Plutarcbi opuscula. Gr. in-4. Editio princeps
380 fr. mar. Libri; 160 fr. Giraud. Un exempl. sur vélin aux armes d'Henri II est à la bibliothèque Impériale. Voir le Catalogue de Van-Praet, t. m, p. 14.
Sallustius. In-8.
De beaux exempl. de ce volume rare et recherché se sont payés de 60 à ^0 fr. dans
des ventes faites à Paris. C'est ce dernier prix qu'on a donné h la vente Renouard pour un exemplaire ayant la signature d'Henn IV.
1512. — Lascaris grammatica grœca. In-I. 40 fr. mar. Renouard.
1513. — Alexander Aphrodisiensis in lopica Aristoîis, graece. In-fol.
Ciceronis epistols ad Atticuro. In -8.
Il existe deux éditions sous la même date ; elles ne sont pas bien chères, mais un exemplaire à la relmre de Grolier s'est successivement payé 450 fr.àla vente Libri, et 995 fr. à celle oe Coste.
Oratores graeci. 3 tom. en 2 vol. in-fol. Editio princeps.
Collection précieuse et rare, lorsqu'elle est complète, 150 fr. mar. vente Giraud; 112 fr. Bearzi.
Perotti oomucopiae. In-fol.
Pindams, graece. In-8. Editio princeps.
Livre précieux , 100 fr. mar. Libri. Un exempl. sur vélin, indiqué comme seul connu, est porté dans la Bibliotheca Spenseriana ; on en signale cependant un autre comme existant dans la bibliothèaue de la ville de Leipzig.
Platonis opéra, graece. 2 vol. in-fol. Editio princeps.
C'est une des productions les plus remarquables qui soient sorties des presses aldines. Elle n'est pas-très rare, mais les beaux exemplaires sont d'un très-grand prix. Nous n'avons pas rencontré ce Platon depuis trèslongtemps sur les catalogues de ventes faites à Paris. L exemplaire non rogné (le seul qu'on connaisse en cet état), et que le Manuel cite comme ayant été payé 50 I. st. à la vente Williams, est entré dans la Bibliotheca Grenvilliana,
Pontani Urania, etc. In-8.
Strozii poetae, paler et filius. In -8.
Un exempl. sur vélin qui est à la biblotlièque impériale de Vienne est décrit dans le second catalogue de Van-Praet, t.n, p. 89.
1514. Athenaeus , graece. In fol. Editio princeps.
Elle est décrite dans la Bibliotheca Spense^ riana, t. I, p. 265 ; elle n'est pas estimée, toutefois sa rareté lui donne du prix.
Ciceronis rhetorica. In-4.
Un exempl. sur vélin est décrit dans le second catalogue de Van-Praet, t« II, p. 12.
Hesycbii dictiouarium gr. In-fol. vél. Editio princeps.
Libri de re rostica. In-4.
41 fr. mar. Giraud.
Petrarcha. In -8.
Un exempl. sur vélin, 680 fr. vente Libri, n- 1847.
Quintilianus. ln-4.
Volume d'un prix ordinaire.
Sannazaro, Arcadia. In-8
Un exemplaire sur papier bleu a été paye
tl ALM DE BIBLIOIXNHE.
251 fr. venle Ubri en 1857 ; il avail été adjugé plus cher en Angleterre. Un cxempK sur vélin 30 1. st. rente Dunu Gardner en
Suidae lexicon gr. iB-foi.
Peu recherché.
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Valerius Maximiis. In-8,' véf.
Parmi les éditions sans date publiées pnr Aide et qui sont- d'un grand prix nous citerons :
Afuscrutf, grœce et latine, l"édilion,re^rdée comme le premier ouvrage qu'Aide ail mjprinié ; 395 fr. Libri. Il est décrit dans la Bihliotheea Spenteriana, qui donnent. II, p. t79, un fac-similé des types grecs. Il y en a un autre dans Touvrage de Faikeostein ; Gr^chichte (Ur BucbdruckerkuMi^ Leipsig, 1840, p. 219.
PscUteriumgrœeHmi etc. Belle édition exécutée en rouge et en noir.
Lascaris De oclo partibus orationis^ in-4«, volume rare, que M. Renouard regarde comme ayant été publié vers 1502.
Quintuê Calaber^ grâce, in-4.
Galeomyomachia^ tragœdia gra'ca, opuscule de 20 pages imprimé avec les caractères du Musœus ; il y est question d'une guerre entre les souris et le chat (ou -la belette). Une poutre qui écrase leur ennemi laissé la victoire aux souris. Oa peut consulter au sujet de ce livret très-précieux le Manuel du libruire, t. IL p. 35z , et Belve, Anecdotes- of scarce baoks, U. m, p. 216. Un exemplaire non relié s est tpouvé en 1846 à la vente Delasize faite à Rouen, et il a été adjugé à 1 105 fr.Oftcnnnatt des exemplaires de ce iivrelà la bibliothèque impériale de Vienne, au Musée britannique, chez M. Trivulzioà Milan, dans la collection (i'EIci à Florence, à la bibliothèque Mazariue à Paris.
Une ancre autour de laquelle se roule un dai>phin,. telle fut la marque qui, de bonne heure, fut placée sur les éditions aldines. Plusieurs imprimeurs ont fait usage, au- frontispice des livres qu'ils publiaient, d'une ancre ressemblant plus ou moins à la marque adoptée parles Aide; parfois on a voulu signaler cette circonstance comme donnant ({uelaue prix à des'livres qui, d'ailleurs, en avaientiort peu. Parmi les typographes qui ont adopté l'ancre, on peut nommer les frères Fr. et P.- M. Marchelli de Brescia ; mais les volumes sortis de leurs presses n'en sont pas plus recherchés. Nous avons également retrouvé I ancre sur un Homère grec (Atrebutii, J. Cris-
Iiinus , 1559-1567), sur les Justiniani edieta, l. Vignon, 1580, sur Vlsagogœ pars prima, Sancto Pagnino auctore, Avenione, 1525, etc., et sur d'autres volumes aqjourd'hui oubliés, tels que le Scisma d'LnghUterra de B. Davanzati,Roma, G. Facciotto, 1602.
ALMANACH.— L'étymologie de ce mot est controversée ; on Ta cherchée dans l'arabe, dans le saxon , dans le breton. Quoi qu il en soit, c'est le nom vulgaire qu'on donne aux calendriers ou à tout ouvrage périodique ayant eu tête ou à la Qn un calendrier. IJes écrits
de ce genre existent chez les peuples de lantiquité, chez les Chinois, chez les Indiens. E;i France, ils ne remontent pas au delà du XVI* siècle. En 1533, Rabelais publia un Almanaeh calculé sur le méridional- de la noble cité de Lyon.
Le premier almanaeh qui aitété imprimé* est, nous le croyons, celui que Jean Muller (Johannes de Monteregio) publia vers H75. C'est unin-4' de 64 pages imprimé à Nuremberg. Une autre édition, Venise, 1476, est un des plus anciens ouvrages sur lesquels on ait indiqué au frontispice la date de l'impression et les nomades imprimeurs ; ces détails se plaçaient alors habituellement à la fln du volume. Une traduction italienne, sortie des niômes presses, parut simultanément. Ce livre eut une erande vogue ; il donna lieu k une foule d'imitations; on y plaça des indications météorologiques, des préceptes médicaux, et afin de stimuler davantage la curiosité publique, on ne tarda pas à y insérer des prédictions, qui attirèrent les regards de l'autorité.
Le roi d'Angleterre Henri viir. lança une ordonnance contre les fausses prophéties dont on se servirait î>eur abuser la crédulité publique; mais ses efforts furent superflus, et rAnglelerre, dans la seconde moitié du xvi* siècle, ne- vit guère d'ouvrages obtenir autant de Féîmpressions successives que YAl' manach et la Prognostication de Léonard Dîgges,. recueil d'absurdités astrologiques. En- France, Chartes IX défendit qu*aucun almanaeh ne fût publié sans le visa de Tévèque du diocèse; en 1579, Henri III défendit d'insérer dans les livres de ce genre aucune prédiction relative aux affaires politiques, et en 1628, Louis XHI renouvela cette défense.
Le plus célèbre de tous les almanachs est celui de Liège publié sous le nom de Mathieu Laensberg. On ignore si ce personnage a réellement existé. Les Liégeois le représentent comme vivant en 1650, et comme adonné à l'astrologie judiciaire, science qui ^l'était point encore absolument délaissée à cette épo-
3ue. On a ditqu'il avait été chanoine de l'église e Saint-Barthélemi, mais des recherches fai' tes dans les archives du chapitre n'ont amené la découverte d*aucun titulaire de ce nom. Quoi qu'il en soit, le plus ancien almanaeh aue l'on connaisse sous le nom de Lansbert (mus tard modiGé) fut imprimé à Liège en 1d35, in-24 ; il est douteux qu'il soit le premier. Nous avons sous Ics-yeux l'almanach imprimé à Liège en 1851. l\ porte en tête 226* année. Si celte indication est exacte (mais c'est fort douteux) , l'origine de la publication remonterait à l'an 1625. C'est à partir de 1647 (|ue le nom de Laensberg fut substitué à celui ût Lansbert,
On trouve dans ces vieux almanachs forte détails sur les règnes des planètes^ et des préceptes de médecine passablement absurdes, mais que corrige le conseil naïvement donné au lecteur « de ne jamais rien aventurer sans l'avis d'un bon médecin ou chirurgien. » L'indication des époaues histonquiii». des fêtes mobiles, etc., n'ofirt rien de parti-
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culter, mais la progAOMticalion et la prédicat tion qui terminent l'ouvrage en ont assuré le succès; c'est là que Laensberg prédit le beau temps et la pluie ^ c'est là qu'il prophétise les événements qui doivent s'accomplir dans le cours de Tannée. Sur un millier de prédictions, il s'en rencontre de temps à autre quelques-unes que le hasard rapproche de la vérité ; il n'en laut pas davantage pour faire la fortune d un devin. Dans la série infinie des annonces de Laensberg, de Nostradamus et d'autres prophètes de la même école, il s*en trouve forcément qui ressemblent plus tard à des faits accomplis, d'autant [dus que l'obscurité sibylline de ces oracles es rend tout à fait propres à se prêter à d'innombrables interprétations.
De hauts personnages se sont parfois émus des prédictions du vieil astronome liégeois. Bn 1794, il annonça une conflagration prochaine, le gouvernement d'alors fit saisir et mettre au pilori toute l'édition. En 1823, le gouvernement des Pavs-Bas, ordinairement moins susceptible et plus raisonnable, usa de sévérité à l'égard de quelques pensées de cet antique sorcier.
Voici plus de deux siècles qu'on ne cesse chaque année de publier VAlmanach de Mathieu Laensberg, et ;les contrefaçons sont nombreuses ; on cherche en vain à leur donner le cachet d'une authenticité fallacieuse au moyen de titres pompeusement exagérés ; on fabrique en France le Triple véritable Al- •MuacA de liéqe. D'ailleurs la marche du temps et des idées a modifié les publications qui conservent le nom du vieil astrologue ; on a renoncé à peu près à lui fûre praire l'avenir ; on l'a rendu plus raisonnable ; ses assertions sur la météorcilogie et l'histoire font devenues plus exactes ; les figures en bois qui accompagnent ses paroles sont moins grossièrement taillées; autant vaut dire qu'aux yeux du public auquel il s'adresse, il % perdu une grande partie de son mérite, et qu'il est entre dans une crise de décadence qui le mènera à sa perte.
Renvoyons d'ailleurs pour plus amples détails touchant l'almanacn de Mathieu Laensberg à un article de M. de Reitfenberg dans le Dictionnaire de la Conversation^ et au Bul^ htin du bibliophile belge (t. U, p. 32 ; t. VIII, p. 98), que nous avons consultés avec profit, joutons aussi que parfois cet al manach offre des ressources a l'étude des langues; celui
r s'annonce comme supputé sur le mérin de Lié2e, et oui a paru de 1829 à 1843, 15 vol. in-16, renierme des poésies en dialecte wallon.
M. Nisard, dans sa curieuse Histoire des livres populair es ou de la littérature du colportage (Paris, 1854, 2 vol. gr. 8*), est entré dans des détails fort étendus au sujet des almanachs modernes que quelques imprimeries
(S) YoicI on échantillon de cette poésie, habituelwroent peu conforme aux rMes de la prosodie. Un âlmanach imprimé à Troyes donne le porirait d« prince Loais-Napoléon, alors président de to RépiiMiqiieyCt raccompagne de ce quatrain :
francises répandent dans le public en masse considérable (t. I» p. 1-150).
Le UéaeoiSf f]ualiQé parfois de double, de triple f (Te véritable, est un des plus fa* meux.
D'autres s'intitulent le National, le Bavard, le Babillard, le Nouvelliste, etc. il existe également VAlmanach du bon laboureur, VAlmanach de l*atelier , YAlmanack des enfants: d'autres se rattachent aux sciences occultes, à de ridicules procédés de divination : tels sont VAlmanach des songes , VAlmanach magique, VAlmanach des prophéties, Ia nomenclature des Jlf e^^a(/er«, des Courrter«, etc., serait très-longue et peu intéressante.
Un vieil usage, qui remonte tout au moins au commencement du xvn* siècle, exige qu'un almanach contienne quelques prédictions. En général, on les énonce aujourdTiui d'une manière vague et peu compromettante. Un almanach pour l'an 1853, que nous avons sous les yeux, annonce pour le mois de janvier : «L'attention sera fixée sur une innovation remarquable. Evénement extraordinaire. » Et pour le mois de février : « Pluies abondantes et neiges. Personnage qui fera parler de lui. )i
Grand nombre d'almanachs renferment des horoscopes et de^ pronostics pour chaque Jour du mois. Il serait difficile d'imaginer quelque chose de plus plat. Parfois on trouve un vocabulaire du langage des fleurs, et souvent on rencontre de mauvais calembourgs,des anecdotes suspectes , de plates plaisanteries. Quelques almanachsdonnent de bons préceptes sur les travaux agricoles et horticoles, les bestiaux, les terres, les semences, les instruments et les procédés de culture. U n'est pas rare de rencontrer l'indication de remèdes
1)lus ou moins raisonnables contre les brûures, les engelures, les coupures, etc. De mauvais vers se mêlent fréquemment à toute cette prose (3).
Il est très-peu d'almanachs qui ne contiennent des gravures,et très-souvent ces estampes n'ont aucun rapport non-seulement avec le siget au-dessus ou au-dessous duquel elles se trouvent, mais encore avec aucun de ceux qui sont traités dans l'almanach. Ces absurdités viennent de ce aue les éditeurs de la province achètent des bois de rebut et en font • un emploi tel quel, les jetant au hasard^ au milieu des pages de leur texte.
Parmi ces livres populaires qui remontent à une haute antiquité, un des plus curieux est le Grand Calendrier et compost des ber^ gers:ii. Nisard {loc. cit,, t. I, p. 108-148) donne des détails étendus d'une édition publiée à Lyon en 1633, in-4% 120 pages, laquelle reproduit un texte beaucoup plus ancien.
Chaque mois se compose d'un guatrair latin qui en indique les diverses propriétés, d
L*anarcbie, triste suite des révoluUons, Divisait notre France, l*eniratnaii à sa mine ; Louis viut, et son génie, sa modération, Noos rendirent U paix et nos sages doctrines.
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DE BIBUOLOGIE.
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t des jours et des sainls* d'un tercet latin signe, de deux quatrains français, l'un trouver tes feêUs, l'autre de l estât de pitf Aumatfi^enfin de la devise dumoM,etc.; e échantillon de cette poésie surannée, ranscrirons la devise de novembre :
Je fris tllnmer maint tison, Norembre sais qui règne à plein.
Tonte personne de foçon Doit penser d'avoir vin et pain, £t doit prier au souverain Boj des deui pour son sauveroeot; Car en mon temps il est certain Que tout meart naturellement.
t prétendue vision de Lazare, accompale figures très-grossièrement gravées sur forme la seconde partie. La troisième et iiière,la plus considérable, renferme (en \aScienee salutaire et \e Jardin ou champ riHê. L'auteur donne d'abord les prier i sont les premières instructions; il en aussi une paraphrase qu'il appelle olton. Après diverses réflexions pieu- 3uvrage dont nous parlons fait une in- Q dans le domaine de la médecine ; ne des gravures anatomiques, il oples signes par lesquels les bergers CO'^ eni r nomme estre sain et ceux par lesils eognoissent qu*on est malade. On ensuite à l'astronomie ; de longs détails mouvement des deux et des planettes,
* estoUes fiœes^ etc., sont bien peu cons, on le croira sans peine, à l'état actuel science.
parlant des astres et de leurs influenr les individus, on ne manque pas de des prédispositions que chaque homme te k ces mfluences, c'est-a-dire des raments. C'est ce q[ue fait le Grand Caer dans un article intitulé : S*ensuit la des quatre complexions.
rolume en question finit par une pièce rs qui offre quelque intérêt; elle
* titre : Les dicix des oysetmx^ comme \steurs^ gardant les brebis^ les oyent r et porter en leur langage. Chaque oir ébite une strophe (il y en a 78) queteriine pensée morale et religieuse. Nous rirons deux de ces couplets :
l'aiglb.
De tous oyseaux je suis le roy.
Voiler je puis en si haut lieu , Que le soleil de près je voy.
Heureux sont eeux qui verront Dieu.
LB aossieifOL.
Onand ce Tient le beau temps de may .
Je suis joly et amoureui.
Et je n*ai soucy, ni esmoy :
Qui craint Dieu, il est bienheureux.
grand nombre d'almanachs politiques , hi, de tout genre enfin, furent publiés I fin du siècle dernier et pendant la Rém. Le catalogue Leber n en indique pas de 64. Voici les titres de quelques-uns : lach couleur de rose, — de la vieillesse, \ oisife de Paris, — des plaideurs, — des rbes, — des revenants, — des pauvres s, sous verre, — violet.
Iques rares amateurs de la poésie lé-
gère d'autrefois parcourent encore VAlmanach des Muses ^€fuh pendant plus de soixante ans, servit d'asile à tous les petits vers qu'on rimait en France. Entreprise en 17d5, cette collection fut conduite jusqu'en 1833 ; l'indifférence publique finit par lui donner la mort.
En fait d'almanachs qui rentrent dans la classe des curiosités bibliographiques, on peut signaler :
LAlmanach des almanachs^ le plus certain
i)Our l'an 1593, avec ses amples et merveileuses prédictions du changement et mutation de l'air, Lyon, s. d. in-16 (ce petit volume est porté à 150 fr. sur un catalogue de H. Techener, libraire à Paris).
Almanach pour le temps passéi contenant
{•artie des affaires du monde, calculé par fattre J. Guérin, Parisien, ci-devant président de la Justice establie en la cuisine de la reyne Marguerite, 1623.
Nous ne nous occuperons pas des Almanachs en langue étrangère ; nous dirons seulement qu'on peut ranger parmi les livres les «lus rares, VÀlmanachfor XII ver^,London, ^-nkyn de Werde, 1505, 8% et que YAlmanach publié à Beriinen 1777 et 1778, par Nicolaï (sous le pseudonyme de Daniel Seuber- Iich),offreun recueil de chansons populaires allemandes très-goûté des amateurs
ALPHABET.— Les deux premières lettres des Grecs, alpha, béta, ont rormé ce nom; on a défini, avec raison, Talphabet d'une langue, la table des caractères qui sont les signes des sons particuliers concourant à la composition des mots de cette langue. L'origine de l'alphabet est entourée d'obscurité, mais elle a certainement sa source dans l'Orient. L'alphabet des Romains a servi de modèle à celui des divers peuples modernes, tels que les Anglais, les Français, les Italiens et les Espagnols ; les Russes ont calqué en
Eartie leur alphabet sur le grec. Les alphaets orientaux sont nombreux, et plusieurs d'entre eux ne sont bien connus que depuis quelque temps. Les grands établissements typographiques établis dans diverses capitales et qui dépendent des gouvernements , Timprimerie Impériale de Paris, celle de Vienne, celle de Berlin possèdent des alphabets gravés avec le plus grand soin et auxauels on s'est attaché à donner beaucoup 'élégance et de correction. Des modèles d'alphabet sont gravés dans divers ouvrages, notamment dans le Manuel typographique de M. H. Fournier. Des alphabets birmans, brachmaniques, thibétains, chaldéens, etc., ont été; publiés à Rome, à la typographie do la Sacrée Congrégation de la Propagande. La collectionsecompose d'une vingtame d'alphabets qui, ayant été imprimés à des époques éloignées, sont difliciles à réunir.
Parmi les anciens livres de cette classe qui ont une valeur réelle, il faut citer :
VAiphabetum et preces lUyricœ, Venetiis, 1527, 4% opuscule de 4 feuillets devenu extrêmement rare, et imprimé avec les caractères illyriques, dits de Saint-JérAme.
Alphabetum 9r<vctim,Parisiis, iEgidiusi^ouf^
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monlius, 1507, 4". Ce livre, le premier ouvrage grec imprimé à Paris avec une date, contient, indépendamment de l'alphabet, les Vers dorés de Pytbagore, les Sentences des sept sages, etc.
Les bibliophiles recherchent YAlphabeta et characteres acreaio mundo ad nostra uiqùe iempora apud omne$ nationet, cum (iguris Theodori de Bry: Francofurti, 1596, 4% oblong , 51 planch. Un essai de ce travail avait paru en 1595 sous le titre de Nova Alphabeii effictio, 1595, 4*; 24 planches très-bien gravées.
Signalons aussi les ouvrages d'Edm. Frey: Pantographia conlaining accuraU copies of ail the known alphabets in the world ( London, 1799, 2 tomes 8-) et d'A. Muller: Alphabeta ac notœ diversarum lingwirum pêne sepiuaginta : Berolini, 1702, i\ — Alphabet album: collection de soixante feuilles d'aU phabeis historiés et fleur onnés ^ tirés des principales bibliothèques d* Europe ou composés par Silvestre, gravés par Girault ; Paris, 1843, in-fol. C'est un livre d'une exécution splendide, et que les artistes consulteront avec proBt.
Les anciennes collections d'alphabets admettaient sans critique des alphabets imaginaires, tels que ceux d'Adam, de Noé,de David, de Salomon ; on est allé (Voy. le Trésor des langues, de Duret, 1&12, 4*) jusqu*à pulili(T des alphabets du diable, et ceci nous fait souvenir qu'un prétendu fac-similé de récriture de Satan se trouve dans le curieux ouvrage deTheseus Ambrosius :lntroductio in
talogue; voir la note). Le fac-similé dont nous parlons reproduit en caractères très* bizarres une lettre adressée ë un magicien, Louis de Spolète.
Rappelons ici, à cause de son titre, 1*4 /pAabetum tibetanum missionum apostolaarum eommodo editum de A. -A. Georgi ; Rome, TypisCongreg.prop.Hdei, 1762,2 tomes in-4. Cet ouvrage, précéaé d'une dissertation sur la langue tibétaine et sur le manichéisme, est très-inexact, selon la Biographie universselle, tom. XVII, p. 415; il y règne une érudition confuse et superflue ; le principal but de l'auteur semble avoir été de réunir, sans critique, des textes en toutes sortes de langues, coptes, hébreux, grecs, etc. Avec cet aiphat>et on ne saurait lire correctement une seule syllabe tibétaine. Les travaux deCsoma de Koros et de M. Foucaux sur cet idio* me ont rendu inutiles tous ceux qui les avaient devancés.
Une curieuse collection d'alphabets se trouve dans un ouvrage publié en 1526, à Paris, par Geoffroy Tory, typographe érudit et artiste distingué, auquel nous consacrerons un article spécial. On trouve dans le livre quil a intitulé Champ-fleury les alphabets hébreu, çrec, latin, le chaldaïque, le persan, larabique, l'africain, le turc et le tartarien. On y rencontre également Talphaii'it des lettres cadeaulx (23 lettres et un
point), des lettres de forme ( 24 lettres ou signes), des lettres bastardes (30 lettres ou signes), des lettres tournetises (23), des ]e{' très go ffes.atdtrement dictes impériales et bullatiques (23), des lettres fantastiques (23), des lettres utopiques et voluntaires (23). Le tout se termine par un alphabet de 23 lettres fleuries k-X par une série de chiffres ou lettres entrelacées, au nombre de dix.
Nous devons ici faire mention de l'ouvrage d'un Allemand, M. Pr. Bailhorn : Alphabets orientalische (Alphabet des langues orientales et occidentales è Tusage des compositeurs et des correcteurs typographes). La 6* édition vit le jour en 1853 ; elle a été l'otnet d'une notice de M. A. Maur}-, dans VAthc' nœum français, 1854, p. 1030. L'ouvrage commence par le tableau des lettres de ralphabet cunéiforme persépolitain. Le secona tableau offre d'une manière synoptique les * alphabets les plus anciens connus, le hiéro- i gjlyphique égypVien, le hiératiaue, le démotique, le phénicien, l'ancien alphabet hébreu, l'araméen, le numidique, le grec archaïque, Tétrusque, le paimyrénien et Te koufique. Ce tableau intéressant est d'une grande utilité pour les personnes qui s'occupent de l'histoire, eneore fort obscure, de notre alphabet, de son origine et de son système de propagation. M. Maury observe que le tableau des trois écritures égyptiennes est fort incomplet et en quelques points inexact.
Malgré le grand nombre d*alphabets que renferme l'ouvraçe de M. Ballhorn, on remarque encore bien des lacunes ; on y chercherait en vain l'alphabet géorgien^ le pehlvi , le mayadha le plus anciennement usité dans l'Inde, le guzarati, le tamoul, le télinga, le javanais, le bougi, l'écriture japonaise, dite Aa/aX:ana, qui sert à transcrire les livres chinois-en japonais; car pour ce oui est de l'écriture firaukana, employée par les Japonais pour leur propre littérature, elle est tellement compliquée et si peu connue en Europe, que l'on ne saurait actuellement en tenter une transcription. On peut s'étonner aussi de ne pas trouver dans ce recueil les 214 clefs de l'écriture chinoise et l'alphabet anglo-saxon.
Une partie des alphabets omis par M. Ballhorn se trouve d'ailleurs dans la Notice sur les types étrangers du spécimen de l^imprimcrie Royale (\S^^ , in-4)eldanslera/a/o(/uf des sifines hiéroglyphiques que possède cet établissement.
M. Maury rtermine en disant que ce qui ajoute beaucoup de prix au livre de M. Ballhorn, c'est le soin cju'a pris l'auteur de faire suivre les alphabets de tous les sienes d'accentuationavecleurexplication,etd un tableau de ligatures nombreuses et importantes.
Terminons cet article en indiquant quelques ouvrages qui, sous le nom d'alphabets, sont dignes d'une mention.
Nous en laissons d'ailleurs de côté bien d'autres qui, à divers titres, peuvent ôtre admis dans la collection d'un homme siu dieux : mais nous devons nous rcstreindr
ANA
DE BIBLIOLOGIE.
ANA
labet arabe, tiirk et persan (par J.-J. Marcel),
lârie, an VI, in-4. (Livret fort rare. )
labet coréen, par Klaproth, saru lieu ni date^
toi
labet irlandais, précédé d'une notice histori-
ttéraire et typographique, par Marcel. Pariê^
, er. in-8.
labet mandclion, rédigé par Langlcs, troisième