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(embre 1687, entra dans l'ordre oes Jésuites, et fut envoyé par ses supérieurs chez les Cliiquites. Il avait à vaincre des obstacles insurmontables pour tout autre que pour un homme vraiment animé de l'esprit de Dieu. Des centaines de lieues à traverser pour arriver chez ces peujili'S, les difticultés d'un terrain coupé de rochers et de précipices, les variations d'un chmat tantôt glacial et tantôt embrasé, rien n'arrêta le P. Castagnarès. Mais un obstacle plus grand encore peut-être, c'était la difficulté de la langue des Chiquites, qu'il se niidit pourtant familière à force de travail. Ayant |)énétré dans le pays des Sarauques avec l'intention de découvrir la rivière du Pileomayo, qui devait faciliter la communication de la mission des Chiquites avec celle des Guaranis, il eut la consolation de convertir une i arlie de la nation des Samuques, et de fonder parmi eux une mission à laquelle il donna le nom de Saint-Ignace. 11 reprit alors le plan de communication entre lesClii(iuites et les Guaranis; mais après les elforls les plus pénibles dans des terres inondées, où il avait souvent de l'eau jusqu'à la poitrine, manquant de nourriture, épuisé de sang par la piqûre des insectes, les pieds déchirés par l'herbe dure et tranchante des marécages , (il fut obligé de retourner à l'habitation de Saint- Ignace. Son repos n'y fut pas de longue durée. Dévoré du désir de répandre l'Evangile, il voulut se rendre chez les Mataguais, malgré les représentations qui lui furent faites sur les dangers d'une pareille entreprise. D'abord bien accueilli par quckiuesuns de ces barbares, il travaillait déjà à leur construire une petite église, lorsque le cacique, ennemi juré des chrétiens, le surprit et l'immola , le 13 septembre ilkh. Le P. Castagnarès était dans la 57' année de son âge.
CASTAGNIZA (Jean de), bénédictin, prédicateur généial cle sa congrégation, aumônier de Philippe II, censeur de théologie auprès des juges a|)Ostoliques de la foi, mourut à Salumanque en 1598, dans le monastère de Saint-Vincent, où il s'était retiré dans sa vieillesse jiour s'occuper uniciuement de son salut. On lui doit : La Vie de S. Benito, traduite de Saint Grégoirele Grand, à laquelle il joignit les Vies de saint Maur et de saint Placide; 6'(Ua/o(/!<t' des princes, docteurs et saints qui ont illustré l'ordre de Saint-Benoît ; Uistoria di san Jlomualdo, fundntnr de la orden Camaldiilense , Madrid, 1597, in-V*, traduite en italien, 1005, et en fran(;ais, 1615; Vie de saint Bruno : ou croit qu'il n'en fut que l'éditeur; Institutionum clivinœ pietatis libri quinque, Madrid, 1599, in-'t-°, traduit de rallemand. Il y joignit la ^vii; de sainte Gerliude, religieuse de Saint- Ueiioil; JJrcluruiivn del Padrcnueslro, IGOi; Ve la perfection de la rie chrétienne, Paris, IGV'*, iii-8 . Les Ihéatins altiibucnt cet ouvrage à leur confrère Laurent Scupoli. Plusieurs écrivains prétendent (|ue c'est l'original du livre connu sous le nom de Combat .spirituel. Voij. Brignon. Pou d'ouvrages, si
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l'on excepte l'Imitation de Jésus-Christ, ont eu autant d'éditions.
CASÏALION, CASTILION, CASTILLON, ou CHATEILLON qui était son vrai nom (Sébastien), naquit en 1515 dans les montagnes du Dauphiné. L'étude des langues savantes, et surtout de l'hébraïque et de la grecque, lui acquit l'estime et l'amitié de Calvin. Ce patriarche des réformés lui procura une chaire au collège de Genève; mais s'élant brouillé avec lui, comme il arrive toujours parmi les gens de fiiction et de secte, il alla enseigner le grec à Bâle. Il mourut en 15G3. On a de lui plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : une Version latine et française de l'Ecriture, Bâle, 1556, in-fol. La Version française, imprimée à Bille, en 1555, in-fol., est très -rare. Dans les deux versions il ne garde pas le caractère d'un interprète des livres saints ; il leur donne un tour entièrement profane. Son style affecté, eil'éminé, surchargé d'ornements est indigne du sujet, et fait disparaître cette simplicité noble, ce ton de candeur et de force que l'on remarque dans les originaux; aussi ne sont-elles lues de personne. 11 manque, d'ailleurs, d'exactitude et de tidélité; et dans la version latine il ne parle pas toujours bien la langue, ipioiqu'il coure après les termes polis et élég.uils. La version française essuya beaucoui) de contradictions de la part des catholiques et des protestants. Quatre livres du Colloquia sacra, Bille, 1565, iu-8"; ce sont des dialogues sur les ])rincipales liistuires de la Bible; petit ouvrage écrit purement en latin, mais qui n'est pas exempt d'erreurs. Il a été réimprimé plusieurs fois, et notamment en 174-8, Paris, petit in-12, sous ce titre : Colloquia sacra ad linguam simul et mores puerorum formandos. Le num de 1 auteur ne s'y trouve point, et l'éditeur en a retranché co qui était contraire aux principes do la religion chrétienne. Une version latine des vers sibyllins, avec des remarques. Une traduction latine des Dialogues de Bernardin Ochin, dont il avait embrassé, dit-on, les sentiments sur la pol) garnie. Une édition de V Imitation de Jésus -Christ étrangement détigurée , nonseulement quant au style, mais quaml au fond des choses.
CASTKKL (Gérard), né à Cologne en 1667, fut chanoine régulier de Sainte-Croix , et mourut prieur de la maison de son ordre à Duisbourg, en 17;53. Ou a de lui Controversiœ ecclesiastico-historicw, Coïoi^uo, l~3ï et 1757, in-V". Ces dissertations , au lunubre de 45, roulent sur les principaux points euntroversés de l'histoire ecclésiastique. L'auteur ne prend point de parti sur la plupart de ces questions. M se conteule de rapporter les motifs qu'on allègue de part et d'autre, et il s'en acquitte assez lidèlement. 11 copie souvent Noël Alexandre.
CASTKL (Jehan de), religieux bénédictin du XV' siècle, écrivit en 1V68 un ouvrage intitulé : Le Miroucr des pécheurs ri des pécheresses, en vers, imprimé sans date, ni désignation do lieu, ju-V> Cet ouvrage qui
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présente des espèces de considérations sur la mort, est divisé en trois livres 1° Le spécule des pécheurs; 2° L'exhortation des mondains , tant gens d'église comme séculiers; 3" L'exemple des dames et damoiseltes , et de tout le sexe féminin. Castel prend, à la tète de ce livre, la qualité de chroniqueur de France, et l'un croit (ju'il est le môme dont Molinet loue les Chroniques dans ses poésies; mais ces Chroniques paraissent être perdues.
CASTEL ou CASTELL (Edmond) , né à Hatley, dans le ("ambridgeshire, en 1606, chanoine'deCantorbtT., savant dans les langues orientales, professa l'arabe à Londres avec beaucoup de distinction. La Bible polyglotte de cette ville est due principalement à ses soins. On lui est encore redevable du Lexiconheptaglotton, hebraiciim, chaldaicum, syriacum, samaritanum, œthiopicum, arabicum, conjunctim, et pcrsicum separatim, cui accessit brevis et harmonica grammaticœ omnium prœcedentium linguaram delineatio, Londres, 1669, 2 vol. in-iol. Jean Dav. .Miciiaëlis a extrait de ce grand ouvrage le dictionnaire syriaque, et l'a publié avec des notes, Gœttingue, 1788, 2 vol. in-1"; ie même savanta doi né en 1790, dis suppléments au lexique hébreu, sous ce titre : Supplcmenta ad lexica hebraica, 6 parties in-'* \ J. F. L. Trier a publié dans le même foiniat, pour qu'on puisse e réunir à ces sup|ilém; nts, le Lexicon hebraicum, sons ce iilre : Lexicon hebraicum Castelli, adnotatis in margine vocum numeris, ex J. D. Michaclis supplementis , GiBttingue, 1792, in-i". Casiell ruina sa fortune par la publication de son Lexicon, en s'acquérant un nom célèbre. 11 mourut en 1685, accablé de dettes et regretté des savant>^.
CASTEL (FRANçois Pérard), de Vire en Normandie, avocatau grand conseil, banq lier expéditionnaire en cour de Rome, mourut en 1687. 11 laissa plusieurs ouvrages où la théorie et la pratique des matières de bénéfices sont exposées savammi-nt. Les plus recherchés sont : Questions notables sur les matières bénéficiales, Paris, 1689,2 vol. in-fol.; Dé/initions du droit canon, Paris, 1700, infol., avec les remarques de Du Noyei ; Règles de la Chancellerie romaine, 1685, in-folio.
CASTELA (Henri) , naquit à Toulouse, entra dans l'ordre des Observantins, et fit, dans la teire sainte, un voyage, dont il publia la relation sous ce tilre : Le saint Voyage de Hiérusalem et du mont Sinat en l'an du grand jubilé 1000, in-S", Bordeaux, 1603; Paris, 1612, in-r2 : cet ouvrage, écrit dans un style simple, annonce que son auteur était instruit etobservateur judicieux. On a encore de Castela : le Guide et adresse pour ceux qui veulent faire le voyage de Terre-Sainte, Paris, 160i, in-12; les Sept flammes de l'amour sur les sept paroles de Jésus-Christ, attaché à la croix, Paris, 1605, in-12.
CASTELLINI (Luc), natif de Faenza, évê-
quede Catanzaro, dans la Calabie, était de
l'ordre des frères prêcheurs. 11 professa la
théologie au collège de la Minerve à Home.
DicTiONN. UB Biographie uelig. 1.
s'acquit la réputation d'un savant canoniste, devint vicaire général de son ordre, et enfin évèque en 1629. Ses ouvrages les plus connus sont : De electione et confirmatione canonica prœlatorum, Rome, 1623; De canonisatione sanctorum, il)id., 1628; Tractatus de 7niraculis, 1629, oiî il insiste sur la nécessité des miracles pour établir la sainteté.
CASTIEL-I-ARTIGCEZ (Juan-Perez), religieux espagnol du tiers-ordre de Saint- François, né à Valence sur la fin du xvir siècle, montra de bonne heure une facilité extraordinaire pour les compositions poétiques; mais n'ayant eu que de mauvais maîtres et n'ayant jamais lu les auteurs classiques, ses œuvres durent se ressentir de ce défaut de direction et d'études Le célèbre Grégorio Mayans dit que Castiel eût composé des ouvrages d'un grand intérêt s'il eilt mis dans ses écrits tout l'esprit de sa conversation. Castiel-1-Arliguez mourut vers 1730. On a d ■ lui : Recréa dcl aima fiel, Valence, 1722, in-8° : cette réciéalion, en vers, de l'âme lidèle contient 46 aspirations {gorgeos); Polilicu cristiana, aforismos de Prudcncia, en verso de varios métros. Valence, 17:i3, in-8°. On y trouve des moralités pour tous les états, une invocation à la Viergf^ en redondillas, le combat d s bons et des mauvais anges, etc.; Empeno de Amor divino contra Lucifer sobervio, a favor del Aima amada, Val nce, 1725, ii:-8" : ce sont des réllex ons en vers, l'histoire poé;ique de la création d'Adam et d'Eve, les miracles du saint-sacremenl, etc.; Brève tratado de la ortographia cspaTiola, Valence , 1727, in-8% où il exp ique les letlres de l'alphabet, les signes de la ponctuation et les parties du discours.
CASTIGLIONE (Bonaventure) , inquisiteur général du Mlanais, né à Milan, en li80, mort en 1555, a laissé : De Gallorum Jnsubrum antiquis sedibus ; un écrit contre les Juifs; un Discours sur l'Ecriture sainte; et des Epigrammes latines.
CASTlLLE (Jean de), habile médecin, en l'université de Lima, capitale du Pérou, joignit aux connaissances de son art une piété solide qui lui gagna l'estime et la considération des honnêtes gens. C'est h ses lumières qu'eut recouis l'archevêque de Lima, pour l'examen de l'esprit et de la conduite de sainte Rose, qui paraissaient si extraordinaires. Castille s'acquitia de cette commission avec prudence, approuva l'esiirit qui conduisait cette servante de Dieu, et sa dél)Osilion fut bien reçue de la sacrée congrégation. 11 composa ensuite un livre de titéologie mystique, approuvé par Urbain VllI. Enfin, accablé d'années et de mortilications volontaires, il tumba malade; ce qui ne lempèc a pas de demander l'habit de Saint- Dominique, qui lui fut accordé, mais qu'il ne porta pas longtemps, étaut mort peu après, le 19 septembre 1635 , en réputation de sainteté.
CASTILLO (Ferdinand del), théologien espagnol de Tordre de Saint - Dominique , écrivit l'Histoire de son ordre, lo8i, 2 vol.
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in-folio, et mourut en 1593. - Castillo (Matthieu de), né à Pa'.erme en 166i, entra dans l'ordre de Saint-D..minique en 1679 enseisna la théologie avec beaucoup de suc ces et fut regardé commme un excellent pr«dicatea-. Ce religieux mourut vers 1 an 1-20. On a de lui VEIoge funèbre du Père Ange- Marie, religieux (h l'observance de bmnt- François; un abrégé de la Vie de saint \ incent Ferrier; srpt Dialogues en vers, et une Histoire des Réguliers nés à Palerme, qnt se sont rendus cél'bres par leur sainteté et leur
''flsTILLO ou CASTILLEJO (le P Antoine de), missionnaire franciscain, né à Jlalaga sur la lin du xvr siècle, se distingua comme prédicateur. 11 fit deux fois un voyage eu terre sainte, où les franciscains possédaient un assez grand nombre de couvents. Il avait les titres de prédicateur apastolique, de Père de la province (je Saint-Jean-Bap tisti', de commissaire général de Jérusalem et de gardien de Bethléem. îl était en outre chapelain et confesseur du roi et des infants, et mourut à Madrid en 1669. On a du P. Castillo : El devoto peregrino, viage de lierra santa, Madrid, 16oi , m-k\ avec cartes e. figures ; 3' édit., iîadrid,i664., in-i". Quoique cette relation ait des erreurs dans la partie descriptive, les anecdotes et les détails qu'elle renferme sur les usages des Turcs, eu rendent la lecture agréable.
CASÏILLON (Antoine), jésuite, se distingua dans la chaire sacrée au xvii' siècle. On a de lui : des Sermons pour les dimanches et fctes de l'Avenu, qu'il avait piêchés dans la chapelle du Louvre, devant le roi, Paris, 1672, in-8° ; des Sermons pour une Octave sur les desseins de J.-C. dans l'institutiondu Saint- Sacrement de l'autel, Paris, ltJ76, in-8°. Ses sermons, vantés par le P. Rapiu, sont encore recherchés. .M. Migno en a donné un choix dans ses Orateurs sacrés. Voy. Li>gendes.
CASTOR (saint), évoque d'Apt,néàNîmes, vers le milieu du iV siècle, de parents distingués, avait éj.ousé la fdle unique d'une veuve d'Arles, qu'il défendit avec succès contre l'oppression d'un homme puissant, et il était né une tille de ce mariage. Les deux époux se séjiarèrent d'un commun accord pour embrasser 1 1 vie religieuse, et fondèrent dans leurs propriétés, au territoire de Vienerbe en Provence, ileux monastères entre lesquels ils partagèrent tous leurs biens. Leur tille prit le voiic avec sa mère. L'abbaye do Saint-Castor rei^ut du cé.èbre Cassien , abbé de Marseiii , la règ e que sui'.aieui les pieux solitaires de la Palestine et do l'Egypte. Castor fut ensuite porté sur le siège épiscopal d'Aijt, par les suil'rag.'s du peuple et du (.Icrgé, et mourut le 21 septembre 'il9. C'est à la prier.' de .'évèque d'Apt, que Cassien composa ses Conférences avec les Prres du désert. Il avait iirécédemment dédié à Castor SOI) Miroir de la vie monastique.
CASTRO (Fuançois-Alpuunse de), franciscain, ne il Zamora en Espagne, iirédicnteur ot confesseur de Charlos-Ouiil, loi nommé ù l'urchevôché de Composlelle el luouail h
Bruxelles, avant d'en avoir pris possession, en 1558, à 63 ans. Le Père Feuardent publia ses ouvrages à Paris, en 1578, avec la Vie de llaiteur, 2 vol. in-folio. Le principal est son Traité contre les hérésies, Paris, 152't, infolio, disposé selon l'ordre alphabétique des erreurs. 11 avait hi, mais sans beaucoup de choix. La réfutation des nouvelles hérésies occupe plus de place chez lui que l'histoire des anciennes, et la controverse que l'histoire.
CASTRO (LÉON de), chanoine de Valladolid, mort en 1586, professeur de théologie à Salamanque, soutint que le texte de la Vulgate et celui des Septante sont préférables au texte hébreu; ce qui est très-vrai en l'entendant de ce texte tel que nous l'avons aujourd'hui. Cet ouvrage est intitulé Apologeticus pro rulgota translatione et LXX, Sa amaijque, 1385, in-fol.
CASTRO (Alvarez Gomez), professeur de grec et de rhétorique à Tolède, mort en 1586, à 65 ans, fut charg- par Philippe II de revoir et de corriger les œuvres de saint Isidore, principalement les livres des Origines. 11 écrivit en prose et eu vers, en latin et en espagnol , un g; and nombre d'ouvrages , parmi lesquels on cite : De rébus gestis Francisci Ximenii , Alcala de Henarès , 1569, in-folio; Francfort, 1581; et dans la collection des auteurs qui res hispanicas scripsrrunt, 1603; In sancti Isidori origines, dans l'édition des œuvres de cet auteur donnée à Madrid par Jean Grial ; Edillia aliquot, sive poemata, Lyon, 1353, in-8°.
CASTRO (François de), jésuite, né à Grenade dans le xvi° siècle, professa longtemps la grammaire il la rhétorique dans les collèges de son ordre, en Espagne et en Portugal, et mourut à Séville le 11 août 1632. On a d •■ lui : De arte rhetorica dialogi IV, Coidoue, 1611, in-8"; De syUabarum qwintilute, dequc versificandi ratione, Séville, lt'>27, in-8'; De refornuitione c/i's/i'nna, Valladolid, 1622, in-8". L'auteur avait d'abor ! publié cet ouvrage so.i s le nom du docteur Frangois Bermuaez de Castro, professeur dans la ville do Cuellas; mais il en donna une autre édition sous .sou propre nom, à Séville, en 1635; c'est donc à tort que Nie. Antonio a fait deux personnes dllfi-renles de Fran(,oi3 de Castro et de François Bermudez d ■ Castro. — Un autre François de Castro, mort vers 1630, chapeliin ue la maison des iiospitaliers de Saiut-Jeau-de-Dieu, à Grenade, écrivit l'histoire du fondateur de cette maison : Vie miraculeuse et œuvres saintes de B. Jeiin-de- />/>!/, Grenade, 1588 el i613, in-S"; Burgos, 1621, in-V. Cet ouvrage écrit en espagnol a été traduit en latin et en italien.
CATELiNOT ou CATHKLINOT (dom li.- DEKo^Sl•:), lU' à Paris le 5 mai 1671, lit profession ilans la congri'gation «le^ bénidiclins de Saiiii-.Maur, à l'abbaye de S,iint-.\iaii!<uy, L)rèsdeToul,ie23mai 169'». Appclédans i'abbayedeSenonespiirsossuiiérnursiiui avaient distingué ses talents, il y travaUla liuit,'lenips sous la diiecliondedom Calmel, et comj>usa
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diversouvragesimportants. Ilmolirutà Saiut- Miliiel vers 1760, laissant , incirpeiidamment û'wn Supplément à la Bibliothèque sacrée de (ioni Cnlinet, inséré dans sou Dictionn.dre de la Bible , de nombreux manuscrits, entre autres : les Tables de la Bibliothèque ecclésiastique de L. ElliesDupin, 4- vol. in-i"; Bibliothèque sacrée, 3 vol. in-folio; Historia littcraria benedictina, in très partes divisa, ab ortu ordinis nostri ad nostra usque tempera, 3 vol. in-folio; un Abrégé des Commentaires de dom Aug. Calmet, h vol. in-i°; des Discours et d 'S Dissertations critiques, théologiques et historiques sur l'Histoire ecclésiastique de l'abbé Flcurij, 3 vol. \n-k° ; Parallèle de l'ancien gouvernement avec le nouveau, qu'on veut introduire dans l'ordre bénédictin et de Prémontré, oh Ton fait voir que les chapitres généraux ab origine ont été annuels dans les deux ordres, et dès le commencement do leur réforme jusqu'à présent; Annales tum ecclesiastici, tum romani, historici, critici, chronologici, typographici, numismatici, litterarii, politici, dogmatici, morales et juris ulriusque ab anno proximo Cœsaris Augusti Octavi, primi Romanorum imperatoris, ad annum currentem Ludovici Magni nunc féliciter regnanlis , etc.; une édition des OEuvres d'Alcuin , avec des préliminaires lalins, des préfaces et des notes, etc., in-lol. ; Parallèle d'un ancien manuscrit du xr siècle avec le martyrologe romain, et des notes sur l'un et sur l'autre. Ce manuscrit se trouvait dans l'aiibayi' de Semmes.
CATEF.LAN Jean de), évèquede Valence, né à Toulouse d'une dfs plus anciennes familles de cette ville, qui a produit plusieurs prélats et magistrats distingués, mourut en 1725. On a de lui des Instructions pastorales, adressées aux nouveaux convertis de son diocèse ; et les Antiquités de l'Eglise de fttknce, 172i, in-4°, ouvrage rempli de recherches cuiieuses et intéressantes.
CATHARINUS ou CATHARIN (Ambroise), né en r»87 à Sienne, appelé, avant d'entrer en religion Lancclot Politus, enseigna le droit, se fit dorainic.iin en 1521, et se distingua au concile de Trente. 11 eut l'évéché de .\ii- Dori en 1347, l'arclievèché de Cnuza eu 1531, et mourut à Rome en 1553. On a de lui plu- Éieurs ouvrages mal écnls et sans méthode, inais pleins de choses savautes et singulières, sur beaucoup de points de théologie. On en a une édition de Lyon, 13i2, iu-8', et on les trouve à la suite de ses Enarrutiones in Genesim, Rome, 1552, in-fol. Il soutient que Jésus-Christ serait venu quanil même le premier homme n'aurait pas péché. Il [retend encore que la chute des luauvais anges vint de ce qu'ils ne voulurent pas reconnaître le décret de l'Incarnation , ni se résoudre à adorer le Verbe uni h la nature humaine. Il avance, dans un Traité de la Résurrection, que les enfants morts sans baptême sont non-seulement exempts de peines, mais qu'ils jouis>eiit même d'une félicité- convenable à leur état. Cath.u'inus poussait la liberté de [lenser jusiju'à la hardiesse, et ne se piquait guère d(; suivie saint Augustin,
saint Thomas et les autres théologiens. Celle de ses opinions qui parut d'abord une des plus libres, qui depuis cependant a toujours été suivie en Sorbonne, est celle sur l'intention extérieure du ministre des sacrements. Il soutint au concile de Trente qu'il n'était pas nécessaire que le ministre eût une intention intérieure de faire une chose sacrée.; mais qu'il suffisait qu'il voulût administrer extérieuiement le sacrement de l'Eglise, dans les circonstances et avec la manière qui supposent et expriment une volonté sérieuse quoiqu'il s'en moquât intérieurement. Bossuet et d'autres illustres théolo,;iens ont depuis embrassé ce sentiment comme le plus propre à tranquilliser les esprits, en leur persuadant que l'efficace des sacrements est iniiépeuilante de la méchanceté ou de la négligence des hommes. Catharinus a fait encore un Commentaire sur lesEpitres de saint Paul el les autres Epitres canoniques, Venise, 1551, in-ful. On lui attribue aussi un livre italien, recherché des curieux, intitulé : Rimedio alla pestitente dottrina d'Ochino, Rome, 15W, in-8".
CATHERINE (sainte), vierge d'Alexandrie, martyrisée, dit-on, sous Maxirain. On racontèqu'elle disputa, à i'âge de 18 ans, contre cinquante piiilosophes païens qui s'avouèrent vaincus. C'est ce qui l'a fait choisir pour la patronne des écoles de philosophie.
CATHERINE de SIENNE (sainte), née en 13i7, eniDrassa, à l'à-^e de 20 ans, l'institut des sœurs de Saint-Dominique. Ses lévélatioiis, son zèle et ses éciits, lui firent un nom célèbre. Elle réconcilia les Florentins avec Grégoire XI, pour lors ii Avignon. L'éloquence (le la négociatrice fut si vive, qu'elle engagea le pontife îi quitter les bords du Rhône pour ceux du Tibre. Klle joua un grand rôle dans toutes les querelles du schisme. Elle écrivit de tous côtés en faveur du pape Urbain, et mourut en 1380, à 33 ans. « Cett ■ sainte, dit l'abbé Hérault, reçut de la « nature ces qualités personiieles, qui, mal- « gré les obatacli s de la naissance et du « sexe, de la retraite et de l'aversion sincère « du siècli', y figur nt comme nécessaire- « ment avec éclat. Une âme ardente et sensi- « ble, un tiès-bel esjirit, une imagination « prodigieusement vive, bemcoup de carac- « tère, d'énergie et d'('lévation, loin de lan- « guir avec sa santé dans le silence et le re- « cueillemenl, dans la continuité de l'oraison, « des veilles, des jeûnes et des austérités de « tout genre, prirent au contraire une acti- « vite nouvelle dans !e zèle tout divin qui « s'y alluma. » Sa Légende en italien, P^lorence, 1477, est très-rare ; celles de 1524, in-4°, et 1526, in-8% sont rares aussi. Sa Vie a été écrite en latin par Jean Plus, Bologne, 1515, in-4°. Il y en a une en français par le P. Jean de Rechac, Paris, 1647, in-12. Quoique dans le grand nombre de visions et de révélations qu'on lui attribue, on ne puisse guèie douter qu'il n'y en eût de véritables, ce serait manquer de jugement et de critique que de les admettre toutes. La canonisation
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des saiuts ne ratifie pas leurs opinions ni leurs révélations. Nous avons vu ailleurs, que, sans les explications favorables que le cardinal Torqueinada donna des visions do sainte Brigitte, elles eussent été condamn.'es au concilp de Baie. Grégoire le Grand remarque que les saints les plus favorisi's de Dieu se trompent souvent, en prenant pour une lumière divine, ce qui n'est que l'effet do l'activité de l'âme humaine. Flcury ajoute que, dans les personnes de la plus éminente piété, les veilles et les jeûnes peuvent échauffer une imagination vive au point d'y produire des eftets surprenants, qu'on reg.irde quelquefois pour des opérations de l'Espnt- Saint. Cette pensée de Fleury est appuyée d'un passage remarquable de saint Jérôme. 11 ne faut cependant point parler avec dédain ou avec aigreurde ces situations extraordinaires des saiïilsou sainlcs, qui, supposé qu'elles appartiennent quelquefois à l'imagination, sont néanmoins l'effet d'une piété toujours bien respectable dansson principe et dans son objet. Voy. ÂRMELi-E. Sainte Catherine fut canonisée |iar Pie il, en liCl.On lui attribue des poésies italiennes Senne, 1505, in-S°, quelques truitésde dévotion, et des lettres qui sont purement écrites en italien; elles parurent à Bologne en 1492, in-'i-°. Tous les ouvrages de cette sainte ont été publiés à Lucquos et à Sienne, l'an 1707 à 1713, en 4 vol. in-4°.
C.VfHERINE de BOLOGNE ( sainte), nés dans cette ville en 1413, d'une ancieime maison de Ferrare, fut placée, à l'âge de douze ans, en quabté de dame d'honneur auprès de la princesse Àiarguerite d'Est. Toutes ses inclinations étant du'igées vers la vie religieuse, elle saisit la première occasion qui se présenta pour quitter la cour, et entra dans une société de femmes du tiers-ordre de Saint- François, où elle fut créée abbesse des clarisses de Bologne, lors de la fondati^iii de ce monastère, qu'elle gouverna avec beaucoup de sagesse et d'édilication jusqu'à sa mort, arrivée le 9 mars 1463. Clément Mil ht insérer son nom (lans le martyrologe romain en 1592, et Benoit XlII la canonisa en 1724. Sainte CatVierine de Bo ogne eut des visions et des révélations comme sainti; Catherine de Sienne. Elles furent publiées à Bologne en 1511. Sainte Catherine de Bologne a composé quelques traités en latin et en ital.en; le plus connu est son livre des Sept armes spirituelles.
CATHERINE de GÊNES ( sainte ), née en 1448, d'une lillo du marquis de Ferrare de l'illustre famille de Fiesque, qm produisit de célèbres généraux, et donna à l'Eghse deux pipes. Innocent IV et Adrien V, et plusieurs cardinaux. Elle montra, dès la plus tendre enfance, le goût do la prière, de la mortilication et des plus héroïques vertus : et dès l'Age de 12 ans, Dieu la favorisa de plusieurs
fràcos extraordinaires. Elle voulut, dans sa 3' année, se consacrer au Seigneur dans l'état religieux, regardant la vie cDntemjilativo commo la plus convenable à ses inclinations; mais, détournée de ce dessein i)ar l'obéissance Qu'elle devait à ses uarenis. et par les
conseils de ceux auxquels elle s'en rapportait pour connaître la volonté divine, elle épousa Julien Adorno, jeune patricien génois, ambitieux et porté au plaisir, qui ruina sa fortune, et lui causa toutes sortes de chagrins pendant les dix années qu'il passa avec elle. Cependant elle eut la consolation de le voir revenir de ses égarements : il en fit pénitence, entra dans le tiers-ordre de Saint- François, et mourut dans de grands sentiments de piété. Sainte Catlierine, devenue maîtresse d'elle-même, résolut de ne plus vivre que pour Dieu. Après avoir délibéré sur la manière dont elle exécuterait son dessein, elle se décida pour la léunion de la vie active et delà vie contemplative, et se consacra au service des malades dans le grand hôpital de Gènes. Sa charité vive s'étc.dit môme sur tous les malades de la ville, surtout pendant la peste qui fit à Gènes de terribles ravages dans 1. s années 1497 et 1501. Elle joignit à ces pénibles exercices îles austérités qui avaient quelque chose d'effrayant. On dit qu'elle passa vingt-trois carêmes et autant d'avents sans prendre d'autre nonrrrtuie que la sainte Euchar.stie. Pour calmer le feu qui la dévorait, elle buvait dans la journée cpielques verres d'eau où elle mêlait un peu de vinaigre et de sel. Elle mourut le 14 septembre 1510, après une maladie longue et douloureuse. Plusieurs miracles suivirent sa mort. Dix-huit mois après, on leva de terre son corps qui n'avait encore aucune marque de corruption. Clément Xil la canonisa en 1737 et Benoit XIV fit insérer son nom dans le Martyrologe romain, sous le 22 ma:s, jour auquel elle a été loi gtemps honorée dans plusieurs églises. Sainte Catherine a laissé deux ouvrages qui ne sont pas à la portée du commun des lecteurs, un Traite du Purgatoire, et un Dialogue entre rdineel le cor ps,i amour-propre et l'esprit de Jc'sus-Christ, où elle insiste sur la nécessité de cette mortification universelle et ne celte humilité parfaite, qui avaient porté en elle l'amour de Dieu à un degré si sublime. Sa Vie a été écrite | ar iliratoli, son cuifesseur, et par un de ses disciples, Florence, 15S0, in-8°.
CATROU (François ), né à Paris en 1659, jésuite en 1677, exerça le ministère de la chaire pendant 7 ans avec distinction. Le Journal de Trévoux, qui commença en 1701, l'occupa environ douze années. Il fut chargé d'y travailler, et s'en aciiuitta avec honneur, n'employa les intervalles t\\ic lui laissait cet ouvrage pério lique, à composer iilusieurs livres estimables. Les principaux sont : Histoire générale de l'empire du Mogol, imitrimée en 1702, réimprimée en 1705, et traduite en italien. On en a une édition de 1725, in-4°, et en 2 vol. in-12, augmentée du règne d'Aureng-Zeb. Cette histoiie a été faite sur des Mémoires curieux. Histoire du fanatisme des religions prolestantes, de l'anaOajitisme, du dai-idisme, du guakérisme, Paris, 1733, 3 vol. in-12. La variété, la singularité îles faits, jointes il l'agrément et à la vivacité du sl\ le, ne |ieuvenl (lu'atluclier le leclcur. La narra-
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tion est toujours élc^gaute et intéressante, mais non pas toujours assez rapide et assez dégagée. Traduction de Virgile avec des notes ciitiques et historiques, en h vol. in-12. Catrou chiTche quelquefois dans son auteur des sensalambiqués. Il lui prête des phrases de roman, des mois précieux, des termes de ruelle. Sous prétexte de rendre les moindres circonstances d'une pensée noble, il erapliiiedes expressions po[)ulaires, basses, comiques, burlesques même, qui l'avilissent. 11 ajoute des notes et des phrases entières dans sa traduction, et supplée quelquefois jusqu'à trois ou quatre lignes ; comme s'il y avait des lacunes à rempUr dans son original, et si c'était à un traducteur à les remplir. Les Commentaires, dont il a orné ou 1 chargé son Virgile, sont souvent remplis de laisonnements subtils jiour étayer des sens faux, d'explications rallinées et peu naturelles, de recherches déplacées, etc. C'est ainsi du moins qu'en a jugé l'abbé des Fontaines, un des traducteurs de Virgile , mais, peutêtre, critique trop sévère à l'égard d'un homme qui avait couru la même carrière. L'IJiiiloire romaine, en 12 vol. in-V, et en 20 vol. in-12. Ces deux éditions sont accompagnées de notes historiques, géographiques et critiques, de gravures, de caries, de médailles, etc. Celte histoire, traduite en différemes langues, et entre au! res en anglais par .M.BunJy, Londres, 1730, in-fol., est la plus étendue que nous ayons. Les faits y sont enchaînés avec art, et les recherches très-savantes. Mais ony Irouve un st le souvent trop pompeux, des exjir. ssions ignobles, des termes hasardés, des hyperboles de rhétoricien, des raisonnements alambiqués, des circonstances ajoutées et iniitiles. On y cluTche vainement la noble simplicité de Tile-Live, et l'élégante précision de Tacite. Les notes sont plus estimables. Elles sont pnsque toutes du père Rouillé, associé et continuateur de Calrou. Le P. Routh, autre jésuite, devait achever l'éditice que ses confrères avaient commencé ; mais la dis[iersion de la société a suspendu cet ouvrage. Le P. Catrou mourut en 1737, à 78 ans. 11 conserva dans sa vieillesse, le feu et la vivacité d'imagination qu'il avait montrés dès son jeune âge.
CATTANEO (Lazare), jésuite et missionnaire italien, né à Sar/ane, sur la côte de Gènes, en 15u0, d'une famille noble, serend.t dans les missions des Indes en 1588, et devint l'utile coopéiateur du célèbre P. Ricci, qui le |iremier porta la foi chrétienne dans cet empire. 11 s'y consacra pendant près de cinquante années à loutes les pénibles fonctions de l'afiostolat. Accablé par la vieillesse et |>ar les suites de tant de travaux, il demeura privé de l'usage de ses membres pendant les deux dernières années de sa vie, qu'il passa assis nuit et jour sur un fauteuil, et mourut à Ilang-ïchéou en 16'i-0, âgé de 80 ans. Il avait écrt en chinois plusieu. s ouvrages pour rii;struclion des néo[ihytes ; le seul qui paraisse avoir été imprimé, est intitulé : De la contrition ou de la douleur des péchés.
CATTANI DA DIACCETO (François), dit
le Jeune, pour le distinguer de son aïeul qui se signala comme philosophe, entra dans l'ordre des Dominicains et fut élevé sur le siégL' épisco:ial de Fiesole. Il assista au concile de Trente et mourut le 5 novembre 1595. Ses principaux oovrages sont : Discorso deir autorita delpapasopra il concilio, Florence, 1562, in-S"; Sopra la superstizione deir artemagica, Florence, 1562 ; des traductions it.iliennes de VUexameron de saint Ambroise, Florence, 156), in-8°, très-rare ; des Offices, du môme, Florence, 1558, in-i" ; des EpUres et Evangiles, etc.
CATT.\N1 (Gaétan), jésuite, né à Modène le 7 avril 1696, fut envoyé au Paraguay, de Modène, le 14 août 1726, et n'arriva à ténérifi'o que le 19 avril 1729, d'où il adressa à son frère Joseph Cattani, trois longues lettres que Muratori a insérées dans son recueil sur les missions, avec de grands et justes éloges de l'auteur. Ce recueil a été traduit en français, sous ce titre : Relation des missions du Paraguay, Paris, 175'i, in-12. Après un sé,our de i aunées au Paraguay, Cattani mourut des suites d'une fièvre maligne, le 28 août 1733, à peine âgé de 38 ans.
CATTENBLRGH (Adrien van), né h Roterdam en 1664, y enseigna la théologie arminienne [lendant au moins 25 ans. 11 vivait encore en 1737. On a de lui : Vie de IL Gratins, Amsterdam, 1727,2 vol. in-fol., en flamand; Bibliothcca scriptorum remonstrantium, 1728, iï\-%' ; Sijntagma sapientiœ Mosaicœ, 1737, in-4°. 11 y attaque les athées, les déistes, etc., avec force.
CAUBLOT (Hubert), né à Poinson-Iès- Nogent le 3 novembre 1719, mort à Langres, le 1" avril 1781, devint, jeune encore, un des directeurs du séminaire deLangres. On a de lui : Méthode de plain-chant , 1777, )n-12; Cérémonial à l'usage du diocèse deLangres, in-12.
CAULET (Etienne-François de), né h Toulouse en 1610, d'une bonne famille do robe, abbé de Saint-Volusi'U de Foix à 17 ans, fut sacré évèque de Pamiers en 1645. Il donna une nouvelle face à son diocèse, désolé jiar les guerres civiles et par les déréglemenis du clergé et du peuple. Son chapitre était composé de douze chanoines réguliers de Sainte-Geneviève que Sponde, son prédécesseur, appelait douze léopards : il les adoucit et les réforma. Il fonda trois sémi naires, visita tout son diocèse, prêcha et édifia partout. Louis XIV ayant donné un édit en 1675, qui étendait la régale sur tout son royaume, l'évoque de Pamiers refusa de s'y soumettre. On lit saisir son temporel, sans pouvoir l'ébranler. L'arrêt fut exécuté à la rigueur, et le [irélat fut réduit à vivre des aumônes de ses partisans, car les jansénistes lui étaient dévoués, quoiqu'il eût maltraité un de leurs chefs (l'abhé deSaint-Cyran), et qu'il eût essuyé plusieurs vexetions dans les affaires de cette secte. On sait ce qu'il avait déposé, le 10 juin 1638, contre ce premier saint du parti, lorsqu'il n'était encore que l'abbé Caulet, ei (luelle idée il donnait
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alors de la bonne foi et des sentiments du nouvel apôtre. Mais devenu évoque, il se déflara pour le silence respectueux sur le fait de Jansénius, et fut dès ce moment un saint à placer dans le calendrier de l'ordre. « Tant « il est vrai, dit Ih-dessus un historien en « plaisantant, qu'il ne faut désespérer de la « conversion de personne. Mais il me simble « afirèsfout, qu'avant de procéder à sa cano- « nisation, MM. de Port-Ro.val auraient bien « dil tirer une rétractation en forme de ce qu'il « avait attesté juridiquement. Car enfin, s'il a « dit vrai, quel homme était-co que l'aijbé de « Saint-Cyran"? lit s'il a rendu un faux té- « moignage, où a été sa conscience de ne « pas ré: arer la calomnie? C'est une néces- « site qu'un des deux saints sorte du calen- « drier. » Caulet mourut en 1680, après avoir donné le paradoxal exemple d'un évêque qui S:' sacrifie iiour les droils du saint-siége, st se ligue eh même temps .-'vec ses pbis cruels ennemis. On a de lui : Inventaire des pièces concernant la régale du diocèse de Pamiers, 1681, in-4-° et in-12.
CAULET (Jean de), petit-nevou d'Etienne- François, né à Toulouse en 1693, fut nommé h l'évêchéde Grenoble en 1726, et y mourut li> 27 décembre 1771, après avoir édifié son diocèse par ses vertus. 11 aimait et protégeait les lettres, et laissa une bibliotlièque nombreu«e et bien rlioisie qui fut acquise par la vide de Grenoble. Caulet avait assisté en 1727 au concile d'Embrun qui déposa Soanen. 11 a laissé quelques ouvrages oii l'on trouve des recherches; mais ils sont en général diffus, chargés de citations et cou-
fiés par des digressions qui en rendent la ecture pénible. Instruction pastorale sur le sacrement de pénitence et sur la communion, Grenoble, 1749, \n-k% qui peut servir de réponse à celle de M. de Rastignac, sur la même matière, et au livre du père Pichon ; des lettres en réponse aux fameuses lettres Ne repugnate, de Bargeton, 1711, 3 vol.; Discours contre l'attentat de Damicns, 1757, in-4"; Dissertation sur les actes de l'assemblée du clergé de 1765, en trois parties. Clément Xlll ndressa h ce prélat un bref lioiiorable sur ce dernier ouvra.;e.
CAULET DE CHATKAUNi'UF (Alexandhe), né le 24 juillet 1684- à Beaumont de Le/at, diocèse de Toulouse, l'ait prêtre en 1712, fut successivement curé de Belesta et de Mii-eval. Il s'appliquait avec zdo aux fonctions du ministère, prêchait, donnait des retraites , et sa sainte activité s'exerçait même au dehors de sa |)aroisNe. Il mourut à (>astelnau ary le 12 décendjre 173.'L II avait com[)Osé un livre de piélé, intitulé ; L'Espérance des chrétiens, ou les désirs de la rie bienheureuse. On a sa Vie iiar l'abbé Bertrand de La Tour, 2° édition, Cologne, 1762, in-S"; la première avait paru vers 17V4. CAUSANS (.losEï ii-Louis-ViNCENT de Maii.Éov DEj, né h Avi;^non, mort en 1770, fut chevalier do Malle, colonel d'infanterie, et gouvcrDeur du comte de La Murclii\ depuis prince de Conti. il s'ndonna ft l'élude des mathématiques, rechercha et prétendit avoir
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trouvé la quadrature du cercle. Il voulut même expliquer par sa quadrature le péché originel et le mystère de la Trinit''. 11 s'était engagé, par un écrit public, h déposer jusqu'à la concurrence de 300,000 tr. c ez un notaire pour parier contre ceux qui voudraient nier sa découverte; mais les tribunaux annulèrent les différents paris qui furent faits à cette occasim; et l'académie des sciences, appelée à prononcer sur le mérite de cette même découverte, iléclara qu'elle était hors de sens. Mauléon deCausans publia à ce sujet plusieurs écrits en 1753 et 1/54. Il fut [ilus heureux dans le Spectacle de l'homme, 1751, 2 parties in-12; la vraie Géométrie transcendante et pratique, 1754, in-4°; Eclaircissement sur le péché originel, 1755, in-8'.
CAUSSIN (Nicolas), jésuite, né à Troyes en 1583, se fit un nom .par ses sermons et ses ouvrages. H fut choisi pour confesseur de Louis XIII; mais ayant voulu engager le roi à rappeler la reine-mère, le cardinal de Richelieu le fit reléguer dans une ville de Bretagne. Il mourut c^ Paris en 1651, regardé comme un homme d'une probité exacte, et que rien ne pouvait ébranler. On a de lui jilusieurs ouvrages eu français et en latin. Le Parallèle de l éloquence sacrée et profane, in-4°. Gibert, dans ses Jugements sur les rhéteurs, le juge trop sévèrement. Morhof, Bayle , Vossius, le P. Martène et Baillet en parlent avec éloge, et leur jugement vaut bien celui de Gibert. La cour sainte. 5 vol. in-8", pleine de bonne morale, < t accompagnée d'exemples histori{iues, dunt quelquesuns marquent plus sa piété que son discernement; elle ne mérite cependant pas les railleries qu'en a faites le marquis d'Argens. Cet ouvrage d'ailleurs est écrit d'un style supérieur à celui de bien des écrivains de son temps. La preuve qu'il n'est pas sans méiite est qu'il fut traduit en toutes sortes de langues, imprimé et réimprimé, quoique le P. Caussin n'eût p^as l'airesse d'envoyer ses productions aux princes étrangers, et de gagner des périodi^tes jiour en faire l'éloge : moyen si souvent employé dans ce siècle, et auquel tant d'ouvrages très-médiocres et quelquefois très-mauvais (loiv( ni toute la faveur dont ils jouissent. La Vie neutre des filles dévotes qui font état de n'être ni mariées ni religieuses, ou la Vie de sainte Isabelle de Eranre, sceur du roi saint Louis ; Vie du cardinal de Hiehelieu, on 2 vol.; Thésaurus grwcw poescos, etc.
CAVALCA (le P. Domimque), pieux auteur du xiV siècle, dont le'^ ouvrages font autorité dans la langue italieiuie, nacpiil ii Vico-Pisano en Toscane, et entra dans I ordre des Dominicains, il parut avec disluiclioii dans la chaire sacrée, et mourut en 1342. Outre des traductions italienn(!S do queli|ues opuscules de saint Ji'rôine, de plusieuis Nies des Pères, et d'un Diajn.ue de saint Grégoire, on cite de lui : l.l traclato dicta, pongie tingua. Home, 17'i2, petit infolio, édition rare et recheri'hée par les érudils de la typograpliie, parce qu'on y