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cir ses maux. M. de Boisgelin vint, en 1789, comme député du clergé, siéger aux étatsgénéraux, où il eut plusieurs fois occasion de montrer la sagesse et la modération de son caractère. A la tin de l'Assemblée constituante, la persécution qui s'éleva contre le clergé, le força de se retirer en Angleterre ; il ne revint dans sa patrie qu'a l'époque oh le saint-siége se réconcilia avec la France. îl fut nommé à l'/irchevèché de Tours, en 1802, et, peu de temps après, il obtint le chapeau de cardinal. Il mourut le 22 août 1804, âgé de soixante-douze ans. Le cardinal de Boisgelin, qui avait montré dans le tliocèse d'Aix le talent d'un administrateur, était doué d'un goût fin et délicat, d'un esprit brillant et facile; il aima les lettres et les cultiva avec succès. Il prononça, en 1763, l'Oraison funèbre du dauphin, fils de Lous W (non imprimée ) ; en 1766, celle de StauislaSi roi de Pologne, in-8° : en 1769, celle de Mme la dauphine, in-4°. Lorsque Louis XVI fut sacré à Reims, ce fut M. de Boisgelin qui prononça le discours du sacre : ceux qui l'ont entendu n'ont point oublié l'effet qu'il produisit; sans é.ard pour le lieu et la circonstance, l'orateur fut interrompu deux fois par de nombreux applaudissements. On y trouva comme dans ses oraisons funèbres, une éloquence simple, gracieuse et touchante. M. de Boisgelin fut nommé membre de l'académie française, en 1776, à la place de l'abbé de ■Voisenon ; il a été remplacé à la seconde classe de l'institut par liiu'eau de Lamalle. Il reste de M. de Boisgelin : Exposition des principes des évêques de rassemblée sur la constitution civile du clergé, ouvrage écrit avec beaucoup de réserve et de modération ; le Psaimiste, traduction des Psaumes envers français, précédés d'un discours sur la poésie sacrée, Londres, 1799 : l'auteur comjiosa et publia cet ouvrage au profit de quelques familles d'émigrés. On lui attribue une Traduction des Héroides d'Ovide en vers français, sans nom d'auteur, Philadelphie (Paris), in- 8°, 1786, tirée seulement à uouze exemplaires, qu'il fit peut-être danssa jeunesse, mais qu'il n'a pas avouée. Discours à la cérémonie de la prestation du serment des archevêques et ^r^wes, 1802, in-i". Il reste encore eu manuscrit, de M. Boisgelin, des observations sur Montesquieu. L'évèque de Versailles a prononcé l'oraison funèbre du cardinal de Boisgelin, au service de ce |)rél.U, célébré le 12 septembre 1804; M. de Bausset, qui avait été son grand-vicaire, a donné une Notice historique sur S. E. M. le cardinal de Boisgelin.
BOISLÈVE (Pierre), clianoine et officiai de Paris, né à Saumur, le 12 septembre 1745, fut, avant la révolution, vicaire do Saint-Michel du Tertie, puis chanoine de Saint-Martin à Angers, docteur en droit et promoteur du diocèse. Il refusa le serment, vint en 1791 k Paris, et se retira pendant la terreur à Passy, avec révêqu(> de Saint -Papoul, Maillé de La Tour-Landry, son ancien condisciple. Après le concordat de 1802, il fut fait elifinoine honoraiie de Paris. Napoléon, voulant faire casser son mariage avec José-
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phine, sans recourir au pape qu'il retenait cajilif, lit porter la cause devant l'otTicialité df Paris, rétablie à cette occasion, et Bois- Jève prononça, le 9 janvier 1810, en cpialité d'dflîcial, une sentence qui ne fut point rendue publique. Il paraît qu'il intervint aussi comme oQicial pour l'annulation du mariage de Jérôme Bonaparte avec Mlle Paterson.
Boislève, devenu chanoine titulaire, puis vicaire général, était en même temps supérieur Ues religieuses de l'Hôtel-Dieu et des deux maisons des Dames delà congrégation. 11 mourut à Paris le 3 décembre 1830, dans sa 86" année.
BOISMONT (Nicolas Thyrel de), abbé de Grestain, ancien prieur commendataire de Lihons en Santerre, ancien vicaire général du diocèse d'Amiens, chanoine honoraire de l'église métropolitaine de Rouen, prédicateur ordinaire du roi, docteur en théologie de la maison de Navarre, etc., mort à Paris le 19 décembre 1786, Agé de 71 ans. On a de lui un Panégyrique d" S.Louis et des Oraisons funèbres de Mgr le Dauphin, de la reine, de Louis XV, de l'impératrice Marie-Thérèse. Il a aussi laissé quelques sermons. On ne peut refuser à l'abbé de Boismont un ton qui décèle un homme d'esprit ; mais on sait aussi que ce n'est pas là ce qui doit caractériser un orateur chrétien, ou plutôt ce qui doit se faire remarquer, préférablement à une marche grave et mâle , à une vigoureuse logique, k un langage d'onction et de cœur qui, exprimant la conviction de l'orateur, la fait pass' r dans l'àme des auditeurs. Il y a cependant dans ses sermons d'excellents passages et parf.iitement assortis 3' IX vérités chrétiennes, tel que celui qui regarde l'i-nicace de lareligion dans le soulagcmi'nt du prochain et l'irapu ssance delaphilosophie i)rofaiie, qu'on lit dans son sermon sur les assemblées de churilé; mais en générai il avaitplusdetalentpour l'éloquence académique que |)Our celle de la chaire. On s'en était aper(,u dès son discours de réci'ption à l'académie, dans le [uel il vengea si bii n l'imarîinalion, cette brillante qualité de l'être sjàritucl, conire ces froids détracteurs qui voudraient tout réduire à des syllogismes et h d'ennu.v.mls calculs. « C'est « l'imagination, disait-il, qui rend redoula- « ble tout ce qu'il faut craindre, sensible « tout ce qu'où do t aimer, pathétique tout « ce qii'd taul sentir. Elit' seule met en ac- « tion li's maximes et les précejjtes, donne « aux olijels le ton des circonstances, les a peint di'S couleurs propres ii l'etl'et qu'ils « doivent produire, les décompose, les di- « vise, 1 s réunit, et, par le mélan,.;e In-u- « reux di's impiessions douces o^i lerrilile^, « forme ce pri'cieux intérêt qui pénètre et n (jui saisit, passe à travers les s"iis qu'elle « entraîne, etc.» On reproclie h l'abbé de Boismont d'avoir trop \];i\U'- l'orgueil des philosophes de son temps fl d'en .ivoir adoplé le jargon; ce fut un double malheur jtour lui. Ku cédant au goôlde son siècle, cet écrivain se priva de grandes ressources : la religiou, quand il la prit puur guide, lui inspira des morceaux brillants et des pages éloquentes.
C'est le caractère de cette fille du ciel de donner plus d'élévation à la pensée, comme plus d'autorité aux préceptes ; elle agrandit l'esprit comme elle dilate le co'ur. On a recueilli les Ot'aisons funèbres et Sermons de l'abbé de Boismont en un volume in-8*, 1803, précédés d'uneNotice historique et littéraire par M. Auger. « C'était, dit-il, un >( écrivain de beaucoup d'esprit ; mais il n'é- « tait pas d'un goût très-sûr. On lui a repro- « ché,non sans fondement, de mettre plus de « jeu dans les mots, que de mouvement « dans les tours; d'avoir quelquefois plus de « recherche que de justesse dans les idées, « plus d'apprêt que de véritable élégance « dans le style ; enfin, de s'être fait une dic- « tion antithétique et maniérée, qui éblouis- « sait l'esprit sans échauffer le cœur. «Ses OEuvres font partie des Orn^ei(r«5acr^«,édit..Migne. BOISSIÈRE (Joseph de La Fontaine de La), prêtre de l'Oratoire, né l'an lGi9, au chAteau de la Boissière en Picardie, auprès d'.\umale, diocèse de Rouen, et mort à Paris en 1732, est connu par des Sermons où l'on trouve une éloquence agréable, et (pielquefois trop fleurie. Ils parurent à Paris, de 1731 à 1738, et en 6 vol. Ces volumes sont ainsi divisés : Carême, 3 vol. in-)2; Saints, 2 vol.; Mystères, 1 vol. Ces Sermons ont été intégralement reproduits par ,M. Migne, dans sa grande ToZ/pf/i'o» des Orateurs sacrés.
B0ISS1ÈI\E (SiMo> Hkrvieu de La), prêtre, naquit en 1707 h Bernay, et mourut à Paris en 1777, laissant divers ouvrages dont les principaux sont : Préservatifs contre les faux principes de Monç/eron, 17o0 ; Traité des vrais miracles , 1703, 2 vol.; Traité de l'esprit prophétique , 1767; Défense du traité des miracles, 1769, 1 vol. in-12; Contradictions du livre intitulé : De la philosophie de la nature par Dclisle de Salles, 1776, in-12; De la vérité, cl des devoirs qu'elle nous impose, 1777. il (laraît que La Boissière appartenait au parti des appelants, du moins s'il faut en juger jiar rouvra,.;e suivant , qui parut ajirés sa mort : Double hommage que la vérité exige pur rapport aux contestations présentes, 1780.
BOISSIEI' (le P. Antoi>e), jésuite du xvii' siècle, eut le titre de père spirituel dans lo grand collège de Lyon. Il s'était admirablement approiirii- l'esprit de saint Ignace pour les ret; ailes, et excellait dans la direction des âmes. 11 composa un livre de piété trèsrépandu et Irès-eslimé, intitulé : Méditations sur les h'vangilcs, Lyon, 168'», '» vol. in-12. Les éditions de ce livre se sont nuillipliées; le libraire Uusand en a doinié une sous ci- titn> : Le saint l'.rangile de Jésus-Christ expliqué en méditations pour chaque jour de l'année, selon l'ordre de l'I'glise, augmenté des méditations pour tes fêtes de .\otre-f)ame et pour la fi'lr et neuraine de saint François-Xnrirr, nouvillr édition, revue, corriger et mise rn mrillrur ordre que 1rs préréarntts , par un Pèrr ilr la même rompagnir, Lyon, 1821, '» vol. in-12. Les éditeurs en ont rnienni le stsletet corrigé" U-s fautes (pii déparaient \vs éditions précédentes. Le P. Boissieu a
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laissé de \'^\ns: Le Chrétien prédet^tinépa?' la dévotion,à Marie, mêrede Dieu, Lyon, 1686,in-8°.
BOISSY (Louis-Michel de) , fils de Jean- Baptiste de Boissy, qui fut membre de l'académie des inscriptions et belles-lettres, composa deux dissertations savantes , l'une sur les Expiations en usage chez les atiriens, et l'autre sur les Sacrifices où ils immolaient des victimes humaines, et publia en outre : Histoire de la vie de Simonide et du siècle où il a vécu, 1735, in-12 ; 2' édit., 1788; Dissertation historique et critique sxir la vie du grand prêtre Aaron, 1761, in-12; Dissertations critiques pour servir d'éclaircissement à Vhisloire des Juifs avant et depuis Jésus- Christ, et de supplément à Vhistoire de Basnage, 2 vol. in-12, 1785. On y remit un nouveau frontispice avec la date de 1787. Ces dissertations, au nombre de douze, devaient être suivies de plusieurs autres, mais l'auteur, découragé du peu de succès de son livre, ne les fit point paraître. Il est mort vers 1788. 11 s'était jeté par une fenôtre.
BOISSY. Yoy. Desprez-Boissy.
BOISVILLE (Jean-François-Martin de), évèque de Dijon, né à Rouen en 1753, fut
Eourvu, après avoir pris ses grades en Soronne, d'un canonicat de la cathédrale de Rouen. 11 refusa le serment sous la révolution, et dut s'expatrier. Rentré en France dès que l'ordre fut revenu, il devint, en 1801, un des vicaires généraux de Tarciievèque Cambacérès. L'état de sa santé l'obligea de se démettre de ces fonctions en 1812, et il partagea son temps entre l'élude et la religion, dans une terre près duH;-vre. En 1822. on l'obligea d'accepter l'évèché de Dijon, et il mourut dans cette ville le 27 mai 1829, avec la réputation d'un prélat ferme et zélé. On a de Boisville une traduction en vers français de l'Imitation de Jésus-Christ, précédée d'un bon discours préliminaire , Paris, 1818, in-8°.
BOLDETTI (Marc-Antoine), né à Rome le 19 novembre 1663, d'une famille originaire de Lorraine, mort le 4 décembre 17i9, âgé de 86 ans, s'appliqua de bonne heure à la poésie, à la philosophie, aux mathématiques. Plularque était son étude de prédilection pour la philosophie morale; et comme il en citait fréquemment les préceptes et les maximes, il avait été surnommé le Plutarquc par ses camarades d'école. Clément XI le nomma gardien des cimetières de Uome, et il fut pendant jiUis de kO années chanoine de Sainte-Marie d'au delà du Tibre. Boldetti était très-versé dans la langue hébraïque. Les manuscrits de plusieurs ouvrages qu'il avait composés furent détruits par un incendie en 1737. En 1720, il avait fait itaraître à Home : Osservazioni sopra i cimitcrj de' santi martiri ed antichi cristiani di lioma, etc., in-folio.
BOLDUC (Jacques), capucin, né à Paris, vers 1580, s'appliqua à la prédication, et y acquit une sorte de célébrité qui s'augmenta encore par la singularité de quelques ouvrages sortis de sa plume, et par les idées paradoxales auxquelles il se livrait. Il est
auteur d'une Traduction du livre de Job, avec un Commentaire ou Paraphrase, Paris, 1629, in-4°, et 1637, 2 vol. in-fol. : il y a ajouté une version latine du texte hébreu et les différentes additions et versions comparées à la Vulgate ; un Commentaire sur I Epître de saint Jude, 1620, in-i° ; De Ecclesia ante legem, 1626, in-8°. Il y traite des géants. Thomas Bange, luthérien de Finlande, composa contre lui un traité intitulé : de Nephilinis gigantibus, vulgo dictis, dans lequel il prétend en démontrer l'existence contre Bolduc; de Ecclesia post legem, liber tinits anagogicus, Paris, 1630, in-4°; de Orgio christiano libri très , in quibus declarantur antiquissima Eucharistiœ typica mysteria, Lyon, 1640, in-4°. L'auteur y prétend faire remonter l'institution de l'Eucharistie à Adam et à Noé : au premier, parce qu'à luireniontela culture du froment; au second, parce qu'on lui doit la plantation de la vigne et l'invention du vin, deux substances qui forment la matière du saint sacrement de l'autel.
BOLGENI (Jean-A'incent), théologien jésuite, né à Bergame le 22 janvier 1133, enseigna, pendant plusieurs années, d'abord la philosophie, puis la théologie à Macerata, et semblait par son talent devoir parvenir aux premiers emplois de sa société, lorsqu'elle fut supprimée. Pie VI, instruit de son mérite, l'appela à Rome, et le nomma son théologien-pénitencier. Bolgeni, dans ses controverses, attaquait avec tant de vivacité les doctrines opposées à celles des jésuites que ses confrères se crurent plus d'une fois obligés de tempérer, en lui répliquant, l'efTet produit par ses écrits. Néanmoins, en 1799, la république romaine ayant ordonné qu e les instituteurs et fonctionnaires publics prétassent le nouveau serment civique, il publia, en faveur de cette mesure un écrit intitulé : Sentiments sur le serment civique prescrit, Rome, 1799, in-8'\ Cette brochure fut condamnée, et l'auteur adressa sa rétractation au sacré collège alors assemblé à Venise, pour l'élection d'un pape. Ses principaux ouvrages sont : Examen de la véritable idée du saint-siége, Macerata, 1785, in-8% en réponse au livre de Tamburini, intitulé : De la véritable idée du saint-siége, dont le but est d'affaiblir l'aulorité du pape ; Observations theologico-critiques sur deux livres imprimés à Plaisance eu 1784, sous ce titre : Qu est-ce qu'un appelant? Ces deux livres étaient favorables à l'appel, et Bolgeni entrejirit de les réfuter ; De l'état des enfants morts sans baptême, Macerata, 1787, in-8" ; Traité des faits dogmatiques, ou de rinfaillibilité de l'Eglise pour décider sur la bonne ou la mauvaise doctrine des livres, Brescia, 1788, 2 vol. in-8°, et avec des additions, Rome, 1795, 3 vol.; Dissertation sur la charité ou l'amour de Dieu, en quatre parties suivies d'un appendice , Rome , 1788 , 2 vol. H]-8° : cet ouvrage fut censuré par deux jésuites , Muzzarelli et Cortez, à qui Bolgeni répliqua par deux autres brochures, dont la première, intitulée : Eclaircissements pour la défense de la Dissertatiop,
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parut à Foligno, 1790, in-8% et la seconde, intituk'e : Apologù-, fut publiée dans la môme ville, 1792, in-8°; De re/iiscopat, ou de la puissance de fjourerner l'Eglise, Rome, 1789, in-4° ; Dissertation sur la juridivtion ecclésiastique. Home, 1789, in-8" ; L'Economie de la foi chrétienne, Brescia , 1790, iu-8" : cet ouvrage, un des plus remarquables et des plus substantiels de Bolgcni, a été repmduit par M. l'abbt'' Mignedans saCollectiondes Dé-^ monstrations évangéliques, toineXVlH ; Traité de 1(1 possession , principe fondamental pour diriilcr les cas moraux, Brescia, 1796, in-8°. L'auteur y avait fait une suite qui parut sous le titre de Seconde dissertation sur les actes humains, Crémone, 1816, in-8°. Bulgeni était mort à Rome le 3 mai 1811. Un article qui présente la liste à peu près complète de ses écrits lui a été consacré par Caballero dans le SupplémentàlaBibliotheque duP. Southwell.
BOLIVAR(GKÉG:iiREDE),religieuxespagnol, qui vivait sur le milieu du xvn' siècle, était (ie l'ordre de Saint-François de l'Observance, il se consacra aux travaux des missions, et alla évaugéliser les peuples du Mexique et du Pérou, où il resta vingt-cinq 'années. De là il jiassa aux iles Moluques, où il trouva les mèuies travaux et les mêmes périls qui ne le rebutèrent jamais. Les connaissances qu'il avait eu médecine lui furent utiles pour gagner la conliance des sauvages dont il entreprenait la conversion. Avant ses voyages, il avait public à Madrid l'ouvrage suivant : Mémorial de Arbitrios para la reparacion de Espana, 1626, in-folio.
BOLLANDUS ou DE BOLLANDT { Sébastien), religieux récollel, natil de Maéstriilit, professa la philosophie et la théologie, et mourut à Anvers le 13 octobre 16i5. On lui doit les éditions suivantes des ouvrages intitulés : Historien, theologicaet moraiis terrœ sanctœ élucidât io , auetore Francisco Quaresmio, Anvers, 1639, 2 vol. in-folio; Serviones aurei fratris Pétri ad Boics , in dominicas et festa per annum, Anvers, 16V3, in-folio. Pierre-aux-Bœufs était un cordelier de Paiis du \v° siècle, (pii fut docteur et professeur en théologie.
BOLLANDUS ( Jean ), naquit à Julemont dans le pays de Limboiu'g, î\ une lieue de Hervé, en lo96. La (;ouii>agni(i de Jésus, dans laquelle d avait pris l'habit, le choisit pour exécuter le dessein que Kos\\(îide avait eu (le recurillir les monuments cpii pouvaient conslatrr les vies des S.iiuts sous h' titre ^^'Acta Sanclorum. Bollandus avait la sagacité, ['('ru lition et le zèle (pi'il fallait pour cette eiiti(!|)rise. Kn 16'i-3, on vit )).iraitre les .Suiuts du mois de .janviei', en 2 vi I. in-folio; en l6o8, ceux de février eu 3 vol. 11 avait commencé le mois de mars, k>rs- (pi'il mourut le 12 se|)leuilire 16l).'j. Le P. ÙeiiMtliciiius, sou associé, l'ut son conliiiuati'ur. On lui donna pour st-coiid le P. Papehroch, un di's |ilus dignes successeurs de Bollandus. Cet ouvrage innuensc a été eoml'aré 5 un Itlrt qui prend toutes sortes de l>oissons (sayenœ ex omni génère pisciuni cungregunli. Maltti. xiii). On y trouve tou-
tes les légendes vraies, douteuses et fausses. Les savants collecteurs discutent la plupart des faits et dégagent l'histoire des saints des fables dont l'ignorance ou une piété mal entendue l'avaient chargée. On y trouve, outre l'objet direct de leurs travaux, uu grand nombre de traits qui intéressent non-seulement l'histoire ecclésiastique, mais encore l'histoire civile, la chronologie, la géographie, les droits et les prétentions des souverains et des peuples. Tous les volumes sont accompagnés de tables exactes et tiès-comraodes. Bollandus, le père de cette compilation, était moins bon critique que ses continuateurs. On les appelle, de son nom, Bol~ landistes. Ce grand ouvrage , interrompu après la suppression de la société, a été repris en 1779 par ordre del'impératrice-reiae, à la grande satisfaction des savants chrétiens. Depuis qu'il est reconnu, d'après hîs vaines tentatives des philosophes, qu'on ne peut former des hommes de bien, de bons citoyens , des sujets tidèles, sans les grandes, maximes de la religion, l'histoire des saints si riche en exenfples, si propre adonner des leçons pratiques à tous les ordres de la société, doit nous être plus précieuse que jamais. Le phUosophisme faisant toujours de plus grands progrès sur l'esprit des gouvernements, celui de Bruxelles supprima l'ouvrage et détruisit la so(,iété des Bollandistos en 1788, le joui' de la Toussaint époque que choisit jar dérision la morgue philosophique)." Cet érudit et édiliant ouvrage, a dit quelqu'un à celte occasion, leur a paru inutile. litrectivement, cet ouvrage est la vie des Saints {Acta Sanctorumj : or, couformément à ce qui est dit au l'ivre de la Sagesse,
chap. Il : Dissimilis est aliis vila illius iNt-
Tii.is est nobis et contrarius operibus nostris.» L rs de la révolution de Brabant en 1789, celte association célèbre se r('tablit par les soins de l'abbé deTongerloo, ordre de Piémunlré. L'ouvrage a été de nouveau interrompu en 1794, à l'entri'e des troupes françaises dans la B(.;lgi([ue. Cette précieuse collection forme aujourd'hui o3 vol. in-folio : j.invier, 2 vol.; lévrier, 3; mars, 3; avril, 3; mai, 8; juin,7; juillet, 7; août, G; se[)tembre, 8; octobre, 6. On joint ordinairement à cet ouvrage Marlyrologium L'suardi, i vol. iafolio, H Acia Sanclorunt Hollandianaapoloyeticis libris lindicata. Les Nénitiens ont réimprimé successivement les i2 premiers volumes de cet ouvrage jusiju'au la septembre; mais celte édiliou est trcs-inférieure à celle des Pavs-Bas.
BOLSliC I JéikIme-Heivmès ), de Paris, aumi'piiier de la duclu'>se de Ferrare et méde-'ciu à l.you, lut d'aboid carme; mais ayant laissé entrevoir un iiemhaiit pour les nouvelles eri'eurs, il essuya (piehpu's reproches, (|ui, bien loin de lui ouvrir les yeux, furent II' pret'Vle de sou a|)OSta>ie. Il suivit imisiiite Calvin à (ienève; mais s'élanl brouillé avec lui, il rentra daii> le sein de l'Eglise. Nous «vous de lui : Vie deCaUin, Paris, 1577, et de Hi'ze, Pans, 1582; l'une et l'autre, in-8'. 11 y a bleu des choses iuteressaules, mai^