‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 143 sur 228 · BOY C9C · texte numérisé non relu

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Boyer se retira pendant la terreur dans les montagnes du Rouorgue, avec Fravssinous, où, tout en remplissant aveclo zèle îe plus dévoué les fonctions de leur ministère auprès des malades et des fidèles, les deux amis se disposaient par la méditation et par l'étude à remplir la sainte mission à laquelle ils se sentaient appelés. En 1800, l'alibé Boyer se rendit avec emiiressement à l'invitation de l'abbé Emery, qui s'occupait de réor aniser à Paris l'enseignement ecclésiastique. Il professa la philosophie, tandis que Frayssinous enseignait latliéologie dogmatique. C'est en 18)2, que parut son premier écrit : Le duel jugé au tribunal de la raison et de l'honneur ; il le publia sous le nom d'un officier de ses amis, à qui le ministre de la guerre Berihior écrivit une lettre de félicitat.ons au nom du premier consul. En 1803, l'abiié Frayssinous ayant commencé ses conférences dans la chapelle des Allemands de l'égl se Saint-Sulnice, l'abbé Boyer s'associa à lui, et il prononça cinq discours qui furent extrêmement goûtés. Lorsque plus tard Frayssinous moula dans la chaire de Saint- Sulpice et quitta la congrégation dont il faisait partie, l'abbé Boyer le remplaça au séminaire, comme professeur de théologie dogmatique. Au mois d'octobre 1811,1' gou- V. rnement impérial dispersa la compagnie de Saint-Sul|)ice : comme l'abbé Bo.\ er n'en était pas membre avant la révolut on, il espéra qu'on lui permettrait de continuer ses leçons ; mais il fut contraint de quitter le séminaire au bout de quelques mois. En 1812 el 1813, il alla prêcher des stations à Mont- [lellie;' et à Lyon; il demeura ensuite dans sa lamille jusqu'en 181i. Alors il vmt le irendie son cou. s de théologie à Saint-Sulpice, et ille continua jusqu'en 1818, époq;ie où il refusa les oflVes du cardinal de Périgord, qui voulait l'attacher à l'administration du d'ocèse de Paris, en qualité degrand-vieaire. En 1817, parut son érrit inlitulé : Examen du pouvoir législatif de l'Eglise sur le mariage, dans lequel il réfutât les fausses doctrines de Trtbaraud et du président Agier. Il intervint ensuite dans la discussinn relative au concordat de; 1817, en faisant païaître de Nouveaux éclaircissements sur les objections que l'un opposait à cet acte. L'auteur voyait devant lui deux sortes d'adversaires ; les uns eu~s nt Vdulu a>servir l'Eglise à l'Etat; les autres prétendaient que l'Eiat devait professer une inditf. renée absolue en matière religieuse. Ces deux doc rines également | ernicieuses, lurent combaitues dans sa brochure: De la liberté des ctdtes selon la Charte, etc., qui parut sous le u.-eudonyme de Baiande df Br.ges. Il engagea v( rs la même époque avec TaJjaraud, dans l'^mj de ta religion, une polémique qui fut tout-à-coup suspendue. L'abbé Bo.\er secons;icra de nouveau à l'œuvre des retraites, et au bout de quelques années, il y eut peu de diocèses en France, où son saint ^èle ne se fût exercé. Afin d'attirer la jjénédiction de Dieu sur ces retraites, il joignait à la prière et à l'aumône, la pratique delà mortification, et pendant leur durée, il

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