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de Berlin était h Paris en 1833. Il a été dé» crit pour la première fois dans le MammI du libraire^ t. I, p. 412, et acheté, h ce qo'oi dit, au prix do 1000 Ihalers (380G fr.) oarli roi de Prusse. M. de Sotzmnnn dans leSerapeum de 18US, p. 321, en a fait robiet d'une notice. <IesFa6/e5 ont été réimprimée! h Berlin en 1810, h Leipzig en 18U
C*est vers la même époque que Pfister imblia un autre ouvrage accompagné de gravures sur bois (au nombre de 61) imprimto avec le texte. Ce livre dont on ne roniult que deux exemplaires (celui de la bibliothèque Impériale de Pariset celui de lord Spenser est une histoire, en allemand, de Joseph, do Judith, de Daniel et d'KsIhcr. La souscription porto qu'il a été imprimé h Bamberg en 1462.
Il ne parait pas que de 1462 à 1467 il lit été imprimé des livres ornés de Cguressir bois. Dans cette dernière année, Ulric Han imprima à Romeles ATadilo/tone^ducardiiiii JeandeTurrecremata, in-folio avec desgnvures au trait effectuées d'une façon fortgro»* sière. L'ouvragese compose de 3&feuilletse( les figures sont aussi au nombre de Si. Li première représente la création des animaux (Jackson en a donné, p. Sâ6, uoaco* pie réduite); la seconde montre le Seigneur parlant à Adam, et la troisième a poursiytf £ve prenant la pomme; les autres planches représentent des épisodes du Nouveau-Testament (Jésus parmi les docteurs, laTransfiguration, le Crucifiement, etc.) ou'des traiu de l'histoire ecclésiastique (Jésus apparaissant à Saint-Sixte, ; le Saint-Sacrement porté par un évoque, etc.). La 34' planche représente le Jugement dernier. — Dibdin {Àdis AUhorpianœy t. II, p. 273) a donné une longue description de ce volume précieux.
Le second volume imprimé en Italie anc des figures sur bois est l'édition donnée à Vérone en 1482 du traité de R. Valturius: De re militari. On a émis l'idée que ces figures furent dessinées et peut-être gravta par Malteo Pasti , que \ altnrius signala comme un peintre et un fj^raveur habile et qui fut appelé è Constantmople pour faire le portrait de Mahomet II, mais cette asseh tion est très-douteuse.
Les figures représentent des armes et îles gens de guerre, des moyens d'attaque et de défense par terre et par eau, des procédés pour passer une rivière au moyen de radeaux, de ponts flottants et d'outrés gonfléas. On y remarque des bombes et des armes à feu portatives, ce qui démontre que rinveotion de ces projectiles et des armes de ee genre est plus ancienne qu'on ne l'a avancé maintes fois. Jackson, p. 230 et 231, a reproduit quelques-unes de ces ligures; elles ne manquent pas de mérite.
£n H71, Gunther Zainer imprima a An2«bourg une traduction allemande de la t<^ gende dorée avec des images des saints grossièrement gravées sur bois. C'est !e second ouvrage i mprimé en A llemagne avec une date et offrant de pareils ornements. En Wfi Zainer mit au jour la seconde partie de cette
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DE BIBLIOLOOIE.
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'ndê et roufrase connu sous ie nom de %l également décorés de figures sur bois. lires typographes de cette ville, Baem- >c.bussler« Antoine Sorg marchèrent sur traces ; ce dernier imprima en 1477 la 3ière Bible en allemand avec date oui enfermé des figures sur bois; elle fut iprimée en 1480. En liS^l,il mît au jour Histoire du concile de Constance, vo* îoù Ton remarque les armoiries de plus litlepréîatsou grands personnages qu*aréunis le concile. L*usage d'illustrer les mes au moyen de gravures sur bois so adit rapidement en Allemagne. En 1473, Zainer, qu'on croit avoir été le frère unther, imprima à Ulm une édition i^u S de Boccace : De mulieribui clarh. Kn , Arnold Ter H(fernen mit au jour à ;Qela première édition d*une chronique )0sée par Weriier Rolewink sous le de Fasciculuâ Temporum, premier livre imprimé en France avec gravures sur bois fut, à ce que nous >ns, une traduction du Spéculum Au* j Sahationis mise au jour à Lyon 78; le second fut une traduction du l publié dans la même ville en 1482.
Igures qui accompagnent le Mirouer de lempcion sont au simple trait; nous n'apas connaissance qu'il se soit jamais nté dans quelque vente publiouo un pi. de ce livre précieux, mais la oibliole Impériale en possède un qui est fort conservé.
premier ouvrage imprimé en Anglequi contienne des figures sur bois est *^nde édition de l'ouvrage de Caxton
0 jeu des échecs (Game and Playe of iesse), potit in-folio, sans lieu ni date, ju'on croit avoir été imprimé vers 1476. lume est orné de vingt-quatre tigures, quelques-unes d'entre elles sont la réon de dessins déjà donnés, de sorte n^y a que seize planches différentes, n, dans ses Typographical AntiquitieSf
reproduit quelques-unes. Jackson, S et 236, en a donné deux ; le travail t fort grossier.
second ouvrage imprimé par Caxton lé de flgures sur bois est le Mirouer âge oftne World (Miroir ou image du ej ; entre autres tigures, on remarque des septarls libéraux. Jackson, p. 238, 'oduitcelle qui représente la Musique; mme souffle dans une flûle, une femme à; ces deux personnages, vus de face, debout. D*autres gravures tout aussi ères so rencontrent dans quelques \ volumes imprimés par Caxton. On en que également dans quelques autres les mis au jour en Angleterre è la tin 'siècle. et très-recherchés des biblio* ; britanniques , notamment dans la train de la Légende dorée que Wynkyn orde, successeur de Caxton, mit sous
1 à Westminster en 1493.
jT a de très-grossières gravures en lans l'ouvrage de Juliana Barnes sur sse, livre fort curieux dont ou ne coq-
naft que deux ou trois ex'ioiplaires de l'édition originale de 1486 (un chez lord Spenser, un incomplet de deux feuillets daps la Bibliotheca Grenvilliana: Dibdin a donné d'amples détails sur cette production en vers : Bibliotheca Spenseriana^ t. IV, p. 373, el Bibliogra^hical Decameron^ t. U, p. 247-254. Voir aussi le Manuel du libraire.
Le Poelicon astronomicon opui d*Hygin*, imprimé è Venise par ftatdolt en 14^» se recommande par les figures en bois curieuses et d'un travail satisfai:>ant qu'il renferme. Ce volume a été décrit fort en détail par Dibdin (Bibliotheca Spenseriana, t. III), qui a donné de nombreux fac-similé. Les mêmes planches ont été reproduites dans une seconde édition donnée également par Rat* doit sous la date de 1485 ; elles ont été copiées fort mal dans les éditions de Thomas de Blavis, Venise^ 1485 et 1488, Le Hure de$ Eneides^ Lyon, Guillaume Leroy, 1483, in-fol. offre des figures assez singulières.
Quant aux édit. latines de J^enee, Lyos, 1493, in-4, Strasbourg, 1496, in-lbl., Dibdin a donné des fac-similé des bois du pre« mier de ces so\\ïm(is' [Bibliotheca Spense^ riana, 1. IV, n* 1001) et du second (t. Il, p. 426-438); il s'est surtout attaché à cette édition de Strasbourg, qui bien qu'elle soit curieuse et assez rare, n'est point chère. Les mêmes figures ont été reproduites dans des réimpressions de 1496 et de 1502, imprimées également à Strasbourg.
Le premier exemple qui se présente de cartes géographiques gravées sur bois est l'édition de la Cosmographie de Ptolémée imprimée à Ulm en 148^ par Léonard Hol, in-folio. Les cartes sont au nombre de vingt-sept. Le graveur a placé son nom dans la partie supérieure d'une mappemonde : Insculptum en per Johannsm Schnitzer de Armsheim, Aux quatre coins de cette carte les vents sont représentés par des tètes aux joues gonfiées : la gravure est des plus médiocres. Le volume contient aussi des lettres initiales ornées gravées en bois. Celle qui est au commencement de l'ouvrage, de grande dimension, représente l'auteur faisant hommage do son livre au pape Paul II.
Chaque carte occupe deux pages el est impriuiée au verso d'un feuillet et au recto de l'autre. Les rivières et les uioutagnes sont d'un dessin grossier. En 1486, une autre édition avec les mêmes cartes fut imprimée à Ulm par Jean Regen.
On connaît plusieurs exemplaires sur peau vélin de l'édition de 1482 (Voir Van Praet, Cat. dei livres sur vélin de la bibl. du Boip t. V, p. 1, et second cat. t. III, p. 2). Il y en a dans la Bibliotheca Grenvilliana un exemplaire sur papier relié en maroquin ; 185 fr. vente Walckenaôr.
Une foule d'anciennes Bibles sont ornées de figures en bois. On en trouve dans celles en langue allemande imprimées vers 1473 par Gunther Zaïuer, et par PQanzmann è Augsbourg (cette dernière en contient 57). L'actif éditeur Koburger plaça 110 gravures
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dans sa Bible de U83, en 2 vol. in-fo1.; on en rencontre également dans la Biblialatina publiée par Simon Bevilamia en 1498 h Venise et on fait Téloge de celles qui sont placées dans les Bibles latines mises au jour en 1529 à Cologne [exœdibus Quentelianis).
D*ancien8 psautiers ont de même des fi-* gures en bois ainsi que Tédilion de \a Le* genda aurea de Jacques de Voragine [Lyon^ 11k86, in-fol.)» et la traduction française du mente livre publiée par le même imprimeur en 1483. Nous remplirions sans peine bien des pages d'indications semblables, mais ce serait fort inutile. Les gravures sur bois qui accompagnent un grand nombre dos volumes mis au jour à Paris par le célèbre Antoine Yérard ont été l'objet d*un travail spécial que nous indiquons plus loin.
Jackson entre dans des détails étendus sur les gravures en bois d'Albert Durer, mais celles qui sont des estam[)es isolées sont étrangères a notre sujet; nous ne nous occupons des gravures Qu'autant qu'elles sont jointes à des livres. L'artiste que nous venons de nommer se recommande sous ce rapport nar les seize planches qu'il a jointes à son édition de VApocalypse traduite en allemand'et imprimée h Nuremberg en 1498. Ces sravures ne sont pas toujours exemptes de défauts, mais elles sont bien supérieures à tout ce qu'on avait fait jusqu'alors ; l'exécution est libre et hardie, le dessin correct. On peut en juger par la reproduction réduite donnée parJacIcsonde la gravure n** 11, représentant le sujet indiqué dans les premiers versets du chapitre xu de l'Apocalypse : Une femme ayant la lune sous ses pieds, sur la (été une couronne de douze àoiles, et un dragon à sept têtes est devant elle.
Après de longs voyages et d'incessants travaux. Durer publia en 1511 dix-neuf gravures sur bois destinées h illustrer son Ilistoire de la Sainte Vierge. Des vers sont imprimés au dos des planches qui sont loin d'ôlre sans mérite. Jackson en a reproduit trois ; dans celle qui repréî^efnte la naissance de la Vierge, l'intérieur de l'appartement, le costume d'un grand nombre de femmes qui y sont réunies, tout est la reproduction exacte de ce qui se passait en juireille circonstance, au commencement du xvr siècle, chez un riche bourgeois de Nuremberg.
Une autre estampe représente le séjour de la Sainte Famille en Egypte; la Vierge est assise et occupée è filer; d'un de ses pieds elle agite le berceau où est le divin Enfant. Saint Joseph travaille comme charpentier; il dégrossit une poutre ; une troupe de petits anges ramassent les morceaux de bois 4iu'il a abattus elles placentdansunpanier. Le paysage, les portiques qu'on y remarque n'ont absolument rien d'égyptien, c'est de l'allemand tout pur.
Un troisième ouvrage fut é-alemcnl orné des gravures d'Albert Durer; c'cs* la Passio Domini nostri Jesu pcr fratrem Chelidonium cotUcta, Jackson a donné des fac-similé de quatre des 12 planches qui ornent ce recueil. On remarquera surtout celle qui reprédcnle
\ti Descente aux Umbes.Varmï les patriardM déjA délivrés est Adam qui tieni d'une miin une pomme, symbole de sa chute, et de l'autre une grande croix» emblènae de sa r<^ demption. Le Sauveur donne la maio i d'autres captifs pour les aider è sortir de leur prison. Des démons, auxquels l'artiste a donné des formes hideuses, lérooigneol leur colère et leur effroi. Un d*eux, dont h tète est celle d'un sanglier avec de grandes cornes, tient dans ses griffes an dard dont il veut frapper le Sauveur. Ce volume est appelé la Grande Passion^ pour le distinguer de la Petite Passion^ série de 37 gravures d'un petit format qu'un célèbre graveor italien, Marc-Antoine Raimondi , contrefit sur cuivre, faisant passer ensuite ces copies pour les planches originales.
A la fin du xv* siècle et durant la plos grande partie du xvi*, il est rare de trouver des volumes de poésie qui ne soient pas décorés de gravures en bois, li s*en rencontre dans les Lunettes des priners par J . Meschi not, dans lo Livre de Matheotus^ dans i\QS opuscules de quatre, six et huit feuilleLs aujourdh'ui si recherchés (tels que la Fofe de paradis^ 80 fr. vente Nodier; le Stahoî mater dolorosa translaté en français^ 120 fr. même vente), dans la plupart des ouvrages de Pierre Gringoire, clans diverses éditions de Marot, dans le livre de P. Aneau [Imagination poétique, 155?; 210 fr. môme vente, revendu 171 rr. Baudelocque). Un onvrai» de Maurice Scève, Saulsaye^ églogue delà vie solitaire f Lyon, 154.7 (229 fr. même vente) contient deux gravures en bois d*un travail très-soigné.
Les romans de chevalerie avaient tout au moins sur le frontispice une gravure en bois, presque toujours, il faut rarouer, d'un travail fort grossier. Celles qui arconipagnenl, par exemple, Doolin de Maytntt ou la Fleur des Batailles, Paris, 1505, sont dépourvues de tout mérite.
Au nombre des ouvrages publiés vers cette époque et qu'accompagnent des figures sur bois, singulières et par conséquent précieuses aux j eux des amateurs, il faut citer la Stuliifera NarAs, œuvre de Sébastien Brandt ; la preaiièro édition, Bdle, U97, esl dans la Bibliotheca Spenseriana, tom. III, Tobjet d'une longue description accomi^gnée de fac-similé; les réimpressions sout nombreuses; elles ont des Ggures ainsi que la iraduclion française en vers de Pierre Rivière, publiés à Paris, chez Geoffroy de iMarnof,lW7, in-fol. (un exempl. relié en maroquin 199 fr. vente Cailhava et203fr. fiiraud); deux exempl. sur vélin conservés à la bibliotbèque Impériale, sont décrits au catalogue de Van Praet, t. IV, p. 230; le prix de l'ouvrage a bien augmenté depuis quelques années, et parmi les éditions diverses qui se sont montrées dans des ventes laites è Paris, nous cilerons celle de Lyon, Fr. Juste, 1529, 121 fr. vente Coste; d-- Paris, Ph. le Noir, s. d.. 185 fr. en décembre 1856; de Lyon, J. de Ogerolles, 1579.
lOG fr. vente Nodier (exempl. revendu 89 fr.
DE BIBLIOLOGIE.
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ftf»1ocque), 101 fr. Essiing, 71 fr. Coste. ^^ i3ction anglaise imprimée en 1509 et ■-^paru sous diverses formes est un s-recherché de la part dés biblio* ritanniques. Les éditions de 1509 et ontdécritesdansla^f6/to/A0caGren- : quani au fond de Touvrage, nous ns à VHistory of English poetrxj de (édit. de 18/i0. t. II, p. V2fy)\ aux ^ioflUieraiure de d'Isrneli, l.I, pag.
k *Eficyclopedia of litlerary anecdote M^rley, p. 211.
■bliographie de la SêuWfera Navis^ vaduetions et imitations, est exposée long dans Touvrogo de J. G. Th.
, t. m, sect. 1, p. 585587; et quant «elle-méme,Fiogel en a parié dans toire (en allemand) de la littérature ,t. 111, p. 101-135.
. les ouvrages ornés de figures sur bliés à la tin du xv* siècle on di-
Yoyagei de Breydenbach en PavVpubliés en latin à Mayence, en 1^86, z les figures gravées ()ar un artiste, nom est inconnu, sont au nombre de a fait de mieux à cette époque. Ce premières où il y ait des hachures rsales. Les costumes sont fidèles; sonnages dessinés avec facilité et |)rit. Quelques grandes vues se fout ^ mier dans ce volume; celle de Venise s moins de cinq pieds de long sur «ces de haut. On remarque aussi de divers aninuiux, tels qu une li- Bt une girafe (et c'est la première e ce dernier quadrupède a été reé en Europe). Dibdin {Bibliotheca iana, t. 111, p. 216-228] a donné des étendus sur celte relation, et il y a es fac-simJle de quelques-unes des
^ -*^ ^^ortus ianitatis^ imprimé à Mayence « c*est une sorte de traité d*Uistoire \le expliquant les vertus des plantes, i t^^raux, des animaux, des poissons, ^.s-unes des nombreuses gravures ^ dans ce volume sont curieuses, ' 1 ^s n'ont pas un grand mérite. «^ reproduit celle qui est en tôle du de Oviê; on y voit une vieille ui se rend au marché, en s*appuyant bAton et poriaat sur sa tôte un mpii d œufs. 11 y a dans ce dessin ^ lé naïve et frappante. On peut aussi er les estampes qui représentent vir d*une boutique d'apothicaire; ^B assis près d'une fontaine; une ui trait une vache; un homme venfromage. Il existe plusieurs réims latines, deux éditions françaises vers 1S03, ci Ph. Le Noir, 1539), ^dft éditions allemandes de cet outoutes avec des ligures sur bois.
Chronieon Nuriinberge compilé par ^^ - ^cin Hartman St-hedel, et imprimé par ^^^ Koburger en U93. Les figures en ^Ot nombreuses mais grossières. On Oopie plus de 2000, mais il en est
Dicnoim. db Bibuologie.
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beaucoup qui sont reproduites à bien des reprises. C*est ainsi que Timage d*un homme è longue barbe se frottant énergiquement le front, est donné comme étant successive* ment le portrait de Paris, le fils de Priam ; du philosophe Thaïes, du poêle Dante et de divers autres personnages. Une tète de roi, de pape, de saint, est également ré()étée sept ou huit fois; il n*y a que le nom de changé. Jackson, p. 262, a reproduit la planche qui représente la création d*£ve; Dibdin {BibliO' theca Spenseriana^ p. 667) est entré dans des détails fort étendus à Tégard de ce volume et a reproduit un certain nombre de gravures. Ce livre n'est pas d'ailleurs bien cher; des exempl. ordinaires se sont jpayés de 15
è30f.,et,reliéen maroquin, il avait été adjugé 11 1. st. à la vente Sykes en 1828, mais un autre exempl. n*a pas dépassé 5 1. il sb. vente D. en juin 18^8. Un troisième, relié en cuir de Russie,96 fr. vente Cailhava.
Les volumes imprimés en Italie, h la fin du XV* siècle et qui sont ornés de figures sur bois, ne sont pas en général exécutés de manière à donner une haute idée des progrès de cet art; on peut s'en convaincre en regardant dans I ouvrage de Jackson, ]>. 2G6, le fac-simiie d*une vjgnelte tirée de la traduction de Bonsi^nore des Métamorphoees d'Ovide en prose italienne (Venise, 1497}.
11 faut pourtant faire une exception en faveur d'un volume sans nom de ville ni d'imprimeur, qu'AlJe lui-même imprima à Venise, en 1W9, V Uypnerotomachia Poly^ phili. Cet in-folio contient une histoire allégorique fort embrouillée et fort obscure où la mythologie, l'histoire, les sciences mathématiques et archéologiques se mêlent et se confondent ; le tout est rendu dans une langue singulière, dont l'italien forme la base, mais qui est mêlé de phrases latines et de mois grecs, hébreux, arabes et cbaldéens. L'auteur de cette composition étrange était un dominicain, François Colonne. Son livre n'est recherché qu'à cause des figures sur bois qui sont fort bien dessinées et au nombre de 192; 86 se rapportent à la mythologie et à l'histoire ancienne ; 54 représentent des processions et des figures emblématiques ; 36, des détails d'architecture et des ornements ; 16, des vases et des statues. On a prétendu sans aucune preuve que ces dessins étaient dus à Baph»èl qui n'avait cependant (|ue seize ans lorsque Y Hypnerotomachia fut imprimée; d'autres auteurs les ont attribués à André Montégna ou à Benedetto Monlagna : mais rien de tout cela n*est certain. Jac£son a reproduit cinq des figures de ce volume; mais dans les détails bibliographiques dans lesquels il entre, il a commis une erreur. Il signale la seconde édition chez \qs Aide en 1545, J'ancieooe traduction franjaise publiée en 1546 et la paraphrase (ou plutôt l'abrégé eu stvle moderne) que rarenitecte Legrand prit la peine de composer et qu'on imprima, après sa mort [Paris y 1807, 2 vol. in- 12) ; il ajoute : « En 1811, Bodoni réimprima I édition originale à Parme en un élégant volume in-4. »
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DICriONNAIRB
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Au commencement du ivi* siècle les goûts artistiques d'un empereur d'Allemagne amenèrent la publication de trois grands ouvrages qui font époque dans l'histoire de la gravuresur bois. C'està Tempercur Maiimilien qu'on estrcdevable d'un volume en allemand dont le titre peut se traduire par r Histoire du célèbre héroê et chevalier Thetordancks. Dans le langage de l'époque» ce nom désignait un personnage dont les pensées ne se dirigeaient que sur des sujets nobles et élevés. Ce poëme allégorique passe pouravoir été le résultat d'une collaboration établie entre l'empereur et son secrétaire Melchior Pfintzing, prévôt de l'église de Saint-^Sel)ald à Nuremberg. Des Allemands ont fait de
Srands éloges du style et du mérite poétique e cette composition» mais il faut avouer qu'il est difficile de se plaire dans une semblable lecture. Des êtres allégoriques» l'Envie» la Curiosité et l'Audace» poussent le héros à se lancer dans de périlleuses aventures dont il se tire constamment, grAce au secours de la Vertu et de Tlntelligence. Tel est le thème qui sert de base a une narration emphatique des hauts faits de Maximi* lien. Le langage constamment flguré est énigmatique, et il n'y a ni vie, ni liaison dans les épisodes qui se succèdent. C'est de la poésie morale et philosophique plutôt qu'une épopée, et personne ne songerait au Thewrdankcs sans les figures qui 1 accompagnent et q|ui le font rechercher. On les regarde et on s abstient de lire les vers au milieu desquels elles sont placées.
L'édition originale vit lejour à Nuremberg en 1517; deux autres parurent è Augsboug en 1519. Dans ces éditions moderne;^, le texte a été rajeuni; les caractères qui ont servi à l'impression sont d*une grande beauté.
Les figures sur bois ne sont pas des chefsd'œuvre» ainsi que Fournier a cru devoir les appeler, le dessin et l'exécution sont souvent très-médiocres. Elles sont au nombre de 118; onsuppose qu'elles sont toutes t)our le dessin, sinon pour la gravure» 'œuvre de Hans SchaulQein, quoiqu'il n'y en ait que cinq ou six qui portent sa marque» une H et une S entrelacées et une petite pelle ( ce qui signifie en allemand le nom de l'artiste). Jackson |>ense» d'après l'analogie dustvle des dessins» qu'ils sont l'œuvre d'une même personne» et que Schaufflein fut le dessinateur plutôt que le graveur. Il donne un fac-similé d'une planche qui représente le chevalier armé d'un épieu et combattant un ours» et d'une autre qui représente la pendaison d'un des ennemis du héros.
Notons en i)assant que la marque de Hans Schaufflein se retrouve sur d'autres gravures sur bois illustrant divers ouvrages» notamment une histoire de la Passion imprimée à Francfort en \W\ et un Almaiiach en allemand publié à Mayence en 15^5.
Maximilien ne se contenta pas d'avoir fait publier l'ouvrage que nous venons de liummer et d'avoir ainsi érigé un monu-
ment k sa propre gloire; il compos grande partie» k ce qu*on a tout ii croire» un livre qui fut mis sous le no son secrétaire, Marc Treitz saurwein, est intitulé Le roi Sage {der Weiis K Cette composition est en prose, et il qu'en 151&- on travaillait à sa rédactio finitive, sous les yeux de Tcmpereur»
il mourut» avant qu'elle ne fût achev Charles-Quint avait tout autre chose \ qu'il se préoccuper d'uneœuvreallégori peu intéressante. Pendantdeuxsiècleseï environ» le Weiss Kunig resta oublié, braire de Vienne, ayant retrouvé dans 1 lége des Jésuites h Gratz les boi avaient été gravés pour illustrer l'ouvn ayant obtenu une conie du manuscrit après un long séjour dans le chAteau « bras au Tyrol» était entré dans la bibl que de Vienne, publia le tout en 1775, lio. Cette édition renferme 237 grav 72 portent la marque de Hans Burgmai gravures sont d'un mérite fort inégal différence qu'on remarque dans l'exéc démontre que plusieurs artistes ont tra à ce recueil. Quelques planches ré^ une main exercée et habile; d'autres quent un novice» et plusieurs des fi ayant la marque de Burgnaan devant placées parmi ce que le livre offre de pii peut en conclure que cet artiste était ( nateur et non graveur.
Une analyse fort succincte d'un livre peu connu en France que le WeinKun sera pas déplacée ici. Les quinze prêt chapitres sont consacrés au mariage df dériclll,père de Maximilien, avec Eléoi fille du roi de Portugal, à son voya Rome, où le pape le couronne, è la i sauce et au baptême de son fils, le Sage Trente-cinq chapitres fi5 à 50) roiilen) l'éilucation de Maximilien; il n'est pi science dans laquelle il ne soit inst la politique» la magie» la danse» l'arcb turo» la médecine» l'histoire, l'éq tion» etc., etc.» l'occupent sans relâche, dédaigne pas d'exercer la menuiseri môme de faire la cuisine. A partir du 30* pitre» commence le récit des guerres m aventures de Maximilien» récit al légorii et qu on ne com|)rend guère, si l'on n'est très-versé dans l'histoire de l'époque. Des tiques allemands reprochent au Weiss K le manque de métnode» mais ils j v< l'œuvre d'un homme intelligent et ios exprimant dans un style souvent éner{j des pensées judicieuses.
Arrivons enfin au troisième ouvrage Maximilien voulut transmettre à la post comme souvenir durable de ses exploii de la splendeur de sa cour. C'est une . de gravures sur bois connues sous le no Triomphes de Maximilien ^ et c'est ce qi a de mieux dans les publications o complais.iit l'orgueil de cet empereui même que le Sage Aot» les Triomphés talent pas achevés» lorsque la mort firap monarque, elles bois restèrent partie an teau d'AmbraSy partie chez lea
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1T79 ils entrèrent la bibliothèque
6» ils furent publiés à Vienne; les >nt au nombre de 135, et si la série rminée, elle eût compris 216 figuibre des dessins originaux con« ins la bibliothèque de Tempereur e. Sur ces 135 planches, il y en a t le style, très-di(îérent de celui des ivures, donne lieudecroire qu'elles mnent pas à la série originale :
somption est d'ailleurs puissamifiée par l'absence, dans la colléedessins, de ceux qui se rapportées seize planches, très-aclive que Maximilien prit à position est attestée par des mae la main de Treitzsaurwcin et que ir paraît avoir dictés à son secréloul cas il les a corrigés etannotés.
iptions qui devaient Ogurer dans sont d'abord en prose, puis on les mises en vers. Les Triomphes sont îssion de personnages à cheval qui )s bannières, et qui passent sous des iomphes; 17 ou 18 noms se Iroules bois qui représentent ces Qgue mérite est bien inégal ; il en est it de grandes incorrections dans le une maigreur disgracieuse dans mages. On peut en juger par les qu'a donnés Jackson de six de ers ; ceux qui accompagnent le moe de Burgmansont très au-dessus s; des sauvages accompagnant un des chariots sur lesquels sont des uétier, font aussi partie de cetim- •tége,
n de 1796 contient une traduction s de la description des planches par les numéros qui ont été mis à ! droit, mais ce numérotage n'est et sous le rapport de l'impression angement du texte, l'éditeur a fait beaucoup d'incurie. Les dessins , assez médiocres d'ailleurs, ont été ves attribués b Albert Durer ou à Les planches qui portent la mardernier artiste sont en général sas; ses chevaux sont correctement ce sont de lourdes et puissantes is hommes qui les montent sont de ustes et énergiques, même époque la gravure sur bois ait en Italie sous un autre aspect îmagne ; les planches étaient loin ssi finies, mais le de.ssin était plus hardi, et il portait des traces
nombre des ouvrages avec gravures en blia Guyot Marchand et qui uni aujourrande valeur, il faut ciler le Compost et des Bergers , Paris', 1499 , in-folio, dîflère noiablenieni du Calendrier des I exemplaire que II. Douce regarde \u\ connu, est au Musée briiannique, el je(Typographieal aniiquUies^ l. Il, p. 530). idiiion de 15i%, Pari<, Nicole de la », in-i, avec de mauvaises gravures sur lateur anglais, M. l>obrée, en a donné eu
de la manière vigoureuse et sûre qui caractérisait les grands artistes de cette période* A cet égard l'ouvrage deSigismond Fanti, publié à Venise, sous le titre de Triompha di Fortuna^ mérite d'être signalé, et il conserve une assez grande valeur.
Jackson a reproduit ( p. 381 et 382) deux des figures qui ornent le Triompha di Far» tuna: l'une représente une femme à cheval sur un cygne au milieu de la mer; elle fait partie de douze images destinées à représenter les vents; l'autre estampe plus intéressante offre un sculpteur travaillant avec fougue à dégrossir] un bloc de marbre; on lit au-dessous iIftcÀae/ Fiorenlino^ et l'on voit ainsi qu'il est question de Michel-Ange. Ajoutons toutefois que, d'après un usage assez commun à cette époque et que nous signalons à plusieurs reprises, cette figure est reproduite en diverses occasions et toujours avec le nom d'un autre sculpteur. Elle n'en mérite pas moins des éloges pour la sûreté du trait et l'énergie de l'attitude.
Vers 1530, la gravure sur bois arrivait h Lyon à un degré remarquable de supériorité ; elle traitait avec éclat le sujet alors très-en vogue de la Danse des morts ( toir cet article).
Jackson, p. 389-410, est entré dans de longs détails au sujet de la Danse des morts^ gravée d'après les dessins d'Uolbein. Il a donné des iac-simile de cinq des gravures (Adam et Eve mangeant le fruit défendu, le Vieillard, la Duchesse, l'Enfant, le Charretier).
Des figures gravées sur bois accompagnent plusieurs éditions anciennes très-précieuses de la Danse macabre ouvrage dans le genre delà Danse des morts^ dont nous avons déjà parlé.
On trouve dix-sept gravures dans la Danse maca6reimpriméeparGuyotMarchand,Pam, 1485, petit in-folio. M. Chamnoliion Figeac a publié dans le Magasinencyclopédique^iSiif tome VI, p. 355, une description étendue de ce volume fort curieux ; un exemplaire, signalé comme unique, existe dans la bibliothèque publique de Grenoble. Ily a six gravures de plusdansuneautre édition 1485(137). Il serait extrêmement difiicile de se procurer la Danse macabre des femmes^ Paris, i486, 15 feuillets. C'est la première édition de la Danse des Femmes^ et quoique le texte mentionne 32 gravures, il n'y en a, en réalité, que deux, la Reine et la Duchesse. La se* conde édition, jPam, 1491, est plus complète, et toutes les figures y sont. L'édition de Lyon, 1499, passe pour la première qui con-
i820,d'après l'exemplaire du Musée britannique, une réimpression tirée k peiii nombre. L^édiiion d Etienne Groulleau, vers 1548, in-16, esi la première de ce formai; elle esi recherchée etse trouve bien difficilement. — L'édiiiou de Troyes, sans daie, mais avec un privilège daiédel728, est indiquée comme étant em langage le plus poli de noire temp$. Ce langage est très-inférieur au vieux stvle. Au lieu «h» Danse maeabre, on lii Danu des Mackabées. C'est probable* ment Teffet de rignoranca de rimprimeur.
DICTIONNAfRE
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tienne è la fois les hommes et les femmes. Il existe de cet ouvrage une édition attribuée à Vérard, vers 1500, petil in-folio avec 10 ligures en bois. Un exemplaire sur vélin est à la bibliothèque Impériale de Paris; et Van Praet Ta décrit fort en détail.
C'est à Holbein que Ton attribue une suite de gravures sur bois destinées à représenter des sujets empruntés & la Sainte Bible et souvent reproduites par les presses lyonnaises. La première édition contient 90 planches ; les quatre premières sont les mêmes que celles qui commencent la Dame desmor^s.lnférieuresen général aux gravures de la Danse^ les 86 planches sont d un modèle fort inégal; il en est qui sont très-bien dessinées, d'autres sont d*une exécution grossière. Jackson ena reproduit deux (138).
Nous avons déjà fait mention de nom* breux recueils d'emblèmes ornés de flgures en bois qui se multiplièrent pendant le xvi* siècle.
Au nombre des productions dues à cette branche de Part, on distingue un recueil très-rare: Portraits divers^ Lyon, Jean de Tournes, 1517. Ce charmant petit volume offre une réunion de 62 pièces, portraits, fabriques, animaux, scènes diverses d'une
{grande finesse de dessin. M. Yemeniz, ce èrvent bibliophile Lyonnais dont nous avons parlé, en possède un exemplaire admirable. Etienne Groulleau, éditeur parisien du milieu du xvr siècle, publia un assez grand nombre de petits volumes, illustrés avec soin et aujourd'hui très-recherchés ; nous nous bornons à signaler la Grande danse macabre ^ in-16; V Histoire de Psyché^ prise de Luceius Apuleius^ i^T , texte encadré. Les productions de ce typographe mériteraient bien d'être l'objet d'une description ;parliculière.
Du reste un ouvrage bien complet sur la gravure sur bois au xv* et au xvi* siècle n^ste encore à faire. Le livre de Jackson est intéressant, mais il n'aborde qu'une très-petite partie du vaste sujet sur lequel il roule; la Bibliotheca Spenseriana^ le jBibliographical Decameron donnent un grand nombre de fac-similé, mais sans méthode, sans plan arrêté ; une multitude de livres ornés de gravures sur bois attendent encore quelqu'un qui les décrive avec soin et qui en fasse l'objet d'une étude attentive.
Continuons de jeter un coup d'œil nécessairement rapide sur les ouvrages les plus
(138) Cet écrivain a également donné les facftiniile ue deux planches qui porlent,rune les initiales «rilolk)ein, Tauire son nonKtoul entier, et qui se ironvenl dans un catéchisme anglais publié en 1548; une (fèces planches représente Jésus guérissant les possédés. Ce raiéchisme contient en tout 29 gravures, mais 27 d'entre elles ne portent aucun signe qui doive les Taire attribuer à Holbein, et la faiblesse du dessin, la maladresse dans Texécution ne permeitenl pas de supposer un seul instant qu^elles koieiit rœuvre de cei artiste. Jackson a reproduit, p. 457, trois de ces gravures, et il a donné des facsimilé de trois autres petites estampes dont le travail tfst très-grossier et qui se trouvent dans un vo-
remarquables que le xti* siècle îllustrt di gravures sur ;bois. Des Ggures de ce genre d*un grand mérite exécutées par Joseph Porta Garfaguino retrouvent dans Touvrip de Marcolini, intitulé Le Sorti e Git^im di Pensieri. Une de ces estampes représeotant un dessin de Raphaël. (Etude pour le tableau de l'école d*Athènes) a été renoduite dans l'ouvrage de Jackson, p. te, ainsi que deux autres tigures; Tune reprosente un jeune homme ayant les jambesntachées et tenant une bague è la inaio,.il semble plongé dans ses réflexions; l'aulre montre une vieille feoiiue assise, laPinitione ; elle tient è la main un fouet terrible; les traits de cette Némésis sont énergiques, son geste sévère, la draperie est admirable ment jetée.
Les graveurs en bois qui travaillaient k Venise au milieu du xvi* siècle paraisses! avoir été supérieurs à tous les autres graveurs de ritalie; et sous le rapport de la dé* licatesse de l'exécution , ils rivalisaient aree les artistes lyonnais qui déployaient^ beto> coup d*habileté dans les petits sujets. Les gn> vures exécutées en Allemagne et en FlaDdte à cette époque sont bien inférieures. GaMel Giolito marche à la tète des typographes V<^ nitiens sous le rapport du nombre et du ôérite des gravures sur bois qu*il plaçait daas les ouvrages qui sortaient de ses presses. Parfois la {gravure est entourée d'uo eoca* droment qui est reproduit fréquemment, de sorte que tel volume offre seize encidr»ments divers pour un bien plus grand oonbre de gravures.
Parmi les graveurs lyonnais du xn* siècle, le seul dout le nom soit venu jnsqu'i nous, est Salomon Bernard, et s'il avait été réellement le graveur de loutes les estampes qu'on lui attribue, il aurait déployé assurément une grande ardeur pour le travail. Oe ne connaît cependant pas d*estampe qoi porte sa marque, et Ton ne sait pas au juste sMI gravait, ou s'il fournissait des de^lDS auxgraveurs.Papillonquiest très-peu exact et dont on a beaucoup trop souvent copié là erreurs, n'hésite pas à enregistrer cet artiste parmi les graveurs , mais rînégahté daos l'exécution de:» gravures qu'on lui attribuée! l'uniformité du caractère dans les dessins, donnent lieu de croire qu'il se bornait à tracer les dessins sur bois.
Bernard Salomon ou le petit Bernard» aiiiM qu'on rappelle habituellement par suite de
lume excessivement rare, la traducUoo aBfhiie fuite par W. Tindaledu Nouveau Tesiametu (Anttnf 1539). Un bel exemplaire sur vélhi île ce livre est au musée britannii|ue (fonda Cracherodej ; il a appartenu à Anne Bolein.
Observons aussi que Jackson a reproduit qodqacs gravures sur bois grossières, mais non dëpourvaei pnrruis de vigueur qui décurent la première éditioa anglaise de la Bible, traduite par Coverdale et pa* blice sans nom de ville ni d'imprimeur (on la creit sortie en 1555 des presses de Cbribtophe FruëC^ ver k Zuridi). (Quelques-uns de ces dessins ne soat pas indignes d'Holbeiu, ei il pourrait [»ien ne pas J avoir éié étranger.
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DE BIBLIOLOGIE.
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etite diroension de ses bois, mérite me dont il jouit. Ses gravures sont exéis avecdélicatesse, mais elles manquent et ainsi que Papillon Ta remarqué avec m (139); ses personnages sont minces et )és. Ces gravures exécutées avec soin 1 prix de beaucoup de peine, indiquent ésir déplacé de rivaliser avec le graveur cuivre et un manque d*appréciation te de ce que peut donner le bois ; Tari usse route, déclina et le public ne Tenagea plus. Il est assez rare de trouver S80 à 1600 de grandes gravures sur bois exécutées.
! petit Bernard naquit, dit-on, en 1512; upart des figures qu'on lui attribue pa* nt dans des ouvrages publiés à Lyon de à 1580. Cette ville est peut-être celle à cette époque, produisait le plus de is ornés de gravures sur bois. Elle était rntre de la fabrication des images biblii, des devises et emblèmes , mais parmi nombreux ouvriers de ce genre , ceux ^ontd'un mérite réel sous le rapport du in et de l'exécution , sont en fort petit bre. Plusieurs des volumes mis au jour Jean de Tournes se distinguent sous ce ort ; Jackson a reproduit la figure mise Lète des Sonnelti de Pétrarque , édide i5b5, in-li2, et qui montre le buste K)ëte, et de la belle Laure.
is anciennes gravures représentant les irs, les usages, les costumes des divers ^les.oirrenïlerintérêtjeton peut signaler 3 genreun volume curieux publié en 155^ s la mort de l'auteur, Pierre Coeck d'Aqui avait, en 1533, cow^rc/aiW, au vif les r$ et fâchons de faire des Tares. Ce vpya *qui s'occupait aussi d'architecture , de pture, de perspective, a consacré aux ;es des Orientaux sept grandes plancbes bois qui peuvent se réunir et en former seule; les figures, tant à pied au'à chesont tracées avec esprit, mais elles maii- 3t de relief, et la gravure est grossière, dessins de Coeck ont été plusieurs fois oduitsetimités,carlesTurcs répandaient s une grande terreur en Europe, et étaient en possession d'exciter la euitépublique. Parmi les artistes allemands exécutèrent, vers la seconde moitié du siècle, des dessins pour les graveurs 30is, on distingue principalement Ërhard lëen, Virgile bolis, Jost Amman et Melr Lorricb.
) premier résidait à Nuremberg, et dès 1 on trouve trace de ses travaux. En I, il publia un petit traité in-4 oblong, les proportions de la figure humaine. Ce iope contient diverses gravures sur bois sièrement exécutées , mais assez ruses. On recherche quelques cartes è jouer I a dessinées.
irgileSolis, peintre et graveur, naquit
W) iLa gravnre (des Quadrins kutorique$ de la >) <»l fort belle, excepte qu'elle niaiiquc «le cUiriir, parce que tes tailles sont pres^^ue tomes de hii« leiiite, ce qui Tait que les tointaiHS ne fuient
à Nuremberg vers 1514^. Les ouvrages où se trouve sa marque sont très-nombreux, et en raison de leur faible dimension, cet artiste est rangé parmi les petits maîtres. Plusieurs de ses estampes révèlent une grande fertilité d'invention ; les figures sont généralement tracées avec esprit et les attitudes bonnes, mais le dessin est trop souvent peu soigné et incorrect. Les sujets sont souvent les mêmes que ceux traités par le petit Bernard» ce (|ui semble indiquer qu'il existait une rivalité entre Lyon et Nuremberg, pour four-s nir au public des ouvrages illustrés. Solis dessina les gravures d'une édition allemande de la Bible en 1560; il fit la plupart des Portraits des rois de France placés dans an volume publié h Nuremberg en 1566; il exécuta une série de dessins pour les Fables d'Esope et pour les Emblèmes de Reusner.
En 1569 on publia à Francfort, d'après ses dessins, une suite d'illustrations in-4^ oblong pour les Métamorphoses d'Ovide. Au-dessus de chaque estampe sont quatre vers latins» au-dessous quatre vers allemands. Le frontispice dit que ces figures ont été dessinées {gerissen) par Virgile Solis; il ne les a donc pas gravées, et sur plusieurs d'entre elles, à côté de sa marque formée d'un V, et d'un S entrelacés, on trouve un autre monogramme qui est sans doute celui du graveur sur bois.
Jost Amman est un des meilleurs des artistes dont nous nous occupons. Né à Zurich vers 1539, il se transporta en 1560 à Nuremberg. Ses dessins montrent plus que ceux de Virgile Solis, la viguuur et la hardiesse des anciens maîtres allemands. Un de ses ouvrages les plus recherchés est sa Pano» plia omnium illiberalium mechanicarum aui sedentariarum artitm, 1568 (autre édition, 1574.). On y voit représentés des ouvriers de tous les états depuis le paysan jusqu'au fabricant d'épingles. Deux de ces estampes ont été reproduites par Jackson (f)ag. W9 et WO) ; le Briefmaler (le peintre coloriste des cartes à jouer} et le Formschneider ou graveur sur bois.
Parmi les ouvrages de Jost Amman , on signale trois recueils de costumes , relatifs l'un à des |)ersonnages de tout rang, excepté le clergé, l'autre aux divers ordres religieux, le troisième au costume des femmes.
Un livre sur la chasse et la fauconnerie, édité en 1582 par Lomier, renferme une quarantaine de dessins d'un grand mérite dus à ce maître.
On distingue également les figures jointes à une Bible publiée à Francfort en 1565, une suite de sujets relatifs h l'histoire romaine ( Icônes Iirt(in<F, 1572 ) et les figures d'une édition du Roman du Renard.
La plupart des (igures de Jost Amman sont bien dessinées; mais même dans les meilleures, lesattitudessontfréquemmentaf-
pns assez. CVsl le seul défaut «les gravures de Ke**^ uard Saiomuii, ce qui lut a éié commun avec plus de quarante autres graveurs en bois de son ienip«. »
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fectées et trop violentes; Timpressionestexagérée, et ses personnages ont parfois des poses théâtrales. Il réussit dans les Goures de cavaliers; il les campe bien sur leurs montures, ils y paraissent maîtres de leurs lourds coursiers à longues queues.
Christophe Stimmer dont le monogramme SA trouve sur quelques planches des recueils d* Amman, a également travaillé à la Cosmographie de Munster dont la première édition vit le jour à Bâle en 1550, in-folio. Cet ouvrage rempli de fables, mais qui obtint alors un grand succès, renferuie un nombre considérable de tigures sur bois ; elles ne sont pas toujours les mêmes dans les diverses éditions. Jackbon a reproduit d'après l'édition de 1556 celle qui représente Guillaume Tell prêt à percer d'une llèciie une pomme placée sur la tète de son fils; elle offre un mérité réel.
A la tin du xvi' siècle la gravure sur J)ois était cultivée en Angleterre avec succès. L'ouvrage que nous analysons reproduit quelques-uns des travaux de ce genre, tels que des IcUrcs initiales et un portrait de la reine Elisabclli, où se montre une habileté digne d'élogos.
Tonlefuis la supériorité restait aux éditeurs Italiens ()ui , dans leurs encadrements, dans leurs frontispices, dans leurs marques, ou devises, se montraient fort au-dessus de cequ*on faisait ailleurs; Jackson a reproduit l'image d*un superbe matou qui se montre h la tin d'une édition de Dante publiée à Venise en 1578, par les frères Sessa, et ai'pelée rédition du Chat. C'est une œuvre fort remarquable.
On recherche beaucoup le recueil des Hahiti antichi e moderni di diverse parti del mondoy falti daCesare Vcce//io, Venise, 1590, dont le dessin a éié attribué au célèbre Titien, mais sans nulle preuve et contre toute vraisemblance, car ce grand peintre mourut en 157G. 11 n'est pas probable qu'on eût attendu quatorze ans pour publier ses dessins. Son nom defamille était Vecelli ou Vecellio, et le César, dont il est ici question, pouvait très-bien être son parent; le mot/arasignifie-t-il le dessin, la gravure ou l'un et l'autre objet? c'est ce qu'il serait impossible de décider aujourd'hui. Quoi qu'il en soit, il y a dans plusieurs de ces figures une sûreté de toucher, uneviequi révèlentlamaind'un maître.
A la fin du xv'siècle,ouau commencement du xvr, la gravure sur bois, qui avait beaucoup déchu en Italie, en Allemagne, en France , se montra avec honneur dans les Pays-Bas.
Un peintre et graveur liabile, Henri Goltzius, exécuta quelques gravures sur bois où l'on remarque une grande habileté dans le maniement de roulil,ct une vigueur, exagérée peul-êire dans les altitudes. M. Jackson a publié (p. 512) un fac-slmile de son Neptune sur les eaux^ et il a reproduit doux petites estampes d'après Uubens.
Corneille van Sichem, né en Hollande et qui travaillait h Amsterdam, parait avoir été ua des graveurs sur bois les plus actifs de
répoque. Les figures qui portent sa roarane sont très-nombreuses, et beaucoup ont fort peu de mérite; elles paraissent l'œuvre de ses élèves. Les gravures d'une certaine di* mension sont supérieures aux petites. Jackson a reproduit celle gravé? d'après un dessin de Goitzius et représentant Judith tenant la tête d'Holopherne.
Un des ouvrages de Van Sichena qui est le plus connu, le Biheh Tresoor^ Amsterdam, 16^6, in-4, n'offre qu'un médiocrt échantillon du talent de cet artiste; les planches sont trop souvent de mauvaises copies de vieux dessins sans mérite.
Durant la seconde moitié du xvii* siècle, la gravure sur bois fut fort négligée, et ne produisit rien de digne d'attention. Unartiste anglais (on croit que c'est £. Kirkall)orRa les classiques latins publiés par Maittaireeo 1713, et les Fables d'Esope, 1722, de vignettes assez médiocres. Quelques autres essais peu heureux ne valent pas la peioe d'être signalés; enfin Thomas Berwîck paroi, et rendit à son art qui disparaissait une vie nouvelle. Né èNewcastlo en 1753, cet artiste réussit surtout à rendre les animaux, le feuillage des arbres. Ses gravures pour divers recueils de Fables , son Histoire des quadrupèdes, 1790 (plusieurs fois réimprimée), sont dignes de l'accueil qu'on s'empressa de leur faire. Quelques-uns des qoadrupèdes sont assez médiocrement dessinéf. mais il en est un grand nombre qui suot très-bien rendus, et habilement placés au milieu d'incidents d'un caractère expressif; c'est ainsi qu*en montrant deux mauvais sujets qui se plaisent à tuer un chien, Berwick a placé dans le lointain une potence, image du sort qui attend ceux chez qui la cruauté à l'égard des animaux indique des dispositions pour le crime.
Un meunier forçant à cou|)s de bâton uo vieux cheval qu'il accable de son |)0iiJs et de celui de sacs de blé à traverser un ruisseau , un enfant tirant par la queue un jeune cheval qui va lui lancer une ruade, une brebis rongeant un vieux balai préd'une chaumière on ruines et sur un sol couvert de neige, tels sont auelques-unsdes sujets qu'a reproduits Jackson et que rehaussent de |)etits incidents ingénieux.
Un autre ouvrage de Berwick, VHistoirt des oiseaux britanniques, est supérieur aui Quadrupèdes: l'artiste ne travaillait pas d'après des dessins sortis de mains étrangères; il avait une connaissance intiiiio et approfondie de la nature ; il était familier avec les volatiles; avec les reptiles, avec les lieux qu'ils habitent. Le duvet du plumage, les taches blanches ou noires, les formes des pattes, de la tète, du bec, tout est rendu avec une tidélité scrupuleuse. Des vignettes spirituelles, étrangères d'ailleurs au sujet du livre, amusent le lecteur. Jackson eu a inséré deux dans son volume. L*une rei»résenledes enfants, travaillant à élever uoa grande blalue de neige, qu'un cheval regarde de loin avec étannement; au-dessous de celte ( fligie que le premier dégel fera dis-