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dans toute belle collection; ils sont d'ailleurs d*une très-grande rareté. Il se désigne dans leurs souscriptions comme, arii$ stam-
1^ pandi in hac urbe primus lator attfue inventar: le premier ouvrage qu'il mit au jour e«C peut-être celui qui a pour titre, Alchuni
^ miracoli de la gloriosa Vergine Maria, 111^69.
1^ Voici l'indication de plusieus des produc-
ii lions de Lavagnia.
fil BIêtoriœ Augusîœ teriplores, 1475, iu-fol.
t. Edition princeps, très-peu commune : elle est décrite dans la Bibliotheca Spenseriana^ * t. III; un bel exemplaire, 300 fr. vente -i Bearzi.
Bt Avicenn» Opéra, i473/in-fol.
Cette édition de la traduction latine de Girard de Crémone est très-rare; Saxius ne lï Va pas mentionnée dans son Historia typo" If §raphiœ medioianenêis. Il existe une édition Ei antérieure datéede 1472, et qu'on croit avoir 1! été publiée à Padoue.
i Boccacio, // Phiiocoh, 4478, in fol.
Edition extrêmement rare et qui a aussi Achappé aux recherches de Saxius. Elle n'est pas d'un très-grand prix, par la raisonqu'elte n*e8t que la quatrième de cet ouvrage. Elle est décrite dans la Bibliotheca Spemeriana (Cassano library), n. 35.
Cieeronis Ejn$totœ familiartê, 1472, ÎD-fol.
Nous ne connaissons pas d'adjudication en France de ce volume. Le Catalogue des Uvrei $ur vélin par Van Praet décrit (t. IV, p. 305) l'exemplaire que possède la bibliothèque Impériale.
Datbl (Aug.) Itagogieuê tibettus in etoquentiœ prœ» cepi; 1475.
Tfla» Itdtis, 1478, in-fol.
Marital. 1478, in-fol.
Metue, De eonêolaiione medieinarum , 4475, infol.
Miracoli de la gloriosa Yergim Maria ^ 1469, is-i.
Premier livre imprimé k Milan avec une date, si l'on regardait comme exacte celle indiauée ci-dessus, mais plusieurs bibliograpnes croient qu'il faut lire 1479 ou ikSk.
Ttrgttfss, 1474, in-fol.
Edition fort rare; le Manuel du libraire n*en signale aucune adjudication, mais il fait remarquer que ce volume se recommande fiar des variantes que Maittaire a consigaées dans son édition de Virgile {Londres ^ 1715).
A partir de l'an 1480, on ne trouve plus de Tolume avec le nom de Filippe de Lavagnia.
LAVER (Georges). — Imprimeur allemand qui s'établit à Rome vers 1470. Les ouvrages qui sortirent de son atelier, installé dans le couvent de Saint-£usèbe, sont devenus fort rares, et les bibliophiles les recherchent avec empressement. Nous en signalerons quelques-uns en renvoyant pour des détails, qu'il serait superflu de |)lacer ici, aux ouvrages de bibliographie (jui se sont occupés de cette partie de la science des livres.
Aquino (Beali TbomaB de) , Duodecim quodlibUa (vers Jl 470;, iu-fol.
Volume d*une belle exécution ; il ne
porte pas le nom de Laver, mais on y recou"naît ses caractères.
Curtii (Quiuli) De rébus gestis Alexandrie in-4 (vers 1470).
Edition très-rarp, bien imprimée.
Eutropii et Pauli Diaconi //ls(orfa, Romae, 1471.
Edition princeps; de beaux exemplaires se sont adjugés i 150 et 170 fr. dans des ventes faites a Paris ces dernières années.
JusUniani Codex, 4478, in-fol.
Marcelli (Nonnii) De proprietate linguœ taiinœ^ in-fol.
Ce volume fort rare ne porte pas d'indication, mais TEpitre dédicaloire fait connaître qu'il a été imprimé par Laver.
Martial, ln-4 (absqiie nota).
Pavinio, (J.-F. d^^), Tractatus Visitationum. 4475» In-fol.
Poggii Faeetiœ (absque nota), in4.
Edition regardée comme la première.
Silius Italicust 1471, ia-4.
Cette édition n'est que la seconde , mai» elle est encore plusdifiicile h rencontrer que l'édition princeps donnée la même année. Il ne paraît pas qu'on l'ait vue en vente publiuue depuis le catalogue Crevenna en
Varro, De lingua latina (absque nota), in-4.
Edition regardée comme la première. Elle est décrite dans la Bibliotheca Spenseriana. Un bel exemplaire liO fr. vente Giraud.
En 1474, Laver s'était associé à Léonard Pfluegel. Le dernier volume avec date que l'on connaisse de lui est de 1481.
LEEU ou LEEW (^Gerhard).— Imprimeur du XV* siècle; il s'établit d'abord à Gouda en Hollande, où il exerça dès Tan 14T7;eM 1484 il se transporta à Anvers et y travailla jusqu'en 1492. On recherche avec empressement les plus anciennes de ses productions» comme appartenant aux origines de la typographie dans les Pays-Bas. Une des plus intéressantes est le Dialogue creaturarum qu'il publiée Gouda, in-fol.
Quoique très-rare, ce volume ne s'est pas élevé à des prix excessifs, si ce n'est en 1813 à la vente Stanley, où un exemplaire fut acheté 42 1. st. par le duc de Devonshire. On en trouve la description dans les ^des Althorpianœ de Dibdin, t. II, n. 1105; et Falkenstein dans son Histoire de Ttfiiprtmerie, a donné un fac-similé du caractère. Le texte latin a été réimprimé plusieurs fois.
Gérard Leew (sous le nom de LyonI a imprimé à Gouda, en 1482, une tracluction française dont on ne connaît qu'un seul exemplaire, celui de la bibliothèque Impériale. Il a publié aussi deux éditions hollandaises de cet ouvrage alors si goûté des lecteurs.
Un bibliographe be1ge,M. Van derMeersch, a donné dans le Bulletin du bibliophile publié à Bruxelles (t. III, p. 455; t. IV, p. 249, voiraussi t. VI, p. 29 ) les résultats deses longues et palienies éludes sur G. Leew ; il indique 150 éditions dues à ce typographe actif, et il ne les a pas toutes connues*.
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M (*ainpbcl), sous-bibliothécaire è La Haye, a décril (dans le journal que nous fanons de n<«miner) douze éditions que possède la bibliolhèque de I^ Haye; il en n signalé treize mentionnées dans divers catalogues, total vingt-cinq éditions è ajouter aux 150 enregistrées par M. Vander Meersch.
LE BOURGEOIS (Jean). — Cet imprimeur du XV* siècle, établi à Rouen, travailla de 1488 h 1499. Sa marque représente les armes dô Rouen soutenues par deux lions léopardés; an-devSsous le chiffre du typographe I. L. B. I«a lettre L est surmontée aune croix que termine un guidon. Autour du cadre est la devise : SU nomen Domini benediclum. Plusieurs éditions de Le Bourgeois sont très-rares et précieuses : nous signalerons :
Le Roman des gestes des chevaliers qui furent au temps du roi Artus, 1488, 5 tomes eu i vol. inlolio.
Le second volume a été imprimé à Paris par Jean Dupré. Les Anglais recherchent avec empressement ce roman, quise rattache à leur ancienne histoire légendaire; il s*est quelquefois adjugé de 30 à 52 livres sterling à Londres. Un bel exemplaire a été payé 1241 fr. à la vente du prince d*Essling.
Tristan. Edition originale et très-précieuse de cet ouvrage qui occupe un rang distingué parmi les Actions chevaleresques; 990 fr. vente Essiing.
Le Bourgeois a publié aussi divers ouvrages latins, entre autres le Manipulus Curatorum qu*il a imprimé deux fois (en 1493 et en 1494), mais ces éditions sont peu recherchées.
LE ROY (Guillaumb). — Imprimeur français', du XV* siècle ; on ignore ré|)0que de sa naissance ; c*est lui qui introiiuisit la typographie h Lyon. Le premier volume date exécuté dans cette ville est le Lotharii compendium. (I.o(haire fut plus tard le pape Innocent IIL) Ce volume, petit in -4 de 82 fis, fut exécuté aux frais de Barthélémy Buyer et terminé en septembre 1473. Le Roy travaillait chez Buyer, comme l'indique la 80uscri|)tion du Spéculum vitœ humanœ de Roderic Sancius, in-fol., 1478.
Dans le Miroir hislorial^ Lyon, 1479, le nom de Le Roy no parait point; Touvrage est indiqué comme im|«rimé en ta maison de maislre Barlholomieu Buyer, citoien de Lion. Il parait que ce dernier n*était pas imf)rimeur, mais seulement Tassocié , le liailleur de fonds de G. Leroy; toile est Topinion de M. A. Bernard, si compétent en pareilles qnestions,et qui pense que c'est ce dcrnierlypographequi a réellement exécuté divers ouvrages dont les souscriptions portent qu'ils ont été imprimés par B. Buyer : Ce sont :
La Légende dorée, ii7G, in-rd.
Le Miroer dévie humaine fi^ll.
La Légende des saintz nouvenulx, 1477.
Le Nouveau Testament sans date, deux éditions, Tune à t colonnes, raiilrc à longues lignes.
Buyer fut un des conseillers do la ville
de Lyon; il moural yers 1483; le dernier ouvrage où se trouve 5on nom est le litre de Mandeville^m-tol. goih.yiaiprimé eo IM (148L nouveau style).
Ce fut sans doute après la mort de cft éditeur plein de zèle aue Guillaume Le Eoj se mit à travailler seul ; il publia qoelqoes volumes avec son nom ou sans souscripiloi; mais è partir de 1488 on ne trouve plus de trace de son activité ; il parait loutdbis qu'il vivait encore en 1493.
LE T A LLEUR (Guillaume). — Cet imprimeur rouennais travaillait à la findaïf siècle. Plusieurs des volumes sortis de ses presse» sont fort recherchés des bibliophiles. On peut signaler spécitflement:
Les Chroniques de Normandie^ 1487, in-fol
Premier ouvrage imprimé k Rouen aiec date. Volume fort précieux, décrit avec détail au Manuel du libraire; un exeropl. en assez mauvais état fut adjugé à SOOfr.i Rouen en novembre 1896.
Les Tenures de Lyttleton, sans date, lo-fol.
Ouvrage de jurisprudence exécuté pou compte de Richard Pynson i libraire i Londres.
AUxandreis PhiUppi Gmulteri (abaqae aota), în-i.
Edition fort rare d'un poëme k Tégard du-
3uel on peut consulter VHiêtaire Kuérmn e la France, t. XV, p. 100-117.
Mistet de Séez, 1 488, in-fol.
On en connaît un exempK sufTélin.
Le Talleur avait une marque très-simple; elle se composait de son chiffre, c*e>t-èdire des lettres G. L. T. entrelacées.
LETTRES. — Lettrbsdb FCBifs, ou gothiques. — Les traits anguleux qui rendent la formedeces lettres plus composée leurûreiit donner ce nom. Elles étaient destinées dins le principe aux inscriptions publiques, aui livres d*église. Quelques-uns des plus anciens monuments de ta topographie, le^<culum humanœ salvationts^ le Psaiterium de H57, sont exécutés avec ces leUres. L'Allemagne les conserva longtemps en y faisant quelques changements; la ty|K>grapbie anglaise s*en servit pendant une grande portion du xvi* siècle et les ouvrages imprimés ainsi en gothique ou, comme on dit à Londres, en lettres noires {blackletler), sont recherchés.
Lettres de somme. — Ou écriture allemande au XV* siècle : c'est le premier caractère c|ui ait été emplojé dans rimprimerie par Gutenberg et ses associés; on s*en servit |K)ur des éditions de la Somme de saint Thomas; de là est veuu son nom.
Reaucoup d'ouvrages de scolastique ont été imprimés avec ce caractère.
Lettres initiales. — A l-origine de Tinoprimerie, les lettres initiales furent laissées en blanc dans les livres; des copistes les dessinaient è la main, les ornaient de figures et d*arabesques, comme on avait eu longtemps Tusage de le laire }>our les manuv crils. Le Psautienic H57 offre imprimé un R fort orné dont Dilxlin a donné un fai-