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DE BTBLIOLOGIE.
GRA
paraître, l'arliste a écrit : Esto perpétua. L'Autre montre un vieillard se mettant à tahie, mais tandis qu*il diffère d*enlamer sa soupe, son cliat s'empresse d'en manger une portion.
En 180'^, après la publication du second ▼olume des Oiseaux britanniques^ Berwick avait atteint Tâge de cinquante ans, et il ne produisit plus aucun travail important, il se borna h retoucher quelques-uns de ses bois, et à émettre un petit nombre de gravures qui n'ajoutèrent rien è sa renommée. Berwick n'aimait pas à graver d'après les dessins d*an autre; il était assez faible lorsqu'il s'agissait de représenter des figures humaines; les animaux, le paysage étaient ce qu'il faisait le mieux.
En 1818 il fournit quelques planches à un TOlume de fables et 1 on n'y retrouve pas le mérite qu'il avait déployé jadis; il s'amusa aussi è écrire un petit nombre d'apologues , mais il n'y réussit guère. Cet artiste mourut en 1828 à l'Age do soixante-quinze ans. Jackson donneson portrait, et fournit surson €îompte de longs détails qui ont surtout de l'intérêt pour des lecteurs anglais.
John Berwick, frère de Thomas, grava aussi sur bois, mais avec moins de mérite ; ses figures se recommandent par le dessin plutôt que par l'exécution. 11 fait un grand usage du contraste du noir avec le blanc; ses lignes sont trop souvent dures et sèches.
Un élève de Berwick, Robert Johnson, donnait plus que de grandes espérances, mais une mort prématurée l'enleva à l'Age de Tingt-cinq ans. Parmi les autres élèves de Berwick , on distingue Charles Nesbitt qui travailla pour les libraires de Londres (les jtlanches qu'il fournit à un volume intitulé Beligious Emblems , publié en 1808, sont remarquables ainsi guc celles qu'il exécuta pour la seconde série des Fables de Nortbcote.
Luke Clenell ne doit pas être oublié.
Ce que ce dernier artiste a fait de mieux, est une vignette placée dans une édition donnée en 1808 du poëmo de Falconner : The Shipujreck (le Naufrage). Elle représente un navire assailli par un coup de vent. Le mouvement des tlots et l'aspect menaçant du ciel sont rendus avec beaucoup de vérité et de sentiment. Tout révèle l'approche d'un ouragan formidable. C'est Clenell qui a également gravé les autres figures hiacées duns cette édition; elles sont bien laites, mais sans offrir aucun mérite sf)écial. Deux d'entre elles avaient été exécutées pour un autre ouvrage; elles ont été intercalées dans le poëmeduiVau/ra^e,quoiqu'elles n'aient point de rapport avec lui. C'est une singularité dont il s'est quelquefois présenté d'autres exemples. On doit aussi à Clenell les illustrations exécutées d'après les dessinsdeStothard pour une édition des Poèmes de Ko* gers en 1812, et elles sont en leur genre de petits chefs-d'œuvre. Cet artiste renonça â la gravure sur bois pour se livrer à la l>einture; il eut le malheur de perdre la rai-
son et mourut dans un hospice d'aliénés.
Un autre élève de Berwick, William Harvey, a illustré un grand nombre de volumes publiés h Londres. Ses gravures sur bois sont presque innombrables. On peut citer celles qui accompagnent une édition des œuvres de miss Edgeworth en 1832 , l'édition donnée par Southey des œuvres de Cowper en 1836, une édition de VHistoire d'Angleterre de Lingard;les vignettes qui accompagnent VHistoire des vins anciens et modernes par Henderson ; les Fables de Northcote,!" et 2' série, 1828 et 1833; la Ménagerie de la Tour^ 1828; les Jardins et la Ménagerie de la Société zoologique^ 1831 ; la traduction anglaise faite par M. Lane des Mille et une nuits.
Parmi les graveurs anglais modernes on peut citer J. Lee, mort en 180^, et qui a laissé des planches fort bien exécutées, son rils James Lee, qui a gravé les portraits insérés dans la Typographia d'Hansard, 1825, et Robert Branston, mort en 1827. Différent de Berwick, ce dernier artiste réussissait peu dans la ref)résentation des animaux , des arbres, des paysages ; il était beaucoup plus heureux lorsqu'il s'agissait de figures humaines* Jackson a reproduit quelques-unes de ses estampes; il voulut rivaliser avec Berwick, et il dessina des oiseaux et des sujets pour un volume de fables. C'est fort bien sans doute, mais cependant Tartiste auquel on doit les Oiseaux britanniquesj conserve sa supériorité.
Branston fut surpassé par son élève John Thompson, regardé comme le meilleur de tous les graveurs anglais sur bois qui aient paru depuis trente ans. Parmi les productions les plus remarquables qu'il ait livrées au public, on distingue les gravures qu'il a faites pour un ouvrage publié en 1817, The Puckle Club.eÀ les poissons représentés dans une édition de l'ouvrage de Wallon, si vanté en Angleterre : The Angler ( le Pécheur à la ligne). Les vignettes qui accompagnent rfTi*dibras de Butler, 1819, sont inspirées par une connaissance intime de l'Angleterre en 1§50.
W. H. Powis, mort en 1836, à l'âge de vingtquatre ans, avait pour la gravure en bois ua talent des plus remarquables. 11 a donné de très-bonnes gravures aux Illustrations de ta Bible publiées en 1833, et à une édition de la Bibte^ mise au jour en 183^.
Parmi lesartistes anglais qui se sont fait un nom, il faut mentionner CharlesWalters mort en 1828. 11 passa presque toute sa vie dans un village près de Newcastle oix il était né, et où il exécutait les travaux qu'on lui adressait. Son talent était d'un rang fort remarquable. Les gravures qu'il fit pour illustrer Shakespeare et Uudibras, une très-belle planche d'une dimension extraordinaire représentant réglise Saint-Nicolas à Newcastle, passent avec raison pour des chefs-d'œuvre.
Il serait injuste de ne pas mentionner les jolies figures sur bois par Thurston qui accompagnent la seconde édition de l'ouvrage