‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 71 sur 137 · Cette langue est parlée par les · texte numérisé non relu

Cette langue est parlée par les

, peuple de race Hunno-Finoise ba-

gouvernements du nord de la Russie.

îcte de la langue des Permiens c^ui ont

enips dans les régions septentrionales

de saint Matthieu et de saint Jean et pâtres, traduits en mongol par Scbmidl,

e saint Luc, en turcd*Orembourg,i4s- >, in-8.

; saint Luc, en turc asiatique on basian» s montagnes de laCircassie, Ouras, Voy. le cat. Silvesire de Sacy, n" 865.) le saint Luc, en tcbouvacbe, Kasan,

le saint Matthieu, en mandchou , trad.

)f, Saint-Pétersbourg, in-4.

€ saint Matthieu , de saint Jean et les moulk, ibid., iu-fol.

Asie.

nt à l'Asie, nous nous attacheae nous Tavons déjà fait, à cornquelques détails peu connus ou ation de traductions diverses, on (jue fournit le Manuel du /iversions de la Bible en diverses

}angeliorumversiopersica...peT A. Wberes, 1657, in-fol.; 462 pag. à 2 colonn., «sky. ( Il y a des notes jusqu'au dixipitre de saint Mattbieu inclusivement, riielock ilt alors cesser ce commentaire, snse que cette version a été faite sur le le traduction persane de saint Mattbieu m Luc, d'après la polyglotte de Walton,

traduction syriaque du Nouveau Tesins TÂpocalypse), connue sous le nom ienne, se distingue de celle nui |)orte ition de peschito, par une fiaélité rilittérale. Elle est Tœuvre de Philoxène , évêaue nionophysite dlliérapolis, nui n 508 de concert avec un nommé Poly-

ont été publiées à Helmstadt en 1750 et 1751 par Aug. Bode.

Sacrorum Evangeliorum versio syriaca phitoxeniana, cum notis J. Wbite, Oxonii, 1778, 2 vol. ni-4. (129).

Les Evangiles en syriaque, caractères nestoriens, Londres, 1H29, in-4.

Evangelia, arabice et latine, Homœ, 1591, in-fol. (Edition reproduite avec un nouveau titre en 1619. Il n*y a point de trace de cbapitrcs ou de versets; les évangiles sont divisés par sections, à la manière orientale. )

/rf., Alep, 1706, in-fol. (Volume très-rare, un cxempl. 150 fr. vente Silvestrc de Sacy : il est décrit ir 1357 de ce catalogue. Les quatre évangélistCH sont rangés dans Tordre suivant : saint Jean, saint Mattbieu, saint Luc, saint Marc.)

Id., Au Liban, 1776, in-fol., texte arane. (Voy, le Catalogue susdit, n* 185K.)

Les Evangiles en arménien, Venise, 1816, în-8.

Evangile, en langue telingua. Madras, 1812, in-8. — en mahralte, Serampore, in-8.

Evangiles de saint Matthieu et de saint Jean , en langue formosane, Amsterdam, 16(>2, in-A. (Volume indiqué dans les Annales des Voyages, toni. \IU )

Evangile de saint Matthieu , trad. en malais par Tbomson, Malaeca, 1822, in-8.

Evangiles et Actes, en malais, Lon</res, 1854, in-8.

Evangiles de saint Matthieu , saint Marc et saint Luc, en sanscrit, 1818, in-8 ( caractères devanagari).

Evangile de saint Matthieu en lanffue de Tabiti, Tahiti, 1820, in 12; --Evangile de satnt Marc, ibîd. 1820. (Ces deux volumes sont portés au catalogue Marcel, 1856, n« 1198; le Manuel du /tèraire n'indi-

aue que \ Evangile de saint Luc et deux éditions e celui de saint Jean. )

Amérique.

Il Evangelio seaun san Lucas , en aymara y espagnol, por D. Vie. Pazos Kanki, Londres, 1829, in-8.

El Evangelio de san Lucas del latin al mexicano, por el major Nabuati, Londres, 1853, in 12.

Nene Karigwiaoston,\he gospel according to saint Jobn (en mobawk et en anglais), Londres, s. d.,in-12.

— en cbippaway et en anglais, Londres, 1815.

Tamertsa Johannesib... Evangile selon saint Jean, en esquimau du Labrador, Londres, 1810, in-8.

Nous citerons pour mémoire quelques publications de luxe dont les Evangiles ont fourni le sujet, notamment : JLes Epîtres et Evangiles des dimanches et des fêtes de rannée avec des remarques, revus par Vabbé James, Paris, 1841, in-8 (nombreuses figures tirées dans des encadrements en couleur), et les Evangiles des dimanches et fêtes , illustrés nar Barba père et (ils, Chàlons-sur- Marne, 1846, in-8 : beau jvolume imprimé sur carton-porcelaine; de riches encadrements chromo-lilhographiés et variés ornent chaque page.

carpe. En 616, elle fut revue par Thomas de Cbarkel (ou d*Hurela) qui la collationna à Alexandrie avec quelques manuscrits grecs. Indépendamment des travaux de Hug, de Storr, d'Eicbbom et de divers autres érudits sur celte traduction , il existe une dissertation spéciale de G. H Bcrstein, de Charkiensi N. T. vers. syr. (VratlsL, 1837.)

FAU

DICriONNAiRE

FAU

FAUTES D'IMPRESSION.— Il faut avoir foit gémir la presse pour apprécier la désolation amère et durable qui natt h l'aspect d'une faute échappée à 1 œil et h l'attention des correcteurs. Un typographe fort instruit, Cra-

J)e(et, raconte à ce sujet, dans ses Etudei sur a typographie , 1837, une anecdote intéressante : « Je n'oublierai jamais l'état d'agitation dans lequel je vis mon père, Cliarles Crapeiet, tenant une bonne feuille dans ses mains, pâle, tremblant, froissant par un mouvement convulsif cette feuille entre ses doigts. Il venait d'apercevoir le mot Pénélope imprimé Pélénope^ ci c'était dans la première leuille <run Téléinaque , Fun des premiers livres de bibliothèque qu'il imprimait. Cette feuille avait été lue trois fois avant de passer sous ses yeux, et il l'avait lue et relue encore. Cette faute l'attéra. Peu s'en fallut que de «e jour il ne renonçât à l'imprimerie. »

Renouard cite dans son catalogue en quatre volumes imprimé en 1818, divers exemples de fautes grossières qui s'étaient glissées dans les ouvrages dont il était éditeur et qui, aperçues trop tard, exigèrent plusieurs fois des cartons. Ch. Nodier a signalé avec beaucoup d'esprit, dans le BMeiin du bibliophile^ les inconvénients qui sont résultés de certaines fautes d'impression. De son côté, le poëte J.ebrun s'est plaint avec plus ou moins de raison d'un imprimeur q^\ï\ lui avait estropié troi$ vers dans un qualram. C'était beaucoup assurément , si le reproche était fondé. Le célèbre Pierre Dioot qui apporta à sa

f crémière publication de petits stéréotypes le Virgile in-18) tant de soins et d'eidctitude, ne nut toutefois les donner tout à fait irréprochables; dans la dixième colonne il oublia un mot qui mutila un vers (le mot illum) ; il imprima :

lilum eiiam lauri, cliam flevere myrics.

Il fallait :

Ulum eliam lauri, iUum etiam flevere n^'rics.

Les fautes se perpétuent en se reproduisant de réimpression en réimpression avec une persistance invincit<le. Henri Estienne observe qu'un correcteur inintelligent avait entre autres torts à l'égard du texte d'IIorace, changé le mot Àdbibe en Adhibe (livre ï" ch. t), la première expression lui paraissant trop relevée. Estienne ajoute qu'il a vu plus de trente éditions d'Horace avec cette faute ; plus de soixante-dix ans après, on la retrouve dans y Horace imprimé au Louvre en 1642,etellea été reproduite dans bien des éditions plus récentes. Dans un autre Horace Jmblié à Paris en 1503 par un imprimeur brt érudity Josse Rade, et annoncé comme

(430) Un savant du coniinencenient do xvi* siècle, le docteur Cliciovius (ouClicloo), auteur d'un ffraiid nombre d'ouvrages, nous apprend, dans une epilre placée à la téie d'un volume de ses Sermons, qu'il surveilbit souvent daus Tiflipri-

correct, on trouve une faute dans I criptiou : Impressa est mmcm hœc Hs

Ïoesis aecuratiane ipsius Ascensii ilissimo parthisiorum gymnasio. Pi rum au lieu de Parrbisioriun.

M. Crapeiet dans ses Etudeê sur la graphie dit qu*un texte de loi soi presses de Timprimerie Royale porti sance au lieu de décis^ et ftilHt d'ètn

fTimé avec la même erreur dans I H du grand ouvrage do H. Loeré, i tion civile^ commerciale et crimineli France. Quoique l'erreur fût palpable torité des types royaux imposait au tour, et l'auteur dut être consulté.

Une faute d'impression des plus e dinaires par son évidence même a été duite depuis 1757 jusqu'en 1829 dans j soixante éditions de Boileau de tous i et transmise à la langue italienne pai 'de la confiance que le traducteur avai? chée à l'édition qu'il avait prise pour Il s'agit de ces deux vers de VÂri pk de Boileau(chant iv*] :

Déj3i Di)le et Salins août le jmig iwt pli*fé Besançon fume encor sur sua roc foiianiu^

Ces éditions portent :

fiesançoB fume encor sous son roc foodni!

Parmi les deux cents correcteurs pei qui ont lu ce vers, il ne s*en est pas un seul qui ait su que Ja citadelle de I çonétait assise sur un roc, et qui ait été par la répétition de sous d'un vers k et surtout par le non-sens que cette | sitiou prête è l'auteur.

Dans un très-grand nombre d'éditû Racine, on a imprimé d'une manière recte ces vers des Plaideurs (act.II, scè

El fait lorabcr, du coup, mon chapeau (tans

1^ belle édition de 1760, in-4,et I très publiées, soit avant, soit apr^, pai braires associés, portent d'un coup.

Les auteurs étrangers n'ont pas été traités que les écrivains français ; un périodique, publié en Italie, a consac sieurs articles à relever des fautes qui rent pres(]ue toutes les éditions de l salem délivrée du Tasse; il a fait voir aurait pu les éviterenremontant aux »

Unouvrage sans nom d'auteur de Gui Egidius ou Gilles, Zélandais, imprimé pen (et non h Carpen), comme on Ti que dans bien des livres de bibliof {voy. Prosper Marchand, Histoire de) merie, page 89), a pour titre: de Inda^ cœlestium motuum sive calcula. On i vent estropié ce titre en mettant siuê lo, et pour rendre la bévue ind«d>itat estallé jusqu'à mettre : afr«9ue calaik

nicrie même les ouvriers jpour s^aisorer et rectioii des fautes indiquées ; il ajoute : t cniin opus foret oculis. aut centum Arci \m ad eaiu reui eliniatc pcrageiidau ul cm < liber euiittcretur. >

FAU

DE BIBLIOLOGIE.

FAU

premier livre qui porte une date clai- . exprimée, le Psautier imprimé à ;e en 1457, porte une faute d impresl'endroit de l'ouvrage que Von a dû souvent examiner. On lit à la première e la souscription : « Prœsens ipalmo' odex venustate capitalium aecora-

connaît ce qui concerne une édition de la Vulgate :

a saera ruigatœeditionis^ Roroœ, 1590, . Ce volume consiste en 1140 pages, Ses de 11 feuillels. Imprimé avec luxe, uva si incorrect qu*il excita un méconcnt général. On crut dabord remédier en imprimant sur de petites bandes de les corrections des passages trop altérés s coller sur ces mômes passages, mais re XIV, qui succéda h Sixte-Quint, plus convenable d*en faire supprimer oQplaires ; cette Bible est ainsi devenue •areté extrême (131). )uvragcs qui devraient avoir été exévec une grande correction présentent ;raire des fautes fâcheuses ; dans la Ao- 5 universelle, par exemple, à l'article f/t (Louis), la date d'un livre est res- {u'on appelle bloquée, c'est-à-dire que [Très qui manquaient dans la copie ) retournés sens dessus dessous par le siteur, et l'article a été imprimé avec idication, 1647-5611.

le Recueil complet des lois et de la udence, la table chronologique où les ont tant d'importance, offre dès la re ligue : « 22 mars 1755. Ordonnances iri H, portant nu'il ne sera jamais

h personne de changer de nom sans sion du roi. » La véritable date est

Crapeletdans ses Etudes sur la Typop, page 23, cite d'autres exemples du ! correction de ce Recueil (132); on y une pièce datée de 1425 relative à la Lé de François 1" ; les lettres paten- Louis XI, datées de 1475etquiont érôt pour l'histoire de la typographie, produites incorrectement ; habitation ibilitation ;— de la part de, au lieu de, artie de.

est pas trôs-rare que des fautes se t dans le titre même du livre. Nous inons comme offrant ce triste exemple :

'iomphes messire Francoys Petracque^ Bartnelemy Vérard. Le nom du poëte

dénient VIII, successeur de Grégoire XIV, , en 1592, une édition nouvelle beaucoup rrccie et qui est maintenant le texte ca- \ de la Vulgate. Quoique rare, Fédition de ist bien moins que celle de 1590; elle se ) de 1131 pages, suivies d'un Appendice iges, contenant TOraison de Manassès, avec îiëmc et quatrième livres d'Esdras. ixemplaires sur grand papier de ces deni sont des livres du plus grand prix. On a ixderédition de 1590, 1,080 Ir., Gàignat, I ; 1 .000 fr., La Vallière, en 1784 ; 1 ,^ fr., le Linuure» en 1788, cl enfin, Jusqu^à S,650

est défiguré d'une autre manière dans la souscription ; il est appelé messire François PetrQrche,

La Patience Griselidis marbuise (pour marquise) de Saluées^ Paris, J. Trepperel> in-4 (vers 1499).

Catxdlus, Propetius et Tibullus. Quelques exemplaires de l'édition donnée par Aide l'ancien, en 1502, de ces trois poètes, portent cette faute qui a été servilement reproduite dans une contrefaçon exécutée à Lyon la même année.

Un petit poëme de Pierre Gringore, le Chasteau de Labour, souvent réimprimé au commencement du xvi' siècle, porte pour titre, le Chasteau de la bur, dans une édition donnée par Gilles Couteau; et le Chasteau de Labeur, dans un autre publiée par Alain Lotriau.

Parfois c'est dans l'indication de la date que, dès le frontispice, la faute d'impression se montre insolemment. Tel est le Justinus, impressum Florentiœ, opéra Filippi de Giunta anno 1510, tertio Caleodas Februarii.

Dans une édition donnée également h Florence en 1514 des Sonetti d'un poète obscur et souvent amphigourique (le Uarbier Burchiello), on a dès le premier mot commencé par une faute : Sonecli.

11 arrive aussi que parfois l'erreur ne se trouve pas au début au livre, mais dans les mots qui le terminent. Une édition du Voca* btUarium grœco - latinum de Jean Craston qui paraît avoir été imprimée k Milan avant 1500, se termine par le mot Fimis au lieu de

mis.

Dans une édition de VOrdinaire des Cres" tiens, c'est le nom du typographe qui est défiguré; on a mis Anthoine Verad au lieu de Verard,

Il serait bien facile de multiplier les exemples de fautes entassées dans des éditions modernes ; nous nous bornerons à quelques exemples :

Dans presque toutes les éditions du Génie du Christianisme de Chateaubriand , depuis celle de Ballanche, 1804, in-18, ivsqu'à celle de Furne, 1834, 4 vol. gr. in-o, on trouva dans la lettre h M. de Fontanes : Urbem, mi Rufi, cole; ce solécisme est aussi dans YAhré* gé du Génie du Christianisme fait pour les classes, sans qu'une foule de typographes aient eu l'idée ae rétablir mi Rufe.

Le nom d'un célèbre érudit allemand»

francs, vente Renouard, en 1854. En Angleterre, 52 1. st. U sh., vente Sykes; 63 1., Ilibbert; 71 L, Butler.

L'édition de 1592, en grand papier, 120 fr., ▼ente Gaignat ; 242 fr., La Vallière; 475 fr., Bétrxi, en 1855. A Londres, elle a valu 26 I. st. 5 sh., vente Hibbert; 42 1., vente Butler; 35 K,Dauii Gardner, en 1854.

(132) Entre autres ouvrases knprimés sans correction, M. Crapelet sisnale VHUtaire de FrûnçoU i" par Gaillard, édit. de 1819. Des noms propres sont déflfforés ou confondus, des phrases rendues lu* intelligibles par une ponctuation vicieuse.

FAU

FAU

Creuzer, est travesti en CreuxeU dans la proface des Etudes historiques. (Lefbvrc,1831» Fume, 1832 et 1834, llingray^ 1838, etc.)

Au commencement du règne d'Henri III, un gcnliihomme nommé Coconas fut décapité pour crime de conspiration ; cette affaire fit du bruit : le nom assez bizarre du suf^pli- Clé a été défiguré de diverses façons dans Tédilion de Ladvocat (1828) et dans celle de Furne, 1832 et 1834.

Les éditions des Mémoires de Saint-Simon^ antérieures h celles données par M. Cheruel (1856-58), sont remplies de fautes. En voici

Suelques exemples : Chamillart se fit adorer e ses ennemis. C'est de ses commis qu'il fallait lire : la différence est forte. On chercherait en vain un sens à cette phrase : Il n'y eut personne qui ne le louât extrêmement mais sans louanges, M. de Marran lit mieux que pas un. Mettez un point après extrêmement, et ce galimathias prend le sens le nlus simple. Quel non-sens littéraire et quel contre-sens historique dans ces mots : Le roi tout conient qu il était toujours, riait aussi ! Une seule lettre changée, tout contenu qu*it était toujours.

Les manuscrits philologiques du poëte Leo-

Eardi furent pendant longtemps, a Paris, en i possession d'un helléniste distingué, M. de Sinner, à qui l'auteur en avait fait présent. Vers 1834, un ami du professeur envoya à un recueil allemand, le Musée du Rhin, une notice latine sur ces papiers. Knire autres travaux, Leopardi s'était occupé h recueillir les fragments des Pères de l'Ëglise dont les œuvres sont perdues, et ladite notice parlait de Fragmenta SS. Patrum ; mais l'imprimeur de Bonn mit Fragmenta 55 Patrum. Ce chilDre fut répété dans |)lusieurs journaux de philologie qui le reproduisirent en toutes lettres, et un Manuel de littérature grecque affirma que Leopardi avait réuni les fragments des œuvres perdues de cinquante-cinq Pères de TEglisc.

Dans une édition du Catéchisme de Fleury, Paris, 1826, pag. 7, on remarque une faute étrange : La concupiscence est l'amour de nous-mêmes qui nous détourne d'aimer notre Créateur; de là viennent tous les péchés qui mènent à la vie éternelle. Il ny a point d'errata h la fin du volume pour dire qu'il faut au mot t?t> substituer celui démord

A la page 31 du môme volume, on trouve une autre faute moins grossière, il est vrai : Tel fut Elle, qui arrêta la pluie pendant trois ans et demi, fit plusieurs autres miracles étonnants, et enfin fut enlevé au ciel, « et tst encore vivant. » Ces derniers mots ne font pas dans le texte de Fleury qui a écrit : étant entore en vie.

Dans une des notes jointes à une traduction française d'un poème de lord Byron, imprimé à Paris, on avait mis les fiers canonniers d*i4nnt6a/aulieudes/ïers ennemis d'Annibal.

Un personnage fameux dans l'histoire de la révolution française, Sieyes, faisant imprimer un discours justificatif de sa conduite

politic|uc, s*apercut avec cGfroi (pi'on lui bi. sait dire : J*ai abjuré la Képublique^ au lie. de : J'ai adjuré la République.

Vol taire fait mention daus une de setletlies de la mésaventure d'un avocat qui s'éuit écrié: le roi n'a pas été insensible a lajustitt de cette cause. On imprima : le roi n*a pask sensible. . . . Cette omission de deux lettres valut à l'homme de loi quelques mois de séjour à la Bastille,

De nos jours, la rapidité de l'impression et du tirage fait (]u'une foule de fautes saîsë* tent dans les journaux, parfois dans les livres. Un amateur s'est amusé à en noter quelques-uiies que lui fournissait le hasara de ses lectures : Une société nombreuse rhmk dans un chapeau (lisez cMleau)^ des ckgit l chants ) harmonieux ; un pouvoir tRÎfMf (unique).

La Revue européenne signalait tout récemment (art. du 15 juillet 1860, p. 406) un oovrage assez étendu de M. Capefîgue, qui vient d'être mis au jour et dans lequel il n'y a p» une seule pa^e exempte de fautes typographiques qui dénaturent le sens des mots H des phrases, et le rendent parfois tuut h tait inintelligible.

Les bibliophiles savent que, pour cerfaim ouvrages, la bonne édition est celle qui i la faute. Le motif de cette préférence n'est pas tout à fait celui que donne un hiblio-

Sraphe assez médiocre, Ameillhon, dans les lémoires de V Institut. « Pendant Timpression d'un ouvrage il est arrivé un accideot ifjLi, à telle page eu à telle ligne, a occasionné un renversement dans les lettres d'un mot , et cet accident a pu n'être rétabli qu'après le tirage de six ou sept exemplaires, ce qui rendant ces exemplaires presgue uniques, leur donne un prix tout particulier aux yeux des amateurs. » Le fait est que c'est à une faute d'impression, corrigée plus tard, qu'on reconnaît, soit l'édition originale d'un volume dont il existe iies réimnw^ sions moins estimées, soit le premier tirage d'un ouvrage dont les gravures font le mérite. Nous ne mentionnerons que deui exemples :

César, Elzevir, 1G56. Dans TcditioD préTërée, la paçc 119 est chiffrée 153.

Ilorace, Londres, 4735, texte gravé. LcsexeaplaireB de premier tirage, offrent à la page KM du toin. Il, la leçon incorrecte de Post E$i au Un de Potest.

On comprend sans peine quelle difficu'tj il y a à parvenir à ce qu'un volume soit exempt de toute faute , lorsqu'on pense que, dans un dictionnaire tel que le nôtre, par exemple, chaque colonne (et il y en a deux par page) se compose en moyenne de 68 lignes de 40 lettres, soit 2720 lettre» environ à chaque colonne , ou bien 5440 petits morceaux métalliques séparés qu'il faut mettre en mouvement afin d'arriver k former une seule page. La substitution d'une de ces parcelles pour une autre, une erreur dans son placement, et voilà une faute typographique.

FAlî

DE BIBLIOLOGIE.

Fie

iste-t-il un ouvrage absolument exempt >ute erreur? C'est douteux. On Ta dit de ^ues éditions de classiques latins imprien Angleterre, mais peut-être une véition très-attentive viendrait-elle montrer cette assertion est inexacte. Le Virgile 1. publié en 1791 par Didot, lo Lucain, m jour en 1795, par M. Renouard, ne pas toiyours absolument sans tache, comte de Souza fit imprimer, en 1817, Didot » une magnifique édition des %des de Camoëns» et il se flattait d'être é à ce que nulle erreur ne se fût glissée ce magnifique volume. On découvrit ndant qu'il y avait une faute dans quelexemplaires. Une des lettres formant im Lusitano s'était déplacée pendant le e de plusieurs feuilles, irès avoir signalé les inconvénients rént des erreurs typographiaues, il est de montrer le revers de la médaille.

y a des exemples de fautes d'impression >nt eu des suites heureuses, en mettant auteur sur la voie de corrections iorant sensiblement ce qu'il avait d'abord

le erreur typographique inspira à Roule Lisle une excellente variante pour son t trop célèbre de la Marseillaise, Il écrit d'abord , en s'adressant à la Li-

Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire.

averti par une erreur de son imprir, il adopta une correction heureuse :

Dans tes ennemis expiranls Vois ton triomplie et notre gloire.

s'est cependant entêté en général à erver la première leçon, est également d'une faute heureuse faite un ouvrier imprimeur qu'est sorti un charmant de Malherbe :

Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses. Leur avait d'abord écrit :

Et Rosette a vécu ce que vivent les roses.

iopta avec enthousiasme la leçon noiit que le hasard venait lui offrir.

)us avons déjà dit d'ailleurs que bien des imeurs célèores avaient laissé sortir de j oflîcines des volumes singulièrement rrecls. Tenons-nous-en, sous ce rapport, Aide Manuce qui, dans leur Horace de

et dans celui de 1527, ont oublié les : crémiers vers de la sixième ode du se- I livre : Sep^imi, Gades.,, et ^goûtons que dans une édition de Y Anthologie grecque )ée à Florence en 1519 par les Juntes, qu'a mencé l'étrange confusion qui a défiguré

plusieurs éditions le texte d'une pièce srs de Paul le Silentiaire.

)u5 terminerons ces détails en citant, d'a-

M. F. Didot, une anecdote assez pille. Ce tvpographo s'aperçut un jour, loment ou l'on allait tirer une feuille B belle édition de Racine, qu'une erreur

DiCTIOKN. DE BiDLIOLOGIE.

3ui tournait au grotesque s'était introduite ans un vers fort connu de Ylphigénie, Un compositeur ignorant ou distrait avait imprimé

Vous allez à l'Myte/, et moi j*y cours. Madame.

On eut tout juste le temps de réparer cette bévue.*

FICHET (Guillaume).— Ce docteur en théologie s'est rendu célèbre par la part qu'il prit à l'introduction en France de l'art typographique. Il y avait déjà assez longtemps que l'imprimerie, exercée d'abord en Hollande, ou sur les rives du Rhin, avait mis en émoi le monde savant, lorsque Fichet, alors recteur de Sorbonne , voulut l'introduire à Paris. Il s'entendit avec Jean Heyniin, né à Stein, près de Constance (connu sous le nom de Lapideus ou de La Pierre) ; des ouvriers allemands furent appelés en France : Ulrich Gering, Michel Friburger, Mailin Crantz, répondirent à l'appel ; on ignore s'ils vinrent de Mayence, de Strasbourg ou de Munster, en Suisse, où une imprimerie était établie. Ils arrivèrent vers la fin de 1469, ou au commencement de 1470, et ils firent d'abord logés dans les bâtiments mômes de la Sorbonne, où résidaient Fichet et Heynlin

Le premier volume qui fut exécuté à Paris, a bien peu d'intérêt aujourd'hui quant à son contenu ; c'est le recueil des lettres do Gasparin de Bergameou de Barzizius, in-4» 236 pages, caractères romains, ayant encore quelque analogie avec le gothique. Il n'y a ni signatures, ni' réclame, ni indices typographiques ; une épître de Fichet & Johannes Lapideus (Heynlin) est en tète. Des exemplaires de ce volume très^recherché ont été adjugés à 400 fr. et à 520 fr., aux ventes Barrois et Libri. Des fac-similé du caractère se trouvent dans l'ouvrage de Falkenstein, p. 238, dans les Origines de Cimprimerie^ par M. A. Bernard, p). XIII, r. 25.

Les ouvrages qui suivirent ce début furent :

FloruSt s. d., in-4 de 80 f^*. (Le seul exemplaire qui paraisse avoir passé en France en vente publique est celui de Camus de Limare, adjiiffé a 801 fr., en i78i. Dos excnipl. se Irouvenl a la l)ibiiothéque Bodievenne, chez lord Spenser et dans la collection âlandish.)

Sallustius, s. d. et sans inulcalion. (Volume fori rare, qui a élé payé de 175 à 250 fr. en ven»e publique. La bibiiôlliéque Impériale en possède un exempl. sur vélin ; M. Van Praét la décrit dans son catalogue des livres de ce genre.)

FicJieti Metoricorutn libri très, s. d., 1470 ou 1471. (Eh 18o3, à la vente A. Cliencst, un exempla>re de ce volume irès-recberclié fut adjugé à 530 ft*.) — L'auteur fit tirer plusieurs exemplaires sur véJln, et il en lit hommage à des personnages illustres. Celui qui ftt offert au Pape a passé dans le Musé« britannique. Quatre autres se trouvent à la bibliothèque de Saint-Marc à Venise, à Gotha, à Paris, à Vienne. — (Voy. Van Pract, Catalogue des livres sur vélitit tom. IV.)

Gasparini Pergamensis Orthographia (absque nota), livre très-rare ; le Manuel n*eu signale aucune adjudicatton.

Epititolœ cynicœ , hoc est, Phalaridis epistoiœ a F.Aretino latine redditœ/in-iy sans date; volume rare

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