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ninnte; c*6sl le slyle décoratif ilalicu de la |jliis belle époqun.
Il est question de Grolier dans un article de M. Kd. Fournier sur la reliure, inséré dans V Artiste^ 21 septembre 1856. Comparées aux reliures de la mèuie époque celles-ci se distinguent par un goût sans égal et jamais <léinenti. Il est très-probable que Grolier en a lui-même fourni les dessins. Une médaille dessinée nar lui au verso du feuillet 112 des Adagio d Ërasme qui ont figuré à la vente Cosie prouve qu'il maniait le crayon avec une certaine [)ureté de main.
Dibdin dans sa Bibliomania^ 18^2, p. 1^89, donne un fac-similé d'une reliure de Grolier; il a inséré aussi dans le Bibliographical decameron le dessin d'un volume (Preculphi Ckronicon^ Coloniœ, 1539) qui, è la vente Hebcr, ne dé[)assa pas le prix de 6 1. st. 2. \jn ft<c-siraile lilhographié d'un Virgile de 1527, figure au Bulletin du bibliophile, 11* série, n* 1527.
A l'exposition artistique de Manchester, en 1857, on vit figurer deux beaux volumes ^ la reliure de Grolier : les Heures de la Vierge, imprimées par Geoffroy Tor^, Bourye5,1527, in-i!i., et les Imagini de gli Cesari, par E. Vico, 1548, in-4. Nous terminerons cette notice, dans laquelle nous bommes loin d'avoir placé toutes les notes que nous avons réunies, en rappelant un article que nous fîmes paraître, il y a assez longtemps, dans un journal aujourd hui éteint (Bulletin de l'Alliance des Arts, t. II, n" 16, p. 253, n* du 10 janvier 1854), et qui contient sur ce qu'on peut appejer la GrolierologiSj diverses informations.
Nous indiquerons quelques volumes provenant de Grolier qui sont conservés dans queb^ues grandes bibliothèques.
Plautus, Florence, 1514, in-8, sur vélin. Un exemplaire dans la bibliothèque de Georges 111 (iiu iMusée britannique).
Le Musée brildnni(]ue possède aussi, provenant du legs Cracheroue, VAusone, 1517, et le Silius halicus, 1523, tous deux imprimés par les Aide.
Martial, Aide, 1502, sur vélin, à la bibliothèque Impériale à Paris. — Juvénal, Aide, 1535, même dépôt. -- Lucretius, Aide, 1515, sur vélin, même dé[)ôt. — Sajinazaro, Ar^ cadia, Aide, 1514, grand papier, même dépôt.
— Valerius Maximus, Aide, 1514, in-8. — Anacréon, 1554, in-4 ; un exemplaire sur vélin chezle ducdeMarlboroughàBlenheim.
— C'e/«M5,cfeA/e(/icina,1537, in-fol. [Bibliotheca Grenvilliana, au Musée britannique, ainsi que les Pontani opéra, Aide, 1512, in-fol. Le Tacite, 1534, et le /uvena/ , 1531 , également d'édition aldine).
La Bibliotlièque publique de Lyon possède trois volumes à la reliure de Grolier : la version latine de Polybe, Aide, 1521, in-8, ]aSeconda parte délie vile de pir^ori, jn-4; Pii pont, max, Decadum Blondi Epitome, Basi- Jeœ, 1533, in-fol. Un Pline est à la bibliothèque de Lausanne suivant la Bibliothèque universelle de Genève, septembre 18Î7, p. 106.
Le très-rare volume de Fabritio degliCia* thii, Origine degli proverbi, esl k la bibliothèque de Parme.
L Hypnerotomachin de Polyphile, Aide, 1499, in-fol., se trouve sur vélîn chez leduc de Dcvonshire et .sur juipier chez lonl Spenser.
Parmi les amateurs français qui possèdent des volumes i la reliure de Grolier, nom pouvons indiquer M. J.-Gti. Bruoet.le»vatit auteur du Manuel da libraire (il a daos son cabinet les tom. Il et 111 de rOrided*Alde, 1503), et M. Yemeniz de Lyon dootnooi avons déjà i)arléet qui est devenu possesseur du CardànuSf de Sublilitate, 1K0, in-fol. pa)ré700 fr., vente De Bure en 1853, et qui n*avait pas été au delà de 50 fr. en 1816, chez le comte de Mac-Carthy.
GKYPHË (Sébastien). — Célèbre ioi'rimeur lyonnais, né en Allemagne vers U93. mort le 7 septembre 1556. Il a imprimé quelques livres hébreux, un grand nomlire de classiques grecs, presque tous les classiques latins, mais peu de livres français, et ce serait précisément ceux qu'on rechercherait le plus aujourd'hui. La longue lisle qu*a donnée Maittaire dans ses Annalu typographici, ioiu. Il, p. 2, n*est point goidplète, car il ne mentionne pas d'ouvrages antérieurs à 1528, et pourtant Gryphe a imprimé depuis 1520. Il avait pour nfiafque un griffon sur un cube lié par une chaîne a un globe ailé avec cette devise tirée d'une des lettres de Cicéron : Virtute duce, comité fortuna,
GUTËNBERG (Jban). — Le persoDDag9 célèbre qui ioue un grand rôle dans Tiovention de rimprimerie, mais dont la part exacte ne pourrait être déterminée, ne saarait être passé sous silence, mais nous n'avons pas Tintention d'en parler avec détail. Lesjouvrages qu'il mit au Jour, soit en collaboration avec Fust, soit isolément (et il est remarquable qu'il n'a mis sa signature seula à aucun volume], sont mentionnés dans d'autres articles. Tout ce qu*on peut dira sur son compte a été exposé d'une façon qui ne laisse rien à désirer, par M. A. -F. Didut (art. GuTENBEBG, dans la Nouvelle Biographie générale) et par M. Bernard, dans les Origines de l'imprimerie, 1853, 2 vol. in-8.
Fidèle à notre plan de ne pas répéter ce qui a été dit avant nous (et assurément beaucoup mieux que nous ne saurions le dire), nous nous contenterons de réunir quelques indications sur. Gutenberg que nous fournissent des publications revotes, assez peu connues de la masse des lecteurs.
La publication la plus complète qui concerne Gutenberg est celle d'A. Sobaab:
Geschichte der Erfindung,.. [Histoire de fiavention de l'imprimerie d'après les sources, Mayence, 1830-31, 3 vol. in-8. ) C'est là qu'il faut lire une discussion approfondie au sujet des actes d'un procès qui jette quelque jour sur ces questions obscures. Cçs documents remarquables furent découverts (^r Schœpfllin, en 1760; il les traduisit enasseï mauvais latin, et il a publié t xteet version dans ses Vindiciœ typographicœ. H. Icciuuie
GlîT
DE BIDLIOLOGIE.