qu'un seul exemplaire ae ce volume, celui que possède la Bibiiotlieca Spenseriana, — (yoy* sa description, t. Il, p. 408.)
Virgilet in-fol., 49 f*'. (Ce volume qui se trouve aussi dans la bibliothèque que nous venons d'indiquer (voy, t. 11, p. 487), ne contient que les Bucoliques et les Géorgiques.)
Juvénal et Perse, in-fol., 72 f**. (Un exemplaire est à Oxford, dans la bibliothèque du t:olle^e lie la Madeleine; un autre est au Musée biitannique,
i collection Grenvillc,)|à ce que dit M. Âug. Bernard, )riyines de rimprimerie, t. Il, p. 510, mais peutêtre y a-t-il erreur dans cette indication, car nous ne trouvons aucune mention de ce volume, ni dans la Bibliolheca Grenvillianay imprimée en 1842, ni dans le supplément daté de 1848. Il ne paraît pas que cette édition très-précieuse ait jamais ])nssé en vente publique.)
CiccronU opéra pliiiosophica, sans lieu ni date, vers 1470, ainsi que l'indique une lettre de Fichct, imprimée en tète. (C'est un volume très-rare et d'un prix fort élevé ; il s'est adjugé à plus de 500 fr. La bibliothèque Impériale possède deux exemplaires de ce volume.)
Ciceronis Tusculanœ quœstiones, in-fol., 87 H*. (Très-rare.) •
Il parait d'ailleurs que Gering et ses associés avaient publié d autres volumes dont il ne reste point de traces aujourd'hui. La lettre de Fichct que nous venons d'indiquer signale Valère-Maxime ^iï Orateur ûq Cicéron, volumes qui ont disparu. Quelques autres impressions dont l'existence est douteuse, ou qui semblent avoir été attrihuées à tort à ces patriarches de la typographie parisienne, ne doivent pas nous occuper en ce moment.
FIGURES DE LA BIBLE. — Nous réunifons dans cet artiolo Tindication d'un certain nombre d'ouvrages dont les auteurs
se sont proposé de représenter au moyei (le la gravure, des scènes et des épisodes de FEcriturc sainte; mais nous devons d'abonl faire observer que plus ou moins habilement dessinées et gravées, ces représeotitions ont, sauf un très- petit nombre d^eiceptions, un défaut capital, celui de n'offrirqoe des costumes, des édifices, des paysages da fantaisie. A ce sujet un archéologue distisgué (M. de LongpérierJ s^exprimatt ainsi avec beaucoup de raison, il y a quelques années, dans lAthenœum français :
c II serait fort à désirerque Fon sMospirit des monuments assyriens et babyloniens, égyptiens, phéniciens uour corn poser de uoovelles figures de la Bible; celles qui outélé |)ubliécs jusqu'à présent, sont, pour la plapart, déplorables et faites pour donner les idées les plus fausses. A la traduction de Le ]\Iaitre, inexacte et remplie d'interpolations, on ajoute des images dans lesquelles on ne trouverait pas un seul délaii suggéré per la connaissance de l'antiquité : les grefores d'Holbein, de Leclerc, de B. Picard sont des œuvres d'art, mais n'ont rien de bibli- (jue. Qui ne se souvient de cette fantastiqne figure avec une couronne à pointes comiue un duc de Toscane, un manteau relevé et des brodequins festonnés, ûgurequi représente Pharaon, Saiil, David, SalomoD, A.^suérus, etc., et qu'on retrouve sous le nom de Pharamond, Mérovée, ou Clovis dans les histoires de France du Père Daniel et da Le Uagois ? Et ces temples ou palais qui rtj»pellent le Vatican et Versailles et dont les salles sont ornées de pilastres de la Rentissance. »
Nous ne nous étendrons fias sur les livres à figures dont les sujets sont empruntés à certaines portions séparées de la fiible; un travail de ce genre occuperait trop de place; nous mentionnerons seulement oo petit nombre d'ouvrages remarquables i certains égards.
Figures du vieil Testament et du Nouvel, Pari^ Ant. VérariJ, petit iii-rol. s. d. vers 1503
C*esl une imitation de l'ouvrage xylognphique connu sous le titre de Siblia Asperum ; mais on a modifié les planches el remplacé le texte latin par une explicafiuii française, en y introduisant d*assez grande changements. Un exemplaire sur peau vélin conservé au Musée britannique e^t dérrit dans le second Catalogue do Van Praêi, t. I, p. 42. Un exemplaire sur papier relié en maroquin et adjugé h 150 fr., venie Aimé Martin, en 1847, a été revendu 27 l>l vente D. en juillet 1848.
ilistoriarum Yeieris hulrumenli Icônes, ad tinm eipressœ, Lyoi», 1538.
On attribue au célèbre Holbein les dessins d'après lesquels cette série de 92 planches sur bois a été gravée avec une grande tincsse. Cette première édilion est rare; son prix va en s'élevant ; un bel exemplaire a été adjugé à 155 fr., à la vente Coste. H existe des réimpressions, des traductions