‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 79 sur 137 · CRA · texte numérisé non relu

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est terminé par une tahU* analytique simple et commode. En résumé, schon rantcurdu Jlfanue/, « cet ouvrage n'ajoute presque rien aux connaissances déjà ar;quises sur Thistoire de la gravure, mais il présente d'une manière très-lumineuse les opinions des divers écrivains qui l'ont précédé dans la môme carrière, et sous ce rap|)orl, il no peut qu'être fort agréable aux nombreux amateurs des arts. »

Signalons un ouvrage qui offre de curieux détails sur certains artistes qui se sont fort occupés de décorer des livres :

Trésor de la Curio$ité lire det Catalogues de ventes de tableaux, dessins, estampes, livre* , marbres, bronzes, ivoires^ médailles, etL\, avec diverses noies ei noliees historiques et biographiques, par M. Charles Blanc, Paris, V« Jules Renoiiard, 4857, â vol. iii-8.

Cet ouvrage curieux se rapporte spécialement à ce qui concerne les arts; toutefois il louche à la bibliographie en certains points. Les livres à fleures, des œuvres de tfraveurs mentionnés dans le Manuel du /toraiVe^'Sont signalés; une introduction do 134^ pages sur la curiosité et sur les curieux (c'est-à-dire sur les amateurs) sortie delà plume de M. Ad. Thibaudeau et restée interrompue, est en tète du 1" volume.

Entre autres livres que le Trésor de la Curiosité à iivés de l'oubli, il faut mentionner les anciens catalogues d'objets d'art « longtemps oubliés sur les quais parmi les plus obscurs bouquins, et où, se retrouve parfois la fme fleur des habitudes de la bonne compagnie et de l'heureux langage du xvui* siècle. 9 Le catalogue de Quentin de Lorangère, notamment rédigé par Gersaint (ilk!^) est un véritable livre Qôvi. On y trouve entre autres morceaux curieux deux charmantes préfaces sur le goût en matière de tableaux et d'estampes, une biographie de Watleau, la première qui ait élé publiée sur ce maître, des notices sur Lancret, sur Pater, et sur d*autres artistes; un abrégé de la Vie de Callot et une description de son œuvre; des notes courtes et substantielles, etc.

(156) Voir t. I, p. 144, la reproduction du Polineur, petite pièce extrêmement rare ci p. 4f>3, le Taureau^ pièce qui maF^ipie au Gabiiiei des Kslainpes de Paris et dans touics les colleciinns pariiculièies (le musée d^Amstenlaui la possède) ; t. Il, p. 184, Poriraii de Renibraiidl, de forme ovale; pièce d*uiieexiiéuioraireié,.p.2Ui, la petite estampe i)u*Adam Bariscli a appelée : Un gueux et sa femme. Elle manque môme dans Tœuvrc du Cabinet des estampes à Paris.

Voici quelques faits que nous joindrons à ceux que nous avons déjà signalés (an. Estahpks), ils montreront ouel prix les amaieursjaltacheui aux productions de Rembrandt.

Une épreuve de Testampe du bon Samariiaiii dite à la aueue blanche, c'est- à-uire ayant la queue (la cheval encore blanche, s'esi payée à la vente Dabois 1,800 fr. et revendue 2,100 fr. à la vente Thorel. Ciroonstance remarquable, le tableau orii;inal d'après lequel l'artiste a gravé son eau forte ne Un payé que 1,150 et 900 livres à la venic du (irincc de Goiiti çn... et de Nogarct en 170'î.

Un des maîtres dont le Trésor de la Cmê-

«ir<f s'occupe avec prédilection, c'estleciièbre Rembrandt; il cite des exemples curim de la valeur énorme qu*ont acqaîse dus ces derniers temps le» eaux-fortes de eet artiste; il offre des fac-similé de quelon». unes de ses productions les plus rares (136). Le tome I" du Trésor débute avec la vente de la comtesse de Verrue en 1737 et arrifeà Tannée 1779. — Le tome II commence vh la vente Caron faite en 1780, et se termine avec celle de la duchesse de Raguse enlKl

Nous avons remarqué, p. 32, une notice sur l'œuvre de Cochin, graveur infatigable dont il reste près de l,lii>00 pièces ou vignettes : on y voit celles qu'il a faites pour 1 Histoire des cérémonies religieuses ^ ix>ur l'iiili- Lucrice du cardinal de Polignac, pour r^titoire de Çicéron; p, 18*., une notice sur Ii vente de la galerie de tableaux du duc d'Orléans. Elle avait été formée par le Régeitt; qui entre autres objets précieux acheta n prix de 120,000 livres lesS^r Sacrementsit Poussin et quiût l'acquisition de la galerie de la reine Christine de Suètie, deveaoe après la mort de cette souveraine, la pio-

friétéduducde Braccîone, neveu du pipe nnocent XL En 1792, le duc vendit ses tibleaux des écoles italienne et française pour 700,000 livres à un bananier de Bruxelles ; les tableaux des écoles flamande et hollandaise furent achetés par un Anglais pov 350,000 livres et transportés à Londres. Lei tableaux italiens allèrent aussi dans cette vil le et le tout, mis. en vente publique, obtiot des prix qui parurent alors en général éleiés, mais qui sont bien au-dessous de ceuxqai .seraient payés aujourd'hui

Parmi les notices biographiques insérées dans Touvrage que nous signalons ici, on doit mentionner celles consacrées aux rêveurs Hollar et Gravelot (t.I, p. 409 et23f,et à Mariette, p. 263).

Nous emprunterons quelques passa^ à ces morceaux vivement et purement écnls. Gravelot, néenl699,mort en 1773, se coosacri principalement à ce qu'on appelle aujourd'hui

A h vente Verstolck de Soclen à Amsterden en 1S17, diverses gravures de RciiibrandI atteignii-rnt (les prix forl élevés (voir, p. 468} : une trèibelle épreuve de la pièce dite &i cent fforims, fet pavée l.COO florins. Le portrait de Kein brandi, tenant un sabre, premier étal, 1805 11.; Jésug pràeisà au temple , épreuve unique et de toute lieaaté fir p:ipler de Cb'ne, 950 fl. A la vente Thorel en 185S, nue magnifique épreuve du portrait du bourgmestre Six fut payée 5.505 fr.

A la vente de Peiers en 1779, an œuvre de RiMnbrandt en 620 pièce», mis sur table à I5,0M livres ne trouva pas d'acquéreurs; il vaudrait la* jourd'liui près d'un million. Notons en passant qss le Trésor de la Curiosité ne se borne pas Si reproduire quelques estampes de Rembrandt; iladofeoé aussi des fac-sîmiic de quelques autres norcean ircs-rares. Nous mentionnerons seulement le petit cruciflx rond grave pour l'empereur Ma xi mi lien ei connu s')us le nom du Pommeau d*épée. Cette a* tampe est d'une extrême rareté.

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stration des livres, et il excella surtout les vignettes de ia moindre dimension.

n talent n'est a l'aise que dans les petits lats; l'in-quarto l'embarrasse; il est encharmant dans l'in-octavo ; il est exquis l'in-douze. C'est là qu'il montre tout ;énie, car il en avait, pour Tinvention arrangement de ses petites scènes. Et le convenance de gestes! quel goût istementt quelle entente de Pameublet,du paysage, de l'architecture I Et comil met de délicatesse à taire concourir moindres détails à l'expression de la éel... Sa fécondité était intarissable; Qa de ses dessins VOrlando de i'Ariostc, îlle édition de Racine donnée par Lui de Boisgermain, et la réim;)ression de eille dont le produit était destiné à la e-fllle du grand poëte...

3ans ses paysages, il déploie une faculté reolion prodigieuse, un sentiment de la re tout à fait Heureux, une grAce fami- ... 11 est curieux qu'un homme qui lit sa vie à orner des livres n'en ait pas uvé la satiété, mais au contraire, les imés avec passion. Il ne sortait jamais avoir un livre dans sa poche, ordinai- )iit Montaigne. »

ssons maintenante Hollar, né à Prague 1607. On distingue surtout parmi ses luctionsses recueils de costumes publiés . le titre d'Ornaïus muliebris anglicantM } Theatrum mulierum. Dans cet ouvrage ar moâtra toute la Qnesse, toute la variété >n talent. Avec sa seule pointe, sans avoir urs aux procédés ordinairesde la gravure, ressources déjà connues du burin, il )ntir dans ses petites estampes la grosse de la bure, la souplesse du drap, les mts du tafifetas et de la moire antique, lassures du satin, les tons sourds du ves et les tons mats du feutre, la roideur collerettes empesées et la consistance itoifes è grand ramage. Les ordres re- (ux, les ordres de chevalerie vinrent ement figurer dans cette galerie intérese avec leurs frocs, leurs capuchons, s é\yées, leurs éperons, leurs manteaux. >n recherche le livre de caric-atures gravé Hollar d'après Léonard de Vinci, livre ;ulier, où le grand peintre s'était auiusé 3ssir, allonger, étirer, dilTormer eu tous i le masque de Thomme pour lui faire 'imer fortement les instincts grossiers do Bture humaine et tous ceux encore qu'il ginait dans le dérèglement de sa fane.

lollar publia ensuite la série: Muscarum^ abœorumf vermiumque variœ ligurœ.

] n'est plus curieux, plus précieusejnent que cette suite de douze planches re- •entant des variétés d'insectes. Hollnr y ontré jusqu'où peut aller la pointe d'un ^eur dans la spécification des substances ans l'indication des qualités physiques êtres. 11 semble en effet avoir pris plai- I exprimer sur le cuivre, avec les seules ources du noir et du blanc, la nature le et cornée des élytres du coléoptère,

l'enveloppe velue de la chenille et du ver è soie, les yeux luisants de l'argus, Timpondérable légèreté de la demoiselle aux ailes membraneuses aussi fines que la gaze, les écailles du papillon aussi menues que la poussière, et toutes les nuances de dureté, de poli, d'éclat, de transparence, de suavité, de délicatesse que peut offrir Tétude de ces insectes qui font la joie du naturaliste, mais qui n'avaient pas encore eu les honneurs de Ja gravure. »

Il nous reste à dire quelques mots de Mariette. Amateur fervent, archéologue instruit, on lui doit plusieurs ouvrages estimés (entre autres un Traité des pierres gra* vées, 1742, 2 vol. in-folio). 11 mourut en 1774» laissant des collections précieuses, notamment une réunion admirable de dessins dea grands maîtres. Il exerça une influence puissante et féconde sur la marche des arts au xvHi' siècle.

Gravure sur bois. — La gravure sttr bois ayant été presque exclusivement consa* crée à reproduire des dessins destinés à figiv» rer dans les pages d'un livre, à VillustreTf pour employer une expression devenue d'un usage fort général, nous devons dans un travail consacré à réunir des matériaux sur la science des livres, entrer à cet égard dans quelques détails.

11 s opère, quant à Tillustration des livres^ une révolution qui nous ramène au point de départ. Au xv*, au xvi* siècle, les gravures sur bois sont extrêmement multipliées dans les livres. Elles disparaissent ensuite; les gravures au burin ont seules, & l'époque de Louis XIV et de Louis XV, le privilège de figurer dans des volumes im* primés. Vers la fin du siècle dernier, l'Angle* terre revient à la gravure sur bois, la porte à un haut degré de perfection, et continue encore de l'employer pour erner des livres, tandis qu'en France, c'est principalement

Cour les journaux qu'on a recours à cette ranche de l'art.

Les premiers essais de la gravure sur bois sont tres-grossiers : ils s'appliquent à des ouvrages qui ont précédé de quelques années 1 invention de la typographie; nous en parlerons à l'article c*bnsacré aux livres xylographiques (voir ce mol). 11 existe un volume qu'on peut ranger dans cette catégorie ! 1 Ars memorandi notabiiis per figu" ras quatuor Evangelislarum (petit in-fol. sans lieu ni date). Nous en parlerons ici parce qu'on le regarde comme le premier recueil de gravures sur bois qui aient paruaccompa^ gnéesd'un texte, et non insérées dans le texte môme. C'est une collection de quinze gravures représentant l'aigle, l'ange, le lion ot le bœuf, attributs des quatre Evangélistes. Chacune decesfiguresprincipales, plusieurs fois repétées, se complique d'un certain nombre d*autres images secondaires, toutes chilfrées, dont Tobjul eslde peindre aux yeux les circonstances les plus essentielles de chaque Kvangile et dont le sens, plus ou moins vague et incomplet dans cette expression pittoresque, est indiqué par des som-

cliiffros de la

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