‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 9 sur 137 · I. Paris, 1807, in · texte numérisé non relu

I. Paris, 1807, in

labet slavon expliqué par le romain. Venise,

in-8.

labcla linguaruni orientalium. Paris, 1656,

labetiim arabicuni,et historia Joseph i patriar- IX Alcorano arabice, eu m vers. lat. et notis ■penii. Leydœ, 1617, in-4.

labetum veterum Etruscorum, (éd. J.-C.Ama- ). Aam^, 1771, in-8. ( 2* édition augmentée,

labetnm graecum. Ed. F. Sylburg. Francof.

iscule savant, où il est question de la ruciation universitaire et de celle des modernes.

abetum illyricum et preces illyricae. Yenetiis, le Torresanis, 1527, in-4.

opuscule, de huit pages seulement, imen rouge et en noir avec les caractères ues dits de S.*Jérôme, est extrêmement i en a été payé un exemplaire à Lon- > guinées à là vente Butler.

flibcium latino-aoglicnm : institutio compentotius graromaticae. Londres^ 1542, in-4.

liste un exemplaire sur vélin de ce petit e, qui aune grande valeur aux yeux des philes anglais.

ne recherche guère que pour des coins spéciales de l'ancienne typographie aise VAlphabetum seu Jnstructio Bacer- . Lugduni, P. de Sancta Lucia, s. d.

othique.

ssons en mentionnant un volume curieux enu peu commun : le Parfait alphabet, jhabet analytiaue et raisonné des sons lés, au moyen auquel on mut peindre la ! humaine. Paris, 1787, o*.

L -— Ce mot grec, qui signifie sur, mis uite du nom de certaines personnes lu moins célèbres, indique une réunion rs pensées, de leurs observations, d*ates qu'elles ont recueillies ou qui se rtent à leur histoire, à leur vie privée, ainsi que furent composés les premiers ui virent le jour au xvir siècle. Plus *ana devint une collection de bons de saillies, de traits divers. Dans les ères années de ce siècle, il eut un inse vogue, mais aujourd'hui il est comlent passé de mode. C'est un genre ; toutefois il a occupé dans l'histoire res une place assez étendue pour même mention.

;rouve dans le Répertoire de bibliogra^

spéciale de Peignot (Paris, 1810) une

sur les ouvrages publiés sous le nom

Ces livres, qui commencèrent à paraître

1 existe un autre ouvrage du même genre, leana, in-8, 32 pages (Caen, 1812), réimk 26 exemplaires seulement, sans lieu ni

vers 1666, furent d'abord recherchés avec empressement ; on y voyait avec plaisir des écrivains célèbres se laisser aller au sans-géne d'une conversation familière, raconter des anecdotes peu connues, des irarfs piquants : Naudé, Huet, Charpentier, Chevreau, Segrais, Ménage, et autres auteurs en renom au commencement du règne de Lom's XIV, furent les premiers personnages dont fes noms servirent de titres à des ana. Plus tard parurent le Casauhoniana , rédicé par le savant Wolf, et quelques ouvrages latins et sérieux en ce genre ; mais au commencement de ce siècle surtout, le nom d'ana tomba dans un juste discrédit par suite de Findustrie de quelques compHateurs dénués de goût et de style qui exploitèrent de cette façon tous les personnages contemporains doués deqnel(|ue renommée, tous les sujets qui semblaient propres à séduire des lecteurs dés<i'uvrés.

Voici les titres de quelques-uns de ces volumes, qu'on ne trouve plus aujourd*hui qu'aux étalages les plus humbles :

Bonapartiana^ Fredericianu (Frédéric II , roi de Prusse ), Henriana ( Henri IV ), Ludoviciana ( Louis XVI ), Rousieana ( Jean-Jacques Rousseau ), etc.

Balourdisiana , Comediana , Femineana , Caseoniana , Gast^^onomiana , hrogniana , Rnolutiana, et bien d^autres.

Nous ne voudrions pas transcrire sans exception tous ces intitulés.

La liste que donne M. PeigBOt renferme 110 ouvrages : plusieurs ont eu diverses éditions, ou bien ils ont été, à plus d'une reprise, offerts au public sous des fornoes différentes.

Le plus rare sans doute des ann français, le plus clier (un exemplaire avecdesnotes manuscrites s*est élevé lusqu'^ 114 fr. i^ la vente Nodier en 1830), c est le Maranzakiniana, livret in-24 de 55 pages, imprimé h un très* petit nombre d'exemplaires en 1730, pour amuser la duchesse oe Bourbon -Condé. On peut consulter sur ce livret, c|ui n'est qu'un reeeuil de balourdises et de niaiseries, le ch. 3 des Mélanges extraits d'une petite bibliœthi^ue, par Ch. Nodier. 1828, in-8*. Maranzac était un officier de chasse du dauphin, fils de Louis XIV ; il était fort stupide, et on mit sur son compte des niaiseries de tout genre (4).

M. Beuchot a, dans le Mercure de France, 1811, tom. XLVI, p. 493-497, et tom. XLVII, p. 256-263, indiqué des ana qui avaient échappé à Peignot ; mais cette énumération pourrait aussi recevoir des développements étendus, surtout en abordant l'indication des livres de ce genre publiés h l'étranger.

Un bibliographe belge, M. Namur, a donné en 1839 un catalogue des ana plus coyriplet et mieux fait que tous ceux qui existaient déjà ; mais il est impossible de ne rien omettre , lors même qu'on s'attacherait à traiter

date (Valenciennes, par les soins de M. Hécart ). Voy, QvÉRARp, Snpercheries littéraire* t. V, p. 375.

ANA

ANE

le sujet le plus mince. Un des ana les plus rares et les plus niais (ce n'est pas peu aire) est le Deêtiniana^ opuscule de ^4 pages imprimé à Bruxelles en 1812, et dont l'auteur est un nommé Le Turcq,qui, prisonnier en Angleterre durant les guerres de l'Empire, voulut rattacher à ce fait toute l'histoire contemporaine. Ce livret ridicule et ennuyeux semble avoir été écrit dans un accès de fièvre.

Quelques erreurs et omissions de H. Namur sont indiquées dans une lettre qui a été adressée à cet auteur par un bibliophile très-instruit, M. Van de Weyer, ministre de Belgique à Londreis ; cet opuscule curieux n'a d'ailleurs été imprimé qu'à un petit nombre d'exemplaires.

On peut consulter aussi \ l'égard des ana les Mémoires de Trévoux ^Vavis, 17 12, et octobre 1769 ; les Nouveaux Mémoires d histoire et de littérature, par d'Artigny (1719, 7 voK t.I, p.287-318,t. VI, p.l-ll.); lesilf^tensfw histortaues et philologiques de Michault de Dijon {Discours préliminairej; Anagrapheana, Mtve Bibliographia speciàlis lihrorum ana a J. C. Phitâier (J. E. Hécart). Valenciennes, 1821 in-12. N'oublions pas le Livret des Ana, Essai et catalogue manuel par E. fi. L. (Ludewig) bibliophile ; ce livret, imprimé à Dresde,en 1837, in-8 (IV fis et 40 pagj.n'a été tiré qu'à 50 exemplaires, et il n y a eu que 35 exemplaires du Supplément f Dresde, 1839, in-8, o pages.

Quelques recherches que, de notre coté, nous avions entreprises sur ce coin de la science des livres, nous ont procuré la connaissance d'un assez grand nombre d'ana publiés en Angleterre. Nous nous bornerons à en signaler quelques-uns :

Benthatniana, or Select Extraits froin the works of Jeremy Benlbam. Edinburg, 1823, in-8.

Johnsoniana, or Anecdotes of doctor Johnson, 1856, in-8.

Joineriana^ or ihe Book of scraps, 1772, 2 vol. in-12.

Porsoniana, Cette collection des mots d*un helléniste célèbre est à la suite des Propos de table i Table talk) du poète Rogers, 1856, in-8.

Blackguardiana, or a dictionnary of rognes, {n-8. sans date. ( Ce titre pourrait se traduire par Conuiniana),

Vagabondiana, by J.-F. Smitli. London, 1817, in-8.

ÇomeradUana^ or fugitive pièces in Manchefter, 1833, in-8.

Pîoxslcna, or Anecdotes and memoîrs of Mrs Pîozzf, in-8, 1833.

Parriana^ by Barker, 1829. 2 vol. in-8.

Joknsoniana, supplément to Boswell, 1837, in-8.

Londimana^ by E.-W. Bravley, or Réminiscences of the britisb melropolis. Londres, 1829, 4 vo). 111-12.

Drooldana, 18(U,'2 vol. in-12.

AnonynUana, by S. Pegge, or ten centuries of observations on various autnors and subjects. London, 1809, in 8.

Paddiana, or Scraps and sketches of irish life, 1851. in-i2.

(5) Le contenu de cette collection et de la plupart de celles qui suivent est indiqué en détail dans le LexUon bibliographicum d^Hoffmann , Lîp-

Daus le Serapcum, Leipzig, )8{6, p 254, on trouve l'indication d'ana aaiéri

Anacrosticana. New-York, 1815 ( et Le 1844. — ApoUoniana. 1826. — Beniliamiana, (et Edinburg, 1843.) — GoOiana. 1846. — 1 diana, 1835-38.— Iluggeniana, 1807; 2* ed Johnsoniana, 1843 (et Londres, 1857). B niana. — Magasiniana. — Morganeana, 1 SéS. podiana, 1844. — Pindariana, 1794. —Punc 1845.'ComicPunchiaiia, 1844. -Quizziana — Randolphiana. -• Rufiana, 1826.— Sera s. d. (1846). — Zigzagiana, 1858. — Wasl niana, 1800, et souvent réimprimé.

De tous les anciens ana français , l< recherché est le Menagiana, dont il

Elusieurs éditions publiées de 1693 à es dernières renferment beaucoup d dotes suspectes. Le Manuel du libraire , p. 351, donne des détails étendus si questions bibliographiques qui se ratt£ à cet ouvrage. Consulter aussi deux ai de Barbier dans le Magasin encyclopéi 1805, t. IV et V, et un de Beuchot, di Mercure, 1811, t. XLVII, p. 261-262.

LeMenagiana, réimprimé avec dessu] sions, remplit trois volumes dans une c tion d'ana entreprise à Paris en 17 89^ dont il n'a été mis au jour que 10 t Elle a été publiée par les soins de M. Ga mais elle s'arrêta en 1791. Elle renf vol.I, Furetieriana, Poggiana, vol. I, lU Menagiana, vol. V et VI; Yioneul-Marvil vol. VU, Carpinteriana, ifaudeiana et niana; t. Vm ;Huetiana, t.IX ; Chevrau t. X ; Sevigniana, Bcloeana. Les neui roiers volumes reparurent en 1799, soi titre rafraîchi. Il en existe un abrégé an Sélections from the frenchAna, London, 2 vol. in-12.

ANECDOTES. — On donne ce nom oi tôt celui (ïAnecdota (car il s'emploie da tout autre sens dans le langage vulgaire) recueils de pièces inédites, presque formés d'écrits d'auteurs grecs. Ces rec publiés en général par des érudits fort tingués, sont d'un prix véritable. Nous i mentionner ce qu'A y a de plus importa ce genre :

Anecdota grœca, Ecodd. mss. Bibl.Regia siensis descripsit L.Bachmannus. Lipsiœ , 18^ 2 vol. in-8 (5).— -Edidit Imm. Bekker. 1 1814-21, 3 vol. in-8.— Ecodd. reglis desc annot.,il1ustr. J. F. Boissonade, Paris et Ar 1829-53, 5 vol. in-8. On y joint les Anecdoti descripsit et annot. 1.-F. Boissonade, Pans, in-8.

Dans un grand nombre d'exempl. des

{premiers volumes, on trouve quanti!

éuilles jaunieS'

E codd. mss» BibL Régi» Parisiensis, ed. Cramer, Oxontt, 184CU41, 4 vol. in-8. E mss. Vaticana, Angelica, Barberina, Medicea, Vin nensi, deprompta est. P. Matranga, Romœ, 2 part. in-8. — Ex Ambres, bibl. eruit L. A. torius, Mediolani, 1697, 4 tomes in-4, et Pi 1709, in-4.

siœ, 1842, 3 vol. in-8, imporUnt répertoire 1 graphique de la littérature grecque.

ANE

DE BIBLIOLOGIE.

ANE

éêia 9rffv«,€didit F. CEIiler. HaUe, i857,in-8.

eul volume qui ait encore paru, è ce )us croyons, renferme une édition plus ète que celles jusqu'ici connues etacignée d'une version latine de l'ouvrage nt Maxime le Confesseur : De variiê libuê locis SS. PP. Dionysii et Gregorii.

dou pnestantissimis îiaUcamm Hbliotheca- ■dd. detcr. cura J. Siebenkees. Norimberga ,

une peu estimé, rempli de fautes d*im-

gîm Paris, et e Veneta S. Marci bibliothecis tpu,ed. d*Anssede Villoison, Veneliis, 1781 , àa-4«— Sacra el profana ex codd. in lucem *s. bt. don. ei not. iiluslr. a J. C. W'oif, irgi, 17i2-24, 4 yoI. in-8.

•ns aussi :

ioim ntedicM grœca, e codd. mss. eiprompsit

finerius iMgd., Bat., 1840, in 8. (Voir la Revue

ofTëphie analytique, 1841, p. 606.)

iota Parisiua rhetorica , éd. F. A Bikstein,

1852, in-4.

ictm Deipineaf éd. E. Curlius. 'Berolini^

dota quœ prouuum emlem spectant, éd. A.

rlicb. Gotlue^ 1844, in-8.

ioim iacra, seu coUeelîo omuis generis

l. veterum sanct. Patrum, cum annot. £. de

Amg. Taurin., 1789, in-4.

iota êacra et profana ex Oriente et Ocet"

Uaîm^ éd. A. rr. C. Tischendorf. Uptiœ^

WYMES. — Les ouvrages anonymes , -dire ceux dontlesauteursn'ont pas jugé os de se faire connaître, sont tres-nom- , et ils occupent dans Thistoire des livrés ftce considérable.Les véritables écrivains tr^-grande quantité de livres publiés 3m d'auteur ont été découverts grâce aux 'ches des bibliographes ; mais il existe ^ bien des ouvrages qu'on ne sait à qui ler. Le plus célèbre en ce genre, c'est respondance de Junius, publiée en erre en 1771, au moment ou une lutte te était engagée entre le parti libéral et ôstère soutenu par la cour. Des lettres s Jimius, adressées au roi Georges III ivers hommes d'Etat, discutèrent avec de talent que d'énergie les questions esquelles toute la Grande-Bretagne se nnait alors. Ces débats n'ont plus aubui qu'un intérêt historique et affaibli; le talent dont Junius flt preuve a con« k son œuvre de polémique passaune vie durable. Depuis près d'un on discute pour savoir quel a été le mage caché sous le masque de Junius.

Dis en avant lord Chatham , lord Sark-

ies livres relatifs à Jonius forment eux*

en Angleterre une collection assez noni-

. Noos Doas bornerons à citer les écrits de

t : Hiiioqi of Junius and hU workt and a

Ï'tkê eomtroverêu reepeeting hk identity, 1843; tlOB , Tke autnor$hip of the tetters of Junius l€d, 1848 ; de J. Wade ; Junius and his tetters, de F. Griflin ; Junius diuovered, 1854. On DDfgilter aussi des articles. insérés dans le kReview, o* iSl, dans le Westminster Re^ iiJlel ifffJf dans le Nortk-American Review^

ville , Philip Francis et divers autres , et le fait est qu'on ne sait rien de certain (6).

Une autre production bien plus célèbre encore dans les fastes de l'anonyme, c'est le plus admirable de tous les livres après l'Evangile, c'est Plmitatian de Jésus-Christ. Nous lui consacrerons un article spécial.

Passons aux divers ouvrages qui ont eu pour but d'éclaircir les mystères de la httérature anonyme.

Le Dictionnaire des anonymes d'A.-A. Barbier, le plus connu de tous, fut publié en 1806-1808; une seconde édition, revue et augmentée de près de moitié, a uaruen 1822- 27, 4 vol. in-8. Le Manuel du liùrairelQ qualifie d'ouvrage très-curieux, fruit de trente années de recherches d'un bibliographe non moins laborieux qu'habile, et à qui un grand nombre de personnes ont communiqué des renseignements peu connus. La première édition n^est cependant pasdevenue inutile, parce qu'elle contient plusieurs articles qui n'ont pas été admis dans la seconde.

Diverses publications ont consacré des notices étendues è ce Dictionnaire. Nous citerons l'article de Chardon de la Rochette dans les Mélanges de littérature et de critique, W III, p. 166; les divers articles insérés dans la Bévue encyclopédique, t. XVI, XIX et XXV, ceux de Raynouard dans le Journal des Savants^ décembre 1825 et juillet 1829.

La préface mise en tète de la première édition (lxxiv pages) renferme des renseignements curieux pour l'histoire littéraire. La première édition contient 12403 articles, il y en a 23647 dans la seconde.

Dans la notice de Chardon de la Rochette sur le Dictionnaire des Anonymes, que nous venons de signaler , il est dit que l'abbé Bonardy, bibliothécaire de la Sorbonne, préparait un grand travail du même genre ; mais il est mort en 1756, sans avoir rien publié. Son manuscrit, déposé au séminaire Saint-Irénée à Lyon, parait perdu.

En parlant de la traduction de Ylmitation due à l'abbé de Choisy, et qu'une anecdote apocryphe relative à madame de Maintenon a douée d'une petite renommée bibliographique, Chardon de la Rochette mentionne un livret dédié à madame de Maintenon et orné de deux estampes, que rend assez remarquable le choix ridicule de l'inscription mise au bas. Il s'agit du Cours du jour d*un chrétien, en vers, Paris, 1714, petit in-8. La première des figures en question représente le Sauveur mourant sur la croix ; au-dessous ce vers de Tibulle :

Te teneam moriens deticienie manu ( Bleg., l, 74),

n" 65, dans la Revue encyclopédique, t. XXI, dans le Southern Review (Charleston, t. VII, p. 486-517), qui rend compte très en détail d*un ouvrage de Ô. Waterhouse : Junius and his tetters , Boston, i831, in-8. Voir également une lettre insérée dans le Moniteur, i" octobre 1816, VHistory ofEngland, de lord Mabon (cb. 47 elles notes), Touvrage de M. de Rémusat, \ Angleterre au dix-huitième siècle. Voir aussi Quérard, Supercheries littéraires, t. Il, p. 520.

La seconde estaïupe montre la sainte Vierge à mi-corps, enveloppée dans un voile et on iil au bas : Stalio fidissima mentis, expression visiblement empruntée à Virgile (Géorgiques, iv , 421) :

Depreosis olim stalio tatissima nauUs.

Les observations, les rectifications, les additions que suggère h Chardon de la Rochette la lecture du Dictionnaire des anonymes, sont intéressantes au point, de vue de la science des livres, mais elles ne sauraient trouver place ici ; nous relèverons une erreur dans laquelle il semble être tombé. En Earlant d'un écrit satirique de Daniel de arroque contre Tabbé de la Trappe, imprimé en 1685, il dit que ce livret est sorti des f)resses de Pierre Marteau consacrées dans e xvu* siècle aux libelles de toute espèce. (Vest donner à entendre que Pierre Marteau était un imprimeur réel, tandis (|ue de fait c'était un masijue dont se couvraient des typographes des Pays-Bas qui spéculaient sur un peu de scandale.

Le champ que Barbier avait entrepris d*ex- I lorer a été Tobjet, après lui, des travaux de quelques explorateurs.

Le Nouveau Recueil d^ouvrages anonymes et pseudonymes, par M. Demannc, Paris, 1834, in-8, contenant 2131 articles, a été donné comme un supplément au Dictionnaire de Barbier ; mais le Manuel du libraire observe quec ce livre, au-dessous du médiocre, u*a eu aucun succès. »

Une publication restée inachevée, la Revue bibliographique, 1839 , renferme un supplément fort étendu au Dictionnaire de Barbier; il n*est d'ailleurs relatif qu è la lettre A. Il avait été entrepris par M. Quérard. M. Paul Lacroix (le bibliophile Jacob) s*est aussi occupé de recherches de ce genre, mais leur résultat n'a pas été livré à la publicité.

En revanche, M. Quérard a entrepris sur les ouvrages anonymes et polyonymes des travaux étendus dont nous parlerons dans l'article consacré à ce laborieux et savant bibliographe.

Le Dictionnaire de Barbier fait connaître, indépendamment des anonvmes français, un certain nombre d'ouvrages latins dans le même genre. Les ouvrages de Vincent Placcius, Theatrum anonymorum et pseudonymorum, Hambourg, 1708, 2 tomes in-folio, et celui deMylius, qui lui fait suite et qui a été publié en 1740, sont sarannés et n'offrent plus d'intérêt.

Un bibliographe allemand, Emil Weller. a publié à Leipsig, en 1856, sous le titre d Index pseudonymorum, WfBrterbuch der Pseudony^ men, un catalogue raisonné de près de 20,000 pseudonymes de tous pays. Un supplément à ce travail a paru en 1 8*57 .

En fait de livres spéciaux à l'Allemagne, nous citerons les ouvrages de Fr. Rusmann : Kurzgefasstes Lexicon deui^cher pseudonymen ScAri/mei/er, Leipsig , 1830, m-:8';et de Schmidt : Galerie dentscher Pseudonymen , Grimma, 1840, in-8% vm et 252 p.

ANE

Nous ne connaissons pas d'ouvrage s sur les anonymes anglais, qui sont Uh nombreux.

En italien, l'ouvrage de Lancetti, Ps nimia ovvero tavole alfabetiche de' non 0 supposa degli scrittori con la contr sisionede* veri, Venise, 1836, in-8*, a • vement critiqué; on lui a reproché une titude de fautes d'impression et autres

Les Italiens possédaient déjà l'ouTra G.-jS. VilUini, la Yiziera alzata. Hécate scrittori che vaghidi andare inmaschevi del tempo di carnavale, Parma, 1689 , i Dans cet ouvrage intéressant et peu conc une centaine d'auteurs pseudonymes dévoilés; l'impression est d'ailleurs for

recte.

Ces deux ouvrages sont maintenant plétement effacés par le Dizionario di anonime e pseudonime di scrittori ita di G.-M. Mflano, tom. I, 1848, in-8-:

1852; t. III, 1859.

Ce travail fort considérable et très-bie est dû à un bibliographe qui avait déjà fi un excellent livre sur les romanzt e poen manzescnidltalia (1838, in-8''). Le Dizion dont le dernier volume n'a été mis au qu'après la mort de l'auteur , renferme multitude de renseignements très -eu pour l'histoire des livres. Quelques re gnements relatifs à des ouvrages françii trouvent épars au milieu d'une masse ai mations qui concernent des écrivains ital et comme ce Dizionario n'aura jamais doute beaucoup de lecteurs en France, croyons pouvoir en extraire divers artic

Devoirs (Les), Milan, au monastère ii rial de Saini-Ambroise, 1780, in-8\ Ce vrage de Victor Riquetti, marquis de 1 beau, fut publié par le marquis Alfonso go. Une lettre qu'il écrivit à Alexandre ' constate que l'éditeur mit en tête du une très-courte introduction, qu'il ût c ques légers changements dans le texl qu'il ajouta un petit nombre de note:

mandées par la censure, notamment ce la page 127, qui concerne la noblesse.

A larticle Melanzio, M. Melzi indique traduction italienne des Mémoires de la chesse de Mazarin, traduction dont on j naît deux éditions , Colonia (Hollande) j et Francfort sur l*Oder,^lM\ ; elles paraii ignorées des bibliographes. Mention aussi une version italienne des Mémoir duc de Guise, Colonia, Pietro délia Pi.

Le Partage de la Pologne, en sept à

Sues, l'an 1775, que Barbier attribue à I eau, est , selon des autorités dignes d( l'œuvre de G.-L. Bianconi, Bolonais.

Au mot Spartimento, nous rencôni l'original italien, publié en deux parties la rubrique de Colonia, 1700 et 1701, i d'un ouvrage composé par Tabbé Franc Tucci de Lucques, conseiller auliquc livre produisit alors quelque sensatio Ait traduit en allemand et en français.

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