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])(H-t;iit ronstainment un cilice. ^^ay«^inous, arrivi'î au faîte des honneurs et du {)Ouvoir, (conserva pour l'abbé Boyer touti^ son ancienne atfection et s t conliance ; il recourait à ses lumières, et prenait ses avis dans les matières les plus graves. Il demandait quelquefois au roi la permission de ne répondre à une question qu'après en avoir coiif ré avec son théologien. En i82G, rai)bé Boyer écrivit, à la prière d ; Mgr Frayssinous, l'Antidote contre les Ajjh.ori.imcs de l'aljbé de Lamennais qui, snus ce titre d'Aphorismes venait de publier un opuscule contre les quatre articles de 1682. Du reste, il s'attacha moins à prouver l'orthodoxie des quatre Articles, qu'à repousser l'accusation d'hérésie portée contre leurs défenseurs. Après les journées de juillet 1830, l'abbé Boyer se retira dans les montagnes du Rouergue, mais il re| rit bientôt si s tournées apostoliques. Dans les inervalles libies que lui laissaient les retraites, il conqiosa plusieurs écrits de circoii' tance qui tour liaient à la fois à la relig'on. à la ! hilosophie et à la politique En I8il, l'abbé Boyer visita Rome, oii il eut riionneur d'(Mre reçu par le Saint-Père, et fit un jièlerinaii;çà Notre-Dauc de Lorette pour s',\ jréparer, par une retraile de jtlusieurs jours, à iu;e bonnemnrt. De retour en France, il donna encor'e plusieurs retraites et rrîviiit à Paris. Il y mourut le 24 avril 18V2, dans les sentiments de la plus vive et de la ]ilus allectueuse piété. Outre les ouvi'ages dont nousavor;s parlé nous citerons : Examen de la doetrine de M. de Lamennais, considérée sous le triple rapport de la philosophie, de la théologie et de la politique. ISâV, in-8"; Défense de la méthode d'enseignement suivie dans les écoles catholiques , 1835, \<..-H" ; Défense de l'ordre social contre le carbonarisme moderne, 1" vol., 1835; 2' vol., 1837; Défense de l'Eglise de France contre les attaques de la Dissertation sur le prêt à intérêt [ par l'abbé Pages de LyonJ, ouvrage Où l'on explique les dernières décisions de la Pénitencerie, relatives à l'usure, 183D, 111-8° ; Lettre à un théologien de province, qui lui avait demandé des éclaircissements sur le chapitre 5 de la précédente Défense, brochure iri-8", où il est auestion surtout, de savoir si l'autorisation u prince fient former un titre lé'gnj ; Défense de l'Eglise catholique contre l'hérésie constitutionnelle qui soumet la religion au magistrat, renouvelée dans ces derniers temps, 18V0, iri-8" ; Coup d'œil sur l'écrit de MM. Alligniil intitulé : De l'état actuel du clergé en France, 18V0, br-ocliure iri-8°. « Dans ces « écriis, dit l'.lmi de la Religion, ou jieut i-e- « nianjuer la netteté des vues, l'exai'l tude « des principes, le i hoix des preuves, le ta- « lent (le la discussion et l'art i\ ■ presser un « raisonnement, entiii îles ré|](>xions vives et " piipiantes ; mais l'auteur ne marche pas « toujours droit à son but ; il se jette dans " des digressions qui, poiii' éli-e iritéressnn- " tes, n'en sont pas mruns étran;;ères au sii- « jet; il ne lie pas, avec assez d'art, les dif- « férontes parties do son plan. La noblesse ? des pensées, l'élévation des sentiiuenls, la
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« grandeur des images, les qualités du style « ne voilent pas toujours ces défauts qui « prenaient leur source dans la rapidité de \ « la com[)osilion. » ^
ROYLli (Roijert), célèbre philoso[)lie anglais, naquit en l(i2(') à Lismore en Irlamle. il était le sejitièrae fils de Richard, com'e rie Cork et dOrrery. Après avoir appris le latin et 1 ■ français dans sa patrie , il voyagea h Genève, en France et en Italie, pour se perfectionn -r dans la physi(|ue et les mathématiques. Dé retour en An,;leterre, aidé par Ho>;k, son associé dans les opérations chimiques, il perfectionna la machine pneumatique , inventée par Othon de Guerike, bourj;mestri' de Magdebourg. Le roi Charles
II et ses successeirrs Jacques II et t'iuillaume
III l'honorèrent successivement de leur commerce et de leur estime. C'est à lui principalement qu'on doit l'établissement de la société royale de Londres, en 16G3. On l'en nomma président en 1(180; mais il voulut toujours se borner au titre de conseiller. Son zèle pour la religion chrétienne se signala dans toutes les occasions. Il donna durant sa vie 300 liv. sterlings fiar an pour la propagation de la foi en Améi'iipie, et 100 pour 'es Indes. Il laissa en mourant un fonds considérahie |iour un cert. in nombre de sermons qu'on doit jjrécher toutes les années sui' les vérités de la reli^^ion chrétienne en généial, sans entrer dans les nisputcs particulières qui divisent les clirétiens : il sentait q .e la secte qu'il ])i'o!essait ne gagnerait rien à celte discussion. On a de lui plusieurs écrits .sur la théologie , la pliysirjue et les mathématiques , recueillis en i7i.V , h Londres, en 3 vol. in-fol., avec la Vie de l'auteur, et en 1772, G vol. in-i°. Les princi|)aux sont : les Nouvelles expériences phusico-mé caniques sur le ressort de l'air : il y décrit la machine du vide et poussif la modestie jusrpiW icconnaître qu'il en doit l'idée h Othon de Guerike ; Considérations sur l'utilité de la physique expérimentale ; Histoire générale de l'air ; l'xpériences et observation* sur le froid, les couleurs, les cristaux, la respiration, la .salure de la mer, les exhalaisons, la flamme, le vif-argent, dans ditférents traités séparés; le Chimiste sceptique ; Essai sur l'Ecriture sainte ; le Chrétien naturaliste , ouvrage dans leipiel il |irouve q\ o la physique expérimentale mène au chrislianisme , loin d'en détourner: Considérations pour coniilier la raison et la religion : Discours sur la profonde vénération que l'esprit Aumuin doit à Dieu , très-estim 'S : Recueil d'écrits sur l'( .Tcillence de la théologie comparée avec la philosophie naturelle : l'auteur ne prise celle-ci rpi'aulant (jnelle a du rapport à la reli.^iou. Presque tous ses ouvrages de physique et lie chimie ont été traduits en latin, Genève, I7li, 5 vol. m .'»°. Il mourut à Londres eu Kiitl , h (li ans. Tout était simple cliez lui , et conforme au caractère d'un vrai |philoso|)he. Il était plein de franchise, de politesse; et do dou cur. (^)uoiipie .lé'taché do toutes les siditililés dont les hommes ont fait des choses im}iortanles , il observait les
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bienséances. II ne savait ni mentir, ni déguiser, mais il savait se taire. Il jugeait trèssainement des iionunes el des .s d'aires : aussi quitta-t-il la cour de bonne heure. ï-es idées ,sur les moyens de rendre le genro humain
Sieilleur et plus heureux étal, nt très-étonpes ; mais l'exécution des idées les plus saines est toujours ti'ès-difticile.
BOYM ( MiouEi. ), jésuite polonais, fut envoyé comme missionnaire aux Indes et à la Chine en I6V3 , revint à Lisbonne en l(io2 , 9t repartit en î 656 pour la Chine, où il mourut en 1659. Il puhlia : Flora sinmsis , Vienne, lGo6, in-fol. (le 75 pages, traduit en français; une Traduction des 4 livres de Wang- Choho, faite d'après les auteurs chinois , et contenant 289 articles sur les médicaments, li's signes des maladies, etc., Francfort, 1682, jn-'i-°, publiée sous le nom d'André Cleyer de Cassel, premier médecin de la compagnie des Indi's , éditeur plagiaire , ijui y joignit quelqu s autres morceaux traduits du chinois. — BoYM (Benoît) , autre jésuite polonais, né à Lemberg, en 1629, mort h Wilna en 1670, traduisit du français une Théologie chrétienne, et quelques livies ascétiques.
BOYSE, BOYS ou BOIS (Jean), théologien anglais, fils d'un r.'Cteur de la paroisse de West-Stowe, na'iuit en 1560, à Neltlestead dans le Sulïolkshiro, 1 1 fut curé de Bossworth en 1596. Le roi Jacques I" ayant formé le projet do f dre tradui; e la Bible, nomma Boyse pour être un des auteurs de ce travail, et il fit ensuite partie de la commission des théologiens désignée pour revoir la traduction. 11 oui ()our son lot les livres deutéro-canoniques que les anglicans appellent a|;ocryphcs. lîoyse aida sir Henri Saviie dans la publication (les OEuvres de saint Cbrysostome , dont il lut tous les ouvrages sur les manuscrits. Il obtint une prébende dans l'ég'iso d'Ely en 1615, et mouiut en liii.3, lassant divers ouvrages, parmi lestiuels le suivant est à p;'u près le seul qui ail été publié. C'est une défense de la Vulgate, qui fut imprimée après sa mort sous ce titre ; Vetcris intcrprelis cuin Beza aliisque recentioribus coUatio in quatuor Evangeliis et Actis apostolorum , Londres, 1655, in-8". Voy. Bkaiïhwait.
BOYSEN (Pierre Adolphe), théologien luthérien, né le 15 novembre 16!)0à Aschersleben, dans la principauté d'Anhalt , étudia le droit et la théologie dans les universités de Wttenberget de H M, et occupa diverses places ecclésiasti!|ues à Halberstadt, où il moi, rut le 12 janvier 17i.'î. On a de lui : Disputatio de Asiarchis ad Act. cap. \i\, v- 31; Proç/ramniata duo de Ilerode scripturœ interprète; Dissertulio de legione fulminatrice ; JJissertatio de codice gro'co , et consilio quo timis est Martinas Lutherus in intcrpretationc germanica Novi Testamcnti ; Phœdri fiibularum jEsopicarum libri quatuor, noiis itlustrati ; Historia Michaelis Serveti ; De viris eruditis qui sero ad litteras admissi magnos in sludiis fecerunt progressus , Wittenberg , 1711, m-k°, etc.
BOYSEN ( Frédéric -Eberhard), fils du lu-écédeut , né à Halbersladt le 7 avril 1720 ,
suivit la même carrière que son père , et mourut le 4 juin 1800, laissant entre autres ouvrages : une bonne version du Koran , en allemand, avec des notes. Halle, 1773, grand in-8°;2= édition, ibid., 1775, in-S" ; Mowionejifa incdita rcrum genHanicarum,prœcipnc Maqdeburgicarum et Halberstadiensum , tum. l""' Leipzig etQui'dlinbourg, 1761 , in-4°; Lettres théologiques, en allem., Quedlinbourg, 1765- 176G, 2 vol. in-8"; Magasin historique wmwr«e/, six parties, Halle, 1767-1770, in-8"; Histoire universelle: Histoire ancienne. Halle, 1767-1772, 10 vol. in-S° : c'est nn extrait de la grande Histoire universelle publiée en Angleterre ; Lettres à Gleim , Fiancfort, 1772, in-8°; De voce fiuor/j.si.v, Quedlinbourg, 1771, in-4'; Ad Ceisi SzwXij wv ilTzi^a. commcnlatiuncuta. Halle, 1775, in-4° : ces deux deinières productions parurent sous le nom de Jean- Samuel Kulin.
BOZIUS ou BOZIO (Thomas), né à Eugubio ou Gubio, dans le duché d'Urbin , prêtre de l'O.a'oire à Rome, florissait au conimei cernent du xvii' siècle, it s'attacha particulièrement à l'histoire. On a de lui : De signis Ecclesiœ , qu'il fit imprimer en 1591; De riiinis gentium et regnorum ; De antiquo et noro Italtœ statu, conie Machiavel ; i>c imperio virtulum ; De robore beliico; etc. Il pri''pa:ait H) volum.s sons le titre d'Annales anliquitatum, mais il n'en avait publié que deux , lorsque la mort l'enleva à Rome, en 1610, dans un âge peu avancé. — François Bozius, son frère, également prêtre de f'O- Piitoire, mort en 1635, a laissé plusieurs ouvrages , tels que ceux-ci : De temporali Ecclesiœ monarchia; Annales mundi; Vita beati Pétri etc.
BRADFORD (Jean), théologien et prédicateur protestant , né au connuencement du règne de Henri Vlli , fut d'al)ord jilacé, en qualité de commis, chez sir John Harring , payeur gén rai des armées anglaises. Il s'y rendit coiipaljle d'une grave infidélité , ma s il se repentit ensuite amèrement de sa fauie, qu'il s'efforça de réparer. Alors s'étant déterminé à embrasser l'état ecclésiastique , il étudia la théologie sous lé docteur Latimer, puis k l'u'iversité de Canibridge , où il obtint en 1548 le degré de maître ès-arts. En 1550, il reçut les ordres et devint chapelain de l'évèque u'C Londres et chanoine de Saini- Paul. Bradfort s ■ fit une giande réputation dans la chaire parmi les sectaires an.dicans, et en 1552 il fut nommé cliaiieJaind'EcibuardVI, qui mourut l'année suivante. Sous la reine catholique Marie, Bra.iford continua de prêcher la religion prétendue réformée. Sur ces entreiaites, un docteur Bourno ajant vi(demment attaqué le catholicisme dans un sermon , excita une sédition dans laquelle il eût i)eut-être péri , si Bradford n'était parvenu à le protéger contre la fureur du peuple. Ce dernier fut impliqué dans le procès qui suivit, et condamné à mort. La sentence reçut son exécution cinq mois plus tard : les catholiques avaient prolité de ce temps pour tâcher d'attirer Bradford k leur croyance , mais il s'opiniâtra dans ses erreurs. Il fut