GIL
DICTIONNAIUE
nié eu Allemagne et contenant une gravure le Misiale HtrbipoUnse^ itôl ; la planche qu'il renferme et qui représente des armoiries, est signalée dans le Peintre-Graveur de Bartscb* t. X, p. 57. Une autre gravure représentant les armoiries de Tévèque de Wurzbourg se trouve dans le Modus orandi secundum chorum Herbipolensem, (BartscBi t.X, p. 156.)
Observons d'ailleurs que Je catalogue Libri (Londres, 1859, p. 178) revendique l'honneur d'èlre le premier livre accompagné degravuresau burin mis au jour en Aile* magne et même en Europe pour un calendrier latin et allemand sans lieu ni date auquel on pourrait assigner 1476 comme é[.0(]ue de la publication, mais c*est un point qui réclame des éclaircissements plus complets.
Le Manuel du libraire ODserve que la Tille de Lyon est très-probablement la première cité en France où l'on ait adapté à des livres l'usage de la gravure sur métal, d'abord en 11^88 dans les Pérégrinations de Jérusalem par le Huen (Fotr Heinecken, p. 18^1^ ; uu exemplaire piqué 245 fr. vente Essiing : un autre non relié et auquel manquait la Vue de Venise, 205 fr Coste), ensuite en 1546, dans VEpitome des gestes des roys de France^ petit in-\« avec portraits en taille-douce, les plus anciens de ce genre,attribués à Woerriot ou, selon d'autres iconographes, à Claude Corneille.
En 1555, un libraire de Lvon avait obtenu un privilège pour publier i Apocalypse avec les gravures de Jean Duvet (nous avons déjà fait mention de ce volume aussi curieux que rare). Enfin en 1556 paraissait, toujours à Lyon , le Pinax iconicus de Woeiriol, in-4 oblong, contenant 11 gravures y compris le frontispice. Le Manuel du libraire, après avoir fait observer que la Biographie tintrerselle s'était trompée en donnant ce volume comme un des premiers essais de la gravure surcuivrequiaient été faits cnFrance, ajoute avec raison qu'un exemplaire payé 8 francs cbezieduc deLaVallière, vaudrait plus cher aujourd'hui; il en a été payé un 102 fr. à la vente Coste.
Le premier livre imprimé en Angleterre où se trouvent des gravures en taille-douce est un volume publié à Londres en 1540 et intitulé, The Byrth ofMaukynd or the Wom-* an's Book, la Naissance du genre-humain ou le livre de la femme).
Le premier ouvrage où se trouvent des cartes de géographie gravées en taille-douce est l'édition de Ptolémée imprimée è Rome en 1478 par Arnold Buckinck. Cet imprimeur dit dans sa dédicace au Pape que Conrad
(154) Une des publications les pluft remarquables on ce genre (elle est d'ailleurs Ton belle) c*est Tédilion de Paul et Virginie (Paris, Curmer, 1837, gr. 8). c Les pages les moins remplies ont auiant de dessins que de lignes, et il y a telle page qui ne conlieiit que trois ligneft composées chacune de trois mots. Un pareil livre semble avoir été fait tout eiprès pour les personnes qui ne lisent pas; aussi le succès en a-t-il éic fort granJ. » {Manuel du litrahÇf)
Sweynheym, qui avait introduit nmpria».
rie à Borne, s'occupait depuis trois aiuda cette publication lorsque la mort vint lï frapper.
11 existe des livres parfois tirës-volumineox où le texte n'est qu'un accessoire; les estampes constituent tout le mérite de ces volumes (1^). C*est dans celte catégorie qu*on peut ranger, 1** Les Cérémonies fteoiitumes religieuses de tous les peuples du monde, compilation publiée b Amsterdam de 1723à 1743 et qui comprend 11 toI. in-folio; les 266 belles gravures de Bernard Picart dool elle est ornée lui donnent une valeur qui se soutient lorsqu'il s'agit d*exemplaires en grand papier et bien reliés , tels que ceux qui ont été pavés 991 fr. vente Morel-Vindé; 1 030 vente Cl en 1847; 73 l.si. 10 sh. vents Sykes
2* La PJiysiea sacra de Scheuchzer, Angs' bourg, 1731-1735, h vol. in-foU, contieDi 750 gravures qui font encore rechercher cet ouvrage assez peu commun en France. Li Bible parle-t-elle de que^ae quadrupèdes de quelque oiseau? sur-le-champ, la Pkifsiu sacra en donne la figure placée au miliea d*un pavsage. Est-il question de Poreille oa de l'œili tous les détails anatomiques de ces orgaiM'.s sont dessinés. Parfois de simplet allusions deviennent le sujetde gravures. Le Psalmiste s'écrie: Qut soutiendra le froid i» Seigneur? et Scbeucbzcr y trouve le prétexte d'une estam[)e représentant un canal glacé sur lequel s'exercent des patineurs. Au mi* lieu de toutes ces inutilités, des Of^ures re« présentant des reptiles, des pétrifications^ des poissons, rendent ce livre siogolier utile aux naturalistes, et l'auteur a trouTé le moyen d'y faire entrer parfois des médailles dont il faisait collection,
3** Les Tableaux du Temple dt$ Museï, Paris, 1655, in-fol. Ouvrage que le teili rédigé par l'abbé de Marolles, auteur dépourvu de tout mérite, condamnerait anpius triste oubli, s'il n'était accompagné de 60 estampes gravées par Bloêmaert d*après Diepenbeck et Brebietle. ( Voir au sujet de oes gravures VAbecedariodeP. Mahibttb, pag.
137.) Vers le milieu d u siècle dernier, la mode vint de décorer de gravures et de vignettes des recueils de vers, très-médiocres, des ro* mans fort insipides. Gravelot (135), Eisen, et bien d'autres artistes se consacrèreot à cette besogne parfois ingrate. Au nombrede ces livres (tui,grâceà la décoration dont leurs auteurs eurent la prudence de les orneri sont admis dans les cabinets de quelques amateurs, on peut signaler les Fables de Dorât. M, Renouard en possédait un exem-
(155) Voir sur cet artiste une notice curieuse daM le Trésor de la curiosilé par M. Cb. Blanc, 1857, p. 251-255. Les dessins qu*il a fournis à rëdilioi de Racine, 1708, 7 vol. ln-8 (adju^s à 571 fr. vcnle Suleinne), ont un vériuble mérile«Ou reeherche son Iconologie par figures 4 vol în-8, repreduclion avec des bordures ajoutées.des figures placétt dans VAlmanach iconologique de Lillré» 17M-l7tli 18 vol. in-18,
GRA
DE BIDLIOLOGIE.
GRA
re de choix en papier de Hollande, relié ▼olumes in-8,etrenfermant1es gravures 3uves d*artiste, avec les eaux-fortes et la action des dessins originaux « sans trcdit la plus agréable et la plus variée toutes les productions du spirituel trop souvent incorroct Marillier. »
tout s*est adjugé en 1853 au prix élevé ,400 fr.
ivers ouvrages de religion ont égaleit servi de prétexte à des réunions do rures. On peut ran^^er dans cette classe iainte Bible traduction de Sacy, ornée KM) figures d'après les dessins de Mariiet Monsiau {Paris, 1789 1804, 12 vol.
I; il y a desexemplaires in-4}. Un exemre avec les dessins originaux et figures blés avant et après la lettre a été payé >fr., vente De Bure en 1849. V Histoire
I Vie de Jésus-Christ^ par le P. de Ligny, S 2 vol. in-4, n'a guère de mérite qu'en on des 75 gravures faites d'après les (fameux tableaux des principales écoles retracent des événements compris dans "écits évangéliques.
est Marinier que nous venons de nom-
Iui a dessiné les gravures qui déco* es Voyages imaginaires y 1787-89, oK in-8 : le Cabinet des fées, 1785-89, cl. in-8 : les OEuvres de Le Sage et de rosi, et bien d'autres éditions qui doi- ;aux estampes qu'elles renferment Thonr de flgurer encore dans quelques cabi- . M. Kenouard possédait un grand nomde dessins de Marillier; il avait aussi essins de Perrin d'après lesquels ont été 'Utées les gravures qui accompagnent le atnde Brébeuf, 1796, 2 vol. in'8 ; singuî idée que de réimurimer celte traduc- •
oreau travailla beaucoupèfournirles sudes estampes qui décorèrent des éditions liées à l'époque impériale ; ce l'ut à lui M. Renouard eut recours pour ses édis de Gresset, de Gessner, etc. Signalons ire Monnet, artiste assez médiocre qui ina soixante-douze estampes et vingtre fleurons pour une édition ôeTélémch 1785,2 vol. in-4, et Desève dont on peut * quatre-vingt-sept estampes, fleurons rignettes placées dans les OEuvres de ine, 1760, 3 vol. in-4.
Q s'est occupé à diverses reprises d'aorer les procédés employés pour nir les gravures qui décorent des volu- , M. Renouard avait donné beaucoup oins à un procédé de gravure en relief; aisait usage de l'eau-forte sur pierre; et loven, fort différent de la lithographie,
I I avantage de s'exécuter avec facllilé et aptitude, d'être susceptible d'un Uni et e souplesse que ne peut atteindre le pé« 3 procédé de la taille sur bois. L'impres-
s'en fciit de même avec la presse d'imlerie en lettres {voir le Catalogue d*un '.eur^ t. 111, p. 19), et l'on pourrait obteles millions d'épreuves d'une qualité ?, m.'iis il faut arriver à une impression ) et brillantOi et M. Ronouard convient
qu'en cinq années d'essais dispendieux et continuels, il n'a pas eu le bonheur d'obtenir ce résultat. Les dernières gravures, au lieu d*être perfectionnées, valaient souvent moins que les premières. Pour l'impression Didot aîné flt des efforts qui restèrent insufflsanls. De lassitude, l'éditeur abandonna pierres et clichés, mais il conserva les épreuves successivement tirées des gravures destinées h une édition des Fables de La Fontaine, et dont Moreau avait fourni les dessins.
Ouvrages relatifs à thisloire de la Gravure,
Nous avons déjà, a l'article Kstampes, signalé un certain nombre d'ouvrages qui peuvent également être mentionnés en parlant de la gravure; nous continuerons cette bibliographie qui restera d'ailleurs nécessairement fort incomplète.
Discourt historique sur la gmvure par Emeric David.
Essai sur rorighie de la gravure par Janssen, 4808, 2 vol. in-8. (.50 planches ; des fac-similé de gravures anciennes.)
Blemorie spettanti alla storia délia calcografia^ dl L. Cicognara, Praio, 1831, in-8.
Notice historique par P. Cli. (Glioffard) sur Vari de la gravure en France^ iSOi, in-8.
Prakiisches Uandbuch (Mainiel pratique du rolleciionneur d'stampes), par Hcller, Bamberg^ 48Î5, 25-36, 3 vol. iii-8.
Histoire de ta gravure en manière noire ^ par M. Léon de La Borde, Paris, 4839, gr. ln-8. Ce savant laborieux et plein de dévouement pour les ans, avait projeté une histoire conipléle de la gravure. 11 11*60 a paru encore que le volume que nous signalons et qui est rempli de recherches neuves el curieuses.
Des types et des manières des maîtres graveurs pour servir à rhisloire de la gravure, par J. Renouvier (xv« et xvi« siècle), 1855, 2 tomes in-4 ^vu ei 115 : el 224 pages).
An Inquiry inlo the origin and ea rlu history of engraving upou copper and on wood (Kecherches sur Torigiiie el Phistoire des débuis de la gravure sur cuivre el en bois), par W. Oltley, Londres, ISIU» 2 vol. gr. in 4.
Ce bel ouvrage a été l'objet d'qne anal^'se élendgo de la part de M. J.-Ch. Brunet dans le Manuel du libraire, t. Jll, p. 585. Les détails qu'il contient sur la gravure sortent du cadre dans leguel nous devons nous renfermer; nous dirons seulement qu'on y trouve des renseignements minutieux sur les différents livres à images gravées en bois qui ont été exécutés dans le xv* siècle. Les
fdus anciens et les moins défectueux, selon ui, sont 1* la Biblia pauperum, 2" VUistoria seu Providentia Virginie Mariœ ex Cantieo canlicorum: 3" le Spéculum humanœ Salva* tionis. Il trouve assez de conformité entre ces trois productions pour juger qu'elles doivent être l'ouvrage des mômes artistes^ el il pense qu'on peut fixer à 1420 la date approximative du premier de ces écrits. Le Spéculum humanœ Salvationis est l'objet dune dissertation très-étendue» très-cu^ rieuse, et les fac-similé qui l'accompagnent ont de l'intérêt.
M. Oltley se prononce en faveur des ppé*i tentions de la ville de Harlem au sujet de rinvenlion de la typo^raobie. Son livre