‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 85 sur 137 · OUT · texte numérisé non relu

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de Laborde en a donné une traduction lise bien meilleure dans ses disserta*

sur les DébuCt de Cimprimerie à Strai* j (Voy. aussi un opuscule du biblio-

Jacob : Procès de Gutenbera, Paris,

in-8, et dans le Bulletin de î Alliance rts, 1847, tora. VI.) Les contestations iunt sur des réclamations adressées h

Gutenberc par les héritiers d*un né André Dritzehen qui s*éiait associé Hans afin d^exploiter un secret que cei possi'dait; des fonds avaient été ver- Je nombreux témoins furent entendus.

)ièces de ce procès fournissent d*utiles écs sur les origines de la typographie;

montrent qu*en 14-39 Gulenberg était )ssession des procédés pour Timpres- BU caractères mobiles ; cetle impression cutait à Strasbourg, et les livres aux- \ on travaillait étalent des Miroirs^ à-dire des exemplaires du Spéculum nœ Salvationi$ f cet ouvrage è Ggures equel s*exercèrent les plus anciens tyiphes hollandais et allemands.

ns ces pièces on reconnaît tous les isilesde Timprimerie avec les noms s ont conservés, la presse, les vis, les es. On fournissait du plomb aux assoun orfèvre travaillait pour eux soit à iv des types, soit à les fondre, tenberg, après farrèt qui le condamna i restitution de 200 florins (somme alors dérable), continua très-probablement à )iter sa découverte à Strasbourg; il ita sans doute plusieurs volumes, mais I couvrant d*un profond mystère, car il t vendre ces imprimés comme étant Qanuscrils,et le bas prix auquel ils relent en comparaison, donnaient un ebénéGce. Quand l'imprimerie fut conon ce<*sa de donner pour un volume jlé avec les procédés nouveaux le prix i y mettait lorsqu'on le croyait écrit à lin. Aussi les premiers imprimeurs so ^rent-ils de se laire connaître, us signalerons dans le Bulletin du 6ihile belge (tom. XI, 1855, p. 18) une e de M. Henri Helbig au sujet d'un vo-

jusqu'alors oublié (Passioniê dominicœ 0 historialis), par Gabriel Biel, 1509,

imprimé à Mayence par Frédéric Hau-

et exécuté avec les plus anciens l^pes utenberg, avec ceux qui ont été mis en 3 dans les Lettres d'indulgences de ik5Î 55, dans VAppel» contre les Turcs^ de . dans le Calendrier de l<h57, dans la ! de 36 lignes, etc.

emploi de ces t^pes en 1509, après un -siècle d'inaclion, établit des faits ; importants pour l'histoire des origines mprimerie. Ils montrent 1* que Guten- , après son procès avec Fust, ne dut baudonner h celui-ci le matériel comde son atelier, ainsi que l'ont avancé [ue tous les historiens, puisque les types jestion sont restés; 2* que c'est à tort plusieurs auteurs ont prétendu que ces \ étaient identiques i ceux emfilovés Pfbter, imprimeur à Bumberg, il faut

attribuer è celui-ci également les ouvrages que nous venons de signaler; 3* que c'est surtout à tort que quelques bibliographes allemands ont voulu faire de PQster l'inventeur de l'imprimerie. On peut regarder au contraire comme certain c|ue Pfister tenait ces types de Gutenbergqui les lui aura vendus ou donnés. Peut-être Pfister était-il ua des ouvriers de Gutenberg; on sait, en tout cas, qu'il fut son émule. On lui attribue généralement la Bible dite de 36 lignes (nombre de lignes que contient chaque colonne), imprimée en 1459, mais M. Helbig croit qu'elle fut exécutée par Gutenberg lui-même. Les raisons qu'il invoque à l'appui de cette opinion ne sauraient trouver place

Nous avons eu sous les yeux Gutenberg et ses collaborateurs (en allemand), par J. D. F. Sotzmann. Ce travail de 162 pages a été inséré dans le Portefeuille historique {Historischer Taschenbuch) publié par M. de Haumcr (nouvelle série, 2* année, 1841). Il en a été tiré à part un petit nombre d'exemplaires.

En 1841 un allemand, MaximiJieu Langenschwarz , fit un peu do scandale en publiant à Leipzig un livret intitulé : La /b/ie dt notre époque au sujet de Gutenberg^ ou dix questions tendant a prouver que Gutenberg n est point l'inventeur de Vimprimerie.

Quoi qu'il en soit, Gutenberg, après avoir été l'objet d'innombrables discussions, aprcs avoir provoqué les recherches les plus minutieuses s a fourni matière à un roman. M. Dingelstedl a publié à Leipzig un livre appartenant au genre de la fiction historique et dont M. G. Reviliod a donné à Genève en 1858 une traduction française intitulée Jean Gutenberg^ premier maître imprimeur, ses faits et discours les plus dignes d'admirationf et sa mort. Cette traduction totme un volume de l'exécution typographique la plus soignée; beaux caractères du xvir siècle, bon papier de Hollande, titre rouge et noir, lettres ornées, rien n'y manque.

Quant à l'œuvre allemande, elle présente le récit de la vie de Gulenbergdepuis la rupture de son association avec Fust, récit dont la charpente est formée des rares documents parvenus jusqu'à nous et auxquels M. Dingelstedt n'a fait qu'apporter avec habileté des couleurs et des accessoires.

M. OEttinger, dans sa Bibliographie friographique (Bruxelles, 1854), indiuue, t. I, col. 692, quatorze ouvrages relatifs a Gutenberg. V Essai d'Oberlin, 1802, et VEloge histortque par ^ée de la Rochelle, 1810,, sont des travaux arriérés et superficiels sur ies- (|uels il n'est plus permis de s'appuyer aujourd'hui. On peut ajouter & la nomenclature de M. OEttinger l'ouvrage de Kunlz : Gutenberg^ 1840, in-12, et le volume du Suédois A. Wallmark : Johan Gutenberg^ hans^ uppfinning dess Utbredende^ och Fram^ s/ey, Stockholm, 1840, in-8. De longs détails sur ce personnage célèbre se lisent aussi dans les ouvrages de Walter et de Kueil sur

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