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(îc Saint-Benoit, en 2 vol. in-i% 1684.. Il y rapporte l'établissement et les progrès i!e l'état monastique en Occident, comme il l'avait f.iit pour i'Orieiit. Celte Histoire, exacte et aussi circonstanciée qu'il le faut, ne va que jusqu'au X' siècle; Traduction dex Dialogues de saint Grégoire le Grand, avec des notes, 1689, in-12 ; Défense des sentiments de Lactance sur le snjet de l'vHre , contre ia censure d'un ministre (GalliPUS), Paris, 1671 , in-12. On a encore de lui une traduction d'un pet t livre de morale de Jean-Louis A'ivès , intitulé : Introduction à la sagesse , et d'un autre qui a pour titre : Cura pastoraiis, imprimés en 107. t.
BUNDEKEN ou BUNDÈRE (Jean) , en latin Buiidrrius , reli-'i.'ux d 'minicain , né à Gand en li81, fut pr clicateur et inquisite ir général de la toi pour le diocèse de Tourna.y, et mourut à Gand le 8 juin 1557, après avoir corabatl:i avec ardeur les opinions des pn'tendus réformés. On a de Bundèro : Compendium dissidii quorumdam liœrcticorum atque Iheologorum, Paiis, 15i0, 15i3, 15';5, i; -8°; réimpr. sous le titre i^e : Cornpcndium concertationis hujus sœculi sapicntium, etc., Paris, 154-9; Venise, 155-2 ; Anvi rs, 1555, in-S" ; et encoi'e sons le titre de : Compendium rerum theologicarum , Anvers, 1502, in-12; Paris, 1574, in-8°; 1577, in-8°. D,«ns es trois dernières ('ditious, on a inséré Collectio quatuor doetorum Ambrosii, Hieronxjini, Augustini et Gngorii super triginta articulis ab hœrcticis modcrnis disputatis , recueil qui n'est point de Bundère , mais de Noël Taille[iied; Detectio nugarum Lutheri, Louvain , 1551, in-S" ; De vcro Christi baptismo contra Mennonem anabaptistarum principcm , Louvain, 1553 , in-S° ; Paris, 1574 ; Scntum pdci. Gand, 1556, Anvers, 1569, 1574. trad. en flamand par Bacheiius, Gand, 1557, in-12.
BUNTiNG iHenbi) , Saxon, né en 1545 à Hanovre , mourut dans cette ville en 1006, et s'est fait connaître par une Chronique unirerselle, Mi\.i,d bout g, 1608, in-ful., en latin ; elle va jusqu'à l'an 15.>'J : peu estimée ; Itinéraire de l'Ecriture sainte, eu latin tt en allemand, .Magdebourg , 1597; réimpr. en 1718, in-l" ; Chronique du duché de Brunsiciclc- Lunébourg , que Henri Meibomius a corrigée cl continuée jusqu'en 1020, Magdebourg, 1620, in-f J.; Oratio de Musica, 1596, m-k".
BUNYAN (JEA^) , écrivain anglais, d'une secte de non-conformistes, né en 162S, près de Bedford , était lils d'un pauvre chaudronnier, et commença par exercer la irofession de son père. Les troubb'S de l'Angleterre ayant éclaté , il se lit soldat dans l'armée du parlement. En 1655 , il fut reçu membr e de la congrégation dos anabaptistes de Bcdfort , et se lit tellement remarquer par son enthousiasme < qu'après la restauration il l'ut jugé comme promoteur de rassemblements séditieux, cl condamné à un bannissement perpétuel. La sente ce ne fut pas exécutée; mais il demeura douze ans en prison, et n'en sortit que par la [iroteclion de Barlow, év. que de Lincoln. II voya;;ea ensuilo en Angleterre pour muiulenir dans leur foi ses
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frères non-conformistes , ce qui le fit surnommer Véréqur Buin/an. Il mourut en 1688. Bunyan était sans instruction et avait uu extérieur grossier; cependant il avait de l'imagination. Ses ouvrages ont été ré(mis à Londres , 17-36-1737, en 2 vol. in-ful. Le ]>lus connu est son Voyage du pèlerin, 1060, qui a été souvent réimpriuié et traduit ( n plusieurs lai gués , notamment m français, par Robert E.^tienne, libraire, sous le tilre de : Pèlerinage d'un nommé Chrétien , écrit sous Vallégoric d'un songe, Paris, 1772, 1793, in-8°. Le tradiicteur nous apprend dans sa j-iéface qu'il y avait une seconde partie à cet ouvrage", mais cpi'il ne l'a jias traduite , parce qu'elle a paru rentrer dans le même plan, il paraît que ces deux jiarties forment l'ouvrage annoncé dans la France littéraire de Que rard, sous ce t tre : Voyage du chrétien et d,. la chrétienne vers l'éternité bienheureuse, traduit en français, Neuchàtel, 1716, in-8°, souvent l'éimp imé.
BU0NA.\,IC1 (Philippe), né à Lucques en 1705, lut secrétaire des brefs de (dément XIV, et agent de la république de Lucques près du saint- iége. On a de lui plusieurs ouvrages, dont le plus impoitant est intitulé : De Claris pontificiarum epistolarum scriptoribus, 1753. Sa Vie d'Innocent XI , qu'il fit ])jraître en 1776, dé|ih.t aux jésuites, à cause de quelques passages relatifs au jansi-nisme. Les ouvra.es de Philippe Buonannci, en latin et en italien, en prose et en vers, ont été réunis avec ceux de son frère à Lucques, 178Ï, k voliunes in-4°, sous le titre de •,Pliilippi et Castrucci fratrum Bonamicorum Lucensium opéra omnia. Il mourut le 30 novembre 1780.
BUQUOI, BUOUOIT ou BUCQUOY ( Jean- Albert d'Atcuambald , comte de), plus connu sous le n';m d'abbé deBuquoi, naquit en Cluunpa|;ne vers 1050 , et se rendit célèbre par la singularité de ses aventures. Il fut d'abord soldat, et entra ensuiie au monastère de la Trappe, d'où il fut renvoyé pour cause d"' .-anlé. Il voul l vivre en ermite au milieu du monde. A Rouen , sous le nom lie Le Mort, il tint une écule gratuite pour les pauvres, après quoi il chercha à rentrer eans le service militaire , et fut enfermé au fort l'Evoque, pour s'être mêlé de politique. li s'évada , fut repris et mis à la Bastille ; s'évada encore, et fuissa en Suisse et en Hollande, à Hanovre, où Geoiges I" lui lit une pension. Il voulut revenir à la vie érémitique, et mourut h Hanovre en 1740, l.iissant ce qu'il posséddt à l'église catholique de cette ville. Buquoi écrivit sur divers sujets de morale et ue politique. Ses principales ]iroductions sont : Evénements des plus rares, ou l'histoire du sieur abbé comte de Bucquoy, singulièrement son évasion du l'orl- VEvéque et de la Bastille , avec plusieurs dp S(s ouvrages, vers et prose, et parliculi'rcment la game des femmes, 1719. Le titre |)orte pour épigr.i|/he : Avec mesure. L'ouvrage est dédié « au prince le plus généreux et du « cœur le mieux bâti , de la pail de la Iran- « chise même ; » avec cette souscription
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« Le plus poli et cependant le plus sincère , « M. de Buquoi. » On l'a traduit en allemand. Lettre sur l'autorité; Pennées sur l'existence de Dieu ; de Dieu ; de la Vraie et fausse religion, en vers, Hanovre, 1732, in-S" ; /".4/itidote à l'effroi de la mort ; Préparatifs à l'antidote à l'ejfroi de la mort , Ira u t en allemand, 173V, in-i°, a nsi que le suivant : L<! Véritable esprit de la belle gloire; Essai de méditation sur la mort et su?- la gloire, 1736 ; la Force d'esprit ou la belle mort , récit de ce qui s'est passé au décès d'Antoine Ulric , duc de Brunswick, Lunebourg- 171i, in-8°.
BURCHARD (saint), premier (îvôque de Wurtzbourg, né en Angletei're, alla en Allemaj^ne l'an 732, lorstjue saint Boniface commençaitàj prèclicrrEvang le, et il le seconda si bi n, qu'il ne tarda pas à acquérir une grande con-idération. Il fut ensuite envoyé par Pépin le Bref auprès du pape Gré^'oire III, et plaida avec succès auprès de ce pontife la cause du nouveau roi de France. A son retour , Pépin lui donna le siège de Wurtzbourg. Burchard gouverna sagement son diocèse , et le convertit entièrement à la foi chrétienne. 11 se démit ensuite de son évêché, et se retira dans une solitude appidée Hoymbourg , où il mourut saintement le 9 février 732. Le Martyrologe romain fait mention de lui le 14 octobre. Sa Vie a été écrite par Egilword, moine de Wurtzbourg.
BURCttARD,évèquedeWorms,ranlOOaou 1008, ava tété prée^-pteur de l'empereur Conrad, dit leSalifjue, et chanoine de la cathédrale de Liège, puis il s'était retiré dans l'abbaye de Lobbes, où il s'était fait moine. Devenu évêque , il fit venir de Lobbes le moine Albert, qui fut depuis abbé de Gemblours, pour travailler avec lui à un recueil des canons pouradmini-trerle sacrementdepenitence.il mourut le 20 août 1023. Ce Recueil descanons, en vin.t livres, a été imprimé en loV9, in-fol.
BURCHARD, abbé d'Ursperg , né dans le xir siècle à Bdjerac'i, en Souabe, entra dans l'ordre de Prémontré, et lit ses vœux à Sc'iussenriedt (Sorelluim ) , abbaye de cet ordre, située à (juelques lieues do Bib racli, et quelques aui.ées après fut élu prévôt ou prélat de ce monaslèi'e. En 12lo, son mérite 1 éleva il la digu.té d'abbé d Ursperg, maison du même ordre, entie L'im et Augsbourg. Il eut le cha,j,rin de voir son nouvel établissement devenir la pro e des llannues, pour la seconde fois , eu 12-2(5. Il mourut la mémo aiuiée, pend.uit (pi'il entreprenait de relever de ses ruines son abbaye , qu'il avait gouvernée onze ans, et qu'il avait, en payant une grosse somme d'argent, libérée de druiis onéreux envers le comte .\lbert de NiiMuburg. On a de fortes présomptions ([Uf Burchard ( st le véritable auteur de la partie de la Chronique d'L'rsperg (|ui rerderme l'histoire de Frédéric 1", dit Barberousse, et des princes de sa maison, et qu'on a atiribuée .'i son successeui-, Conrad de Lichtenau. Il parait au moins certain <|ue la ic di' Frédéric I" , contenue dans cette Clironi(juc, est tout entière de Burciiard , ii l'exception des deux dernières pages, tout ce que l'auteur y
rapporte de lui-même convenant parfaitement h ce dernier, tant pour les faits que pour les dates.
BURCHARD fJEA\), né k Strasbourg dans 1 le xV siècle, fut |)Ourvu de la cbarge de clerc ] di's cérémonies pontificales en 1 V83, et devint plus tardévêq ie deCittadi Castcllo. Uestauteurdu journal ou Diarium d'Alexandre VI, ouvrage curieux, d'un style simple , naif et barbarie et qui n'a point encore été im|irimé dans sa totalité. Jean Burchard écrivit en outre un livre intitulé : Ordo pro informatione sacerdotum, Rome, 1509, in-4°, et \'enise, 1572, in-8". Il a aus-i coidribué, avec Jacques de Lutiis à la correction du Liber pontipcalis. Home, 1497, in-folio. Il mourut le 6 mai 1505.
BURCHARD, premier abbé de Balerne dans le comté de Bourgogne en 11.36, était entré d'abord dans l'ordre de Saint-Benoît; mais il s'empressa de se mettre sous la direction do saint Bernard, dès que ce grand homme eut établi sa règle à Clairvaux, et il fit des progrès rapides dans la voie de la perfection chrétienne. Devenu liirecfeur d'une maison de saintes femmes qui s'étaient relii ées dans un désert près de Salins, pour y vivre dans les exercices de la j énitence. il engagea les sires de Chenecey et de Montfaucon h céder à l'église de>< terres incultes qu'ils |iossédaient dans l'endroit où fut b;'itie plus lard l'abbaye de Billon, qui rega dait Burchard comme .son fondateur. Il forma dans son abbaye de Balerne une bibliothèque précieuse pour le temps, et l'on croit qu'il composa lui-même jilusieurs écrits ascétiques. Toutefois on ne connaît de lui que deux opuscules : une Lettre h Nicolas, moine de Clairvaux, fiourle f 'iiciler sur son cliangement de vie, laquelle lettre a été insérée dans le toine XXI, p. 523 de la Bibliotlteca max. Patrum ; et un A|'pendice à la Vie de f<aint Bernard, dans le tome II, p. 1090, de l'édition des OEuvres du saint, qu'a donnée Mabillon. Burchard mourut le 19 avril 1162 ou 1163, h l'abbaye de Bellevaux près Besancon.
BURCKHARD (Fkaxçois^, conseiller intime et chancelier de l'électeur de Cologne, Ernest, mort à Bonn le G août lo8V, est auteur d'un petit ouvrage qui lit beaucoup de bruit dans son temps, et qui a pour titre : De aulonomia, ou Du libre établissement des croyances diverses. Ce livre, imprimé après la mort do l'auteur, h Miuiich, 1586, in-'i", et réimpi'. en 1593 et en 1602, lut attribu , mais à tort, à André Erstenberger, à Anuré tiail, et h un autre François Burckhard, lliéoiogien I)rotestant.
lU'Rtî (Ji;vN-FnÉDLiiic\ lliéoiogien proteslaiil, ni' à Breslau. le 13 mai ToSO. mort le 6 juin 17tj(i, est auteur tlos ouvrages suivants : Elemcnta oraloria, es anliqiiis alque recrnliorilius facto prwceplorum dricclu, etc., Breslau, 17.36, in-N'; I7'i'i., m 8"; ouvra.;e cpii a ('lé adopté |)our renseiuiiemenl public dans les écujes de Russie, el ir.id. en la langue de ce pays, Moskou, 177(), in-12; In^ti- (ulioncs Iheologiœ lliclicw , Breslau, 1738, in-8'; 17V0; ci avec des augnicnl., 1766;
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un recueil de Sermons, Broslau, 1750-1756, six parties in-8".
BURGH (Jacques), iio à Madderty, dans le comté do Pertli en Ecosse en 171i, s'adonna particulièrement à l'éduca ion de la jeunesse, et fit paraître plusieurs pièces ingénieuses, relatives aux événements dont il était témoin, qui furent d'abord accuiilies; mais comme ces pièces, quelque bien faites qu'on les suppose, intéressent principalement par les circonstances du moment, leur succès fut épliémère. 11 n'en est pas de môme des suivantes qui lui ont survécu : Hymne au Créateur du monde, 175:), in-8"; Dignité de la nature humaine, 175i, in-V'; 17G7, 2 vol. iii-S" ; Le christianisme démontré raisonnable , 1760. Relation d'un peuple de l' Amérique méridionale, 1750, in-8", dans le goût de VUtopie de Thomas Morus ; l'Art de parler, 1782, in-8°; Recherches politiques sur les défauts, les erreurs et les abus du gouvernement, 1774 et 1775, 3 vol. in-8'. Cet auteur ingénieux et savant mour\it le 26 août 1775.
BLIRGH (William), membre du parlement d'Angleterre, né en Irlande en 1741, mort à York le 26 décembre 1808, est particulièrement connu par deux ouvrages contre les unitaires qui attaqu.iient le dugme de la Trinité : Réfutation d'après l'Ecriture des arguments contre la Trinité, 1776, in-8" : ouvrage solide et savant, dirigé contre l'Apologie, de Théophile Lindsey; Recherches sur la foi des chrétiens dans les trois premiers siècles de l'Eglise, York, 1778, in-b°, pourfaiie suite au précédent. Il est encore auteur du Commentaire et des iVofes uu Jardin anglais, de Mason, 1781, iii-4".
BUUGHAUSEN (Clément de), né en Bavière, entra eue.', les capucins et îC distingua par se.> talents pour la prédication. 11 mourutà l'Age de 36 . us, laissant 5 volumes in-folio de Sermonspom' les dimauchesttfètesdel'année.
BClUiOS (xV.ntoine), né à Salanianque, acquit la réputation u'étre, en son teui].s, un des hommes les plus versés dans l'un et l'autre droit. Il professa pendant longtemps à Bulogne, et Léon X l'appela à Uomo, et le consulta sur des affaires d une haute importance. Voulant le retenir pi es de lui, ce grand pontife lui donna la charge de la Signature de ç^ûce, charge que Burgos contniua de remplir sous les deux successeurs immédiats de Léon X. 11 mourut le lO décembre 15^5, à l'ilge de 70 ans, laissant un Traité super iilili et quotidiano de cmplione et vcnditione in decretalibus, Paris, 1511; Panne, 157i; Venise et Lyon, 1573; et plusieurs ouvrages sur divers titres des Décrétaies.
BURCOS (Jean-Baptistej, naijuit h Valence en Ks|)agne, et entra dans l'orure des Augustins, où il se distingua [lar sa régularité, et par son a,iplicatii.n a l'étude. Son mérite le lit éicver a la dignité de provincial, et il dut à son .-avoir, u'èlre api)elé en (lualilé de tliéolog en au concile de Trcme. Le troisième dimanche de l'avent de 1562, il y prononça un éloquent discours sur Quatre moyens quonpeut employer pour extirper tes hérésies, l>epuis, il i)rofesba la théologie à Valence, et
y mourut vers l'an 1573.
BUIllGNY (Jean Levesque de), né à Reims, en septembre 1692, et mort à Paris le 8 octobre 1785. Les nombreux ouvrages de cet écrivain fécond, mais froid, verbeux et peu exact, ne sont remarquables ni par la disposition des matières, ni par les agréments du style. Histoire de laphilosophie païenne, 1724, 2 vol. in-12, imprimée h la Haye, et dont il donna une seconde édition, bien préfé able à la première, à Paris, sous le titre de Théologie païenne, 1754,2 vol. in-12. Ce livre peut être fort utile; V Histoire générale de Sicile, 2 vol. in-4', La Haye, 1745; l'Histoire des ré- ^ volutions de l'empire de Constanlinople, Paris, 1750, in-i", ou 3 vol. in-12; Traité de Porphyre, touchant l'abstinence de la chair des animaux, avec la Vie de Plolin, trad. du grec, 1740, in-12; Vie deGrotius, 2 vol. in-12. 1750; celle d'£'rasmf,2 vol. in-12, ll^lideRossuet, 1761; et celle du cardinal du Perron, 1768. Traité de l'autorité du pape. Ce dernier ouvrage, qui n'est qu'une compilation sans choix, et sans goût, publié en 1720, 4 vol. in-12, lui a fait queliiue réputation parmi les gens d'un certain parti, qui n'ont pas eu de j)eine à voir qu'on n'y laissait au pontife romain qu'un vain titi e d'honneur, en lui ôlant l'a.itorité nécessaire à l'union et au gouvernement uniforme de l'Eglisp. Aussi en ontils lait en 1783 une nouvelle édition, augmentée d'un 5" volume. On en a publié une Réfutation succincte, etc., Liège, 1787, in-8° {Voy. le Journ. hist. et litt. l"décembre 1787, p. 487). Tout le contenu en est amideinent réfuté dans J'excMlent traité De l'autorité des deux puissances. M. deBurigny était au reste honnête homme et bon cito)en; sa paisible vieillesse a fait oublier en quelque sorte ce que ses ouvrages avaient de défectueux.
BUUMANN (Ehançois), né à Lcyde en 1628, fut prof, sseur de théologie à Utrecht. Il lit fleurir 1 univers té de cette ville et mourut en 1679, apiès avoir publié un Cours de théologie, en 2 vol. in-4", qui jouit de l'estime des protestants; des Discours académiejues; des Dissertations sur l'Ecriture , Roterdam, 1683, 2 vol. in-4°; et plusieurs autres livres.
BURMANN (François), lils du précédent, né à Utrecht et pr.desseur de théologie comme son père, mourut en 1719, à 58 ans. Ses principaux ouvrages sont : Theologus, sivc de lis quœ ad verum et consummalum theologum requiruntur, in-4' ; De la persécution de Dioclelien, in-4°, en latin, et diverses dissertations, aussi en latin, sur la poésie. 11 n éiait guère que comiiilateur.
BURN i Richard), anglais, vicaire d'Orton et chancelier du diocèse de Carlisle, mort en 1785, a I uulié : Devoirs d'un juge de paix et Droit ecclésiastique, Londres, 2' édit., 1767, 4 vol. in-8", qui foni autorité en Angleterre.
BURNET (Gilbert; naijuit le 18 septembre 1643, à Euimbourg, d'un père qui prit un soin particulier de son éducation. Après que .ses études furent tinies, il voyagea en Hollande, en Flandre et en Fiance, visitant les savants et les hommes célèbres. En 1663, il fut ordonné prêtre à la manière anglicane,
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se chargea d'une église, et s'occupa surtout de l'histoire. Etant allé îi Londres en 167J, pour obtenir la permission de faire imprimer la Vie de Jacques et Guillaume, ducs d'tlnmilton, en anglais, in-l'olio, le roi Cliarles II le nomma son chapelain. Six. ans après, il pujjl.a s >u Histoire de la ré format ion, |)leine d'atrocités contre l'Eglise catholiqu.-; ce qui lui valut les remercîments des deux chambres du parlement. A l'avènement de Jacques II, Buinet é ant devenu suspec! à la cour, quitta l'Angl. 'terre, parcourut l'Italie, la Suisse et l'Allemagne, vi.it en Hollande, suivit le prince d'Orange en Angleterre, et eutb'aucoupde part à ses succès. L'évêclié de Sal shury étant venu à vaquer, Burnet, qui le sollicitai! pour un de ses amis, en fut pourvu l'an 108;). 11 fut nommé ensuite précepteur du duc de Glocestcr, et mourut le 17 mars 1715, ajtrès avoir été marié trois l'ois. Burnet était ngardé en Angleterre, comme Bosmet l'était en France ; mais l'Ecossais avait bien moins de génie, moins de conduit?, de modércdion et de sagesse que le Français. S m emportement conire l'Eglise romaine a déshonoré sa plume et ses ouvrages. Cependant, malgré son aversion ])our cette Eglise, il n'oublia rien pour sauvei' la vie au lord Stalford, et à plusieurs autres catholiques, et ne fut jamais d'avis d'exclure le due d'York du trône. Le comte de Uochester, égaré ])ar les fantômes d'une fausse philosophie, lui dut sa conversion. Non-seulement il le convainquit de la vérité de la religion, mais il l'engagea môme à en prati- (jucr If'S devoirs. Burnet laissa beaucoup d'ouvrages d'histoire et de controverse. Ceux que les savants considtent encore sont : Ses Mémoires pour servir à l'histoire de lu Grande- Bretagne, sous Charles II et Jacques 11, traduits en français ; Voyage de Suisse et d'Italie, avec des remarques, dOnt nous avons aussi uni' traductiim en 2 vol. in-12; flisloire de la reformation de l'Eglise d'Angleterre, tiadiiite en français par Bosemond, x\msterdam, 1687, k vol. i'n-12. 11 est pardonnable à Burnet de se tromper dans C(!S trois ouvi-ages sur quelques dates, mais il ne l'est point d'y raconter les faits avec einpo lement, de les altérer, de les rendre odieux [lar des insertions et des vers supposés, ou par des circonstances imaginées dans ses Voyages. On ne remar(|ue presque point d'aulre attention que de jeter du ri<licule sur l'Eglise roma ne et ses cérémonies. En un mot, Fes- |)rit de secte et de jiarli l'ont trop souvent emporté sur la décence et la vérrt(\ Les proleslanls eux-mêmes se sont élevés conire lui et ont (•i.mfondu S''s calomnies. Le célèbre Wharton entre autres, dans son Spécimen des erreurs de Vllistoirc de la réformution, réfute avec force ce qm^ Burnet a dit contre les religieux, le L;rand objet de sa haine f iiialique. Pour faiic l'apologie de leur suppression, il préleiid qii iis étaient tombés aans la corruption et le libertina,.^e. « Si Uieu « défend, dit Wharton, p. hi, de nareiUos « horreurs ii Ions les chré-iiens, ii plu.s furie * raison à ceux qui se i>iquenl do perfcc-
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« tion; il défend aussi de les en croire cou- « pables sans des preuves évidentes. Cer- « tainement, si les moines eussent été tels «qu'on les a dépeints, leurs crimes n'au- « raient point échappé à la connaissance de « leurs visiteurs, qui se montrèrent si ar- « dents à rechercluT et à divulguer toutes « leurs fautes. Ils auraient aussi été connus « de Balée, qui lui-même avait été moine; « et il n'est pas croyable qu'il les eût omis, « lui qui a déchiré l'ordre monastique et le « clergé, avec une malice qui tient de la fu- « reur. » L'historien de la Uéform ition ayant avancé que les moines s'étaient emparés^ sur la lin du vi:i' siècle, de la iJus grande ])arlie des richesses de la nation, M. Wharton montre, p. iO, « qu'ils n'en possédaient pas « alors la centème partie. » Il .(joute « que « leur nombre s'étant considérablement ac- « cru dans les x% w' et xir siècles, leurs « biens s'augmentèrent à proportion. Mais « après tout, continue-t-il, ils n'eurent jamais « |ilus du cin |uième des richesses de la na- « tion; et si l'on considère qu'ils louaient « leurs terres aux laïques pour très-peu de « chose, ce cinquième se réduira à un dite xième. Qu'on ne dise pas non plus que le « meilleur terrain du pays étant en de si « mauvaises mains, il importait à la nation « de se l'a jpropiier, [tour le convertir à UD « usage jilus utile. On ne prouvera jamais « qu'il y ail eu des eu tivatiurs comparables « aux moines. Ils bfitissaient, défrichaient « et mettaient en valeur tout le ir fonds « (c'est ce que montre visiblement l'hisloire « de l'abbaye de Cio.Jand'. Par le peu qu'ils « exigeaient de leurs feimiers, ils faisaient « vivre dans l'aisance un grand nombre de « personnes. Ajoutons h cela qu'ils contri- « huaient avec le clergé aux chargns publi- « ques, et qu'ils payaient à propoi tion plus « (jue les autres sujets. Quel est donc le « meilleur usage iju'oii a fait depuis des biens « qu'on leur a eidevés, etc. ? »
Bl!UNET(Th MAsi, théologien et jurisconsulte, né eu IG Jo, à Ciost en Ecosse, ob int la place de maîtrcde l'hôpital de Suttoni^ Londres. Il mourut le 27 sejnembre 1715, n-gretlé des bons citoyens et îles litiéateurs. On a de lui plusieurs ouvrages : Telluris Iheoria sacra, 16SI, in-'f, bien écr li-, mais jileine de paradoxes, et plus agréable qu'ulil •. Il pi étend que la terre, avant le déluge, était .^ans vallées, sans montagnes et sans mers; et (|uoiqu'il soit embarrassé de |)rouver cette opinion, il parle comme si elle était di'inonliée; Arcliffolugia jihilosophicn, scu Dorlrina antiqun de rcrum originibus, in-'i '. l.Vi2, livre auss paradoxal ipie h' précivlent. On les réunit en llj'.)!), à .Amsterdam, in-i". C'est l'édition la plus recherctn'c d(^ cet ouvrage sin:.;ulier. Le ré( il de Moïse n'c';!, selon lui, nu'une simple pirabole; le .serpent, l'arbre (léfi'iidu ne .soiii (pie des ciiililèuii's. On réfuta solidement ces dill'érenles opinions, et l'auteur n'y fui que plus ;iil,.i h.'. Dr slata morluurum cl rcsurgcntium, lï2(), iii-8": il fui Iraduil en fi aurais rn 1731, in- 12, par le ministre Cioii, auparavant cuié. Burnet y sou-
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tient que les justes ne sont point récompensée, ni les impies punis d'abord après leur mort. L'opinion des millénaires rcpai-ait ici avec de nouvelles armes. Le célèbre Muratari l'a réfutée dans son traité de Paradiso. De fide ttofjicHs fJtristianorum, 1727, in-8* : ces deux dirniers soni posthumes. On lui attribue un Traite' de la Providence et de la possibilité p''ysiquede la résu'rection, connu en notre langue par une version in-12.
BUllONZO Del Signore (Charles-Lolis), pieux, et savant archevè^pie de Turin, né à Yerceil le 23 octobre 1731, lut successivement chanoine et g; and-vicaire de cette ville, f't fut nommé, en 178i, à l'évéclï' d'Acqui, puis à ceîui de Novare en 1791, enfin à l'archevêché de Turin n 1797. Sa conduite sage, intègre et i)rudente, lui mérita l'estime des souverains pontifes Pie VI et Pie VII, et le plaça au rang des prélats les plus recommaiidables de ce siècle. On Lii doit : Attonis S. Vercellensis Ecclesiœ episcopi opéra, ad autographice Vercellensis fidein nunc priinum exacta, prœfatione et coinmcntariis illaslrata a D. C. Burontio del Signore ejiisdem Ecclesiœ canoniio et cantoremajorc, 1768, in-folio, qu'il publia d'après un cahier écrit de la propre main d'Alto, l'un des évoques qui ont illustré le siège de A'erceil. Ce volume, qui est très-rare et divisé en de;ix parties, contient le Commentaire d'Alton sur les Epitres de S. Paul, deux Sermons, les Capitulaires, les Lettres jjastorales, et la première section du traiié rfe Pressuris ecclesiasticis. Les laborieuses recherches de Buronzo lui firent découvrir ce cahier dans la bibliothèque de Verceil. Il }' joignit des notes, des éclaircissements, et une pr face écrite avec élégance. 11 comptait donner un second volume (|ui aurait renfermé le traité complet de Pressuris ccclesiasticis et le Polypticum, ouvrage dont le titre seul est connu; mais les alfaires importantes dont il fut chargé s'} opposèrent. Il mourut en 1806 à A'erceil,oijils"étailretiréaiirèss'ôtre démis de son a chevêche environ un an avant sa mort. BURKIEL (Andué-Mauc), jésuite espagnol, né en 1719, fut envoyé à Tolède, où il fut chargé d'examiner les archives de cette fameuse église. Il en lit copier les manuscrits qui pouvaient contribuer à jeter du jour sur l'histoire d'Espagne. Une des plus importantes copies est la Liturgie mozarabe, dont li'S manuscrits forment 11 vol. iu-lol., et diffèrent des bréviaires it Missels mozarabes, que le ca'.dinal Ximénès a fait impiiiiuT. 11 niouriit le 19 juin 1702. Nuus avons de lui : Notice de la Californie, 3 vol. in-i°; Traité sur l'égalité des poids et mesures, in-i", ouvrage savant et curieux; Paléographie espagnole, in-V; plusieurs autres traités, tant imprimés que manuscrits, pleins da recherches curieuses et ulik-s. Il a laissé différentes observations usanuscrites touchant la collection d'isidore. Une de ces lettres relatives h cet objet, a paru dans le Journal étranger , septembre 1770. De cette lettre adressée au Père llabago, en date du 22 décembre 1752, il résulte que la Collection, publiée sous le
faux nom d'Isidore Mercator ou Peccator, est véritablement pour le fond de saint Isidore de Séville, quoique continuée et successivement augmentée de pièces authentiques et irrécusables, et d'un autre côté défigurée et interpolée par un éditeur infidèle, qui prouve avoir été allemand et non espagnol.
BURROUGH (EnouARD), natif de Kendal dansle Westmoreland, abandonna, très-Jeune encore, l'Eglise anglicane pour le presbytérianisme, devint un des plus zélés prosé'ytes delà secte des Amis, et proiiagea les erreurs de Fox, l'un des fondateurs de cette secte. Mis en prison en 165'*, il n'en fut pas plutôt sorti qu'il alla prêcher ses nouvelles opinions en Irlande, et ensuite à Londres, où il publia un livre intitulé : La trompette du Seigneur retentissant sur la montagne de Sion,pour annoncer la querelle du Dieu des armées. Cromwel est fort maltraité dans cet ouvrage; Burrough adressa à l'usuriiateur des lettres où régnait encore plus de violence. Sous le gouvernement de Charles II, Burrough ayant voulu continuer ses prédications fut arrêté et condamné à une amende de 150 livres sterlings, qu'il ne voulut pas payer, par principe de religion. Il mourut en 1C62 dans sa prison de Newgate. 11 avait composé |i!usieurs ouvrages qu'on a réunis en un volume in-fo io, en 1672.
BURHUS ou BURRY (Pierre), nommé aussi Burrius et Burtj, chanoine d'Amiens, naquit en 14-.30 à Bruges, où son père originaire de Noyon s'était réfugié pour fuir les fléaux de la guerre. Le jeune Burrus professa la grammaiie, puis il voyagea en Italie. A son retour à Paris, où il était déjà venu lorsqu'il faisait son éducation, le gouverneur de celte ville le nomma irécepteur de ses deux tils, dont l'aîné lui procura un canonical à Amiens. C'est là qu'il se retira après qu'il eut eu le cha,;rin de voir mourir ses deux élèves. Toute sa vie il avait cultivé les lettres, et ses iioésies latines, dit Crevier, étaient eu grande estime de leur temps. 11 jouissait d'une grande considératii in pai mi les savants et Robert Gaguin lui dédia ses Annales de France. Bonus mourut à Amiens en 1505, laissant [dusieurs ouvrages de théologie- 11 avait de plus composé : Moralium carminum libri novcm, rum argumentis et vocabulorum minus vulgarium cxplanatione, Paris, 1503, in-4-°, rare; ('antica de omnibus festis Doviini, 1506, in-4"; Pœanes quinque festorum divœ virginis Mariœ : item hymni aliquot, cum fainiliari expositione Joaoci Badii Ascensii et auctoris vita,rar\s, 150H, m-k°.
BURTON (Hemu), ministre de la secte des indépendants, né à Birdsal, dans le comté d'York , devint secrétaiie du cabinet du prince Charles, depuis roi sous le nom de Charles I". Un libelle contre quelques évoques le fit renvoyer : cela ne le corrigea point. Nommé recteur de la paroisse de Saint-Matthieu dans Londres , il prononça deux sermons^ virulents contre l'épiscopat anglican, qu'il accusait de préparer le retour de ce qu'on appelait en Angleterre le popisme. La chambre étoiles le condamna, le
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14- juin 1637, au pilori, à avoir les oreilles coupées, et h 5,000 livres sterling d'ami-nde . sentence qui, à l'amende près, fut exécutée. On l'eiifertna dans le château d;^ Lancastre, puis on le ir.msféra à Giiernesey, à raison de noaveaix lijjelles ; mais sa femme obtint, en 16i0, la révision de son procès, et son retour h Londres. 11 r.'ntra dans sa cure, et, en dédomm.igement de son premier jugement, on lui tit une pension de 5,000 liv. Outre ses Pamphlets, et d'autres écrits, on a de lui : Jejunium israeliticnm, seu meditatio in caput vui Isaiœ, 1628, in-4° ; Septrm phialœ, seu Expositio capitum xv et xvi Apocali/pseos, 1028, in-V. Burton mourut en 16V8.
BUIITON (.Iean-Lolis) , prêtre, né vers 1758, mort en 18.3.3 à \l,u'ch(% au diocèse de Namur, eut |)art au Dictionnaire historique de Feller. Pendant les orages de la révolution, il continua de s'appliquer à ^in^truction de la jeunesse. Il fut plus de trente ans curé de la paroisse de Marche, qui lui doit la reconstruction da son é-,lise.
BURTON (Edward), professeur de relir gion à l'université d'Oxford, né en 179.'i- à Shrewsbury, et mort à Ewelme en 1836. On lui doit plusieurs établissements importants de charité, et de nombreux ouvrages sur la littérature ancienne, ainsi que sur la doctrine et l'histoire de l'E^^lise.
BUKV (Guillaume de), né à Bruxelles en 1()18, pourvu à Rome d'un bénéfice dans la métropole de Matines, et mort dans cette dern.ère ville l'an 1700, était versé dans les antiquités ecclésiastiques. On a de lui un Abrégé des Vies des papes, où il y a de l'exactitude et du savoir, .dalines, 1675, Passau, 1726, Augsbourg, 1727, continué jusqu'à Benoît Xlll. On trouve au bout de cet ouvrage un Onomasticun etymoloyicum, qui est un pL'tit dictionnaire où Bury ex[)lique les mots obscurs qui se rencontrent uans l'office ecclésiastique, le missel, etc. Cet ouvrage renferme des choses curieuses et savantes ; il y a cependant quelques explications mal fondées. Ou a encore de cet auteur plusieurs pièces de vers en latin, qui montrent qu'il é ail également versé dans la littérature.
liURY (AiiTHun), théologien anglicin, était principal du collège d'Kxet>T dans l'université d'Oxford, tiuillaume III, voulant mettre un terme aux troubles que la diversité des sectes causait dans ses Etats , imagina de les londre en une seule. Bury corn, losa dans celte vue un livre devenu fameux, intitulé : TIte Naked Gospel l'Eviuigili! uuj. 11 y lU'élendait que l'Evangiie ne nous est pai veau quo falsifié, et qu'il l'avait rétabli dans son intégrité primitive en le réduisant aux seuls articles nécessaires au salut, c'est-.i-d rc ii ceux (jui sont exprimés en termes si clairs, si positifs qu'ils puissent être couipris dos humilies les jilus siiiip.es. Non content d'attaquer les Pères et les conciles dans leurs (l'cisions concernant la lui, il osa faire l'apologie d'Anus. Dès quo l'ouvrage païul, il s'éleva un cri général contre l'auteur. Le livre fut condiOiiié à être briilé, et l'auteur perdit sa place par uu décret do l'univorsilé
du 19 mai 1690. Jurieu attaqua fortement Bury dans sa Religion dulatiludinaire: Bury ré(iliqua avec aigreur dans une addition à son Latitudinarius orthodoxus , Londres, 1697, in-12. Celui-ci compta de nombreux partisans en Hollande aussi bien qu'en Angleterre. Le Clerc, entre autres, | rit sa défense et attaqua le décret d'Oxford. 11 soutint même qu'on ne pouvait le traiter de sociiiien, parce qu'il disait que la croyance au dogme de la divinité de Jésus-Christ n'est pas absolument nécessaire au salut, sans le nier foraiellement.
BUS ^CÉSAR de), né à Cavaillon en 15ii, fut amené à Paris par un de ses frères qui était venu à la cour. Le séjour de cette ville corrompit ses mœurs sans [louvoir avancer sa fortune. De retour à Cavaillon, il se livra au plaisir et h la dissipation; mais Dieu l'ayant touché, il entra dans l'état ecclésiastique et fut pourvu d'un canonicai de la cat .édialc. Sa vie fut un modèle pour se> confrères. Il courait de village en village, prêchant, catéchisant et excitant les pécheurs à la pénitence. Son zèle lui ayant attiré plusieurs disciples, il en forma um- compagnie, dont le jirincipal devoir est d'enseigner la doctrine chrétienne. « Institution précieuse, « dit un auteur moderne, non-seulement aux « yeux de la religion, mais encore aux yeux « de la bonne politique, rien n'étant plus «projire à conserver les mœurs et les bons « principes d'une nation que les leçons et « les grands motifs de la religion, employés « à réprimer ou à diriger les mouvements « du premier Age. Plus ceux qui se dévouent « à cette fonction pénible sont i loignés de la « célébrité et des applaudissements du « monde, plus la véritable gloire leur ap- « partient, et jilus est grand et désintéressé « le service qu'ils rendent au public.» Cet ordre de catéchistes eut .iou berceau à Avignon. L'instituteur eu fut éiu général l'an 1598, après que son inst tut eut été confirmé par le jiape Clément VIII. César se borna à jiroposer pour toute règle à ses dise pies l'Evangile et les canons, n'y ajoutant que quekiues statuts <]ui en étaient comme l'explicaiiou. Le (doux fondateur lut ailligé de la perte de la vue 13 ou li ans avant sa mori, arrivée à Avignon en 1607. On lui est encore redevable de l'étabussement des Ursu- Hnes en Erance. Cassaudie de Bu<, sa n.ece, l'rançoise de Bremond, sa pénitente, lurent les premières religieuses de cette congrégation destinée à l'inslruciion d s |ie.>unnes de leur s xe, et qui s'acquitte de cette l;1clie îKec autant d'assiduité (lue de succès. Il reste de César de Bus des Inslruclions familières, 5 vol. in-12. Jacques de Beauvais publia sa Vie, in-'*-.
BLS ^Baltuasah de), neveu du précédent, jésuite, né en 1587, mort en 1(57, a donné ■ t'répnrtttion à la mort, sur le niodilr de Jésus miiurani, iii-l2; Motifs de dévotion envers la sainte Merge, iii-12; Occupation intérieure pour Us deux senuiinrs de la passion de M.-S. J.-C, in-24 ; Exercice de la présence de Dieu, iu-12.