‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 158 sur 228 · BUS · texte numérisé non relu

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bert de Langeac, marquis de Coligny, puis Henri-François de La Rivière. C'est à ce dernier que Louis XIV dit en lui rendant, après les avoir lues, une vingtaine de lettres de sa femme, ([u'elle avait plus d'esprit que son père. On a d'elle les ouvrages suivants qu'elle publia sans y mettre S9n nom : Abrégé de la vie de saint François de Sales, 1699, in-12. C'est par erreur que BaOlet a attrilnié cette Vie k Diane de Bussy-Uabutin, religieuse de la Visitation ; Tm Vie, en abrégé, de tnadame de Chantai, Paris, 1697, in-12. L'auteur était petitc-niùce de cette illustre fondatrice de la Visitation. Louise -Françoise mourut en 1716. Le P.

Lelong s'est t'rompé en la faisant religieuse de la Visitation.

BUSTAMANTE ( Jeak-Alonzo), prêtre à Malaga, composa un Traité du gouvernement ecclésiastique, dont le manuscrit était conservé dans la bibliotlièquc de Notre-Dame de Montserrat de iladrid. L'auteur insistait principalement sur la nécessité de n'élever au sacerdoce que des ecclésiasliques également avancés dans les lettres et dans la vertu.

BUSTAMENTE DE LA CAMARA ( Jean ), médecin espagnol du xvi' siècle, naquit à Alcala de Henarez, et s'ajipliqua principalement à l'étude de l'histoire naturelle. Un a de lui : De animantibus sacrœ Scripturœ, Alcala de Henarez, 1595, -2 vol. iu-4"; Lyon, lt>20, a vol. ln-8^ Samuel Bocliart, qui depuis a traité le même sujet d'une manière ])lus complète, parle avec éloge de Buslamente dans son ouvrage. — Un autre écrivain du même nom publia : De las ceretnonias de la Missa, Cuen/a, lii22, in-S"; Madrid, 1053; Uubricas del officia divino, .Madrid,

BUS S ou BUSTQ (Bernardin de), ca|)ucin, né en Italie d ms le xv" siècle, se lit une grande ré|iutatiûn par des sermons qui doivent trouver leur place à côté de ceux des Menol et des Barletla. Il lut un de ceux q'ii contribuèrent le plus ii TiHablissement do la lûle du Nom de Jésus, et il adressa, îi eu sujet, au pape Innocent VI'I ditlércnts écrits, cimservés dans la collection de ses Œuvres, impi"imée à Brescia, en lo'iM, \i vol. in-i°, (;t à C'.logno, 1007, même format. On y trouve des sermons pour le carême, les dimanches et les fêles de l'année, sous ce litie : Rosarium sernionmn per totum annum, et di'S sermons pour t'iutrs les fêles do la Sainte-Vierge, inlitulé-s : Marialc, seu sermone.1 in singulis festivitatihus li. Mariai Yirijinis, qui avaieiu été publiés séparémcjit à Alilan, 150V, in-V, et depuis plusieins fois a Strasbourg, in-fol. et autres foimats.

iJU.STUN, ou plutù! BUSTEN ( Tuouvsl'iTiE.NNii), jésuite anglais, né en 13'i9, entra dans la société à Home, en 1575. Se sentant, apiès ;<voir fait ses études, a,4iclé à l'cuuvre dus Hiis-ions, il partit pour les Indes eu 1578, et se rendit dans 1 lie de Saisct, près de >jo;i, uù les jésuites avaient une résidence et une missi iii. Api es y avoir délit u ré cinq ans, il en fut nommé supérieur ;

il la gouverna pendant quarante ans avec tant de sagesse et une telle satisfaction de la part des chrétiens qui la composaient, que ses supérieurs crurent que nulle part il ne pouvait être plus utile. 11 mourut à Goa en 1619, regardé comme un saint et un apùtrcj et regretté de son troupeau comme un porc. On a de lui : Arle da lingoa Cunarina ; c'est une grammaire de la langue parlée au Canara, côte de Malabar, composée pour l'usage des missionnaires et des Portugais qui viennent sur cette côte. Elle est écrite en portugais, langue vulgaire des européens h Goa. Le P. Didaee de Uibeira la fit imprimer avec des augmentations, Uachol (Goa), lOiO, petit in-4°, ou in-8"; Catéchisme en langue ■indienne; un livre intitulé i'MJ-ana ou Recueil de Poésies pieuses, aussi en langue indienne, sur les principaux mystères du christianisme. Ces jioôsies furent accueillie.» avec tant d'applaudissement, que dans toutes les églises de rimloustan on en lisait des morcaiix après roiïice.

BUTINI (Piebiie) , ministre protestant, né à Genève le 8 février 1678, était tils de Dominique Butini, l'un des pasteurs de cette ville. Api es avoir terminé ses études théologiques, il exerça les fondions du ministère à Le.pdg penda." t trois ans. On lui otfrit la direclion de l'église wallonne à Londres, emploi avantageux qu'il reî.isa, pour rester au sein de sa famille. Jl drsser\il une église delà campagne près de Genève Sa paroisso ayant été attaquée d'une dyss'^ntene épidémiquo, il la gagna en a laut 'oigner les malades, et mourut en 17t;6. On a de Un : de» Serinons sur divers A r/cv, 1708, 2 vol.; 2* édit. publiée par Ver-m'i, 17.'iG. 2 vol. in-b"; Histoire de la vie de Jcfus-Ciirisi, Genève, 1710, iu-i" : les dix premiers chapitres no sont presque qu'une tiadkclion de i'fformonic évangélirjue de Le Clerc; un Commentaire, en français, sur l'évangile de saint Matthieu, qui est resté manu.scrit.

BUTLER (Alban :, né dans le comté de Northaiiipton, en 1710, lit ses études à Douai, au collège des prêtres anglais, où il ensei^ia ensuite les humanités, la philosophie et la théologie, a|)iès avoirembrassé l'étal ecclé-iiasliquo. De retour en Anglrierre, il était .■iumùuier en 1703 du duc de Norfolk , premier pair do ce royaume. Quelques années après, il succéda à l'abbé Talbot, frère du eomlo do Shrcwsbury, premier comte d'Ai.gleterre, dans la présidence du collège anglais à Saint-Omer, qui lui avait été conférée par le paileuieulde Paris, à la dissolution de la i^ociélé d s jésuites en Frauce, en i702. Huiler .\ mourul le 15 mai 1773, après avoir juui di' Ja contiance intime de M. de .Moiillouel, évêcpie de Saint- Om. r, de . i. Caimo, ('vèiiue de Bruges, et do iilusieurs autres pursoniii's distuiguées. Huiler s'est immorlidisi' par les Vies des Pires, f/fcai niuriijrs <t dis autre» prinfiitau.r iainln , avec des nolts lii.^loriquis (U ciitiques, eu anglais : oiivragi; ip.i a été Ira uil lilireuienl par Godo.-card cl Marie; Villel'ranche, 17ii3 et années suivaiilis, 12 vol. gi'. ui-H"; Pans, nouvelle édition, lorrigéu et aut^iuuutéo par

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Godescard, chanoine de Saint-Honoré, secrétaire de l'arciiovôque de Paris, IT86-1788. On y trouve sous chaque jour la Vie dos saints les plus célèbres; ou a |ii'ohté de plusieurs bons ouvrages qui ont paru de|iuis quelques années en didurcnlcs langues. L'ouvrage français n'est pas une simph' traduclioii : U contient un giand nondire de Vies qui ne sont point dans l'original, et beaucoup d'additions fournies par l'auteur anglais, ou qui sont le fruit dos rechercbes des deus traducteurs, principalement de l'abbé Godescard. Les modèles de vertu de tous les siècles, do tous les états, de tous les âges, y sont présentés avec beaucoup d'intérêt, Les fêtes principales de l'année, instituées pour nous rappeler les ddlV-reids in. stères de la religion, y soid traitées avec la dignité qui convient ti ces grands sujels. Partout à linslruction est jointe une onction qid fait goûter la morale de l'Evangile. Une critique saine, eu rejetant ce qu'une crédulité trop grande a fait adopter quelquefois, confirme la foi des lidèles dans ce qu'ils sont obligés de croire. Un grand nombre de Notes sur les conciles, les Pères, les auteurs ecclésiastiques, les événements même de l'histoire profane quj ont ra(iport aux Vies que l'auteur a écrites, donnent à son travail un nouveau mérite. Cet important ouvrage a é!é réimiirimé à Versailles en 1811, avec le traité des fêtes mobiles, en 13 vol. in-8°, et à Lyon, 1818, li vol. in-S", deux éditions, et abrégé eu 4 volumes in-1'2.

BUTLER (Charles), né à Londres le ik août 1750, eut pour mère une Française, et était neveu de l'auteur des Vies des saints, qui fait le sujet de l'article ])récédent. Charles fut élevé avec soin dans une école catholique, près de Londres; de là il fut envuyé sur le continent, à Esquerchin, école dépendante du collège anglais de Douai , et c'est cl Douai qu'il termina ses études classiques. De retour en Angleterre, vers 1766, il se livra à l'étude du droit sous quelques jurisconsultes catholiques. En 1773, il conuuença à travailler pour lui-même, et entra à Lincoln' ihn; mais ce ne fut qu'en 1791 que le barreau fut ouvert aux calîiol ques. En 1787 on forma un comité pour défendre les intérêts généraux des catholiques, et essayer de faire supprimer le» lois portées contre eux. Butler en fut noniuié secrétaire, et il ht en cette qualité beaucouji de démarches auprès des ministres et du parlement. Malheureusement, ce comité agit comme s'il eût été indépi'ndaat des évêques cathuliques, qu'il aurait dû consulter avant tout , et il s'ensuivit de fîkheuses divisions , sur lesquelles on fieut consulter les Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le \yin' siècle, tome III, page 61, et les Mémoires des catholiifues anglais, par Butler lui-même, dans lesquels l'auteur dissimule un peu ses torts. On f)eut voir encore les Mémoires supplémentaires, Londres, 1820, in-S°, par iMiller, qui relève trop durement peut-être les fautes do Butler. Celui-ci fut un des membres du uouvoau bureau catholiiue, formé en 1803.

Il fit paraître en 1813 et en 1817 des adresses aux protestants anglais , pour dissiper leurs préventions contre les catholiques. Sa vue s'étant affaiblie, d cessa depuis 1825 de s'occuper des affaires du barreau. 11 mourut le 2 juin 1832. Ses principaux ouvrages sont : Horœ biblic :•, ou Recherches littéraires sur la Bible , Oxford , 17iJ9 , qui ont eu plusieurs éditions; l'ouvrage a été traduit en français, 1810, in-8"'; Horœ juridicœ subccsivœ, in-8° ; ce sont des documents sur les principaux codes et sur b's recueils des lois ; Abrégé des révolutions de l'empire d'Allemagne ; Vies abrégées de Bossuet, Fénélon, saint Vincent de Paul, Thomas à Kempis, de Rancé, Boudon, le chancelier de Lhôpital, d'Agucsseuu, Erasme, Grotius, etc.; Histoire des fornuiluires et des confessions de foi, 1816, in-8''; Mémoires historiques de l'Eglise de France, 1817, in-S" ; Mémoires historiques des catholiques anglais, 1819, 2 vol. in-8 ; Continuation des Vies des saints d'Alban Butler, 1823, in-8' : on y a ajouté des Notices sur quelques pieux jiersonnages; des Mémoires historiques sur les jésuites, etc. ; Réminiscences, 2 vol. in-8°, dont le premier renferme une lettre sur l'auteur de Junius; Défense de l'Eglise romaine contre sir Robert Southey, Paris, 1825, in-S°; Répanse à des observations contre la sanction du roi aux bills en faveur des catholiques; Essai pour prouver la soumission et la fidélité des catholiques à l'Etat , malgré leur attachement à l'autorité du f/fipe ; entin plusieurs ouvrages de jurisprudence, notamment une éditidu des Commentaires de lord Coxe sur le Traite des mouvances des fiefs, de Thomas Littleton : le travail de Butler sur ce commentaire est très-esiimé et a été souvent réimprimé.

BUTLER (Jeanj, évoque d'Hereford, né à Hambourg en 1717, se rendit célèbre par ses sermons et ses brociuires politiques. Nommé chanoine ordinaire et chapelain de Winchester lors de l'avènement de Georges 111 au Irùue, il fut appelé en 177'7 à l'évêché d'Oxlord, puis, en 1788, à celui d'Hercfoid, où il mourut en 1802. On cite de lui : Réponse au cacaotier par un Wigh. On lui a aussi attribue, mais à tort, les Lettres de Junius.

BUTLER (Weeden), né le 3 octobre 1742, à Margate, était tils d'un solliciteur ou procureur du roi de cette ville. Ayant perdu, à li ans, son père et sa mèie, il fut placé comme a^iprenti clerc chez un attorney-sollicileur de Londres, oïl il resta six ans; mais il préféra alors, malgré les avantages qui lui étaient offerts, quitter la carrière des lois pour entrer dans les ordres. Il avait beaucoup connu William Dodd; c'est, lui qui recueillit les matériaux de son grand Commentaire sur lu sainte Bible, 3 vol. in-folio, et qui le rédigea presque en son entier. En 1776, il succéda à Dodd dans le poste de prédicateur de la chapelle de Charlotte-Street ; et i\ protita de l'inlluence que cet emploi lui donnait pour soutenir une foule d'institutions charitables par ses prédications, qui atliraienl la foule. Le duc de Eent le nomma plus tard son chapelain- Devenu vieux et in lirme, il se relira pendant six ans à Chelsea

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