BUS
BUSCA (Ignace), cardinal, né îi Milan cil 1713, remplissait en Flandre les fonctions de nonce, avant rinsurrection de ce pays contre l'empereur Joseph II. Le pape Pie VI le rappela à Rome, et l'en nomma gouverneur. En 1789, il l'ut fait cardinal, et peu de temps après secrétaire d'état. Busca eut d'assez graves démêlés avec Gacault , envoyé de France, qui l'accusait d'avoir adressé au cabinet de Vienne des lettres en contradiction avec celles qu'il adressait à l'agent français. Pie VI le remplaça par le cardinal Dori'a, en lui conservant le titre de Prefetto del buon governo. En 1801, lors du Concordat, il se montra vivement opposé au cardinal Consalvi. Il mourut en 1803. Son embonpoint était, dit-on, excessif.
BUSÉE (trois frères). Le premier, Jean, jésuite, né à Nimègue en 15i7, mort à Mayence en 1611, où il avait été pendant 22 ans professeur de théologie, de l'Ecriture et de controverse, est auteur de quelques ouvrages de piété estimés, et de plusieurs livres de controverse. Il y traite les hérétiques avec une douceur qui était l'image de son caractère. Il a donné une édition des OEuvres de Pierre de Blois, des Lettres de Hincmar de Reims, des OEuvres de Trithème, des Vies des papes pav Anastase le Bibliothécaire, de quelques ouvrages de Luitprand, d'Abbon de Fleury. Il s'est trompé lorsqu'il a cru que son édition de Pierre de Blois était la première ; il en avait paru une dès l'an 1519, à Paris. — Pierre, aussi jésuite, est connu par le grand Commentaire qu'il a fait sur le Catéchisme de Canisius, Cologne, 1577, in-fol. Il était né à Nimègue vers l'an 15i0, et fut professeur d'Ecriture sainte et de langue hébraïque à Vienne en Autriche. Il y mourut le 12 avril 1587. — Gérard, né à Nimègue vers 1538 , chanoine de Zanten, mort vers 1581, s'est fait connaître par un Catéchisme, Cologne, 1572, et par quelques ouvrages de controverse. Leur vrai nom était Buy s.
BUSEMBAUM (Herman), jésuite, naquit à Noitelen, en Westphalie, l'an 1600. 11 prit l'habit de saint Ignace, passa par les emplois de son ordre, et mourut en 1668. On a do lui Medulla Theologiœ moralis, in-12, dont le Pèie Lacroix a fait 2 vol. in-fol. (Voij. Lacroix) ; on y trouve plusieurs assertions justement proscrites : le Père Busembaum, en copiant d'autres théologiens, ne distinguait point assez ce qui méritait d'être adopté d'avec ce qui était le fruit des préventions dominantes ou des erreurs particulières. {Voy. Caramlel, Escobar, etc. ) Il faut convenir que ceux qui ont alfecté de dresser des catalogues ^\e ces sortes d'erreurs, ont fait j)liis de mal que ceux quilts ont enseignées. « Faut-il a|>prouver, uisent les encyclopédistes, la chaleur avec laquelle Pascal et d'autres ont poursuivi, vers le milieu du siècle dernier, la morale relâchée de quelques casuistes obscurs? Ils doivent prévoir que les principes de ces auteurs, recueillis en un corps, et exposés en langue vulgaire, ne manqueraient pas d'enhardir les passions DiCT. DE Biographie relig. I.