GEO
nouvelles, mais les cxempl. en grand papier conservent une haute valeur. Il faut d'ailleurs reconnaître qu*il y a beaucoup de choses inutiles, ou fausses dans les notes des divers commentateurs. Les dissertations de Dodwell sur TAgo des divers auteurs, sont à la fois obscures et dilTusos, pleines d excursions étrangères au sujet. Le Journal des SavarttSf avril 1788, p. 217, conlictit une longue lettre sur ces Petits géographes,
La réimpression publiée à Vienne, 1807-08, 2 vol. in-8, n'est pas estimée : une partie des notes de l'édition d'Oxford s'y trouve traduite en grec.
Une édition entreprise par J.-F. Gail.
{Paris, 1826 31) n'a pas été achevée, elle est restée au troisième volume : le second a vie l'objet d'un article de M. Letronne dans le Journal des Savants (février 1829); il en fait l'éloge. Koiraussi une Notice deM. Hase dans le bulletin des Sciences historiques de M. Férussac, t. Vlll. p. 128 et 131, t. IX, p. 289.
Un travail du mémo genre entrepris par G. Bernhardy n'a pas dépassé le second volume. Voir la Bibliothèque universelle de Genève, t. XLIX, p. Wi.
MM. Didot ont compris dnns leur /?t&//otkique grecque les Geographi minores^ confiées è M. Cn. Mueller. Lh tome I" est en ce moment en vente; le t. II est sous presse.
N'oublions pas un travail important de M. d'Avezac : Les grands et petits géographes grecs et latins : esquisse bibliographique des collections qui ont été publiées, et revues critiques du volume mis au jour par AI. Aluel- 1er {Annales des Voyages (mars 1856). Consulter aussi la Bibliothèque de l'Ecoh des Chartes, V8(^rie,t. 1", p. 359-362.
Xa collection géograi^hique de la bibliothèque Impériale, dont la formation est due au zèJe de M. Jomard, fournirait les matériaux d'un long travail que nous ne pouvons placer ^ci; elle a été Tobjet de divers rapports. Nous en avons sous les yeux un relatif aux acauisitioas faites en 18^1 (il est inséré au Bulletin dubibliophile). Il y est dit que la collection possédait déjà presque toutes les éditions de la géographie de Ptoléméc, mais il en manquait une très-rare, celle de H82, imprimée à Ulm, la seconde qui ait paru avec des cartes (sans parler du Poëme de Berlinghieri); elle a été acquise ainsi que plusieurs ouvrages précieuj^.
11 serait bien utile pour la science d'avoir un inventaire de ce que renferme ce dépôt spécial qui est divisé en cinq sections :
i<> La 'cosmographie et In géographie roalbémalique, et leurs diverses bunclies , base de la science.
2* La géographie propremeni dite, c^esl-à-dire la Chorogniphie ei l^llydrographie.
5* La gé«*grapliic physique.
4^ La géographie sociale ou polliique (caries suiiaiique», aUiulnisiratives, comoicrciutes, indublrielles.)
5* La géographie historique et ses raniitica lions.
GIUNTI. — Cette famille de ty|>ogr8|ihes étoblie }k Florence, au xv* siècle, y travailla avecsuccès, sans toutefois s^éle ver aussi hiot que les Aide à Venise. FilipiK) Giuntaest le premier qu'on rencontré avec une édition grecque des Proverbes de Zenobius datée de U97 et exécutée avec les types qui aTaient servi h Tédition princeps d*Homère, en liW. Après sa mort, survenue en 1517, ses fils Benoît et Bernard, plus tard, leurs succèsseurs dirigèrent cette oflicine dont la dernière production est le recueil des Km de Michel-Ange, 1623. Pour Ja beauté des caractères, la bonté du papier, l'égalité da tirage, lesJunies restent au-dessous deleon rivaux de Venise, et leurs édilions des classiques sont moins en faveur auprès des bibliophiles. En 1557. un incendie détruisit les fonds de beaucoup d'ouvrages qu'ils avaient publiés. Bernard qui publia seul les Stanze de Politien en 1518 et yOnomasticim de Jules Pollux en 1520, mourut en 1551, et Philippe Junte dit le jeune, eu 16(^. Uoe branche de cette famille, établie è Venise, travailla avec quelque activité; son che( M. Antoine Junte, mourut en 1537; ses successeurs imprimèrent, mais sans éclat, jusqu'en 1657, année oii parut le dernier vo* lume apud Juntas : c*esi un traité sur les Qèvres. Les Juntes avaient adopté pour devise la fleur de lis qui était au revers de la monnaie florentine. K n'est qu'uu petit nombre de leurs éditions qui conservent encore de la valeur ; elles sont en généni belles et correctes. Nous nous contenteroDS de signaler comme très-dignes de figurer dans les collections les mieux choisies, VOrphée grec de 1500 (édition princeps}etie Decameron de Boccace, 1527 in-4, volume très-précieux dont nous ne connaissons pas d'adjudication en France depuis la vente Ourches, en 1811, et qui, en 1854, s*est élevé à 50 livres sterling, vente Dunn Gardner.Le Dictionnaire bibliographique d'Elicrt (en allemand) contient, 1. 1*% p. 1063-1 175, la liste des édilions publiées par les Juntes, et Bandini a publié à Lucques en 1791 (3 vol. in-8) les Annales de cette typographie. M, Renouard en a fait aussi l'objet d'une notice de 68 pages qui est jointe è la 3* édition de ses Annales des Aide. Une branche de la famille des Juntes alla s'établir ea Espagne, et elle y publia dans le cours du xvr siècle divers volumes fort difficiles à rencontrer aujourd'hui.
GRAVURE. — Ainsi que nous l'avons dit, en parlant des estampes (article avec lequel celui-ci ne fera point double emploi )| nous ne voulons envisager la gravure (}u'au point de vue de ce qui concerne les livres; notu n'avons donc point à nous occuper ici ni des origines de cet art, ni des productions des graveurs plus ou moins célèbres depuis les maîtres qui surgirent vers le milieu du xvi« siècle jusqu'à ceux de nos jours (133).
La gravure considérée comme se ratta*
(133) On a prétendu que la plus ancienne de la Vierge et rilnrani Jésus entre quau% uiaiei, el fouies les ijravures éiafi une estampe rcpréscnlaut iioriani la date de 1118. Elle avait été trouvéeàM-
GRA
DE BIBLIOLOGIE.
GILV
k la bibliographie nous occapera soûle us donnerons un article séparé à la gra-
en bois qui a, bien plus que celle au I, été appelée à embellir des imprimés;, une circonstance relative à une gra-
qui modifie singulièrement la valeur exemplaires de Tédilion de VOrlando io de r Ariosto, publiée h Venise en 1584, les gravures de Gir. Porro. La planche cxiv*chantn*ayanlpointététerminée en e temps que les autres, se trouve prèstoujours remplacée par celle du 33* ille est ainsi répétée deux fois, et ce it que [>lus tard et dans un petit nom- *exemplaires que la véritable gravure )liée sur celle qu'on y avait substituée. ravures sont d'ailleurs très-médiocres ; is on a remplacé celle qui faisait défaut es copies; un exemplaire avec la plan- H* a été payé 300 fr. vente Heuouard
premier livre connu où se trouvent ravures en taille-douce est un in^4 imi è Florence en 1477, AVmon/e santo di >ar Antonio (Bettini) da Siena.On trouve cet ouvrage trois gravures dont nous > indiquer les sujets : 1° La montagne e, qui fournil au livre son titre metaque. Au sommet Jésus-Christ debout iré d'anges qui l'adorent. Une échelle
par des chaînes est placée contre la agne, et sur chacun des échelons est it le nom d'une vertu : Prudence, Temice, Courage, etc. Un homme vôtu \ longue robe et qui parait ôtre un B, monte à l'échelle. Ses jeux sont disur uncruciGx qui est placée mi-route ite de l'échelle, et de sa bouche sort un (au sur lequel sont inscrits ces mots : nt doppo ti (tire-moi après toi). Au Je la montagne est un autre personnage 3garde vers le sommet et qui dit : Le- 7culos meos in montes, 2" Cette gravure )uve après le 115* chapitre. Elle rente également Jéi»us*Christ dans sa I entouré d'anges. Elle est plus petite 1 uremière et c'est peut-être la mieux itee des trois. 3* Cette planche se trouve uillet coté Pru; elle offre une vue de Tt selon la description de Dante.
attribue ces estampes à Sandro Botipour le dessin et à Baccio Baidini pour vure.
première est copiée dans la BibliolhecQ ^tfiana, t. IV, p. 130; la troisième dans talogue La Vallière, 1. 1, p. 255. ( Voir
>lléedaD8 rintérieur d^un vieux coffre. M. de ibei-g en flt faire racqulsilioii pour la bililio- ! royale de Bruxelles et il souiini avec bcaue xèle Pauihenticite de la daie, mais il ue pas k convaincre toui le monde. Celte esa pn>voqué de nombreux ariicles de jour* it diverses brochures parmi lesquelles nous 8 celle de M. C. de B. (Ch. de Brou) : Queltùi9 sur la gravure au millésime de 1418, les, 1846, 4". Parmi les plus vieilles gravuiea il faut signaW celles qu'a exécutées uii
LAinR, Index librorum sœculi xv, t. I, p. l(^09-416; Bartscu, Le Peintre-graveur^ t. XIII, p. 187-190; Ottley, Inquiry inlo the origin of engraving^ t. 1, p. 37-51; Mbrcibr deSaint-Lrger, Lettre au baron de Heiss^ 1783.} Ce fut Mercier qui le premier signala la Monte santo comme étant aune date antérieureà Tédition in-folio de Dante, 1481 imprimée par le môme typographe (Nii:olo di Lorenzo) et qui passait pour le premier ouvrage orné de gravures au burin. Les exemplaires de cette édition de Dante doi« vent leur valeur au nombre des gravures qu'ils contiennent et qu'on attribue aux artistes que nous avons déjè nommés comme ay»nt exécuté celles du Monte santo. Ordi-* naireinent il n'y a que deux planches, une pour chacun des deux premiers cliants de VEnfery et elles sont tirées sur deux feuillets du texte. Un exemplaire avec ces deux planches a été adjugé 235 fr. en 1829; un autre avec trois planches, 216 fr., Libri en 1847. 11 existe en tout 19 planches, plus une vignette double pour le vi* chant de VEnfer^ mais il est exlrèmemcni rare de les trouver réunies. Un exemplaire du duc de Buckingham, adjugéàSO i. st, 10 sh. en 1849, est peut-être le seul ayant 19 planches gui ait paru envente publique. Les exemplaires des bibliothèques de Vienne et de Munich et celui de lord Spenser ont 20 gravures; ceux do la bibliothèque Impériale de Paris, du Musée britanniuue et de sir Th. Grenville 19. A la vente Hiobert en 1829 un exemplaire avec 15 gravures et avec des lac-simile de celles des chants yi, vu, xiv et xiv fut adjugé 40 1. st. 19 sh. au libraire Bohu. Ou paya 15 I. st. 15 sh. à la vente Sykes un ex. avec 11 figures. Il y en a 16 dans l'exemplaire de la bibliothèque de Weimar, ei dans celui du duc de Devonshire, 3 dans ceux des bibliothèques de Dresde, de la Bodleyenne è Oxford, de la Casanatense à Home et de la Borbonica à Naples. La bibliothèque Saint-Marc à Venise, celle de Parme, celle Brera à Mi>an et plusieurs autres ne possèdent que deux figures. Voir de plus amples détails dans la Bibliografia dantesca par Colomb de Batines (Pralo , 1845) t. 1. p. 40-47.
De Bure , Haym, Ebert, et autres bibliographes ont décrit cette édition qui a égale* ment provoqué les recherches de Dibdin [Bi* btiothecaSpenseriana n" 814, et d'Ottley, It^ Quiry... t. I, p. 415-425. M. Ch. Leblano (Manuel de Vainateur deslampes^L 1, p. 127}^ a décrit les 20 planches.
On a cité comme le premier livre impri-^
artiste dont le nom est resté inconnu el qu*on ap^ pelle le matlre de li66. Ou lui aallribué, mail sans preuve, un alphabet grotesque «loni M. Bruk liol, direcUnir du cabinet des estampes à Munich, a publié (les fac-siioile photographiques irè$-8oi<< (rnés : ils comprennent vingi-irois leiires doiiiseiza seulenienl sont décrites dans le Peintre-Graveur de Barisch. Celle suite se distingue par une verve de composition et par un talent d exéciitioQ supérieu ^ à tout ce que Von possède de gravures de ia.ui^mo époque.