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ter lui laissa en 1827 tout le poids de la charge épiscopale. Il continua de se concilier par un redoublement de zèle, comme par sa science et sa piété, la vénération de tous, et mourut le 11 juillet 1837.
BR ANC AGIO ou BRANCACCI (François- Marie de), d'une illustre maison originaire de Naples, successivement évoque deViterbo, de Porto, de Capaccio, ensuite cardinal, mourut en 1675, à 8i ans. Le meurtre du gouverneur de Capaccio l'ayant brouillé avec les Espagnols, il eut une exclusion de la part de cette nation, lorsqu'on le proposa pour être placé sur la chaire pontificale, après la mort de Clément IX. On a de lui un Traité sur le chocolat, Rome, 1666, in-4", dans lequel il soutient que cette boisson ne rompt pas le jeûne. Brancacio ajouta au mérite de cultiver les lettres celui de les protéger. Il composa d'autres ouvrages, et le recueil en parut à Rome en 1672, in-i° et in-fol.
BRANCADORO (César) , cardinal , né h Fermo le 28 août 1773, fut nommé par Pie VI camérier d'honneur, puis prélat de sa maison, archevêque de Nisibe, supérieur des missions de Hollande et nonce à Bruxelles. Le prélat aj'ant fait un voyage en Hollande, sa présence irrita le parti janséniste, qui lui reprocha sérieusement de n'avoir (las pris les pouvoirs de l'archevêque schismaliquo d'Utfécht. Mgr Brancailoro publia, en 1792, à Amsterdam, un recueil des homélies, brefs et autres écrits de Pie VI, in-folio de 317 pages. Pie VII le créa cardinal dans le consistoire du 18 février 1801, et le ht en même temps évêque d'Orviète. Le 11 juillet 1803, il le transfera à l'arclievêclié de Fermo. Duraut l'invasion étrangère, le cardinal Rranccidoro, obligé de quitter Tllalie, soulïiit avec courage les misères de l'exil, et fut un de ceux cpu refusèrent d'assister au mariage de l'empereur, en 1810. Il suivit le pape k Gênes en 1815. De retour dans son diocèse, Brancadoro travailla à réparer les maux causés par la [lersécution. On cite de lu nn Discours sur la mort du prêtât Ripanti; VEloge funèbre des cardinaux Fantuzzi et Cataisi: une Méditation sur Vurnc funéraire de Charles 111, roi d'Espagne ; une Relation d'un voyage de Pie Yl à Subiac, et des morceaux sur des sujets de religion, de monde et d'antiquités chrétiennes. Ses Œuvres ont été recueilli<s en 2 volumes. On lui attribue aussi une traduction en italien du traité de l'abbé Rey, sur l'Autorité des deux puissances. Le cardinal était de l'aca léraic des Arcades, de celle de Saiut-Luc et de celle de la Relig on catholique. 11 mourut le 11 septembre 1837.
BRANCATO (François), jésuite sicilien, qui s'est rendu célèbre dans les missions de la Chine, prit, en arrivant dans cette contrée, en 1637, le nom chinois de Pan Koue konang, et [)rôcha le christianisme dans plusieurs villes de la province de Kiang-nan. Grâce à ses efforts, que bénissait la Providence, le nombre des chrétiens s'accrut considérablement, et il b.Ud pour eux plus de 'JO églises , et 4a oratoires. Pendant trente-deux années, son zèle pour la prédication ne se ralentit
pas un moment. Enfin, renvoyé de Péking à Canton, il mourut en 1671. Entre autres ouvrages chinois, Brancato avait publié : un Traité sur l'eucharistie, avec divers exemples; une Explication des dix commandements; une Réfutation des divinations ; un Catéchisme très-célèbre, intitulé : Thian chin hoci kho, ou Entretien des anges, qui est encore un des principaux livres élémentaires des chrétiens chinois.
BRANDMULLER (Jean), partisan d'OEcolampade, ministre et professeur d'hébreu à Bàle, naquit à Biberac, et mourut en 1396, à 63 ans. On a de lui ÏOO Oraisons funèbres tirées de l'Ancien Tesiaracnt , et 80 puisées dans le Nouveau; des Sermons pour des mariages, et des Dialogues en allemand.
■ BRANDMULLER (Jacques), fils du précédent, moi t en 1629, se fil connaître par 3 vol. in-Y°, intitulés : Anali/sis ti/pica librorum Yeteris et Novi Testamenti, Bàlc, 1G20 et 1621.
BRANDOLINI (Alrelio), surnommé il Lippo , né dans le \\' siècle à Florence, d'une famille patricienne, fut, dit M. Weiss, un des hommes les plus extraordinaires de son temps. La réputation qu'il se fit doit paraître d'autant plus étonnante qu'il devint aveugle dans son enfance. Mais doué d'un courage à toute épreuve et d'une mémoire prodi.:ieuse , il fit des progrès rapides dans les lettres, et de bonne heure il fit admirer son talent à traiter sans préparation en vers latins les sujets les plus diflieiles. Son talent d'improvisateur lui valut, à Rome , d'utdes encouragements, et le pape Sixte I\' l'honora d'une bienveillance toute particulière. Mathias Corvin, roi de Hongrie , lui offrit, en 1482, une chaire d'éloquence dans l'université qu'il venait d'établir à Bud'^, et Lippo reçut dans cette ville l'accueil le plus distingué. La mort de ce roi, dont il prononça l'éloge funèbre en 1490 l'engagea à revenir à Florence , oii il embrassa la vie religieuse dans l'ordre de Saint-Augustin et se consacra à la prédication. Il obtint dans cette nouvelle carrière les plus brillants succès, et mourut à Parme en 1497. On a de lui , entre autres ouvrages : Paradoxorum christianorum libri duo, Rome, 1531, in-V ; Bàle, 1543, et Cologne, 1373, in-8°; De ratione scribcndi libri très, Bile (^aus date),in-8°; ibid., 1349, 1383; Cologne, 1573 ; Rome, 1735, in-S° : c'est un traité de l'art d'écrire , dont Ginguené a fait un grand éloge ; De vitœ humanœ conditione et toleranda corporis œgritudine dialogus ad Math. Corrinum, Vienne, 1341 ; B.Ue, 1343, in-S° ; Oratio de virtutibus D. N. Jesu Christ i, nobis in ejus passione ostensis , Romœ ad Alexandrum Yl, P. Max., in Parasceve habita, in-4°, sans date ; Carmen de morte B. Platinœ, d;msles OEuvres de Platina ; De laudibus Laurentii Mcdicis carmen, dans le tome II des Carmina illustr. poetarum italorum, où sa trouvent queli]ues autres pièces de Brandolini à la louange des Médicis. — Son frère Ra[)haël Brandolini, qui fut également aveugli', se fit comme Aurelio, ))ar son talent d'improvisateur, une grande célébrité, il cou nut longtemps l'adversité ; mais plus tard il