‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 90 sur 137 · DE BIBL10L06IE · texte numérisé non relu

DE BIBL10L06IE

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t-PauU UT7; Nicolas Pétri de Harlem en ïhTl^ Iravaillail avec Lichtenstein ; ippe Xlbinus Aquitanus, en 11b>77;Elienne inger de Vienne, 1M9-80; Henri Libeis (111^80-99), Denis fierlochus de Boe (1481-1483; il s*élait réuni à Jean de $io); Henri de Casa Zeno, 1481 ; Jacques Misa, 1482, Simon de Gabis, surnommé loqii», liH Pavie (1487-90); et Guillaume avie, 1491. Il a paru à Vicence en 1796 un Caialogo ragionato de libri stampali iceiiza e »u il lerritorio nel sec. xv. \me. — Ambroise de Orcho et Denis de visino V impriment en 1494 le Tracta* le Appèllationibus de J. A. de San Geor- Le second de ces tv|)Ographes se rrnd lan en 1496, mais Ballbazar de Tossalo rime à Côme en 1479.

irin. — Deux Français, Jean Fabri de ;res et Jeannin de Pierre viennent les airrs s'y établir en 1494, et Fabri y traede 1477 à 1491. On rencontre plus lard ues Saigus de San Germano, 1487-94, s'associe jusqu'à l'année 1500 avec Nicole Beiiediclis; François Sylva exerça de à 1511 ; eu 1519 on !e trouve à Asti. ÎMB. — Malhias surnommé Moravus (il d'Olmiitz) et Michel de Munich (de Mo* Â>) y eiécutent en 1474 la Summa Pisa^- \. £n 1480, le carme Baptisia Carolus »e ) i la typographie dans le couvent de a Maria délia Croce. Gônes reaa d'ail- 9 en dehors du mouvement d'activité prit l'imprimerie à la fin du xv* et au mencement du xvi' siècle, dans un grand ibre de villes d'Italie.

wone. — Ce lut aussi en 1474 qu'une on de la Consolation de Boêce fut mise i presse dans le couvent de Saint-Auin per fratrem Bonum Johannem^ emen^ e Venturino priore.

îqH. — Cette petite ville du duché d'Urreçut en 1475 l'art typographique des is de Robert de Fano et de Bernardin de ;ame. Jean Fabri, que nous avons dc^jà mé, imprima la même année àCassella, ^à-dire h Casole en Toscane ou plutôt à ille en Piémont. ( Du reste ce nom a lé lieu à diverses méprises; Prosper i^hand a eu la singulière idée de croire I s'agissait de Cashel en Irlande, et La la Santander a mis en avant Cassel eu magne.)

frouse. — Henri Clayn d'Ulm y travailla ) année (1475) ;on trouve «'nsuile en 1477 I Vydenast , Perusii gymnasii minister , 1 1481 Etienne Arndes de Hambourg. ( Voy, niglioli, Delta tipograjia Perugina ael XV, Perugia, 1820. ) 'eve di Succo iPlevisacium). — En 1475 typographie hébraïque fut fondée dans i petite ville près de Padoue. Uabbi diullam Rotzi y mit sous presse VArba n de Jacob Ben Ascher.

aisance. — Jean Pierre de Ferratis, nae Crémone, y imprima une Bible latine, 1 1483, un typographe allemand, Jacques yela, travaillait dans cette ville.

ujgio. — La typographie débuta dans

celte ville de la Caiabre par un ouvrage hébreu; Abraham ben Carton ben Isaac y imprima le commentaire de Jarchi sur le Pentaieugue. ( Voy. d'ailleurs l'ouvrage de Capialbi, Memorie délie tipografie Calubrese. Naples, 1835, in 8.)

ifodènc— HansWurslerfutlepremierquî imprima dans cette ville. Il travailla en 1475 et 1476. On trouve ensuite Balihasar de Struciis, en 1477; Dominique Uoccociola ou Richizola ( en 1481-1504); Thomas Sepleujcas- Irensiset Jean François, en 1481; Antoine Miscominien 1487-88; Pierre Mauferet Paul Mundator,en 1491, et Denis Berioch, 1499-

Palerme. — André de Wormatia y débute en imnrimanl, Jo^annii Nasonis consuetudinés feticis urbis Panormi.

Ascoli. — Un Allemand, Guillaume de Linis, travaille dans celle ville de la Marche d'Ancône; elle n'offre dans le cours »u\ XV siècle qu'un autre typographe, Jean de ïheranio, en 1496.

Lucques, — Barthélémy de CivitaU y imprime en 1477 les Trionfi de Pétrarque; plus tard se montrent Michel Bagnonus en 1482, et Henri de Cologne, associé d'Henri de Harlem en 1491.

Cosenza. — Octavius Salomonius de Hanfredonia y paraît en 1478; la môme année Jean de Medemblick est h l'œuvre à Colle, en Toscane, ainsi que Gallus, surnommé Bonus.

Pignerol. — Jacques de Rubeis que nous avons déjà trouvé à Venise imprimait dans cette ville en 1479; dans la même année Gabriel C. P. de Trévise , ^e mil à l'œuvre à Tuscalano, près de Brescia ; Scjalabrinus de Agnellis y travaillait aussi en 1480.

Ce fut également en 1480 que les deux frères Georges et Anselme de Mischinis établirent une imprimerie à Nonantula, dans le Mo-iénais.

Reggio , près de Modène. — Barthélémy et Laurent de Bruschis impriment dans celte ville en 1480; ils ont des successeurs assez nombreux : Albert Mazali ( on ne connaît de lui que dps éditions datées de 1482 et de 1487), en 1481, il avait été associé avec Prosper Odoard ; André Porlilia, 1484, Angélus de Pangeriis, 1487, François de Mazalis, 1494, Bazalerius de Bazaleriis, 1488-1495; Denis Bertoch, 1496-1501 (en 1497, il était associé à Marc-Antoine de Bazaleriis): Uko de Rugeriis (1501-2).

Ciwa/(CiMo/eSanc/i£'wwrft,ete.).GuilIaume de Canepanova s'établit en 1481 dans cette ville du Piémont ; Henri de Cologne se mit à l'œuvre à Urbin. En 1482 Adam de Rolwcil débuta è Aquiia dans le royaume de Naples. L'année suivante, Laurent et Ange Ftorentini introduisent la typographie à Pise. lis sont suivis par Grégoire de Gente, 1485, Ugo De Rogeriis, 1494, et Jérôme Anchaianus Beginus de Cruce (1499).

En 1484, Henri de Cologne, imprimeur actif et nomade, publie le premier voIuiiih imprimé à Sienne. Lucas de Mac^wU^W^^-"^

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lUP

Henri de Harlem et son associé Jean Walbeek, 11^88-99, et Sigismond Rodt de Bitsch, 1M9» marchent h sa suite.

C*est aussi en ikSk que Nicolas Girardengus organise une imprimerie à Novi , sa patrie.

Chambéry, — Antoine Ne} rety travaille de ikSkh 1W6; il v publie divers ouvrages fort recherchés des bibliophiles.

Soncino. — En l^Si- des Israélites y établissent une impriiuerie qui travaille avec laclivité. On y trouve Josua Salouion et ses associés (12i82-90); Israël Nathan, 148&; Josua Ben Nathan, ikSk^ et Gerson Ben àlose, 1^89. L'imprimerie hébraïque érigée à Soncino a trouvé un historien dans la personne de M. Paolo Ceruli qui a publié en 1834 à Milan une Bibliografia Soncinale; une liste complète et raisonnes des éditions ujises au jour en cette ville se rencontre dans cet ouvrage.

Yerceil^ etc. — L*année ItôS nous montre à Verceil Jacobinus Saigus, et h Pescia, en Toscane* François Cenni (1485-8G), ainsi que Laurent et François Cenni que Ton croit ses frères. C'est aussi è Pescia que se trouvent de ikSH k 1495 Sébastien et Raphaël, frères de Jacques Gérard de Orlandis, et Siuismond Rodt qui, en 1^88, imprima pour leur compte. — lW5voit aussi Gérard de Lissa introduire la typographie à Udine. En 1486 un volume hébreu, le Machazor^ inceptum Saneini^ est terminé à Casalmaggiore, près do Parme. La même année Jacobinus Saigus (ou de Saigo) que nous avons déjà nommé, se transporte à Chivasso dans le Piémont, et Jacuues de San Nazario se met à Tœuvre à Vogliera.

Gaè'ie. — On rencontre un volume imprimé on 1487 dans cette ville et dont le typographe ne s'est fait connaître que par les initiales A. F. qu'on regarde comme désignant André Freytag. Un autre typographe, du nom de Justus, travaille aussi à Gaôte en U88.

Porto, etc. ^ En 1490, Barthélémy Zanni imprimait à Porto (Portesium) àaus les Etats Vénitiens; Henri de Cologne et son compagnon Henri de Harlem mettent au jour un volume à Nozano; c'est aussi à l'an 1490 qu'on attribue ui\ Peniateuqut hébreu imprimé sans date à Sora, dans le royaume de Naples.

Albi, etc. -. En 1493 le Doctrinale d^Aleiandre de Villa Dei est publié sans nom d'imprimeur à Albi (Aibœ) dans le Monlferral, et Jérôme Medesaneus de Parme fait rouler sits presses à Forli, tandis que Peregrinus Pasquali travaille à Scandiano où il reste jusqu'à 1500, Germon Ben Mose Metzlar s'installe eu 1496 à Barco près de Soncino, et en 1497 on rencontre un volume publié à Carmagnola sans nom d*imprimeur. Des impressions attribuées à Savilianu dans le Piémont, vers 1470 et 1475, sont douteuses.

Si nous abordons le xvi* siècle, la première ville que nous rencontrerons sera Tcramo où Isidore et Lepidus Facius imf)rimaient en 1501 ; Jérôme Soncinius se montre ea 1502 à Fano. Uapheus de Fracazanis (il ,

de 1503 à 1516 ^ rouler ses presses dansli vaHée de Trompia, près de Brescia (tm etilibus vaille Trompiœ); en 1507 des typomphes juifs vinrent de Soncino s'établir à hsaro. La typographie s'introduisit en ISIS à Carpi, en 1507 à Coni, et è Trino, en Piémont; Jean de Ferrariis ou de Jolitis s'établit dans cette dernière ville où ga famille exerçait encore en 1594. Angélus Anacbortta imprimait dès 1511 dans le couvent de Vallombrosa en Toscane. Nicolas Nardi publii en 1510 à Castro Cortesio Tonvrage de K Cortesi, De cardinalatu; Ociavms Pêtroeci se mit à Tœuvre à Fossombrone en 1513, et Bernardin Guerraido à Ancône en 1514. Cest en 1516 que le premier voluune imprimé k Bari vit le jour; Salo olFre la date de 1517, Asii de 1518, et la même année Jérôme Soncinus mit sous presse h Ortona k Moare (dans le royaume de Naples) une éditioa de la Grammaire hébraïque de Jarchi, qui a été signalée à tort par quelques bibliographes comme étant datée de 1496. Le célèbre Jean Pic, comte de la Mirandole^ (U imprimer en cette ville en 1619; A. de Fritiis travaillait en 1520 à Avena. En 1521 Jérdine Sonciuus se transporta à Rimini; en 1S23 J.-J. de Benedictis ût rouler ses presses à Camerino. On a signalé comme publié à Kaguse en 152^1^ un écrit de Michel Bocignoli sur la guerre avec les Turcs. On imprimait à Cesina en 1525, à Novarre en 1338, et l'on couiiait un volume daté do 1535 et publié à Piaio in œdibus Jo, Francisci Gambare. Alberto Acharisio mit sous presse en 13U dans sa maison de Cento, près de Ferrare, un Vocabolario délia lingua volgare. Un atelier était installé dès 1539 à Citta di Castello (Tifernum) dans le duciié d*Urbin; Jean Sulzbarh travaillait à Capoue en 15^7, et F. Faber à Sarnoen 15tô. Jacob fien Nephtali Cohen fonda en 1531 à Sabioneta une lypograghie hébraïque qui dura jusqu'i 1590, et mit au jour un grand nombre d'ouvrages. Elle a éié Tobjet d'un travail spécial dt Kossi : Annali'tbreo'lipografici di Sabioneta, Parme, 1780, in4; une traduction latine augmentée parut è Erlangen» en 1783, in-ë.

On signale des impressions laites à Cor* reggio en 1555, à Bergame en 1556, à Coocordia, en 1569, à &lontereale en 1570, à Crema en 1571, a Uoviiio en 1574, à Macerala en 1574 également. Giuseppe Cargi travaillait en 1569 à Vico di Sorrento. A la date de 1580 figurent Ravenne et Sulmona, et à celle de 1584 Arco sur li\ frontière du T^ roi ; dis 1578 une imprimerie hébraïque était installée à lliva di Trenlo, sur le lac deGanifl. £n 1585 des religieux Camaldules imprimaient in eremo Iluemi^ dans le Padouan. En 1586 on imprima à Fermo, et Jean Schwan s'établit àLodicette même année ;Colaldi(iarut à Orvieto en 1595, et Isidore Facius à Chieti dans les Abruzzes en 1596. Enfin oii trouve un ouvrage daté de 1600 et le ure mier imprimé à Farne, dans les £lali-Romains.

Taiizer ne mentionne aucun ouvrage iflo* primé à Faenza; mais Molini dans ses Opt'

DS BIBUOIJOGIH.

fe bibiioffufkkef p. 305, en signale un. si QD in-foi. mis au Jour en 1&25 el dont ci le titre : Ad S. D. P. N. Clementem Vil, \$ de immortalilate animarum secundum ionem et Àriêtotelem Pétri Nicohi Faven^ I philoêopki ae medtct, FaveniiŒf Joim.

riaexSimonttiiSf 1525.

kprès un assez long sommeil rîmprimerie rit de Téclat en Italie dans le xviir siè^ ; Joseph Comino, i Padoue, s'efforça de eiller les vieilles traditions d'habile actii qui avaient brillé à Venise et è Floce. Ses éditions des classiques, au nombre vingt environ, se recommandent par la rection du texte et l'élégance de Texécu-

)n neut d'ailleurs consulter l'ouvrage de Pederici, Annali délia tipografia Fo/ptfUniana^ Padoue, 1809, avec un Supplént, 1817. Il existe aussi un travail de ?tano Volpi, la libreria de Volpi e la mperia CominianQf Padoue, 1756.

lept catalogues des ouvrages sortis des isses cominiennes sont enregistrés dans le ilogue Pinelli ftom. V, p. tô); une autre lection semblable flgure au Catalogue n amateur (M. ftenouard), 1818, t. IV,

ous avons consacré un article spécial eélè))re Bodoni, établi à Parme, ^armi les imprimeurs italiens du xix* siè- , on peut signaler Uolini à Florence qui , au jour en 1825 une très-belle édition imandée par le grand-duc de Toscane Opfrede Laurent de Medicis (fcvol. in-4). renigh se fit honneur par sa Gerusaiemme rata de Tasse {Florence ^ 1820, 2 vol.

rot.) et par les Monuments iépulcraux de Totcanej 1821. Citons aussi comme fort larquables les Fabriche piu coêpicue di lazM, du cornte Cicognara, publiées h Vea en 1815,2 vol. in-fol., par Alvisopoli; Famiglie eelebridillaliadii comte Litta, es au jour à Milan par P. V. Giusti, et belle édition de Yitruve, imprimée k ne, en 1825» k vol. in-4, par les frères Ltinzzi.

igoalons quelques ouvragées relatifs à stoîre typographique de diver5es cités i^nnes ; nous y renvoyons pour des dés qui auraient été déplacés ici :

»inl S., Jf rmorîe biblioaraficheyer /« $toria délia gnfia pureté àel secelo xv, Pavia, 1807, ln-8. e Roasi, G. B., Annali ebreo-typegrafia éi Cre* M, Pinna, I90B la -8.

aocioli, G. M. Catalogo ragionaio àe^ libri »tam* in VUêMim nel eecolç xv (Mémoire inséré dans NuMM roicdla d^ùpuucli «draii/Sci, Veiieiia, î, I. XU, ei réimprimé à Vicence rnl796, iii-8}. fU^rici, D. M., memorie irivigiane nella tipografia léeato XV, Viinexis*, 1805, iii-4.

iWztali, G. B., Delt origine délia itampa e degli

51) La ^^^Aciuii a publié (ann^as 1856 et 1858) 'echèrcltes ée N* daSpaua au iujçldes daies d« rodiiiiton de l'imprimerie dans diverses loca* de ItSvrope ; c^eai sarioat des villes de PAIIe- M et' das^j»-llM qit*il esi qaeetiov dansée aàl,4è sa moi eot him dcs^Mis qu^ui cberebatootflemaal da^a d*aiiirti ouvrages de Uil)lle«

DlcnONN. DB BlBUOLOGII.

êiampaioridi Berqomo, Bergamo, 1786, In-octavo.

GiiS8ayo,G. J. memorie siorico^criiUke délia ilpa* ^ro/Sn bresciana^ Brescia, i811, in-i.

Tiraboscbi, Caialo^de* libri Miampaii in Moéeaa^ in Reggio e in al tri luoghi di gmeâU Dueali nel ucolo XV (dans la BibiiaUcaMo4eneHÙaQe\ééÀ^ vain, 1781, t. IV cl \l).

Voila, L. G., Saggio sutla tipografia Mantovanf del êêcolo XV, Venise, 1786 (un savent Jsraéliia allemand, L. Zunz, a, dans Mélangée tCkitloireei de littéraiure (en alleinamt), Berlin^ 1845, in-8, donné d^aiiiples 4léiaila sur Tes livres hébraïques hnprimés k Mautoue de U7(> à 1662).

S IV. Allemagne.

Les débuts de la typographie k Uayence sont suffisamment racontés dans d*autres portions de notre Dictionnaire. Nous ne devons plus nous y arrêter, mais nous passerons rapidement en revue ce qui regarde d'autres villes (151).

ilutfsftour^.— L'imprimerie fut introduite k Augsbourgnar Gunther Zainer, qui était sans doute élève de Fust et de Schoefler; it commençaàtravailleren U68; il fut suivi de Jean Schuessler qui déploya son activité de 1470 k 1473. Ses caractères furent en partie achetés en U72 par lecouventdeSaint-Ulrich où le savant abbé Melcbior de Stanbam installa un atelier dont les publicationscessèrent en U95. Antoine Sorg(U8d-Ufô)est le premier typographe augsbourgeoisqui ait élit usage des signatures et réclames. Jean Baem* 1er imprima de 1472 à 1475; Jean Wiener de 1472 k 1475 ;Hermann Kestlin en 1481, el Jean Schoensperger n'ont mis au jour qu'un petit nombre de volumes, lly a bien plus k citer de la part d'Erhart Ratdolt qui en 1475 s'était établi k Venise, mais qui s'installa k Angsbourg en 1486 et y travailla avec vigueur jusqu'en 1516. Son Euclide nublié en 1482, est le premier livre de mathémati-

Juesoù il y ait des figures. Quelques-uns es volumes qu'il mit au jour ont leurs pages encadrées de bordures, et les sommaires imprimés au haut du texte sont chez lui plus nombreux que chez ses prédécesseurs. Citons aussi comme ayant imprimé avant 1500 Jean Blaubirer, Jean et Ambroise Keller, Thomas Rueger, Jean Schobser, Pierre Berger, Christophe Schnitter, lierraann Kuestlin , et Lucas Zeissenmayer.

Jean Froschauer qui travailla de 1494 k 1507

Ëublia en 1500 le Lilium mueieœ planœ de lichel Keinspeck, ouvrage remarquable par l'introduction de notes de musique gravées sur bois.

Au commencement du xvi* siècle, nous rencontrons Jacques Wailler, Jean Sitticb, Jean Ottmar, Al. Weissenborn, Jean Jliller qui le premier imprima k Augsbourg dee textea grées en donnant en 1519 une édition du traité De myetica theologia de saint De-

graphie ; l'aoïeor assigne les dates suivant^ : /liela-tkapeUe^i^n ; Bma^iakk, ISOQ; Bten^n^ i$45; Goitingne^ 1696; Po$tdavk^ \itt \ torentrA en 8irisae, 161 1. If nom apprend aas$i ^«a le yraaifcat volanie eseotd k Saint-tM^asiien en Eipague r»monie à Tannée 1674.

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DTCTIONNAIRE

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nys . rAréopagite. Erhard Oeglin (Ocellus) fut de son côté le premier k imprimer de riiébrea dans la ville en question (J. Boeschenleinii Introduct. in liebr. litt.], et à se servir pour Pimpression de la musique de types en métal (Melopoiœ site Harmoniœ titracenticœ ) ; Henri Stainer [Henrieus Silietus)^ dont les volumes se distinguent par des figures sur bois habilement gravées parBurgmaier et Schenfeloin» vint plus tard ; il travailla de 152b h 15^5. N*ometlons pas une société qui prit pour marque un pin {ad insigne Pinus) et qui de 159b à 1619 donna des éditions des clossiques et publia divers ouvrages du savant Marx Welser.

On peut d*ailleurs consulter les ouvrages

Jtous en allemand) de Zanf : Histoire de Hmvrimerie à Augsbourg de 14-68 à 1530; 1788, 2 vol.; de Mezger : Les plus anciennes impressions et les travaux des premiers gro" veurs d'Augsbourg^ 18bO; de 'Aesev. Origine delà typographie à Augsbourg/iHkO.

Ijà typographie fut très-acti ve à Nuremberg. En première ligne se présente Jean Seoseuschmidtqui, enlb70, imprima avec Henri Ketfer le Comestorium vitiorum de François Retza, et qui, en lb7b, travaillait avec André Frissner ; il se transporta 5 Bamherg en lb78. Jean Muller (ou Reaiomonlanus) , célèbre astronome, établit a Nuremberg, en 1^71,* une seconde imprimerie qui fut en activité jusqu'en lb75. Le plus célèbre iraprimeur de Nuremberg est d*aiileurs Antoine Koburger qui travailla de 1472jusqu*en 1513, époque de sa mort, et qui fuli*un iies plus infatigables producteurs de livres de Tépoque.

Eickstaedt. — Dn inconnu, qu'on croit avoir été Michel Reyser, imprima en 1478, dans celle ville, la Èumma llostiensis; il travaillajusqu'en 149b. Georges Reyser imprima de son côté de ikSk h 1500 ; ses caractères sont fort beaux; en 1503 il se transporta à Wurzbourg, ville où la typographie avait fait ses premières armes en 1479, par la publication d'un in-folio : Ordo divinorum ucundum chorum Berbipolcnsem ; c*est le premier volume imprimé en Allemagne où se trouve une gravure en taille-douce.

Leipsig. — La typographie fut introduite

dans cette ville,oùelledevaitjouerun si grand rôle, par André Frissner, qui avait été correcteur à Nuremberg, et qui vint, en 1479, professer la théologie à Leipsig. On ne sait j)8S bien au juste quelles furent ses premières publications: on lui attribue l'exécution de la Glossa d'Annius deVilerbe su* Îer iipoca/wpstm (Lipsiœ,MccccLxxxi, in-4). 1 mourut a Rome en 150b, et légua tout son matériel au couvent des Dominicains à Leipsig. VinrenlensuileMarcBrander(lb84), et Maurice Brandis (1488-99), Conrad Kachelofen (lb89-1509), Martin Lanlzberg de

7k Leipsig, ait fait usage de lettres romaines, Jacôb Tbanner (lb98-152b), etc.

Le xvi* siècle otTre un grand nombre de

(y pographesélablis dans la Tille eDmiestîoD; on peut nommer V. Scbomann, w. Gueotlier, G. Hantsch, A. Schneider, N.Woirib^ J. BerwaM, V. Papa, U. Gaubriscb* B. V€Bg^ Hn mort en 1590, fut appelé l'Aide de ^AII^ magne, surnom glorieox qpe le postérité n'a point sanctionné. Jean Beyer, Georgn DefTner et quehjues autres parurent è la fin du XVI* siècle. ((Consulter J.-J. UueUer, /ih cunabula typographies Lipsiensis^ Lipsie, 1720, in-b ; J. U. Leich, De origine et inertmentis typographies Lipsiensis, 1740, ii-4; Russe ^TypographiœLipsienêis Aû/on'a, Lip« si», 18b0,in-b.)

Les imprimeurs à Leipsig, dans le coon du XVII' et du xviii* siècle, sont beaucoup trop nombreux pour qu'il soit possible d'ei

Ë lacer ici une liste; on distingue parmi eoi l. C. Takke, qui se fit connaître par oo riche assortiment de caractères orientsai, (chose alors rare en Allemagne), et B. C*Breilkopf, fondateur d'une maison qui subsista encore sous la raison Breitkopf et Hoirttl; entre autres ouvrages importants sortis dt ses presses, on distingue les Bibles Rrecqtes et latines d*Ueineccius et la SynopsTs ôiôNathecœ exegeticœ m Novum Testamentumûn Sturkon.

Son fils, J. G. Emmanuel Breitkopf, irf en 1719, mort en 178b, ouvrit k la tjpo-

f;raphie allemande une carrière uouvellf;il ut le restaurateur du bon goût; il perfectionna les types peu 'gracieux alors eo usage.

Les imprimeurs contemporains, les éditeurs à Leipsig sont aussi trop norobreos pour que nous essayionsd'en parler avec détail ;il y a dans cette ville des établissemenls giganlcsques tels que la maison Brokhaos qui nous conduiraient trop loin si nous abordions ce sujet; nous tious contenteropi desi(fnalerdeux maisons que recommaodent rétendue et Tutilité de leurs publications :

Nommons d'abord la maison Teaboer dont rétablissement, fondé sur les plus lams bases, réunit une fonderie, une stéréotypie, un atelier de gravure sur bois, et l'exploiution d*uno librairie des plus considérables. Ses éditions grecques et latines, revues pir d*habiles philologues et offertes aux prii les plus réduits, circulent partout. La librairie classique et d*éducation forme la principale branche d'affaires de cette maison qui, entre autres publications imporiantes, a mis au jour le Corpus grammaticomm tâtinorum édité par Lindemann, et qui édili deux journaux estimés, lesilnna/ea de fîilologie et de pédagogique (entreprises en 1826), et les Archives de jphitotoaii. Charles Christophe Tauchnilz, ne en 1761, travailla de 1796 h 1836; rélablissemeot qu'il avait créé acquit une importance toujours croissante. Jl y joignit une fonderie, d*où sortirent do fort beaux caractères et des alphabets orientaux d'une élégance rare. 11 fut le première introduire en Allemagne les types perfectionnés par Basktr^

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DE BIBU0L06IE.

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Didot el Bodonî, et ii employer la typie. II a essayé de recourir à ce dernojen pour la publication d'œuvres aies. Ses éditions grecques et latines épandues dans Je monde entier ; dans rnières années de sa vie, il consacra tivîté à des publications en hébreu, be et en syriaque. On distingue parmi ombreuses productions un Homère typé (au sujet duquel il annonça nu*ii rait un ducat pour chac|ue faute d imon qu'on lui signalerait)» deux Bibles [ques stéréotypées, Tédition du Koevue par le savant Fluegel, et une n de luxe sur peau-vélin a*un podmet de Szafieddin , accompagné d'une » traduction allemande et latine. lie la mort vint le frapper» il préparait idition nouvelle revue par le docteur Puerst» de la Concordance hébratqt^ I7t6/e par Buxiorf» et une édition de Igate. Son fils Charles Tauchnitz a ué avec zèle les travaux de cet infa- 9 tjfpographe. C*est lui qui, en 1839»

^é la gravure et la fonte» aux frais de lété américaine des Missions» de ca- 3S arabes d*après des modèles fournis s plus habiles calligraphes de Cons- :»ple et qui surpassent» en beauté» tout on avait» jusqu*à présent, fait en ce

tmingen. — Albert Kunne s*y établit là» et travail la jusqu'en 1518.

rau. — Conrad Stanel» imprimeur am- » s'y établit en 1U2. On le trouve 14 i Venise et plus tard à Brunn.

; Haur et Jean Alakran exercèrent dans ne ville de 1482 à 1484; Jean Pétri y us presse des Miueli en 1491-92» puis ransporta à BAIe.

me. — Dès 1482» plusieurs imprimecistaient dans cette capitale» mais les des tj^pographes ne se sont pas con- ; le premier que Ton connaisse est ^nterburger (1492-1519). Jérôme Vicmit h l'œuvre en 1509, devint en 1528 'aphuê regiuëy et en 1531 se rendit h ne où il mourut en 1540. Jean Sin- T travailla de 1510 à 1545: ses fils eu et Jean lui succédèrent jus- 1562; Jean Carbo (ouKhol), après avoir ftatisbonne» travailla de 1549 à 1551.

Michel Zimmermann qui exerça 3i 1585, et qui, dans le traité de Postel guaphœnica^ tissu de rêveries publié S4» imprima en arabe les deux preversets du xxxi* psaume ; dans le JLî- «ti^e/tï, 1555, il employa descaractères ues. Raphaël Hoflialter» £. Kreuzer»

»er» M. Aptl» L. Formica» appartienussi au s VI* siècle. {Voy. Denis» £ft>- •e r imprimerie à Vienne fuëqu*en 1580 e» 17&)» et Koih : Uistotre critique et tde (invention de l'imprimerie avec rçu historique sur les plus anciennes

On peut toutefois signaler un imprimeur >iiraiu J.-A. Bjrlli» qui» entre autres oureroarquables» a mis au jour eu i818 uu

Î}roductions typographiques de Vienne et de * Autriche^ Vienne» 1841, in-4.

Munich. — Jean Schauer introduisit U typographie dans cette cité en 1482» et tra* vailla jusqu'en 149T. Jean Schobser fut en« suite appelé par le duc de Bavière pour être le typographe de la cour, et il travailla de 1497 a 1520; son fils André le remplaça de 1520 à 1531. Philippe Ulhard fit rouler SCS presses de 1533 à 159^6. La typographie n*a jamais eu d'ailleurs d*im|K)rtaace aans la capitale de la Bavière. {Vog. le Mémoire du baron d'Arétin sur les plus anciens mo' numents delà typographie enBavUre, Mu* nich, 1801» in.4.)

Halle. —Quelques bibliographes (Panzer entre autres» Annales^ t. IV» p. 9} ont cité un Lucain imprimé à Halle en l472, mais Eberi (Bibliogr. Lex.^ n* 12322) a montré que c'était une fausse indication ajoutée à Texemplaire du Lucain sans lieu ni date [Leipsig^ Martin Uerbipolen.sis)» qui » après avoir été dans la bibliothèque Rewiczky» a passé dans celle (le lord Spenser. Un autre ouvrage indiqué avec la date de 1499 est douteux» et la pre« mière production de la typographie k Halle est un Avis relatif à une loterie publié sous l'administration de l'archevêque Ernest»

c'est-ft-dire de 1489 h 1513. Ce prélat fit en 1513 imprimer un Bréviaire i Leipsig, et son successeur Albert en fit autant en 1514 ( ce qui prouve qu'alors l'imprimerie était peu florissante i Halle) ; en 1520 on imprima aans cette ville un écrit relatif aux églises de Saint-Maurice et Sainte-Marie Magdelène. On connaît des volumes portant la rubrique de Halle» les dates de 1520» 1528 et 15^» et point de nom d'imprimeur. Vers la fin du XVI* siècle on trouve A. Liesskaw, U. Gaubisch» P. Grueber. Quelques typographes du siècle suivant (P. Schmid»

C. Salfeld » M. Vehischlegell) ont peu produit. Il existe un travail de G. Schvretscbke sur l'histoire de l'imprimerie à Halle (Halls^ 1840, in-8).

Breslau. — Conrad Elyan y imprima en 1475 les Synodaliastatuta episcopi Conradi. Conrad Baûmgarthen» après avoir imprimé en 1501 à Olmuitz» travailla à Breslau en 1503, 1504» et alla ensuite à Francfort et à Leipsig. Adam Dyon» qui se montre k Nuremberg en 1522» publia à Breslau en 1518, 1525 el 1531. André Winckler imprima de 1538 à 1555 et mérite plus d'attention que ses prédécesseurs. Il lut le premier k employer les caractères italiques et k imprimer du grec. Christian Scharfienberg et son fils Jean parurent k la fin du xvi* siècle. La typographie n'a pas d'ailleurs eu grande importance dans la capitalede la Silésie (152).

^/ot«6eum. -- En 1475» un typographe ambulant» Conrad Manez» imprima dans cette petite ville du Wurtemberg deux opuscules en allemand; un d'eux est la légende do

in-folio intitulé : Pach anni% 1814 et 1815 fsfdêrë* lié armis reiHtuîœ Monumentum ; on y trouvis uet collection polyglotte en 42 laugues diverses.

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DICTIONNAIRK

mi^

l'enfant appelé Simon et mis k mort par des Juifs.

XubecJr.— Lucas Brandis y débuta en 1475 par imprimer ie Xudimentwn noviciorum, et jusqu'à sà mort survenue en 1499, il exé« ruta un grand nombre d'autres ouvrages.

Barthélémy Gotban se joignit à lui pour exécuter en 1480 un Miael de Hagdebourg, et ensuite il travailla seul jusqu'en 14%. Etienne Arndes de Hambourg les surpassa en activité ; en 1481 il avait travaillé a Pérouse (en Italie). Faikensteiu (p. 178 de son ouvrage sur VOrigine de la typogrankie) est tombé à cet égard dans une singulière erreur, en disant que Arndes avait été établi è la Pérouse en France ; en 1486, il exécuta un Missel h Schleswig, et de 1487 jusqu'à 1519, date de son décès, il mit;au jour è Lubeck un grand nombre de livres d'une exécution fort satisfaisante.

Etienne Arndes exécuta è Lubeck, de 1487 à 1500, un certain nombre d'ouvrages en allemand, entre autres en 1487 le Miroir de la Conscience, et en 1488 -le Livre des Prophéties. La plus importante de ses productions est un rassional ^t Vies des SaintSy divisée en partie d*été et partie d'hiver, volume d'une belle exécution et orné de figures sur tiois. Cet imprimeur donna en 1494 une traduction allemande de la Bibl« qui a été remarquée à cause des gloses un peu singulières qu'elle renferme. Par exemple, à un passage de la Genèse, ehap. lu, V. 16 : Ei il sera ton maître, est ajoutée une explication qu'on peut traduire ainsi : Pour te châtier souvent et te frapper.

Au xvr siècle, Lubeck compta, entre autres imprimeurs, Louis Dietz , 1524-59; fieorges Kicholir, Jean Bullborn, 1531-1599; A. Kroeger, 1574-1591; Hans Sachs, 1589- 1593; Laurent Albrecht, 1599-1607.

. Anxvu* siècle appartiennent H. Witte, S. Jauche, J. Wolf, Valentin Schmalherz et son fils Mauriee, ainsi que G. Jaeger.

Il existe deux ouvrafjes spéciaux sur Fbistoire de la typographie à Lubeck ; Pun de J. H. ton Seelen ; Nachricht von.... {Notice sur r origine et les progrès de Vimpriftkcrie à Luhech 1140^ in-&; l'autre de Deecke : Nachrichten von de».... (Notice sur les ouvrages en bas-allemand imprimés à Lubeck au XY' siècle), 1834, in-8.

Rostock. — Les Frères de la vip commwie établis dans celte ville se livrèrent à l'imprimerie et achevèrent le 9 avril 1476 une édition de Lactance. Leurs travaux conti-

Îuèrent jusqu'à Tan 1531. £n 1503 Uermann arkhusen, secrétaire de la ville de Rostock, éiablit une imprimerie et commença par Eueltre au jour le Commentaire de Barthold Moeller sur DoncU; il travailla jusqu'en 1517. Nicoias Marshall, professeur de clroit et des sciences naturelles, établit chez lui de 1490 è 1502 une imprimerie particulière. Louis Dietz qui parait avoir débuté dès 1304 et qui mourut en 1559» déploya une activité soutenue ; ea 1548 il se rendit momentané-

ment è Copenhague pour y mettre ai une Bible en danois. Vers la findaxvt se présentent Etienne Hyliander, J. I A. Ferber,et C. Reussner.

Francfort 'Sur- le-Mein, — Panzer ( Opusculum confessionale imprimé dan ville en 1478 ; on connaît quelques en allemand datésde 1503, de 1511, d de 1523« de 1536. Christian Egeno mit à l'œuvre vers 1530, et fut si quelques typographes obscurs, te Pierre Brubacn, J. Lucyenberg, Zaepflin, etc. Sigisroond Feveraoe!

travailla de 1527 à 1580, aplusd'impoi il publia un grand noml3re d'ouvragei de figures sur bois ; son fils Jean i sur ses traces (1581-86). André Wec ploya une grande activité; après

Îjuitlé la France, il s'étaL)lit en 1573 k ort et avec l'aide de deux savants p gués, Sylburee et Opsopœus, il mit i eaucoup de livres estimables. Sesgc Claude Marni et Jean Aubri, dirij après sa mort, VOf/icina Wecheliana, c 1603, fut établie a Hanau , mais les grecs et latins qu'elle publia et qui se exécutés sur mauvais papier»^ sont lait délaissés aujourd'hui.

On trouve encore k Francfort Zi Palthen, 1597-1615; Erasme et M Kempfer, 162M639; Sîgisocond Lai Jean Sauer et quelques autres sanâ i tance.

Le premier volitine qui ait été ia en Bohème est le recueil des Staini^ vincialiaEmesti,e\écuiéh Pilsen eoU des demi-feuilles. On cite une coH d'arrêts en latin et en bohémien impri Prague en 1^78, par un typographe anonyme; on croit aussi que ce fo cette ville que fut mise sous presse li^79 une traduction de YHistoria T de Guido de Columna. En IkSè parti traduction de la Bible ; la typographie sans doute ensuite dans un grand i langueur, car en 1506, queloues hal de Prague firent imprimer a Venis Pierre Lichtenstein une autre Bible en mien. Dès le commencement du xjVi une imprimerie hébraïque était établit ceUe ville, mais les types grecs y quaient, car, dans un recueil de ver primé en 1563, on lit que deux épigrii grecques sont omises propier def typorum. Le plus célèbre typograpr Prague au xvi* siècle fut George Mêlai qui depuis 15^9= jusqu'à sa mort sûn en 1580, mit au jour un grand nomb volumes, il fut suivi par Jean Koss* (l537-^b),Georges Czerny (157i-97) et a qu'il est inutile de nommer.

Martin de Tessnow imprima k Kuttei en 1489 la seconde édition de ia Bik bohémien ; il avait déjà donné une éd en cette langue des FabltM d'Esope; tard il se transjtorta à Prague.

Les Frères bohémiens commenoè

rHP

D£ BIBUOLOGIE.

IMP

Dt à imprimer dès 1508 k Jun^bunzlau, anieCarmeli. En 1520 un atelier était à rre ï Biela, et en i521 un autre à Wy- )w. En 15*22, les Sermones de panitenlia Thomas Bassorowsky, archidiacre de At furent imprimés à Poczutek. On sii comme le premier ouvrage imprimé a DmischI un écrit de Barthélémy Flax, diacre de Pilsen» contre la Confession gsbourg. — Gaspard Stolshayen éta- ; Altenberg Timprimeur Benoit Frey* \\ fit exécuter deux ouvrages de sa position , Daphnis^ seu Ecloga paren^ 1589; Colîoquium camis et spirilus^

$ V. — Centrées du nord de V Europe,

ssie. — Le czar Jean Basilowitz fît ir k Moscou une imprimerie en 1553, en sortit en 156St un volume contenant [cte$ et les EpUres des apôtres. Iwan row et Pierre Timofejew, qui avaient ité ce travail, furentensuite poursuivis oe hérétiques; ils s*enfuirent en Li- )ie. Fedorow établit en 1573 une imerie à Lemhor^; il se rendit ensuite ina où en 1576 il imprima un Psautier; fejew imprima en 1575 les Evangiles Ina, et en 1580-81, il travailla à O^trog raduction russe de la Bible.

1577 k 1619. ou trouve quelques vos imprimés à Moscou, et en 16^llhle czar e( Fedorowitsch fit rebfttir l'établisse-

qui avait été brûlé lors des guerres la Pologne; le czar Alexis fit donner 163 une édition nouvelle de la traducje la Bible de 1581. La typographie fut eurs languissanlejusqu^è Pierre leGrand ccorda en 1698 à un Hollandais, P. Fes-

le privilège d'imprimer des livres en le russe. En 1705, le premier journal

vit le jour k Moscou; en 17(^0, un lis, André Johnson, établit dans cette une imprimerie destinée k mettre au les livres en langue géorgienne; et en

tes frères Jean et Joachim Lazareff y lèrent une typographie arménienne.

peut citer comme les localités de la ie où rimprimerie s'établit de bonne )• Mohiiew où un Missel fut imprimé 17; le couvent de Kuteinskoi dans la e Blanche, d*où sortit en 1632 un JVbu- Testament; le couvent de Delskoi, qui u jour en 16^7 une traduction russe 'mUaiion; le monastère d*lverskoi, qui a en 1658 un livre de urières; Narwa, ivra en 1701 un Catéchisme luthérien igue russe et suédoise.

1711 Pierre le Grand fit apporter k -Pelersbourg une portion du matériel nprimerie impériale établie k Moscou, 1711k parut le premier journal exécuté la nouvelle capitale.

a prétendu une l'imprimerie n'avait ntroduile k Kiga qu'en 1638, mais ïrnaux-Compans mentionne une Oran'a ir. Hilgen 'prononcée dans cette ville, se sous presse en 1589. Ce bibliographe le aussi un volume de Sermom alle-

mands imprimé k Dorpat en 16C3, et une Grammaire latine exécutée k Revel dès 1635.

Quant k la Finlande, la reine Christine fit, peu de temps après la fondation de l'u-^ niversité d'Abo, établir dans cette ville un atelier typographique, et J. Wald y imprima en 1646 VAmplissimœ regionis JFestrogo" thiœ DescriptiodeJ. P. Chronander, in-iol.

En 1557, les Statuta regni Poloniœ furent imprimés k Zamosc, et vers la môme époque les Frères Moraves installèrent k Sambor unts imprimerie dirigée par Alexandre Aniezdeski. Dès 1559, les Juifs avaient k Lublin une imprimerie où Kalonymus Ben Mordechin Japhe exerça son art de 1562 k 1577; ensuite vinrent Josua Ben Israël (de 1617 k 1627), et Zevi Ben Abraham Kalonymus (de 1620 kl627). Paul Conrad futile premier typographe chrétien qui, en 1631, travailla en cette ville. Le palatin Nicolas Radziwill favorisa en 1563 rétablissement d'une imprimerie k Brzescen Lithuanie, et Bernard Wogewodka, appelé de Cracovie, y exécuta cette année une édition de la Bible devenue très-rare et très-précieuse: le palatin étant mort en 1565, Tatelier passa dans les mains des Frères Moraves, lesquels avaient aussi établi des imprimeries en 155^^ k Pinczow» en 1561 k Rosmin, en 1570 k Lukianvier ^t k Wengrow, en 1572 k Zasiav, et en 1573 h Losco. Les Sociniens imprimèrent aussi avec activité k Rackow, où Alexis Rodeki, arrivant de Cracovie où il travaillait en 1565« vint s'établir en 1572; en 1577, il retourna k Cracovie où on le trouve jusqu'en 1588; vinrent ensuite Tbeophilus Adamides (de 1575 k 1610) , Sébastien et Paul Sternalk (de 1592 k 1603). Ce furent de même des typographes Sociniens qui s'établirent en 1^72 k Grodzisko, en 1578 k Nieswicz. Nering s'établit en 1577 k Posen. On a cité un volume imprimé en 1517 k Wilna, mais son existence est douteuse; il vaut mieux s'en tenir aux Paradoxa Christophori Var^^ sovicii ad Stephanum regem Poloniœ, Joka^ nés Sleki excitdebai ff^ilnœ^ anno 1579. On trouve plus tard dans la même ville Jacques Markowicz (1592 k 1602); Melchior Pictkiewicz (1594), Wasili Malachowicz , (1598), etc. En 1595, les Jésuites établirent a Wilna une imprimerie dans leur collège. — Une Bible en langue slave fut imprimé^ k Ostrog en Voihynie en 1596, elle est devenue très-rare. — Une traduction latine des Vies d'Annlbal et de Scipion par Plutarque fut imprimée k Lemberg en 1593,

Ear Matthias Bernart; Simon Wysoki s*éta- IitkKalischenl606.

On a dit qu*on avait imprimé k Varsovie en 1578 et en 1580, mais la chose est douteuse; le premier typographe bien connu pour avoir travaillé en cette ville est Jean kossowski qui y vint de Posen et yexerga sa profession de 1625 k 1632. On rencontre ensuite l'imprimeur royal Jean Weli)enski, (16^0-^7), Pierre Ëlert, 161^3, Charles Ferdinand Schreiber (1685-91), etc.

Pologne. — La première ville en Pologne où rimprimerie ait été établio est Cracovie-

IHP

pa Tivas contestations ont eu lien au sujet de r'0|)oque qu*il faut attribuer à celte introduction. Oh a cité comme premier livre imprimé h Cracovio la Rhelorica Ciceronii mise au jour en iSOO par Jean Huiler» élève de Koburger de Nuremberg, et qui exerça son art jusque vers 1515, mais quelques bibliographes ont revendiqué cet honneur pour les Constitutiontê et Statuta inclyli regni Poloniœ imprimés vers 1^91» sans indication de ville ni de typographe. D'autres sa- Tants ont pensé que ce volume avait été mis sous presse h Leipsig. Un archéologue de Nuremberg, Zapf, a, dans un écrit mis au jour en 1803, cherché à établir que r.'était à Cracovie qu*avait paru VExptanatio inPsaherium de Jean de Turrecremata, avec Tindication de Cracis sans date; il paraît toutefois que c*esl à Greizdans le Voigtiand qu'il faut rapporter cette édition qui semble remonter k H76. Lesérudits polonais sont an çénéral d'avis que Schwarzbild Frank ast le premier tvpographe qui ait travaillé k Cracovie, oà il débuta par une traduction, an lettres cyrilliques, de YOcioecho$ de saint Jean Damascène (sans date, vers 1^75). On peut citer après lui Georges Stuchs et Gaspard Hochfelder {de 1500 k 1506); Florian Ungler (de 1511 a 15^3); Jérôme Victor (de 15l« k Iw; il se transporta ensuite k Vienne); Sébastien Hyber (en 1505); Marek Scharffenberger (de 1519 k 15^5; ^es frères Matthieu et Jérôme travaillèrent jusqu'k 15G8, et ses fils Nicolas et Stanislas jusque 1606).

En 1530, des Juifs établirent k Cracovie une imprimerie hébraïciue;Paui£gli y exécuta cette année une traduction en hébreu du Nouveau Testament et Isaac Âaronowicz y travailla pendant plus d'un demi-siècle, (do 1550 k 1605).

Après Cracovie, ce fut k Pultusk {PoUovia) que fut établie en Pologne une iuiprineria; Jean Sandesk y exécuta en 1533 VOratio de Lippus Aurelius da passiont Domini^ etc.

Danemarck.— La ville de Schleswig est la première dans Tordre chronologique. Ste- ))hen Arndas, après avoir travaillé k Lubeck, y exécuta en 1Û7, un Mhsale seeundum ritum Ecclesiœ SUsviceniis. Vient ensuite Copenhague (Bafnia) où en 1^90^ GottfVied von Ghemen publia un Donat^ de sorte que les Régule emendale de figurati$ consirtietio* nibus arammaticis^ imprimées en 1493, et signalées comme le premier volume mis 0OUS pressa k Copenhague, n'occupent que le second rang. Après un intervalle assez ]on;, on trouve Melchior Blume et Pierre Vrand en 1520; Jean Weingarthner (Vinitor) en 1539-51 ; Louis Dietz en 1550; Jean Barlhen 1560: Laurent Benedict en 1563-88; Jean Xylander en 156^^; Andr<^ Gulterwilz', 1576-81 ; et JensStockelmann, 1592-1597. A la fin du XVII* siècle une imprimerie royale fut fondée, et le premier ouvrage qu'elle mit au jour fut la Diatribe d*Othon Sperling de crepidii teterum. Peu de temps après, la

IHP A

typographie fut interdite aux autres villes de la monarchie et devint on privilège r^ serve k Copenhague.

On signale les villes de Rîba ou Ripeii (Ripa) comme ayant iaiprioié en 1568. Aorhus en 1519, Wiborg en I5i8. Roa«kilde en 153^,Helsingoer en 1603, Soroe en 161. Le célèbre astronome Tycho-Brahe arak établi dans l'Ile d'Hoven h Dranienboorg une imprimerie particulière où il miliv jour de 1596 k 1610 des ouvrages dont lei libraires de Francfort opéraienl Te débit.

Passons en Islande ; révèque Jens Are* son fonda en 1530 k Holum Œola] une imprimerie d'oiJi sortit un Bréviaire daté de 15^1. Cette officine paraît avoir été tms* férée plus tard k Breidabolstad où parat en 1562 le volume intitulé CudspiaÙê Boek. L*évâque Gudbrand ThorlaksoD i ensuite transporter cet atelier sur son domaine de Nupufell, près d*Holum,etil publia en 1578 le recueil des lois de rislande, enfin ces presses reTinrealkHalao où elles mirent au j'iur en 1581 la BUb en islandais. Des ateliers typographiques existèrent aussi k Skalholt où une partie du Psautier fut imprimée en islaniiais en 1685, k Hrapseya, où Ton Iravaillaâ en 1773, et k Leyra où une nouvelle tradQ^ tion des Psaumes vit le jour en 1801.

Suède, — Jean Snell se présente id h premier avec une édition du Dyalogus cth' turarum moratizatus imprimé k Stockholn en 1^83. En 1^95, Jean Fabri fit paraître le BreviariumStregnense navum^ mais il rooonrt presaue aussitôt ; car son décès est constaté sur la souscription du Breviarium secwii'' dum ritum Ecclesiœ UpsaliensiSj misau^ar en U96. Après un long intervalle vient Amundus Laurentius qui, en 1549, imprima le Nouveau- Testament en suédois; il virait encore en 1592. Le xvi* siècle présente aossi, k Stockholm, Tobernus, Tiedemann en ISTS, André Torstani en 15^, André GutterwiU de 1578 k 1610. Une imprimerie royale fol également établie dans cette ville; Amundos Olai la dirigea k partir de 1594, et après sa mort en 1611, un Allemand, Ignace Ueorer, en fut le chef jusqu*en 1666.

Ahrès Stockholm, la seconde place dans Tordre chronologique ap|)artient au coaveot de Wadstein {Vadstena) ; c*est de Ik queso^ tirent en 1&91, les Vadstenensium liitermeenfratemitatis ; mais, en 11^95, cet établissement fut détruit par un incendie.

En 1510, Paul Crûs imprimait kDpsaloù Barthélémy Fabri travaillait en 1525, ei Georges Richolf en 1537.

On a l'ait honneur k la ville de Westeraes (^roata) d'un Bréviaire .imprimé en 15(& mais c*esl une erreur; cotte date conrerne la rédaction et non la publication de Touvrage.

En 1511, parurent k Suderkoping les Litterœ confraternitatis hospitalis Si»cti Spiritus. On signale la typographie tomme introduite en 1529 k Malmoe; en i6& ^ Strensnass; en 16tô, k Nykoping; eu Itffh k Gotnenbourg; en 1667/k Lund.

IMP

DE BIBLIOLOGIE.

»ll

Quant è la Norwégc, le |\romier livre imprimé à Drontheim fut un Breviarium Nidarostensf exécuté vers le miiieudu xvr siècle. Nous ne connaissons pas (impressions faites h Christiania avant 164>^ et è Bergen arant 1716.

§ Vl. -^Belgique et Hollande (153).

Ce fut la petite ville d'Alost qui commença à pratiquer Fart typographique ; Dienck Martenz (ou MarUns), y exécuta en 1M3 le Spéculum conversionU peccatorum^ de Denis de Leuwis, et en ikl3^ le traîié de Mantuanus, De vUa beata. Martenc se transporta en H76 à Anvers, puis à Lonvain, où il resta iusqu*en 1528; en 153^, il mourut dans un flge fort avancé à Alost, n patrie.

La seconde ville è signaler dans Tordre chronologique est Louvain; Jean surnommé de Westphalie (il était né à Padcrborn) y publia une édition des Ge$ta Romanorum, qui n'est point datée et qu'on croit pouvoir faire remonter à Tan U75» mais peut- Atre est-elle bien plus récente.

Conrad de Westphalie imprima h Louvain, sans date, le traité d'Hugues de Saint-Victor, Super officio Missœ; on ignore s*il était le |)ère, le frère ou le fils de Jean.

Vient ensuite Jean VeMener de Cologne, <|ui travaillait en 1^75 dans cette ville, mais <|tii se rendit à Louvain, où il imprima en 1476 le Fasciculus temporum , regardé comme le premier ouvrage dont le frontispice ait été orné d*une vignette. Ce typographe alla plus tard è Utrecht, puis à CuyjenDOurg,où il imprima en 1^83 leSpteulum hwnanœ salvationis.

Signalons aussi comme ayant travaillé à Louvain dans le xv* siècle, Conrad Braem (U76-79), Gilles van der Heerstraten (148i-88), Rodolphe Loeflfs de Driell (1484-1500) et Louis de Ravescott, 1488.

On a prétendu que Timprimerie avait été introduite à Anvers en 1476, et que cette année avait vu paraître une édition en ûainand de la Vision de Tondal exécutée par Matthieu Van der Goes.

Le tjposrraphe aue nous venons de nommer travailla de 1^82 à iMkf puis vinrent fjérard Leeu, et Jacques Ganter; ce dernier, dont le nom ne figure plus après H93y mit nu jour un certain nombre de chroniaues et de romans de chevalerie ornés de hguros sur bois. Citons aussi Claas Leeu (14'87-88); Adrien van Liesvelt (14'9^-09); Michel van Hoogstraten (1495); Godefrov Back (U96); Henri Eckert van Uombereh (1M6) ; et Nicolas de Grave (1506).

Au XVI* siècle, Anvers s'enorgueillit de Christophe Plantin auquel nous consacrons un article spécial.

Colard Mansion s'établit à Bruges ; il y

(155) Un bihiiographe sété et instruit, M. F.-L. Ilollinaiin de H^iinbourg, a inséré dans le Bulletin eu bibliophiie beige^ i. XIII, une liste chronologique des ouvrages cl dissertations concernant Thisloire de Timprimofic eu Hollande cl en Belgique.

publia vers 1472 le Jardin de dévotion^ sans date, et en 1476, fouvrage de Boccaco, De la Ruyne des nobles hommes ei femmes. Nous donnerons aussi à cet imprimeur une mention particulière.

Les Frères de la Vie commune furent les premiers imprimeurs que vit la ville de Bruxelles; en 1476, ils mirent au jour le 6'no/oso/c^ta d'Arnold Geilhoven. Leur dernière publication est la Legenda S, Henrici et Kunegundis, 1484.

Richard PalTroet do Cologne s^établit, en 1477,àDevtMiter,etjusqu*àl500 il y déploya une grande activité; Jean de Breda y travailla aussi de 1487 à 1500.

Arnold Cœsaris appelé aossi Keyzer ou de l'Empereur , introduisit la typographie k Oudennrde; il y mit au jour en 1480 les Sermones d'Herman de Petra super oraiiO" nem Dominicam, Un anonyme imprima à Hasselt (près de Liège) la même année les EpUres et Evangiles^ en ilamand. Arnold Cœsaris se rendit en 1483 à Gand, et il y publia la Rhelorica divina.

L'imprimerie fut introduite h Ypres en 1530; à Maëslricht en 1552, par Jean Batben; à Liège en 1556| par Henri Rochefort ; h Mons en 1580, par Rutger Velpius» et k Malines en 1581, par Jacques Heindricx.

Nous laissons de côté les prétentions trèscontroversées de la ville de Harlem, à avoir été le berceau de l'imprimerie dans le monde entier. Utrecht est la première ville des Pays-Bas, dont les titres sont authentiques ; Nicolas Ketelaer et Gerhard de Leempt y imprimèrent en 1473 TiEfîstoria scholasêica JVovi Testamenli. Jean Yeldener, après avoir travaillé à Louvain, se rendit è Utrecht et y imprima en 1479, 80 et 81. En 1477, Gérard Leen mit sous presse à Gouda les Epislelen en Evangelienf et il ne cessa ses travaux dans cette ville (|u*en 1485, pour se rendre à Anvers. Jacob his de Jacob et Maurice Yemants exécuté* rent ensemble à Delft en 1485 une Bible en hollandais, mais elle est fort incomplète, car les Psaumes et le Nouveau Testament en entier y manquent. Chrétien Snellaert travailla aussi à Delft en 1495-%, ainsi que Henri Eckert en 1408.

Jean de Yollenhove avait imprimé, à ce

3u'on a pensé, les Summulœ R. Hispani^ à woll en 1479; Pierre Os fut à Tœuvre en cette même ville, dé 1480 à 1510.

Un anonyme que Prosper Marchand a cru à tort être Jean de Westphalie, imprima à Nimègue en 1479. Schiedam peut citer un ouvrage imprimé en 1483.

Ce lut aussi dans cette année que Jan Andrieszoon s'établit à Harlem. Les Visions do Tondal en flamand parurent en 1484 à Bois-le- Duc. Un Breviarium Trajectensis ecclesiœ^ exécuté au couvent de Hem près

On trouve dans cette énumération Pindicailon de divers ouvrages relatifs aux prétentions de .la viUe lie llarlein a la découverte de la typographie. D'autres écrits concernent U famille des EUcYft^rs.

IMP

DICnONNAIRB

IBiP

de ScboenhOTen , porle la date de 1^95, et nVi point de nom d imprimeur.

I^ Tîlle d'Amsterdam, où l'imprimerie devait, au x?ii* et au xyiii* siècle, présenter tant d'activité, ne semble pas être entrée dans cette carrière avant 15S3.

Elle vit fleurir chez elle les BIneu et une branche des EIzeviers ; nous avons consacré un long article spécial à ces derniers imprimeurs qui ont acquis un nom bien célèbre. Il nous reste à citer le village d'Anjum, près de Dokkum, où Hidde Camminga imprima, vers 1^86, un Recueil de$ lois de la Frise. Des bibliographes ont voulu, mais sans preuves, faire remonter jusqu'à 1^60 ce volume dont on ne connaît plus que deux exemplaires. Nous allions oublier Levde où Heinrick Heinrici, travaillait en 148i, et où Jlugo Janssoen fut à l'œuvre de 1487 h 1499.

L'ardeur avec laquelle tout ce qui concerne rbisioire des communes néerlandaises a été étudié, a provoqué de bons et solides travaux sur le mouvement de la typographie dans plusieurs cités de la Belgique; nous «nenliounerons :

Beckerekeê nir la vm et les travaux des Impnmeun de iiand^ par i. Van der llaegheii, Gand, 1859,

LeStif/eltn iu hibKophile belge, tom.XIV,

t>. iâO, consacre è cet ouvrage une notice à aqoelle nous emprunterons quelques passages.

La grande cité flamande, la ville de Charles-QuHit n*occupe pas un rang très-distin« 'gué dans les annales de la typographie ancienne. Les troubles civils nuisaient au développement de l'industrie : pendant longtemps on ne vit sortir des presses gantoises presque aucun ouvrage important; tout se bornait h des édits, des almanachs, des tarifs, quelques livres d'école et de piété, xle loin en loin quelque poëme flamand ou btfn.

Le premier typographe de Gand fut ArffUKid de Keysère qui s*était d'abord établi h Audenarde. Le premier livre qu'il publia ( et on «n eonnatt nuit) est daté de 1483; de 1485 à 1513 il y eut interruption cx)mplète. <shislain Manilius travailla de 1559 à 1573 -avec quelque aotivité.On compte une soixantaine d'ouvrages produits dans ses ateliers. Son suoi*.esseurGautiereut une longue carrière; ses premières impressions datent de 1574, 'et ses presses roulèrent sans interruption jusqu'en 16M. Toutefois dans celte période de 52 ans, on ne compte qu'une soixentaine de traités ou d'opuscules, la majeurepaptie aans intérêt.

De 1585 à 1612 Gautier Manilius fut le #Aul imprimeur à Gand. La V partie de la bibliographie gantoise contient les publications de dix-neuf (ou vingt-quatre en ^ comprenant les veuves) imprimeurs et kbraipes. Les «ouvoages sont décrits avec le plus grand soin et .la plupart de.nifu: les 'QotiODS^ur les imprimeurs ont coûléibeaucoup de recherches. Les produits de l'an-

cienne typographie gantoise font eo généni très-rares, et malgré leur pea de vileor intrinsèque, leurs prix dans les ventes soot très-élevés. Il y a dans le nonibre des li* vrets de quelques pages qui se sont veodai non au i)oids de l'or, mais au poids des bQlets de banque. Il en est plusieurs dont oi ne connaît qu'un seul exemplaire, et qne sa disputent d'opulents amateurs.

C'était une entreprise très-dîfBcile qoi de dresser le catalogue de oetta fonle de petits livres curieux, de plaquettes introuvables, de brochures uniques, il Cillait pour oa travail un homme d'une persévérance rare et qui joignit à la science le dévouement qui ne recule ni devant les peines, ni deraol les sacriGces pour recueillir d'abord autov de soi un riche moyen de publications locales. La Bibliographie ganioiMe est un modèle en son genre ; elle est dressée conformément à toutes les exigences de la bibliologie mo* dcrne ; les notes qui accompagnent fa des« cription des livres sont fort intéressantes peur l'histoire littéraire du pays et renfer* ment une foule de renseignements sur des éditions inconnues aujourd'hui, mais qoi, dans leur temps, ont eu leur petite vogoe.

Le Bulletin du bibliophile belge^ t. IX, p. 470, a consacré une notice h Rutger Velpen qui introduisit en 15B0 l'art ty|K)graphique dans la villle de Mons: les prodoetions de cet imprimeur sont nombreuses, et il en est de fort rares et de peu connues.

Bibliographie montoiie, Aimaleê de rimprimerkh Mont depuiê \b90 iuêqu'ànos jourg^ par U. Hippo* Ivie Koussclle, présideni d« la société des acieners, des arls, ei des leUres du ilalnaut. Jfoiia, IK5S, |r. iii-8, vi'i et 771 pages.

Ce travail a paru successivement dans les mémoires nt publications de la Société du Sciences, lettres et arts du Hainaut^ t. iX et X, et secondé série, t. i à VI. Le Bulletin du bibliophile belge^ t. XV, p. 157, a fait i'éloge du soin minutieux et du zèle inielli-

5ent que fauteur a apportés à l'acbèvement e ce livre ; l'introduction débute par un essai snr l'histoire littéraire de la ville de Mons. Vient ensuite le récit de rétablissement de la typographie en cette ville en 1580, accom(>agné de nombreux renseignements sur l'introduction de la presse à Binche, par G. Cordier. Les mesures de itolice prises è l'égard de la presse, et la législation oui a régi cette matière en Belgique depuis Lharles-Quint jusqu'à nos jours» souH'otqel de recherches lort ériidites.

Les Annales de iimprimerie à Mons commencent à la page 127. Biles contiennent dans Tordre chronologique les Uibliogranhies spéciales de tous les imprimeurs établis dans cette ville depais Rutger Velpea (ISSO) jusqu'à Henri Chevalier qui s'est retiré en 1856. L'auteur s'est abstenu de |»arler des imprimeurs, au nombre dedou2e,qui exercent encore leur industrie à Mons. Les .typographes dont les impressions font l'objet dulMTce, soot .au nombre 4b Ik* i^^' iabgue de leurs produit^ (UHiS iDiâoîén^ji

IHP

DE BIBLIOLOGIE.

IMP

aque fois précédé d*uiie notice biogra-

e. La notice întroductive du catalogue

rnaiitl'œnvre deGaspard Migeoi (1664^-

et relie qui suit rarlide consacré au

X Nouvfau Teslament de Mons (1667)

t un vif intérêt. Le reieiré des titres est

ans l'ouvrage de M. Rousselle avec

tîtude qu'exige un bon travail de bi-

apbie. Orthographe, ponctuation et

! les caractères sont strictement repro-

ou imités. Les titres sont suivis de

»tion des sources où les renseigne*

1 ont été puisés; les bibliothèques pu-

3S ou particulières qui possèdent les

filairesdeslivresdécnts sont indiquées.

and nombre d'articles sont accom))a«

de remarques savantes. EnGn deux

alphabétiques» l'une des auteurs des

ges, Tautre des ouvrages anonymes,

lient ce travail sur lequel nous nous

es étendu avec quelque détail , parce

serait fort h désirer qu'il en fût exé-

le semblables pour d'autres villes.

légalement à Thistoire typographique

elges qu'il faut rattacher un ouvrage

ous avons déjà mentionné, les Recher»

ur la vie et tes travaux des imprimeurs

et néerlandais établis à VEtranger^

. E. Van der Meersch , Gand^ t. 1",

— Cet ouvrage a une véritable im|K)r-

bibliographique. Rechercher la part

es Pays-Bas et la Belgique ont prise

Production et au développement de

rimerie dans les diverses contrées de

)pe, étudier l'influence que leurs tra-

ont exercée au xv* siècle sur le mou-

nt général des esprits, c*est \h un sujet

et intéressant. — Dans le débat élevé

Harlem et Mayence au sujet de la

ité de la découverte de la typogra*

H.VanderMeerschse prononce, comme

it facile de le prévoir, en faveur de la

hollandaise. 11 prend d'ailleurs pour

à cet égard l'ouvrage de M. Bernard

origine de Vimprimerie^ et il n'y ajoute

de documents ou de faits nouveaux.

oire de l'introduction de la tvpogra-

dans les Pays-Bas est retracée avec

et exactitude, les titres iles ouvrages

rapportés avec soin; parfois des fac-si-

sont donnés.

près un calcul statistique des produits

presses belges et hollandaises avant

M. Van der Meersch montre que de

es pays de l'Europe, les Pays-Bas sont,

proportion gardée, ceux qui ont pos-

le plus d'imprimerie-s et qu'ils ont

le dixième des livres imprimés avant

époque.

i&ant ensuite aux typographes dont il l'histoire, l'auteur parle d'abord d'Ar- Tber Hoen de Cologne, quoiqu'il ne tas bien démontré que ce typographe é belge. Il consacre 83 pages à décrire ditions. Gérard de Lisa» dont l'histoire

t) On peut signaler, entre artres éditions îles |uei renarquables sous le rapiiort typogra* i et dout les cieinplaires en i^rand p;iplcr out

est inconnue et qui s'établit k Trévise; An*toniusMathias d'Anvers,qui avait ses presses à Mondovi et à Tégard duquel on ne saix rien, Arnold de Bruxelles, qui imprima à Naples, sont ensuite |)assés eu revue. Puis viennent Pierre de Keysère, qui imprima à Paris, mais qui était peut-être allemand; Henri Naarden,sur le compte duquel on ne sait rien, et Paul Leenen qui travailla à Rome. Ainsi sur sept typojgraphes dont parle M. Van der Meersch, il y en a trois dont l'origine belge est très-douteuse.

Malgré quelques erreurs inévitables peut* être dans tout long travail de ce genre et quelques défauts de méthode, \e% Recherchée en question sont un ouvrage utile, et 1h Hu/letin du bibliophile belge ^ t. XII, p. 428, le

aualifie de très-bien fait et avant nécessité es recherches nombreuses ; 1 exécution typographique est des plus distinguées.

{ Vlî. — Angleterre,

On a signalé Oxford comme la première fille de la Grande-Bretagne qui soit entrée dans l'arène typographique en mettant au jour en 1468 VÈxposicio S. Hieronimi in Sym* oolum apostolorum. C'est un petit in 4 de 42 rts daté anno Domini M. CCCC.LXVHJ; la présence des signatures a donné tout lieu de supposer qu'un X a été omis dans cette souscription, ce qui renvoie la date de l'impression à 1478. On ne connaît en Angleterre que neuf ou dix exemplaires de ce «nlunie très-précieux amplement décrit dans là Bibliotheca Spenseriana iïa Dibdin, avec repro'iuction l'U fac-similé des types employés.

On connaît deux ou-vrag^'s invprimés à Oxlord peu après cette Expasicio: YHistoria Trojana de Guido de Colufnna datée de 1480 et dont le tj^pographe ne s'est désigné que par les initiales T. R; VExpositio d Alexandre de-Haies, Super fl fibros de anima^ 1481, laquelle nous apprend qu'il s'agit de Théodoric Rodt (ou Rood ), nom qu'on retrouve dans une édition datc^e de 1485 de la traduction latine des EpUres de Phalaris faite par François Aretini Rodt (dont le nom est aussi écrit Roth) était de Cologne.

En 1575, le comte de Leicesler, chancelier de l'Université d'Oxford, y établit une imprimerie qui mit au jour en 1585 pour premier labeur le Spéculum moralium quœslionum in universam eihicam Aristotelis |»ar John Case. L'ouvrage fut imprimé par Joseph Barnes, lequel travailla jusqu'en 1617. En 1644 cette officine fut réorganisée et établie dans un des bâtiments de l'Université, le Theatrum Sheldonianum ^ et cette indicat.on figure sur un grand nombre d'éditio/i> mi»es au jour jusqu^en 1759(154). £lleestnlors remplacée par celle de Clarendon printing house (imprimerie Clarendon); cet établissement, ouvert en octobre 1713 et qui débuta |>ar mettre au jour uno partie des Colleelanea de

iiuc haiile valeur, le Pïmlart de 1697 , le Lycophron de i7Ui, I b Peiiti $éographeê ffrect , 16i>8, l7o7.

IMP

IMP

Lclantfy a subsisté jusqu^en 1830, où il fut remplacé par VUniversity Press ^ encore en acliTi(é(155).

La premier livre imprimé à Londres et que nous connaissions est la traduction faite et mise sous presse, en iVJk^ par William Caxton du traité de Jacques de Cessoles sur la moral isallon du jeu des échecs. Ce typographe célèbre trouve d'ailleurs dans notre Dictionnaire un article spécial qui nous disl>ense d*en parler ici avec détail.

On rencontre ensuite John Letton en 1&80- 81 et William Machlinia, lUl-83, mais ils restèrent, sous le rapport deTactivité, bien au-dessous deWynkyn de Worde, originaire de la Lorraine et élève de Caxton ; il commença en IMl à travailler de concert avec son mattre ; il s'établit ensuite de son côté, et lorsque la mort vint Tarrèter en 1533» il avait publié ^08 ouvrages en latin et en an-

f;1ais, mais aucun en grec. Ce fut lui qui, e premii^r en Anj^leterre, fit usage de caractères romains. Ses éditions devenues rares conservent une haute valeur auprès des bibliophiles britanniques.

N*oublions pas Richard Pynson, né en Normandie et élève de Caxton, qu*il appelle son respectable maître dans son édition sans date de Chaucer. Il mourut en 1529. Julien Notary, qui travailla de U98 à 1518, mérite aussi d'être mentionné. On trouve ensuite William Faques ( 15(^-11 }; John Scott f 1506-34); Thomas Godfroy ( 1510-32 : c'est a lui une paratt avoir été accordé le premier privilège, et on le trouve à V Histoire du roi BoceuB, espèce de roman moral ); John Rastell (1517-36); Robert et William Copland (1525-47, et 1552-68); Robert Redman, Thomas Berthellet, et bien d'autres dont i*énuiiiération serait dépourvue d*intérèt.

Vers la fin du xv* siècle, la petite ville de Saint-Albans fut en possession d'une imprimerie. Un moine (juiétaità la tète d*une école etqui était TamideCaxton, mais dontle nom est demeuré ignoré, y travailla de 1480 h 1486. On lui doit une édition in-folio d'un traité en vers sur la chasse et la pèche comi»osé par une dame, Juliana fiarnes. Ce volume, dont on ne connaît que deux ou trois exemplaires, est longuement décrit dans la Bibltotheca Spenseriana^ t. IV, p. 273, qui en donne des extraits étendus. Un exemplaire imparfait de deux feuillets fut acquis Ïmr sir Thomas Grcnville peu de temps avant a mort de cet amateur émiuent, et il est aujourd'hui au Musée hritaiininue.

En 1509, la typographie rut introduite à York par Uewe (joes, fils d'un imprimeur anversois qui v imprima un ouvrage de liturgie. En 152* Pierre de Trêves {de Treviris) s*établit à Soulhwack , faubourg de Londres; il débuta i)ar imprimer les Disti^ gués de Caton avec les notes d'Erasme ; il

(155) Parmi les é'Ii lions sorties de la Clarendon Près*, lions non» bornerons à mentionner le grand travail de WyiienlMcli snr les Œuvreê Iforw/et de Ploiarqne (1795-1850, 9 vol. ) el le Slrabon de 1807, i vol. in-folio.

1156) Vers 1558, Thomas Davidson imprinïd à

mourut en 1552. Jean Silierch» origÎBainds Lyon, se fixa à Cambridge, où, selon qad-

3ues auteurs, il publia en 1517 le traité 'Erasme, De conscribendis epistolis : W est vrai que divers bibliographes regardent cette production comme douteuse et croient qu'une traduction latine du livre de Galieo, De temperamentis^ mise au jour en 1521, fat le premier ouvrage imprimé à Cambrid[se. En 1525 Thomas Richard, religieux de l'abbaye de Tavistock, imprima dans son eoa* vent une traduction anglaise en vers de II Consolation de Boôce, écrite en 1410 par Jean Walton; c'est un volume très-rare et d'un très-grand prix.

On connaît un ouvrage de coniroverse eo faveur des idées de la Réforme qui porli rindioation de Winchester, 15U&, mais les bibliographes les plus compétents croieDi que cette désignation est supposée et quele livre en question fut imprimé en Suisse. Antoine Scoloker mit au jour è Ipswichen 15tô les Sermons de Bernard Ochiu, et John Mychell fit (paraître en 15i9 à GantertMirjr un livre do Chroniques. On regarde aossi comme supposée l'indication de GreeDwIeh sur un volume de polémique religieuse dat< de 1554. il n'en est pas de même de ce qui regarde Norwich,où des réfugiés, venus des Pays-Bas, s'établirent en 1565, et l'un d'eoi, Antoine de Solempne, publia de 1568 à 1579 un assez grand nombre d'ouvrages dont plusieurs sont en hollandais. L'imprimeria commença en 1588 h s'exercer à Coventrj, è Norton et à Warringlon, mais nous noos en tiendrons là, ne voulant pas suivre sa marche dans toutes les villes de l'Angleterre. Nous ne dirons que peu de mots des autres parties du Royaume-Uni. Une imprimerie s'établit h Edimbourg sous la protection da roi Jacques IV (156j, mais en 1563 on o^ possédait pas encore de caractères grecs; car, dans un livre ayant cette date, des passages grecs sont remplis è la main. Vient ensuite la ville de Saint-André, où un Catéchisme fut imprimé en 1558; une édition d'un poëmeintitulé TheCompiainiofSeotloMdt signalé sous la date de 1548, est douteuse.

Parmi les imprimeurs écossais qui se sont fait un nom justement estimé, il faut citer deux frères, Robert et André Foulis. . Leurs types sont élégants, leur papier est très-bon. On estime beaucoup VHoraee poblié par- Robert en 17^V, qu'on dit être exempt de toute faute. Les épreuves avaient été affichées dans le collège de Glascow, et une récompense était offerte pour chaaue faute au'on y découvrirait. Les deux /rares s'étant associés publièrent une séria d*auteurs classiques justement estimée ; oo y distingue Cicéron , 17M, 20 vol. in-19; le Nouveau Testament^ grec, 1760; Bomirt^ grec, 1756-58, k vol. in-fol.; rAucydtde.

Edimbourg une traduction faite par John BelleMlM de VHisioire d'Ecoiu écrite en latin par Hector Boà: rcfte éiiitiou in-folio eu un caractère getliii|ae«*i Lclle Gt, circonstance reinarqu»bte, on eu eonvli trois exemplaires sur pciu-velin.

IMP

DE BIBLIOLOGIE.

IMP

gree-lfltin, 1761,9 vol. in-8;Jir<'hop/^on, greclatin, 1762.G7, 12 vol. in-8 ; Hérodote, 1761.

Un autre Foulis, qui vécut jusqu'en 1806, se montra di^ne de marcher sur les traces de ses devanciers; son Virgile^ 177^, 2 vol. infoL, et surtout son Eschyle, 1775, in-fol., sont de tr^s-beaux volumes. Plus lard André Dun* can a mis au jour, égalemeutà Glascow, des elassiques grecs et latins in-8 , exécutés arec beaucoup de soin et d'habileté.

Passons à l'Irlande. Humpbrey Powell est le premier tj|)ographe qu'on y rencontre. Il mil sous presse à Dublin en 1551 un livre de liturgie. N. Walsh et J. Kearney commencèrent en 1571 à se servir de caractères irlandais. Le premier livre en lang^ue latine qui vît le jour en Irlande fut l'édition donnée parUsner des Litetœ GotteschaUi, Dublin, 1631, in-^. La seconde ville qui, après Dublin, reçut l'imprimerie, fut Waterford,oi^ l'art ij'pographique débuta en 1555.

Pour donner d'ailleurs une idée de l'actiirité de la t)^pographie dans les deux Uniirersités anglaises dont nous avons parlé, nous dirons qu'en sept ans, de 1808 à i815, les presses d'Oxford mirent au jour 329,000 exemplaires de la J?i&/e ; ^23,000 exemplaires du Nouveau Testament; 19^,000 du Livre de prières, 11 sortit dans la même période des presses de Cambridge /»60,500 exemplaires de la Bible ; 386,000 du Nouveau Testament: 200,000 du Psautier, du Catéehismtf etc., 400,000 du Livre de prières.

En 1830, un vaste édifice destiné à rem-

Î lacer la vieille imprimerie de l'Université Oxford fut terminé; le premier ouvrage qui sortit de ce nouvel atelier fut le recueil en 8 volumes des Œuvres théotogiques de Barrow.

Nous terminerons ces notices nécessaire* ment très-succinctes sur l'imprimerie en Angleterre en mentionnant quelques-uns iïes typographes modernes qui sont le plus dignes d attention.

Bensler (Thomas) se fit connaître en 1189 par la publication de la Physiognomie de Lavater, et il de tarda pas à se placer au

Sremier rang des imprimeurs de la Granderelagne. Ses principales productions sont une édition de luxe de la Bible en anglais, 1800-1815, 7 vol. iurfolio, et une édition do V Histoire d: Angleterre âeRutne, 1806, 10 vol. in-folio. Les artistes les plus distingués, Keynolds, West, Opio, Fuessly Northcote, Uaoïilton, fui fournissaient le concours do leurs crayons. Sa Poet's Gallery, son édition des Saisons de Thompson, 1797, infolio, attestent qu'il n'épargnait rien pour reproduire d'une façon éclatante les chefsd'œuvre de la littérature anglaise. Parmi ses éditions de moindre format, on remarque le Shakespeare en 7 vol. in-8, et Hume en 10 volumes. Il s'exerça dans un genre de travail peu répandu en Angleterre, l'impression sur fieau-vélin, et il fut le premier qui, dans la Grande-Bretagnai fit usage de

la presse à vapeur inventée par un Saxon, Frédéric Koenig.

Bensley eut le malheur de voir deux fois ses ateliers détruits par l'incendie (5 novembre 1807 et 28 juin 1819). 11 redoubla de vigueur après ces calamités, et ne perdit rien de son activité jusqu'à sa mort, survenue le 11 septembre 1835.

Bulmer ( William), après avoir travaillé quelc|uc temps è Newcastle, sa patrie, se rendit à Londres et se fit remarquer par de jolies éditions en petit format des poètes anglais et par le Perse qu'il mit au jour en 1790. Georges Nicol, libraire de Georges III, avait entrepris, sous les auspices du roi, une édition de luxe de Shakespeare; l'exécution en fut confiée à Bulmer. Le texte, revu par d*habiles critiques parut accompagné de splendides gravures.

Ce bel ouvrage fut bientôt suivi d'un autre qui ne lui cédait en rien, les Poésies do Milton, en 3 volumes in-folio, 1793-1797; vinrent ensuite les poèmes de Goldsmith et de Parnell avec des gravures sur bois de Berwick qui furent alors regardées comme le nec plus ultra de l'art, le Muséum Wors-^ leyanum,q\x\ coûta,dit-on, plus de 600,000 fr, au riche amateur qui en fit les frais; les Portraits of the Turkish Empire , recueil exécuté par ordre de Selim 111 et dont l'édition entière fut envoyée à Constantinople; les Antiquités arabes en Espagne par Murphy, 1810, livre des plus remarquables, sous le rapport do la grandeur du format et de la beauté des gravures.

Thomas Davidson, mort en 1831, et remarquable pour la beauté des ouvrages qui sortaient de ses presses. Il avait découvert une encre fort supérieure à celle qu'employaient ses rivaux. La belle édition du Monasticon de Dugdale, divers ouvrages do Byron, le poëme de V Italie de Rogers, quel(|ues Ânnuals sont des témoignages éclatants de son habileté.

John Mac Creery, mort en 1832; cet habile typographe comnosa sur son art et sur les questions sociales qui se rattachent k l'imprimerie un poëme dont la première l^^te vit le jour en 1803, la seconde en 1827 et qui est loin d'être sans mérite.

James Ballantine, mort en 1833; il s'établit à Edimbourg et publia plusieurs journaux à larédactiondesquelsil prit une partactive; il devint fameux par ses relations intimes avec Walter Scott dont il imprima les divers ouvrages.

Thomas Hansard, mort en 1833, imprimeur distingué è Londres et auteur d'un ouvrage intitulé 7'^poyrapAia;ce livre, orné de planches, est fort intéressant.

Kilmond Fry, mort en 1835; après avoir étudié la médecine, il se livra à la typographie, mais il s'occupa surtout de la fonte des caractères ; il perfectionna ceux qui étaient alors en usage, et il fit faire à son aride

grands progrès; ses types réguliers et d*une eauté sérere ne furent pas toujours du goût des imprimeurs qui souscrivaient aux caprices de la mode en adoptent des caractères de faniaisie.

Miller Ritchie , mort en 1828 i Tflge de 77 ans ; il voulut, jeune encore, marcher sur Jc traces de Baskervile qui avait rendu k l*ait typographique un éclat depuis longtemps bien terni ; il débuta par imprimer aux frais de M. Homer« dignitaire de l'Univer^iiéde Cambridge, les ouvrages de Saliuste, de Pline, de Tacite, de Quinte-Curce, de César, de Tile-Live. Après avoir gardé le^ exemplaires qu*il voulait distribuer en

{présents, M. Homer vendit toutes ses édiions au libr<tireThomas Payne. Miller publia ensuite en 1796 une belle Bible en 2 volu* mes in-i; il en tira deux exemplaires sur papier de Chine imprimé d*un seul côté. 11 0iit ensuite au jour les Mémoires de Grammont, in-^, qui furent tirés à 1500 exemplaires papier ordinaire, SOO papier On, un sur vjâlin et trois in-folio, la page in-i^ étant «ntourée de marges énormes. Miller Ritchie linit par faire de mauvaises affaires; il céda âon imprimerie k Bulmer, puis à Bensley, et jl leur prêta son concours pour Texécution 4'ouvra)ses d'une grande l>eauté. On trouve

Ïn portrait de ce laborieux typographe dans Typographia d'Hunsard.

{ VIII. — Smue.

Ce fut4 Beromuenater, dans le canton de Lucerne, que Elias Elie, chanoine et professeur de belles-lettres, établit en 11^70 une imprimerie avec l'aide de Jean Doerflingcr et d'Ulrich Gering; il y exécuta en li!t70 le JUammoireciui : en 14-72 le Spéculum vitœ humanœ de Rodrigue de Zamora.

Vers U73 Bertold de Bâle ou plutôt Berchtold Ruppel de Hanau (car tel était son vrai nom) fit paraître à Bâle un Repertorium vocabulorumexquisitorum. Winzler;de Strasbourg et Bernard RIchcl firent ensuite quel- Îues travaux, mais la palme revient h Jean merbach qui, après avoir été correcteur à Nuremberg chez Koburçer , établit è Baie une imprimerie vers ikSd et y travailla jusqu'à 1512. Jean Besicken y imprimait aussi en 1483, mais è partir de 1493, on le trouve établi à Rome. Vinrent ensuite Pierre Rollicker et Jean Meisler (de 148^ à 1500), Jacques de Pfortzheim de 1488è 1518; Michel Funder de 1490 è 1518 (en 1507 il s'associa avec Jean Schill de Strasbourg). Un rôle plus 'lm(K)rtant revient à Jean Froben, qui fut l'ami d*Erasme, et qui imprima de 1&91 à 1527 ; son fils travailla de 1528 à 1563 ;de 1531 è 1561, il fut associé à son beau-frère Nicolas Episcouius. Divers membres de cette famille travaillèrent jusqu'à 1603. Jean Bergraann von Olpe (im-1506) et Jean Pétri méritent aussi aètre cités ; ce dernier eut pour successeur son neveu Adam Pétri, mort vers 1525, et dont le fils Henri fut non-seulement typographe, mais encore homme d'Etat et Orêdecin^ Il exerça son art de 1528 è 1578;

pitTIONNAIBB IMP

ses fils Sixte et Sébastien imprimèieat ju»qu'en 1619.

Le troisième endroit de la Suisse oi li typographie s'installa fut Burgdorff dans le canton de Berne; on y imprima en 1475 deux volumes qui ne portent point de nom ua typographe. Notons aussi que quelques bililiographes ont pensé qu'il s'agissait non de BurgdorûT en Suisse, mais de la petite ville qui porte le môme nom et qui est entre Hanovre et Celle. Arrivons à Genève» où l'îoprimerie fut établie en 1478» mais on b'j trouve pas d'éditions datées avant celles

Su'Adam Steynschawer de Scbweiofart j tablit en 1480.

Louis Cruse, surnommé Garbini, travailb de 1481 è 1495, ainsi qu*un typographe qui ne s'est fait connaître que par les mitiuti J. B. (on croit que c'est Jean Bellot).

En 1480 on imprima aussi dans le couvent de Sorten (diocèse de Constance) et eo 1500 \ Sarsee, |)rès de Lucerne»

Vers la fin du xv* siècle « Pierre Hagei était établi è Zurich, en 1508 HansamWasen y travaillait ; Uans Ilager s*y fisa de 1320 à 1530. Christophe Troschaern (ou Froschover) y vint dès 1521 et y publia un grand nombre d'ouvrages favorables à la Réfurioe. On a mis au jour en 1840 è Zurich in-4 une notice étendue sur la vie et les travaux de ce typographe : Chr. Froschover nack Meinem Leben und Werken. Après sa mort, survenue en 1564, son établissement passa è Jean Wolf, ensuite è Conrad Orell dont les descendanii le possèdent encore.

En 1511 on imprima è Aargan un ouvrage de J. Motis : Apologia mulierum; è Lucerua on publiait en 1536 et à Berne vers la niéoiti époque. Pierre de Vingle, surnommé Pérot Picard, s'établit à Neuchfltel en 1533; il j imprima l'année suivante un Nouveau Tes" tament en français, et en 1535 la traduction française de la Bible fiar Oiivetan.

Le canton de Vaud a été signalé comme ayant vu paraître en 1481 dans le couvent de Rongemout une édition du Fa$ciculut temporum de Kolewnk, mais il parait que la souscription de ce volume ne se rap()Orie pas à son exécution typographique. Jean Uy ver imprimait à Lausanne en 1566; Jean Le Preux le suivit en 1571. Une association d'imprimeurs s'établit en 1619 A Yverdoo et prit le nom de Société heivetiale cadoresque.

^ Un Italien nommé Landoifo introduisit l'art typographique dans le paysdesGrisons; il mit au jour en 1550 à Puschlaw (ou Poschiavo, Posclavium) Listaiuti di Puêchiato. C'est sans doute le même typographe qui exécuta un autre volume mis au jour dans la même ville, sans nom d'imprimeur : liis euorta et christianna fuormaaa intraguiérr la gioventuna ; en 1607 un Nouveau Ttitament fut publié dans la langue du ^^ys. Le premier volume mis au jour à Coire est daté de 1606.

Vogt (Catal: libr. rar. p. 10) indique une Chronique latine de l'empereur Frédéric Bar» berousse, imprimée à Schaffouse en 1530. il

lUP

DE DIBLI0L06IÊ,

IMP

fisor

existe des impressions faites en 1577 dans cette ville |>arHans Waldkircb qui se transporta à Bâie en 1581.

Dès 1512 on imprimait à Saint-Gall, mais le premier topographe qui ail travaillé avec

Suelque activité dans celte ville fut Léonard traub qui y était à l'œuvre en 1578.

A FriL)0urg parurent en 1585 les jferftroiione$ de Clauss d'I^nterwald. On imprimait è Solenre en 1568, à Sion en 1617, h Zug en 16U. Le couvent d'Ëinsiedeln {Canobium heremUarum dans le canton de Schwyz ) fui redevable en 166i à Tabbé Placide Raymann de rétablissement d'une imprimerie d*où sortit en 1669 un ouvrage de Keding devenu fort rare, DisquisUiones refutatoriœ advenue sacrai speciatim Einsiedlenses ptregrinatio* nt$ et evulgatœ disserlationeê.

Ce ne fut également que dans le cours du XTir siècle, en 1640 et en 1679, que Ton commença à imprimer dans les cantons de Zuget d'Apj>enzeI. Les frères Agnelli établirent en 1746 une imprimerie a Lugano, dans le Tessin, et cette vilje a continué de mettre au jour des ouvragés '.dont la publication n'aurait pas été permise en Italie.

L'bistoire des origines de la typographie è Genève a été l'objet de recherches patientes et attentives de la part d'un ami des lettres établi dans cette ville, M. Guillaume Favre. i''.e travail, après avoir paru dans le premier volume des Mémoires et Documenté de la Société d'histoire et d'archéologie de Cenevf, a reparu dans les Mélanges d'histoire littéraire ( Genève, 1856, t. Il, p. 309), qui présentent la réunion des écrits de ce savant >udicieui.

Quatre-vingts Tilles environ précédèrent Genève dans l'exercice de la typographie, mais vingt et un ans après la publication du fameux Psautier de Mayence, un imprimeur, né à Schweinfurt, près de Bamberg, Adam Steynschawer mit au Jour le premier volume qui ait paru à Genève • le Litre des Saints Anges par François iiiximincs ( écri- Tain catalan de la fin du xiv* siècle et qu'on a parfois, mais bien II tort, confondu avec le célèbre cardinal Ximenez)» La bibliothèque municipale de Genève possède deux exemplaires de ce volume très-rare.

Steinscbawer imprima cinq ouvrages i Genève, mais il ne mit son nom qu'à un seul, UQ Roman de Mélusine publié en 1478. C'est un in*folio dont on connaît à peine quelques exemplaires. Celui de la bibliothèque Impériale à Paris est inconplet du dernier feuillet, mais celui de la bibliothèque de Wolfenbuttel est entier. Nous ne connaissons aucune adjudication de ce volume, dont le texte a été réimprimé à Paris en 1854 (dans la collection eizevirienne de M. Janaet, par les soins de M. Charles firunet^il

(157) L*lii6U>ire du granti Fier-à-bras, adversaire de Cliarletnagiie en Espiigne, a fourni le .sujet d*itn ancien poème provençal publié par Bl. Bekker dans le X* volume uei Mléhtoires de V Académie de Berlin, M. Fauriel^ilains son Histoire de la tUtérature proren^ Si^le^ a donné une longue analyse de celle éponèf. (Vo|. awsi rHifloire Huérêire de la Franee^u \X\K

est permis d^ regretter que Tëditéur ii*ait pas joint au vieux récit de Jean d'Arras des développements littéraires, archéologiques et bibliographiques plus étendus que oeul

3UÎ ont pu trouver place dans une Préface e huit pages.

On attribue aussi i Stetnschawtr, V le Livre de Sapience (ou Doctrinal de Sapience ) par Guy cfe Roye, U'ÎS : vo»ume qiïi fte semble avoir flguré dans aucune vente pli* b'ique ; 2* le Roman de Fier^bras^ iVlè^ pfe* mière et précieuse édition d*un roman de chevalerie fort curieux (157); un exemplaire a été payé 1004 fr. à la vente du prince d*£ssling. La bibliothèque de Genève pos* sède un autre exemplaire.

Une autre édition de ce roman fut donnée également à Genève par Simon du Jardin^ s. d. C*est un in-folio dont il parait qu*on ne connaît qu*un seul exemplaire, celui qui fait partie de la collection Grenville.

Onnerecherche point deux volumes latins imprimés par Scheynschawer, le Prologue super legendas sanctorum (la Légende doréejr et le Manipulus curatorum , livre de GUy ue Montrocherdont Jes éditions se multiplièrent extrêmement à la fin du xv* siècle.

M. Favre signale en tout 31 éditions im* primées à Genève avant Tan 1500; nous nous bornerons è celles qui ont du prix aux yeul des amateurs; quelques-unes en ont beau* coup.

Htitoire d^Otiviet de CantUle eî d'Artns éTAlgafbr^ in-A>l. sans nom dimprimeur, édilion rarissime.

Il en existe une antre édition, sans date (vers U92), imprimée également à Genève par Louis Garbin. Le Manuel du libraire dil que le prix de celle dernière est diiTicile à déterminer; nous en avons remarqué un exemplaire poriéau prix de 36 1. st. 15sb, sur un catalogue de MM. PayneetFoss, libraires è Londres (1845).

Le Roman de$ Sept sages de Rome (vert li83)» in foU

Nous n*avons pas besoin de nous étendre ici sur rhistoire littéraire de cette production d'origine indienne qui fut traduite en hébreu, en grec, et qui passa au moven âge^ non sans se transformer et se modifier, dans toutes les langues de l'Europe. M. Le Roux de Lincy en a publié en 1838 une ancienne rédaction en prose française; une autre en vers écrite vers le xiii* siècle par un écrivain resté inconnu a été publiée par M. A. Relier à TutMngue , en 183e. Ce roman a été réimprimé quatre fois è Genève |en 1490, 1492^ 1494 ( à la bibliothèque de l'Arsenal ), 1498 (un exemplaire 307 fr. vente De Bure en ISÎiÂw 199fr. Essling.)

Vocabulaire latin^franfais^ 14^7, L. CarbÎH..

p. i 00-212.) Des exlraiis asseï peu saiisfaisaiiis du roman en prose se trouvent dans la Hibliolkèqne dts romans » novembre 1777, pag. S9-77; dans les Mi^ langes d*uiie grande biblioifiiqtte, t. VIII, p. 176, dans VHiiiory of fiction, île Duulop. Celle prodnctioii nVsi après tout qu^ofie inMiMIon âlMS isiipidi delà Chronkfjae do pseudO'-TurplB.

nip

DICTIONNAIRK

IMP

C*est te plus ancien dictionnaire de ce genre imprimé que l'on connaisse. Il semble que l'exemplaire de la bibliothèque Sainte- Geneviève è Paris (imparfait du premier feuillet) est le seul dont Texistence soit constatée. Cet ouvrage ne se trouve pas à la bibliothèque de Genève.

Le Kalmdrur du BergUn^ iu-fol., tans dalie (vers 1497).

Il exsiste une autre édition datée de ISOO.

Le Roff Ponthuê'ApoUin » roy de Tfff^ L. Garbin» in-i.

Volume précieux qui était resté ignoré des bibliographes jusqu'à ce qu'il se fût montré à la vente des livres du feu roi Louis- Philippe; il a été acheté par M. Yemeniz de Lyon au prix de 1765 fr.

Signalons aussi :

Les Etndes iur la typographie génevoiie du xv« au XVI* iièeU et $ur foriglne de t^imprimerie en Sulêêe par \L II. GauUier, Genève^ 1855, iii-8.

On trouve dans cet ouvrage une instruction bibliographique étendue, des documents originaux précieux. On pourrait désirer plus d*ordre et de méthode dans l'arrangement de ces matériaux; il serait facile aussi de signaler de trop nombreuses fautes typographiques.

{ IX. — Espagne et PoriugaL

Quelques bibliographes ont indiqué comme le premier ouvrage imprimé dans la Péninsule VHistoria hispanica de Sanctius de Arevalo publiée en U70 è Palentia,mais la souscription (De mandata R. R. D. Roderiei episcopi Palenlini auctoris hujuê libri ego Ùaalricuê Gallus sine calamo aut pennis eumdem librum impresfi) ^ signifie que l'ouvrage a été imprimé à Rome par Ulrich Ilan.

Valence parait la première cité espagnole où un atelier typographique ait été fondé; c'est là que parut en iVlk le volume intitulé, Le$ Obres à Trobes davall escrites, tes qualê tracten de Lohor de la sacralissima Verge Meria. Cet ouvrage est sans nom d'imprimeur; le premier volume exécuté au delà des Pyrénées et signé par le typographe auquel on le doit est la traduction en dialecte valentien de la Bible^ faite par Bonifacio Ferrer, U78, in-folio. Ce volume fut, à ce qu'il parait, supprimé (>ar l'Inquisition; sa rareté est excessive. On en trouve des extraits dans la Bibliotheca Espanola de Castro, t. 1, p. hkk'hkS; il fut imprimé per meetre Alfonso Fernandex de Cordova et meêtre Lambert Palomar Alamany. On ne trouve plus d'ouvrages avec le nom de Fernandez de Cordova, mais Palomar ou Palroart travaillajà Valence jusqu'en U9V. Après lui vinrent Jacques de Villa, 1^93-95, Pierre Hagenbach, Léonard Hurus ou Hulus, Lope de Roca (]ui se transporta ensuite à Murcie, Pierre Trincher, Nicolas Spindeler de Saxonia^ Alphonse deOrta, et Christophe de Alemania.

Kn 1475, on trouve le Manipulus curato- Tum de Gui de Hontrocber imprimé à Sarra-

fosse par Hatthœas Flandrus;oii ne sait pn ien s'il s'agit d'un étranger circulant ca Kspagne ou bien du libraire Mathieu Veodrell qui fit imprimera Girone en lUO,k Barcelone en ihSï.

On rencontre ensuite dans la même ville Paul Hurus de Constance (en iU5, Utt, lV99)et trois autres alleniands, Georges Cod, Léonard Batz et Lupus Appialegger qui trtvaillaient ensemble.

A Séville, le Saeramentat^ per CUmtaU Sançhez de Vercialf fut imprimé en ikTl pir Antoine Hartinez, Bartholouie Segura et Alonso del Puerto; la souscrî^Hipn d^oi autre ouvrage imprimé en 1477 (IfoiiiMb tuper abbalem Panormitanum) les désigne comme les premiers typographes ayant exercé dans cette ville, et donne à com-

f Tendre qu'ils avaient travaillé avant HT7. Is paraissent avoir exercé leur professioo jusQu'à 1482 ou 1483.

Séville peut citer aussi Pierre Bran et Jean Gentil qui furent associés de 1485 9i 1492; Paul de Cologne (1490-91), JeanPegnitzer, Hainard Ungut et Stanislas Polonos qui imprimèrent ensemble de 1491 à 15M; Jean Thomas Favario de Lumelo (1496) et Jacques de Villagusa (1498).

Los bibliographes indiquent 1473 ou 147S comme Tannée où la ty|)ograpbie fol introduite à Barcelone ; on a même parlé de 1U8, mais la chose paraît douteuse. Pierre Bronus et Nicolas Spindeler imprimèrent dans cette ville dès 1478; le premier se joignit eo 1481 à un prêtre, Pearo Posa; le second travailla jusqu'en 1506. On signale aussi Pierre Michel (1481-1498), Matthieu Vendrell, 1484; Jean Baro, 1493; Jean Rosenbich d*Heidelberg (1493 à 1526) , Jacques de Gamiel (149V-97), et Charles Mores (sans date]. On peut y joindre i*allemand Jean Luchoer qui, do 1493 à 1503, imprima tantôt h Barcelone, tantôt au couvent de Montferrat.

Un autre allemandi Henri Botel, imprima en 1479 à Lérida un Breviarium secundum llerdensis Ecclesiœ eonsuetudinem ; cet oavrage fut exécuté aux frais d'Antoine Paieres , campanarum ejuêdem ecclesiœ puUator.

Nous avons déià dit que Tolosa dans le Guipuscoa etTouîouse sont souvent confon* dues ; en 1488 Henri Mair y imprima La Coronica de Espana^ abreviada par Diego de Valeras: cet imprimeur travailla jusque 1494. Antonio, dans la At6/to/Aeca HispoMOf a cité une traduction du Pèlerinage de la vit humaine de Guillaume de Guilleville comme imprimée à Tolosa en 1480; c*est une erreur que divers bibliographes ont reprofluite ; Il date de ce volume est 1490.

A Salamanque on trouve avec la date de 1481 \es Jntroauctiones latinœÀntoniiNebrit' sensis^ mais le mot explicatœ^ au lieu «fi»* pressŒfà donné lieu de croire qu*il ne s'agissait pas en cette circonstance d*une impression. Il est donc plus sûr de donner la palme de Tantiquité à l'ouvrage de Dijacode Torres : JUedeeinas preservativas y CHralixit de la pestilencia que significa el eclipte îtl sol del anno 1485. Ce livre ne porte point

IHP

DE DIBLIOLOGIË.

IMP

n de typographe» mais en 1^96 Léo- Mlemanus et Lupus Sanz de Navarra Dèrent ensemble le Tractalus de G. de iego contra hœreticam pravUatem.

it ensuite Didacus delPuerlo,en 150^; land Hans Gysser, 15G5-1509; Jean de t, 15101515; Laurent de Léon de Rey, [516 ; Alphonse de Porres, 152iii'; Jean lia (1534à 1552), et Luc de Junla, 1582. le de Contenera introduisit rimprih Zamora en 1^82. Le libraire Mathieu ell de Barcelone ayait un établissejiGirone; il y fit imprimer, en ltô3, le Hal de/ Pecador^ et en 15&'3 Juan Pitravaillait dans cette ville.

Itô5« les Juifs firent imprimer quellivres hébreux à Ischa ou Ixar (en n) et à Soria; le nomderimprimeury r ben Alanta, a été conservé, a signalé une édition des ConsdtU" synodales^ auct. Barth, MartU comme née en ltô5 à Xerica, dans le royaume ,ence« et une autre à Segorbe, en 1^79» *une et l'autre paraissent apocryphes.

Jéric de Ba$ilea travaillait à Burgos 85; il exerçait encore son art en 1517; autres imprimeurs qu*on trouve dans me ville, Juan de Burgos en 1^95, et Je Hey, en 1&'999 paraissent avoir été Wes; plus tard on rencontre Juan de , de 1521 h i^hl ( quMl ne faut pas idre avec son homonyme établi à SalalejetPhilippede Junta de 1582 à 1593.

nsportons-nous à Tolède : l'espagnol Vasqui y imprima en ltô6 Pétri Xi^ de Prexamo Confutatorium errorum 1 claves Ecclesiœ nuper editorum; Juan , H9V-95; Pierre Hagenbach, 1U8- Garcia de laTorre associé à Alonso Lo- 1500; Juan de Yillaquiran, 1517-35; r de Aviia. 1525-29; Remondde Petras, 27, et Juan de Ayala, 1535, peuvent être mentionnés parmi les anciens neurs tolélains.

signale h Murcie Lope de Uoca, e y travaillant dès 1487. Prosper .Mar- , dans son Histoire de Vimprimerie^ signale un volume imprimé i\ Pampem 1489, mais le fait n*est pas très-cerkruoldo Guillermo Brocario travaillait 16 dans cette ville. 11 se transporta plus Alcala où il imprima de 1514 à 1517 ^t>re Polyglotte, et il paraît avoir trajusqu*en 1522. Michel de liguia imit à Logrono en 1527.

1 de Francour (peut-être de Francfort) DUS presse k Valladolid en 1493 Las del Relator; Juan de Burgos se transdans cette ville en 1500; Juan de Vilan y vint en 1536, après avoir travaillé ^e de 1517 à t535.

lonterey {Mons-Regius) dans la Galice, ic de la Pasora et Juan de Porres (ce !r se retrouve à Salamanque de 1510^ •), imprimèrent \}n Missel en 1494.

nard Ungut et Jean Pegniszer de iberg imprimèrent en 1496 à Grenade i Christi. On trouve après eux en 1505 de Vorela qui travailla è Sévi Ile de

i511 è 1534. Antonio cite une traduction espagnole d'un poëroe français, Partkeno'» peusde Blois^ comme imprimé à Tarragone en 1488, mais la chose parait apocryphe, et Ton peut de même révoquer en doute Texis* tence d*un Missel de 1499, attribuée Jean Rosenbach d*Heidelberg.

La Serna Santander indique, dans son Dictionnaire bibliographique au xv* siicle^ un ouvrage imprimé en 1<Â9, au couvent de San Cucufate del Vallès près de Barcelone, mais l'inexactitude de cette assertion n'esl pas douteuse.

On indique un traité De differentiis de Pierre Dagui comme imprimé à Jaën en 1500, mais cette date semble s'appliquera la composition du livre et non a son exécution typographique. Il en est de même d*un vo* lunie qu'on a attribué h Madriiïf Leges hechas por el rey Fernando y la reyr%a dona Ysabet por la brevedad y orden de los pleytos fechas en la ciudad de Madrid y estampadas en el ano 1499; ces ordonnances furent rendues à Madrid et paraissent avoir été mises sous presse è Séville. En revanche, le Valeriù de las istorias eseolasticas y de Espana^ de Hodriguez de Almela, fut imprimé en 1508 è Madrid, où l'art typographique fut assex languissant pendant le xvi* siècle. Thomas Junta V travailla de 1594 à 1624, et fut nommé imprimeur royal.

Auxvi'siècle, lavilledeMedtnadelCampo,

faralt la première qui ait ouvert ses portes la typographie; Perez de Guzman y imprima, en 1511 , le Valerio de las istorias eseolasticas y de Espana, et Léon Nicolas de fienedictis mit sous presse, en 1512, un livre de mathématiques composé par un moine, Juan de Ortega : De la arte de Im aritmeticay juntamente degeometria. L*ordni chronologique nous otlre ensuite la ville do Torlosa où Arnauld Guillermi de Monte Pesato imprima en 1538 le Mariale de Bernardin de Sorio. On imprimait à Palma en 1540, à Merida en 1545, à Ossuna en 1548, à Arovale et à Baeza en 1551.

En 1563, l'art typographique fut introduit à Anglesoia, en 1564 à Verlangn, et à Guadalaxara, où Pedro de Robles et Francisco de Cormellns imprimèrent le Mémorial de eosas notables ûo I^pez de Mendoza. Alphonse Gomez, Curiœ regiœ typographus^ travaillait en 1568, à Villa Manta, près de Madrid. On rencontre en 1575 Juan Gratian à Siguenza; Mathias Paludanus s'établit è Bilbao en 1583, Gabriel Ramos ï Cordoue en 1585, Juan de la Costa, à Ségovie en 1588, Juan René à Malaga, en 1599.

Occupons-nous maintenant du Portugal.

L'imprimerie fut introduite à LisL>onne en 1485 par les typographes juifs, Rabbi Zorl>a el Rabbi Eliezer; le fils de ce dernier, Zacchée, fut également un imprimeur. Nicolas de Saxe (on croit que c'était Nicolas Spindlcr) et Valentin de Moravie imprimèrent en 1495 une traduction espagnole de la Vita Christi^ de Ludolphe de Saxe. On trouve ensuite un certain nombre d'éditions sans date, qui furent exécutées par Jean «Pierre

935 IMP

Vonliomîni ; il traTailla k Lisbonne Ju9« qii*k 15U, et se rendit ensuite à Florence et k Crémone. Un juif, Abraham Ben Samuel Dorta.s imprima h Leiria en U92, une para^ phrase cbaldaique des Proverbes de Salofbon. L'allemand Jean (îherlin^ imprima, en 1^9^, \xn Bréviaire k Braga. L'imprimerie fut établie en 1509, k Setnbal ; en 1516, k Atmi-irim; en 1531, k Villaverde; en 15M), k 0(K>rto. Une traduction de VEloge de la ^afte d'Erasme, faite parP. Ayresde Almeydai fut imprimée k Coïnibre en 1536, dans le GOuv«*nt de Sainte-Croix. Jacques Cromber-

Ïer f Yail, dit-on, commencé k travailler k lYora en 1520. La première impression connue faite k Vise u est de 1571 ; un ou- Vra^e de Bernard de Brito fut imprimé en 1U7, dans le couvent d'Alcobaça.

§ X. — Diten pàffi d'Oriem.

En 1726, le sultan Achmet III ordonna d'établir k Constanlinople une imprimerie orientale, mais il interdit l'improdsion du Coran et des ouvrages canoniques etjuri* diques. La raison donnée fut la crainte de Yuir falsifler les textes sacrés et les livres doués d*uue grande autorité. Deux directeurs furent nommés, et le sultan encouragea eOIcacement l'inâtituiion nouvelle. Son successeur, Mohammed, montra de même des dispositions très-favorables ; toutefois l'imprimerie impériale se traîna péniblement, en butte k la difficulté de trouver des compositeurs et k la rareté des caractères exclusivement fondus k Venise. Dii-sept ouvrages seulement lurent aiis au jour jusqu'en 178<^; depuis cette année jusqu'k 1838, il fut produit quatre-vingts ouvrages nouveaux, formant .quatre-vingt-onze volumes; de 1830 k 1842, on compte cent huit autres ouvrages.

Les progrès de lart typographique en Syrie présentent un intérêt réel.

Uneimprimeriefutétabliek Alep, enl706, par le |»atriarche d*Antioche;elle débuta par exécuter un Piouiier eu langue arabe. Cette publication fut suivie de celle de divers livres de piété; en 1711, parurent les Home* <!>« de saint Athanase, et en 1735t une seconde édition \\\x Psautier.

De leur côté, les Juifs avaient établi k J)amas une imprimerie au commencement du XVII* siècle, car dans la bibliothèque Oppenheimcr (aujourd'lmi k Oxford), spécialement formée d'ouvrages hébreux, on trouve un vol urne imprimé à Damas en i605,

La t^'pograph&e s'établit aussi k Beyrouth, vers 1751; on connaît des Psautiers, des Missels, des Bréviaires, imprimés dans cette ville, mais ce fut surtout dans le monastère de Mar-Hanna, couvent de Saint-Jean-Bai)tiste, que la typographie fut active.

Ce couvent s élève sur un rocher escarpé, au côté sud du montKesroun;(ouChaswanj, qui se rattache k la chaîne du Liban; les religieux qui l'habitent suivent la règle de saint Basile. Un prêtre, Abdallah-Ben-Zacher, y établit en 1732 une imprimerie qu'il créa en entier de ses propres mains. U avait été Joaillier k Akp; il foçonoa lui-mèflae les

DICTIONNAIRS IMP

instruments dont il avait besoin : il SessiDi, grava des poinçons, fondit des earactères, et imprima pendant vingt ans. Après sa mort, survenue en 1755, les religieux qa*il anit instruits dans son art, continoèreot k inprimer, et ce talent s'est perpétué dans n couvent jusqu'k ce jour.

Selon une autre version (et celle-ci apoar elle le témoignage du voyageur de laBcyne, lettre insérée dans le Mercure^ mai l'ai), l'imprimerie du monastère de âaiiit-JesD- Baptiste fut fondée par le P. Pierre Fromage, Jésuite, supérieur des missions doit Compagnie de Jésus en Syrie et en Bi^ple; il ût venir de Rome de beaux caracièrts arflbes, et il fut aidé par un nécioriant Marseillais, établi k Seyde, qui contribua de si bourse aux frais de rétablissement.

Quelle que soit la version qu*on adopte, il est de fait que l'imprimerie en question! mis au jour un assez grand nombre d'ouvriges, et que les caractères qu*elle emploie sont d'une grande beauté. M. Silvestre de Sacy possédait vingt et un ouvrages sortis de cet établissement; ils se rapportent uns k des sujets religieux et sont énumérésdam le T' volume du Catalogue de la bibliotbè* que de cet érudit. — Le premier, daté de 173^, est une traduction arat)e, ftite pir h P. Fromage, d'un ouvrage du P. Nieremberi, Balance [ou discernement) du temps et m réternité. — Le dernier, daté de 1823» eA un Psautier^ le huitième qui soit sorti des presses qui nous occupent.

Parmi ces publications, on distingue:

Méditations spirituelles^ 1736; Vlmitatiss, 1739; les Epitres des apôtres^ 1758 et 1813; la Nourriture de rdme^ 1773 ; le ConcUe ds Liban^ 1788; le Directeur du pécheur» 17M.

Arrivons k ce qui concerne la Perse :U typographie ne s'est introduite dans ce royaume au'en 1820, sous les auspices d'aa prince éclairé, Aboul liirza;il était loK difBcile de triompher des préjugés des 1^ sans qui, plus aue tous les autres Orientaux, tiennent la calligraphie en une estime extraordinaire et regardent les livres sacrés comme ne pouvant être reprodoin sans profanation par un travail mécanique.

Le premier grand ouvrage imprimé k Téhéran, en 12M (18i6), VAynal He^wet (ou II Source de la vte), est d*une exécution trks* remarquable et les caractères importés probablement de Constantinople sont fort beaox. D'autres productions suivirent celle que nous venons d'indiquer; on vit paraîtra le Hakk-ul'Jakin (la Vérité certaine); YHeymiê^ nl'Kulub [la Vie du cœur): le Dsckilla^ €ljua{V Eclair eur des yeux ou /• Purifteatieik des sources); V Halliget^l-MallakUn (la Hrare des hommes pieux). Ces divers ou vragesi tous de format in-folio, sont de la composition de Mohamed Bakir, «n des pins célèbres jurisconsultes persans qui vivait à la fîn du xvn' siècle; ils présentent la flear de la doctrine dogmatique et morale des srheïtes, cette secte musuliMM dont Ici . livres sont encore bien peu oobous en Gerope.

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PE BIBUOLOGIE.

IHP

I mèroe époqae plusieurs ouvrages nprimés à Tabris (rancienne Taue antres le Guli$taniin poète Saadi, istoire du gouvernement de Fethh.

icemment on a eu recours en Perse graphie; plusieurs éditions du Co-' ivers ouvrages religieux ont été ts par ce procédé expéditif, mais i sont restés à peu près ignorés des stes. '

de Perse actuel a fait publier par uli, directeur de Técole polylech*

Teheran, une histoire universelle ;e, qui se compose de douze volumes L'ouvrage est lithographie : Teiélatérielle en est bonne.

Divenes cùntréa de rAsie et de VOeéanie.

t une des premières villes de Tlnde )Ographie se soit établie. Un volume $ rares, le Coloquio dos êimples e par Garcia de Orta « imprimé dans e An 1563, a été Tobjet d une notice îrdinand Denis, dans le Bulletin du lie, 10' série, p. 103. Ce livre, assez rimé^ est d*ailleurs curieux et sà^ e .traduction latine, dont il existe tions (deux en italien, une en fran- )ntre quel accueil empressé il rcurope.

:uttA, à Madras, à Bombay, Timpriiploie une certaine activité ; (?e sont 8 anglaises entièrement ançlaises à égards; toutefois jusqu'à des épou reculées, les volumes exécutés

localités offraient un aspect peu :, et le papier n'avait ni blancheur, ké.

)rès le milieu du xvn' siècle» Timpri- M établie en l'Ile de Java. Dn Ca- ) eu malais y fut mis sous presse plusieurs ouvrages en malais im« Batavia, en 1707et années suivantes, le nom de A. L. Loder, imprimeur (S néerlandaises. En 17^^, le Nou- Uament fut publié en malais, et de 753 |iarut une traduction complète ble en portugais, œuvre de Joao

ot.d*Â. d'Almeida. En 1823, le laire anglais Medbnrst fonda une foù sortirent nombre d'ouvrages it intérêt, notamment le Diction^ nparé des lanaues chinoiset japon" coréennef publié par ce savant en

un de Java est la grande ilc de Suur laquelle les Européens n'ont en-

de faibles établissements. En 1818, ionnaires anglais établirent àBenine presse qui publia eu 1820 les

Miscellanies (Mélanges malaisj de iford Kaflles. Le Fort Mariborough, blisscment anglais, fut doté en 1823 iprimeriequi débuta en mettant au ouvrage de Robinson sur l'explicaprincipes de l'orthographe malaye,

)ttverneur hollandais de Tile de

2TI0nir. DS BiBUOLOGIS.

Geyian, G. W. baron dlmhof, animé du désir défaire connaître aux indigènes les vérités de la reliffion chrétienne, fit, en 1737, imprimer è Colombo, en langue du pays, ua livre de prières et iine traduction des Evan^ giles; en 1771, on vit paraître le Nouveau Testament accompagné de la Genèse et de VExode. Sous la domination anglaise, divers ouvrages d'un caractère scientifique sont sortis des presses de Colombo; on peut citer ]ik Grammar of the cingalese language de James Ghater, 1815, et le Catalogue oftke plants growing in Ceylon^ par Moon, 18SA, gr. in-4d'unel>elie exécution. Des officines qui ont produit des ouvrages religieux de

Ku d'étendue, existent sur divers points de le.

Quant à ce qui concerne l'Inde transgangétique, dès 1808 quelques missionnaires tirent imprimer divers livres de piété en langue birmane à Rangoun, ville importante, bfltie à l'embouchure de rirawaudî; malheureusement cet établissement fut dé* truit en 1814, par un rocondie qui réduisit en cendres une grande partie de )a ville. Promptement rétabli, il put, en 1817, mettre an jour une traJuction du Nouveau Tester ment. Un Anglais, H. Milne, imprima à Ma-' lacca une tra^luotion chinoise du Nouveau Testament^ en faisant usage de planches debois, comme celles dont I usage est ré(»anda' en Chine. Plus tard, une presse fut apportée du Bengale, des caractères malais furent fondus; deux Journaux, la Chinese Magazineei Vlndo-Chinese Gleaner furent entrepris, l'un en 1815, l'autre en 1818.

Sincapore, ville créée en 1819, et qui de^ vint bientôt un centre commercial fort important, vit paraître en 1821k une traduction de la Genèse en siamois.

A Georgetown, ville située sur l'Ile de Pulo-Pinang, un journal commença è paraître en 1805, et en 1807 on y impHma un Essai iur la langue mataye f)ar J. Skow.

Les Philippines jouèrent un notable rMo dans la tvpographie. Il existe un certain nombre d ouvrages imprimés dans ces pos* sessions espagnoles situées aux extrémités de l'Orient. Un Chinois, devenu chrétien et qui prit le nom de Juan de Vera, passe pour y avoir le premier exercé l'art typographi-

Îue. L'orientaliste Langlès possédait un Hclionnaire bisaien imprimé a Manille, en 1630, par Tomas Pinpin et Jacinto Masdalena. En 16^0, une presse était établie dans le couvent de Saint-Thomas; d'autres furent organisées sur divers points de l'Archipel. On connaît un Calecismo y doctrina christiana en lenguta Pangoanga, imprimé en 1671 à Macat)amba. Une Grammaire de la langue Pampanga, rédigée par D. Bergamo, fut, en 1736» mise au jour au Pueblo de Sampaloc, ville de la côte ouest de l'Ile deLu^n ; ui)e Chronique en espagnol par un moino, J. Fr. de San Antonio, y fut publiée en 1738. C'est aussi à Sanipaloc que fut imprimée en 1803 VHistoria de las islas Philippinas^ par Martinez de Zu.niga, in-iih de 687 nages. On cite encore un Vocabulario de la lengua

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IMP

Tamfla^ parUoiïiinKO de los Santos, imprimé à Toyabas» uno des Philippines, en 1703, in -fol.

La Chine possède depuis fort longtemps rimprimerie, mais elle lait usage de planches de lK)is; ce n*est pas exaclement la typographie» dont Tessence consiste dans la mobilité des caractères. Empruntons à cet égard quelques observations judicieuses à rouvrage de M. Auguste Bernard sur VJ)ri^ gine de rimprimf rie (1853).

« Le peuple chinois qui o devancé les Européens dans la civilisation, a trouvé longtemps avant eux un procédé d'impression approprié à ses besoins. Malheureusement son système d'écriture est un obstacle au déveiopr»ementde son art. Pour les Chinois, la mobilité des caractères, ce qui fait tout le mérite économique dePimprimerie, est sans avantage, et ils continuent è faire graver leurs livres sur des planches Gxes; ils sont ainsi privés tout è la fois du bénéfice des carrecliom d'^iuUur et de remploi. La civilisation en Chine s'est arrêtée au point où nous en étions au commcenement du xv*siècle. Les instruments d'imprimerie du peuple chinois sont tout primitifs, il n'est pas même arrivé à fat presse à bras. C'est donc bien gratuitement que c|uelques auteurs ont voulu faire remonter jusqu'aux Chinois l'honneur de la typographie; cette nation étrange connaît a peine l'Imprimerie en

Erenant ce mot dans son sens le plus irjze. »

On peut d'ailleurs consulter un curieux «rticle publié par M. Stanislas Julien dans le Journal Àêialique (18^7, n. 13), mais le savant sinologue montre pcut-ètrciquelques préventions en faveur du peuple <ionl il 4K)nnait si bien la langue et rhistoire.

En Australie, rimprimerie a niarché rapidement. La ville do Sydney, fondée en 1788, vit en iB02 s'installer la première presse qui ait fonctionné dans ces contrées lointaines. En 1803, un journal était créé; il fut avant longtemps suivi do plusieurs autres. Le premier ouvrage qui ait été publié en Australie est, dit-on, un Traité de J..Busby sur la culture de la ri(^, 1825^ in-8. L'année suivante, le missionnaire Threiked mit au jour un volume intéressant pour l'élude de la linguistique :SpcciV.cnso/'a di'oiecl ofthe Aborigines of New South^Wales, Depuis le développement remarquable donné à ces colonies par la découverte des mines d'or, la typographie y a acquis une extension importante; peu d'ouvrages originaux ont cependant été produits dans une cont-rée où lejoisir est chose inconnue. On cite un roman intitulé : Quintus Serwinton^ dans le genre do Walter Scott.

L'imprimerie a pénétré de nos jours dans les lies de la Polynésie ; en 1817, elle a fait ses premiers débuts àTaïli;tles missionnaires ant^licaub y mirent 2îOus {tresse dans la langue du pavs un Alphabet, un Catéchisme, une verMon de VÈvangile de saint Luc.

Ces volumes portent pour souscription :

Tahiti, printed ai the Wînduarâ missum press.

Le roi Pomaré s'élant, en 1815, converti au christianisme, voulut établir une imprimerie qui fournit aux insulaires des livru religieux et d'éducation. Ce monarque composa de ses propres mains la première \m d'un alphabet taïtien. Une édition de la Bible imprimée en anglais par les missioa* naires se plaça rapidement; chaque exem* plaire se donnait en échange de 3 gallons, (13 littreset demi) d'huile de coco. Un €•' téehismeen dialecte taïtien fut bientôt mb sous presse et distribué gratuitement. Biea d'autres volumes vinrent ensuite.

En 1831, des missionnaires américains imprimèrent un alphabet à Honoloulou, dans les lies Sandwich. Cet archipel a depoii adopté uge civilisation qui se rapproche à certains égards de celle de TEurope, et éts journaux y sont publiés.

S XII. — Aminqu€m

11 existe sur l'histoire de rimprîmeria dans l'Amérique du Nord deux ouvrages spéciaux, l'un d*is. Thomas en S voU iihi (Woreesier, Massachuietiâ^ 1810}, l'autre ea* allem;indde J.F.FabriciuSy£ram6our9,lHI, in-8. Nous n'avons qu'à présenter un aper^ très-sommaire des faits qu*ils indiquent.

Ce fut en 1639 que la première impri* merie fut établie à Cambridge dans le Massachusetts par Etienne Daye, et le premipr volume rfu'il exécuta fut The FreemansOaîk, (le Serment de l'homme libre); un alroinnch fut imprimé la même année. En 160, Samuel Green prit la direction de l'atelier. Le premii^r imprimeur établi à Bo^onTul John Forster qui depuis 167^, jusqu'à ^4 mort survenue en 1681, travailla avec adi* v4té. Une seconde imprimorie fut établie ea cette ville en 1690; en 170^ parut iepri^ mier journal américain, le Boston A'eiriletter;\\ fut suivi, en 1719, du Boston Go' zelte et en 1726, du Nru) England CourasU l'un et l'autre fondés par James Fraiikliu, frère (}u célèbre Benjaniin.

William Brndfort établit une pressée Philadelphie en 1689, et quatre ans plus tard, il se transporta à New- York. Durant la première moitié du xviii* siècle, des imprimeries se fondèrent h New-Loii<ion,è Cliarlestown, à Newj)ort, et dans bien d'autres villes.

Quant au Canada, on imprimait è Québec en 176ik, à Montréal en 1775; en 1810, le Newfoundland Gazette paraissait à Placentia à Terre-Neuve.

On fieut remarquer que^ lorsqu'un intrépide navigateur, le capitaine Parry, bloqué })ar les glaces des mers polaires, passa sur rlle Melville l'hiver de 1819 à 1820, il établit sur son navire Vllecla une imprimerie qui exécuta, aQn d'occu|)er et d*aniuser l'équipage soumis à ces rudes épreuves.

21 numéros d'un journal {The New-Georgia Gazette and Winter Chronicie (la Gazette de la Nouvelle-Géorgie et la Chrunique de l'hiver.)

IMP

DE BIBLIOLOGIE.

IMP

ions miiinienant à ce qui concerne riqoe ci*devant espagnole. Mexico être la première ville où la typograut exercée. On a cilé une traduction nt Jean Climaque comme ayant été née en celte cité en 1532, mais on a e croire que cette date est inexacte.

540, Tarchevéque Jean deZummaraga irimer un Manuale Romanum indiqué » José de Eguiara ^ Eguren dans sa theca Mexicana» mais q|ui est presque lu en Europe (158). En 1557» Jean nit sous presse un volume intitulé :

aiiones legumque colleclio vro eonventu co Meocicano,

1667, deux ouvrages furent imprimés lago de Guatemala, chez Francisco de a, la Thomasiada,al soi de la Iglesia y or, S. Thomas de Aquîno por Diego , \U'k^ et Relacion de la vida y virtutes lerable fray Pedro de san Joseph J?eirt de la tercera orden de la penUencia i Francisco»

cite un ouvrage d*Andres Ferrer de cebro, Peliqros delà America y calami" de la religion Cristiana^ couime im- I à Puebia de los Angelos , en 1650.

couvent franciscain de San-lago de ulco s'éleva sur remplacement de enne ville de TIatilulco, près de \o; une imprimerie y fut jointe, et il rtit en 1599 un Confessionario en Un- \exicanay castellana por Fr. Juan Bain-12. Ce volume fut exécuté par lior Ocbarte.

TIascala, un autre ouvrage d*Andres r, Queios de la America, fut imprimé ^^. Il parait qu*à Zacatecas on* ne lença à imprimer que vers 1838, et la raphie se montra de même tort tard à *a-Cruz, où, en 1827, il paraissait un al littéraire, VEuterpe.

lonio Ricardo fut le premier impriétabli au Pérou; il travailla à Lima lée alors los Reyes), et il fit paraître ssivement : Catecismo y exposicion de ctrina Crisiiana; Confessionario para iras de India en las lenguas Quichua y ra, in-^*; Vocabulario en lengua gérerai ^eru llamada QuichiM y en lengua ôla.

i Jésuites avaient établi une imprimems un village de la province de Chu- » àJuli, et il en sortit en 1612 le Voca' 10 de la lengua Aymara por el P. JLudo- SertoniOf impresso por Francisco del S 1612, iiï'k.

leurs nous sommes reportés è des bien plus modernes. Une Carta pasdel Arxobispo fut imprimée i Cuzco 25. Il existait en 1826 une imprimerie équipa. — A. Cueuça la première par-

tie des Notieias historiales de las conquistas de Tterra />rme de Pedro Simon avaient )taru dès 1627.

Les bibliographes citent comme Tun des premiers livres imprimés è Rio de Janeiro la Relaçaoda entrada que fez obispo D. Fray Antonio Desterro , par L. A. Rosado da Cu'nha,17^7, in-lih; àBahiaonpubliaen 1835- 37 quatre volumes in-^* iMemorias historicas e politicas da provincia da Bahia, par Ignacio Accioli da Lerqueira e Silva, mais nul doute que des ouvrages moins importants n'aient précédé celui-ci.

On ne connaît guère de livres imprimés h Buenos-Ayres avant 1791, et à Montevideo avant 1807.

Dans la Nouvelle-Grenade on imprimait à Sania-Fe de Bogota vers 1810, et i Panama vers 1824.

Le Chili offre un volume imprimé en 17tô à la Concepcion.

Les Jésuites établis au Paragua]^ avaient établi une imprimerie è Santa-Maria Mayor; il en était sorti avant 1767 une Grammaire et un Dictionnaire de la langue Guarani.

A Cayenne une imprimerie fut organisée en 1788, et la même année on imprima à Paramaribo un Essai historique sur la colonie de Surinam.

Arrivons aux Antilles. En 171^7 une gazette se publiait en anglais à Saint-Christophe i. dès 1730 un autre journal était mis au jour à la Barbade. Quant è Saint-Domingue, on imprimait en 17iik0 au Port-au-Prince et en Vléh au Cap Français ; le roi Christophe avait établi une imprimerie dans son chftteau de Sans-Souci.

On croit que dès 176i on imprimait è la Guadeloupe, et dès 1725 à Kingstown (Jamaïque). En 1729 un typographe nommé Devaux était établi à Saint-Pierre (Martini-

2ue); toutefois le Code de la Martinique, r. Richard, 1767, est le premier ouvrage qu'on signale comme exécuté dans cette île.

A la Havane, on ne mentionne rien d'antérieur au volume d'Ant. Para : Descripcion de diferentes piezas de la historia naiural^ las mas del ramo maritimo represenladas en 75 laminas.

XUl. Afrique.

L'imprimerie ne fut introduite en Egypte qu'à l'époque do l'expédition française; un atelier typographique fut établi au Caire en 1798, et il eu sortit plusieurs ouvrages aujourd'hui assez rares, notamment la Décade française, 3 vol. in-ik, et le Courrier de l'E^ aypte (116 numéros du 12 fructidor an VI au 20 prairial an IX). En 1799, on imprima h Alexandrie, et en 1800 à Gizeh.

Ces publications n'avaient pas d'ailleurs une haute importance ; mais eu 1833, le cd-

I) Nous ne savons si cel ouvrage est celui que esbarreaux- Bernard de Toulouse a fait coii- :!.iiis un :ink-le inséré au Bulletin du biblio* (14* série, 1859, p. i^), el qui parall éire A et! jour rcsié inconnu a tous les bibiiograil a pour lilrc : Dvclrina brève de las

cù$ai que pertenecen d la (e ealolica.... se imprimia en la gmn ciudad de Tettuchtillan Mexico en eam Juan Cromberger^ I5i7, in*i. Cel ouvrage fut pulilié pur Tordre du premier évèipie de lleiidi» Juan Zuuiinaraga, won eu i548«

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lèbre vice- roi Mehemet-Ali établit à Bou« lacq (un des faubourgs du Caire) une iuiprimeried'où sont sortis des livres utiles (voir le Journal Asiatique^ k* série, Xoai. II). Le catalogue Silvestre de Sacy en oirre un assez

frand nombre. (Voir l, I, n. U90 h 1«>92, 529, 1615,1619, 1701,1703, 1769, 1770, etc.)

A Alger, iinroédiatcment après la con»

quête de 1830, une imprimerie lithographique fut établie afin de répandre les documents du gouvernement. — I^s deux premiers numéros du Moniteur il/^^rîfn (37 janvier et 10 février 1831) dOnt lithographies, mais le troisième est imprimé. l)e[mis ce temps, Timprimerie s*cst régulièrement développée dans l'Afrique françai>'e.

Cheviilier parle (dans son Origine de fim" primeriCf iSQi) d'ouvrages imprimés au Maroc |)ar des Européens, mais cette assertion aurait besoin d'être confirmée. A Ceuta on a imprimé dès 1817.

Saint-Louis du Sénégal, Corée, les possessions anglaises è Sierra-Lenne, Freetown, possèdent des imprimeries f)Our les besoins de l'administration et du commerce. 11 ne

Ëralt pas qu'il y eu ail eu au cap de Bonnepérance tant que la domination hollandaise y a régné, mais en 1807 un commença à y imprimer. A Cap à Palmas, autre établissement anglais, un Vorabulary of the Grebo language a été imprimé en 1837.

On indique l'an 1771 comme la date du premier livre mis au jour à l'Ile JBourbon, et à Maurice, dès 1768, un volume intitulé Législation pour les îles avait été publié.

Une Flora S. HeUnica a paru à Jameslown {Sainte- Hélène) en 1825.

Téuéritfe peut citer Snccinta hisCoria de la aparicion y de los mdagros de Nuestra Senora de la Pefia de Futrte Yentura^ 157&', et Antonio mentionne dans sa Bibiiotheca Hispana comme publiées à Funchal (capitale de Madère) en 1637 les Thèses rhetoricœ de A. Macedo.

Des missionnaires établirent en 18:25 une imprimerie à Tanarivo, à Madagascar, mais les tniubles survenus dans ce pays mirent bientôt fin à ces travaux. On a mentionné un Nouveau Testament en langue malgache, imprimé dans celte ile en 18J0, mais son existence n'est pas bien constatée.

$ XIV. — Silualion aciuelle de Part typographique.

Nous ne saurions mieux faire que de renvoyer à cet égard aux Rapports des commissions qui ont examiné le mérite des produits de rimprimorie ayant figui^é aux expositions industrielles. Acel4e de 1851, l'imprimerie impériale d'Autriche s'est montréeavec un grand éclat. La gravure, la fonte des caracâres, le stéréol>page, soit par des moules «?n plâtre, soit au moyen de la gutta-percha et de la galvanoplasUe; réiectro-mélallurgie qui fait qu>î los. poissons et les animaux lossiles enfouis dès les temps antédiluviens se reproduisent eux-mêmes sur le papier ; la galvanographie, la galvanoiypie, la chimilypie 9 toutes ces nouvelles aiiplications de

]*arl f^tde la scîoncc qui font entrevoir un immense avenir, se présentaient réunies

On a remarqué la belle et riche colleclioo de caractères orientaux dont on pouvait compter plus de cent sortes différentes, trèsbien gravées et très-bien fondues. Le jiitj a distingué une série de traductions de !'& raison dominicale imprimées en 608 langues ou dialectes et en 206 caractères uilTérents.

Pour pouvoir donner des fac-similé d'iociens ouvrages dont l'origine remonte u berceau de la typographie, l'imprimerie i» périale de Vienne a fait graver un grud nombre de caractères otfrant la reproductin exacte des ly pes employés par les anciensinprimeurs à diverses époques.

£n Prusse, M. Decker, imprimeur de l'icadéiuie royale de Berlin, s'est fait^f•Dll^ quer. Son édition de \a Bible, en allemanlt grand in-folio, est un véritable cbef-d'anvre; l'impression est parfaite, les caraclèm bien gravés et bien fondus, l'encre au» noire que brillante, le papier magnifique. L*édition des Œuvres complètes de Frédéric le Grand e>t de môme un véritable iuodbment littéraire et tyfiograjdiique.

Quant à la Saxe, le jury a été franpédi l'activitédesétablissementsde M. Brockhaus.

Cette imprimerie qui dirige .««es entreprises vers un but d^utiliié littéraire et typog» phique, s*occupe d'ailleurs de la célend d'exécution et de la correction des textes plutôt que de la perfection de l'art. Les livm exposés par M. Brockhaus aii homlire de 356, avaient été tous imprimés (Uir lui dans le cours d'une seule année, bien peu bio* rable d'ailleurs au mouvemeul des aHaini (1850).

L'Italie avait envoyé peu de monuments typographiques h I exposition de 1851. Onn'i distingué que Vllistoire de l'abbaye (fibsvomba^ grand in-folio imprimé à Turin; chique page est entourée d*encadremenis imiiés d*un des plus riches manuscrits du xv* siècle. Les gravures sur bois, multipliées W la galvanoplastie, sont d'une exécution irèssaiisfaisante.

La presque totalité des imprimeurs anglais s'étaient abstenus, par des motifs que nous ignorons, d'envoyer à l'Exposition de 1851 les beaux produitsde leurs presses.

liin Belgique, où en général la partie oiatérielic de lart est satisfaisante, le jury a cité la ville de Malines comme maintenant la réputation qu'elle s'est acquise depuis longtemps pour des livres de liturgie impriuiés en rouge ot en noir. On pourrait faire luieuif mais l'extrême modirilé du prix excuse ce que la perfeclion laisse à désirer.

Nul [iroduit tyjiographique exdenté en Kspagneou en Danemarck ou en Grèce; ne figurait à rDxposition de Londres. Lesenruij de la Suède et de la Russie se bornaient à de bien maigres échantillons.

LTIgypie avait été'plus active; elle avait envoyé 165 volumes de tout format, en atabe, en turc ou en persan, imprimés à Boulât^ (faubourg du Caire). Quelques-uns élaieul eurichis d'arabesques, exécutés tyjiograpbir

IMP

tavec jsoût; pr,es.auQ Iqus conccrart militaire» Umédeciney lagéogra* réducaliOD.

érique du Nord n*avait rien envoyé rc^uable ; l'Amérique du Sud n*avait rni; la pre.^que totalité des livres Is débités dans ces contrées sont im- Paris. Il était venu d'Australie pluuvrages exécutés avec des caractères Jans cette colonie; ils étaient accomle lilliogra|)hies; le tout d*une eiérès-satisfai^ante.

'portque nous analysons rend justravaux de divers typographes fran- *étend sur ceux d*une des plus ims maisons de Paris, dont le nom est Ht célèbre; il suit les efforts tentés léliorcr les caractères.

3in Didot qui avait gravé les caracut son père et son frère flrent usage irs belles éditions, s'efforça de don- )s types le plus haut degré d*éléien de plus parfait en ce genre que çons iiu Racine imprimé au Louvre, qu'il employa pour la belle édition •en<, et de la Éenriade^ format in-^-.

ctères imitant récriture sont regarde des che£»-d*œuvre en ce genre.

s années plus tard M. Henri Didot es petits caractères dit microsconii servirent b Timpression de l'édition nmeê de La Rochefoucauld et d7/o- (St le ncc plus uUra de Texigulté; e n'offrait pas moins de dillicuhés ravure.

graveurs anglais, tout en conservant ictères une partie de leur élég.ince, ent à les rendre idus durables et [us lisibles en renrorçant les déliés inant plus de talus à leurs poinçons ; e système, ils portèrent la gravure » à un haut degré de perfection, efois, nous devons remarquer que $ leurs livres d'épreuves, la gravure HU8 et des fleurons n'a fait aucun }i forme un contraste avec la beauté ictères ; la même remarque s'apl'Allemagne. La France e>t la seule ipporté un véritable goût dans ce )rnements.

$ ces derniers temps on a vu la s caractères livrée aux aberrations lé s'allonger, s'élargir, s'amaigrir ou cer selon le caprice de chacun. Il môme des caractères si bien désis le nom de /Isn/aîite, dont la bizarsouvent portée à l'absurde, afin d'atégards par cette bizarrerie même. »

irs des plus célèbres imprimeurs es reviennent aux anciennes formes 1 et de Garamon^l. Beaucoup de trèsvrages sont aujourd'hui imprimés formes archaïques, tant il est vrai 1 de nouveau en ce monde que ce qui

ecti(m des Rapports du jury mixte

}nal sur V exposition de 1855 ren-

\Wl et suiv. le rapport relatif à

iphie. Ce document si^ale comme

DS 31BLI0L0GIE. lUP 9i6

des plus remarquables, Vhnitation de Jé^ iusCArûMpagniflque ouvrage exécuté à l'iiQprimjerie Impériale et pour lequel toutes les branches accessoires de la typographie ont été mises à contribution ; la Touraine^ publiée par M. Marne à Tours, « ouvrage nors ligne sous tous les rapports ; » VUistoire des Peintres et les Musées de l'Europe^ publiés è Paris par M. Claie, les productions de MM. pion et Paul Dupont, h Paris, Perrin à Lyon, etc. Des médailles de première classe sont accordées V à M. Clowes, chef d'une des imprimeries les plus importantes de l'Angleterre (c'est elle;quia exécuté VOfficial description and illuslrated catalogue de l'Exposition de 1851 , magnifique ouvrage qui a nécessité des soins et des dépenses considérables); 2* aux religieux méchitaristes arméniens h Venise pour les impressions en caractères arméniens et pour un volume de prières en vingt-quaire langues, etc.

Un grand nombre de typographes de Paris., de la province, et de l'étranger sont nientionnés dans le rapport du jury, mais nous ne pouvons que renvoyer à ce document qu'il est facile de consulter. Une des productions signalées avec éloge est le petit Horace in-16, imprimé par la maison Didot,

Îui figura avechonneur è l'exposition de 1855. outcs les ressources de la typographie et de la science ont été appeléespour le perfectionner. On a pris pour modèle, mais avec l'intention de faire mieux, le joli Horace de 1676, publié par Daniel Eizevir. Des notes nouvelles ont été écrites par M. Dubner; M. Noël des Vergers a raconté la Vie du poëte latiu; des vignettes dessinées par d'habiles artistes ont été confiées h des graveurs exercés, et toutefois, tel qu'il e^t , ce charmant volume n'a pas été è l'abri de quelques critiques, tant il est vrai qu'on ^'efforcera en vain d'atteindre la perfection.

Nous ne pensons pas, comme M. Clément do Ris, qu il eût mieux valu que les notes fussent écrites en français au lieu de l'être en latin ; un texte latin accompagné de notes françaises n'eût pas offert le caractère d'universalité qui doit être celui d'un Iforace offert aux amis des lettres dans tous les pays. Nous ne comprendrions des notes françaises qu'à la suited'une traduction en cette langue. Ceci posé , nous transcrirons les observations do l'écrivain que nous venons de nommer.

« Les caractères sont d'une rare élégance et d'un goût supérieur à tout ce que contient r£x()Osition. Cela est hors de doute. Mais la page est trop chargée de texte pour sa grandeur, et l'encombrement qui résulte pour l'œil des noies parallèles est encore augmenté par les numéros de renvoi qui coupent inégalement les vers et rendent la

Justification confuse. Avec le degré de peréction auquel on est arrivé dans la manutention typographique, on eût pu obtenir plus de précision dans le point des filets encadrant le.texte. Mais l'observation principale porte sur les épreuves photographiques collées à la main dans quelques exemplaires. Cet assemblage bizare e^V un essai malenco.ntrea]

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Il eût mieux iralu aborder la difliculté do front et chercher un papier aui pût recevoir également Tempreinte hénographicioe, et Timpression typogra))hique. C'est ainsi que lorsque les anciens imprimeurs intercalaient des gravures au bas ou dans le texte, la môme feuille comprenait l'impression et la sravure. »

Au nombre des premiers établissements typographiques du monde il faut mentionner rimprimcrie Impériale à Parris; on trouve h cet égard des renseignements détaillés dans le Précis historique sur Cimpri" merie Nationale et ses types, parJ. A. Duprat, Paris, 1848, in-8.

François 1" ne créa point Timprimerie Royale, comme on l'a répété souvent; il donna seulement en 1538 le titre d'imprimeur royal à Conrad Neobar auquel il accorda en même temps un traitement annuel delOOécus d'or et un privilège pour quelques années sur la vente des ouvrages grecs, qu'il aurait mis au jour. Neobar mourut en 1540, et ses types, dont la gravure n'était pas encore achevée, {passèrent aux mains de Robert Estienne qui déjà, le 24 juin 1539, avait été nommé imprimeur royal pour le latin et l'hébreu. Ces caractères étaient d'une grande boauté ; les poinçons déposés è la chambre des Comptes en furent, sur l'ordre de Louis XIV, remis en 1683 à la disposition de Sébastien Mabre Cramoisy, alors direcde l'imprimerie Royale. Los frappes dont Garamond 6t usage pour établir les premières fontes de ces types, furent emportées à Genève; vers 1550, par Robert Estienne.

En 1640, Louis XIU agissant sous rins|)iration du cardinal de Richelieu, ordonna I établissement au Louvre d'un atelier typouraphique qui prit le nom iVlmprimerie jftoya/e.Elle tut chargée de la publication des actes du gouvernement et de multiplier les plus beaux monuments de la religion, des lettres et des sciences. Le premier ouvrage (|ii'elle mit au jour fut une édition latine in-fol. de Vlmitation. L'illustre cardinal qui avait déployé le plus grand zèle pour la création de cet étaDlissement,y fit imprimer cMi 1641 sa Défense des principaux points de la foy de C Eglise catholique ^ et en 1642, {'Instruction du Chrétien. L'imprimerie Rovale, déployant une grande activité, mit au jour en 1641, Virgile; en 1642, Horace, Térence et la Bible. Ces volumes sont tous de format in-folio, et quelques-uns sont ornés de frontispices et de vignettes gravées buv les dessins de l'immortel Poussin.

L'imprimerie Rojrale ne possédait nas encore de types spéciaux; ceux qu'elle employait lui étaient communs avec d'autres typographes parisiens, et ils manquaient do }iureté et d'élégance. En 1692, ' Louis XIV ordonna qu'une typographie spéciale serait

Bravée pour le seVvico de son imprimerie, ne commission de l'Académie des sciences dirigea les travaux à cet égard, et d'autres corps de caractères gravés sous le règne de Louis XV complétèrent cette riche typographie Mit des signes dont une

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