‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 164 sur 228 · GG · texte numérisé non relu

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après avoir publié plusieurs ouvrages aussi recherchés pour l'érudition, que rebutants pour la dureté du style. Les principaux sont des commentaires sur Optât, sur Diogène Laërce, sur Hiéroclès, sur Epictète, etc.; De la crédulité et de l'incrédulité, etc., 1670, in-8°; La cause première des biens et des maux qui arrivent dans ce monde, 16^5, in-l"; Traité de F enthousiasme, 1655; Défense de l'oraison dominicale. Ses lettres ont été imprimées avec celles de son père.

CASE (PiERRK de), dont le véritable nom est Desmaisons, né à Limoges, dans le xiv" siècle, mort en 13i8, lut général de l'ordre du Mont-Carmel, patriarche de Jérusalem, et administrateur de l'évèché de Vaison. On connaît de lui quatre Livres sur le Maître des sentences; des Commentaires sur la polit i-

Î'ued'Aristote,el plusieurs Sermons écrils en atin, ainsi que les ouvrages précédents.

CASELLI (Charles-François), cardinal, évoque de Parme, né à Alexandrie le 29 octobre 17i0, entra chez les religieux servîtes, et devint procureur-général de son ordre, et consulteur de la congrégation des rites, et fut employé dans plusieurs négociations importantes, notamment dans celle du concordat, qu'il revêtit de sa signature. Le pape le fit cardinal le 9 août 1802. Evéque de Parme en 1804, il accompagna Pie VII dans son voyage à Paris, assista au mariage de Buonaparte, en 1810, et siégea au concile de 1811. Retenu en France jusqu'en 1814, il retourna dans son diocèse, et se trouva sujet de Marie-Louise, qui le nomma conseiller intime. Caselli mourut à Parme le 18 avril

CASENEUVE (Pierre de), né le 31 octobre 1591 à Toulouse, prébendier de l'église de Saint-Etienne, mort en 1652, à 61 ans, est auteur des Origines ou Etymologies françaises, insérées depuis à la suite du Dictionnaire étymologique, de Ménage, Paris, 1694, in-folio. On a encore de lui : l'Origine des

i'eux floraux de Toulouse, 1059, in-4°, avec a Vie de l'auteur par Bernard Médon. Ce traité est plein de recherches curieuses. L'auteur n'y fait aucune mention de Clémence Isaure qui passe pour avoir fondé les jeux floraux, et l'éditeur y a ajouté des pièces où l'on démontre que Cléuience Isaure n'a jamais existé ; Traité du Franc-alleu du Languedoc, Toulouse, 1641, in-4° ; La Catalogne française, ibid., 1644, 10-4°. 11 y traite des droits qu'a le roi de France sur les comtés de Barcelone et de Roussillou, etc. ; La Caritée, ou ta Cyprienne amoureuse, roman, Toulouse, 1644, in-8" ; Vie de saint Edmond, in-S". Caseneuve était un homme de bonnes mœurs et modeste. Il ne voulut jamais désigner quel successeur il désirait qu'on lui donnât dans son bénéfice, et refusa qu'on tirât son portrait. Il était très-versé dans le droit public.

CASIMIR (saint), fils de Casimir IV, roi de Pologne, et grand-duc de Lithuanie, mourut le 4 mars 1483, à l'âge de 24 ans, respecté pour ses vertus et l'innocence de ses mœurs. On sait ||avec cjuolle constance ce prince se

refusa aux pressantes invitations que lui tirent les Hiingrois d'accepter la couronne de Hongrie, malgré les sollicitations et les ordres réitérés de son père. « Ce fut le désir « d'établir le règne de Dieu dans son âme, « dit un historien, qui lui inspira le courage « de mépriser les royaumes de la terre, et « qui le conduisit à ce parfait détachement « de toutes les créatures, sans lequel il ne « fût jamais parvenu à une sainteté si émi- « nenle. » On a dit qu'il avait préféré la mort à un péché d'incontinence qu'on lui avait suggéré comme un moyen de sauver sa vie. Cela peut être ; mais le vertueux prince, en rejetant le prétendu remède, pouvait, avec raison, le regarder comme une charlatanerie, ou tout au moins comme une spéculation très-incertaine dans ses effets. Rien d'ailleurs ne l'empêchait de contracter un mariage légitime; et si c'avait été là un moyen sûr de conserver la vie, n'eût-il pas été obligé d.j l'employer? « Ce conte tant de fois .< répété, dit Voltaire, et rapporté de tant de « princes, est démenti par la médecine et par « la raison. » Observation qui ne prouve pas la fausseté de ces histoires, mais seulement la sagesse de ceux qui, dans ces circonstances, ont plus cru a la vertu qu'aux médecins. Saint Casimir est patron de la Pologne, et on le propose ordinairement comme un excellent modèle à la jeunesse chrétienne. Sa Vie a été publiée en latin à "Wilna, 1604, in-4°.

CASIN ou CASINI D'AREZZO (François- Marie), né à Arezzo en Toscane, s'étant fait ca[)ucin et ay;int passé par différents grades de son ordre, obtint, sous le pontihcat d'Innocent XII, l'emploi de prédicateur apostolique, et, sous celui de Clément XI, il fut fait cardinal. Il a écrit, outre une traduction des Conseils de la sagesse du français en italien, Panegyres de diversis sanctis. Massa, 1677, in-12; Venise, 1679; Mtas hominis , Florence, 1682, in-8°; Conciones habitœ in palatio aposiolico, etc., Rome, 3 vol. in-folio.

CASOTTI (Jean-Baptiste), littérateur italien, né à Prato en Toscane le j.! octobre 1669, ht à Florence des études si brillantes qu'à peine les eut-il terminées, il fut envoyé à Paris, avec le titre de secrétaire de la cour de Toscane auprès du baron Ricasoli, qui y résidait en qualité de ministre du granJ-duc. Il s'y lia avec plusieurs gens de lettres distingués, notamment Ménage et Régnier Desmarets. Ordonné prêtre à son retour à Florence, il fut fait recteur du collège ou de l'académie des nobles et professeur de philosophie morale et de géographie, puis d'histoire profane et sacrée dans l'université de Florence. A cette époque il fut appelé à enseigner l'histoire au prince électoral de Saxe, Frédéric-Auguste, qui fut plus taid électeur de Saxe et roi de Pologne. Vers 1720 Casotti eut un canonicat dans sa patrie, et il obtint en 1726 la cure de l'ancienne église de Sainte-Marie dell' impruncta dans 1 évèclié de Florence. C'est là <]u'il mourut le 16 juillet 1737 , léguant ses biens et ses livres à la cathédrale de Prato.

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Sps principaux ■ ouvrages sont : Mémoires historiques, en italien, sur la cure de Sainte- Marie àeW impruneta, 1714. On y trouve des recherches curieuse^ relatives à l'histoire du moyen âge; Notizie stor.iche intorno alla vita e alla nuova ediziour dclle opère di monsignore Giovanni dclla Casa, imprimées dans le iiremier volume de sesOEuvres, llorence, 1707, in-V° ; Yita di Benedetto Buonmattei, publiée en tête de la Grammaire de la langue toscane, par ce dernier, Florence, i7ii, in-i" ; Delta fondazione del regio monaslero di S. Francesco delli Scarioni di Napoli , Florence, 1722; Pratenses olim prœpositi nunc episcopi, etc. On trouve dans les ouvrages de Casotti beaucoup d'érudition, mais ils font désirer plus de goilt et de méthode. CASSANDRE (Georges), naquit en 1315 dans l'île de Cadsand, près de Bruges, d'où il a tiré son nom. Après s'être distingué dans l'étudo des langues, du droit, des belleslettres et de la tiiéologie, il s'appliqua à la conversion des héi étiijues , et mourut en 1566, âgé de 53 ans. Tous ses ouvrages ont été publiés à Paris, in-folio, en 16J6. Les principaux sont : De of(icio pii veri in hoc dissidio religionis, Bile, 1561, in-8°, contre lequel Calvin écrivit vainement ; et son livre des Liturgies. On convient qu'il est le premier qui ait écrit sur cette matière avec choix , et avec quelque connaissance des vrais principes. L'empereur Ferdinand l'ayant chargé de travailler à pacifier les esprits, il entreprit d'expliquer les articles controversés de la confession d'Augsbourg, et publia sa fameuse Consultatio de articulis fidei inter papistas et protestantes controversis, qu'on a trouvée un peu trop accommodante; et c'est avec raison que Dupin, dans la Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques du XVI' siècle, et le continuateur de l'Histoire ecclésiastique de Fleury, témoin trèspeu suspect, lui ont reproché d'avoir trop favorisé les protestants. Cassandre ne connaissait pas assez l'esprit de la secte; il croyait gagner beaucoup en accordant beaucou[i; il ne savait pas que les prétentions des novateurs se mesurent toujours sur la faiblesse des opposants. On croit d'ailleurs voir dans cette consultation un homme flottant et incertain entre la vérité et le mensonge, entre l'erreur et l'orthodoxie, entre l'apostasie et la foi ; un froid et dangereux médiateur, réunissant la triste mobilité de l'opinion à la sul'iisance d'un négociateur, se croyant propre à la conciliation, parce qu'il n'était d'aucun parti, comme si la vraie religion en était un, ou que l'on pût n'être point de ce parti-là. Cassandre reconnut ses torts avant de mourir, par une profession de foi aussi complèie que sincère. (J'oyez le Journal historique et littéraire, 15 octobre 1787, page 280, 1 " mars 1788, page 33't.] On a encore de ce savant un Recueil d'hymnes avec des notes curieuses.

CASSANDRE (François), ujort en 1G95, s'attacha avec succès à l'étuilc des langues grecque et latine, et il lit (juchiues vers Irançais qui u'élaient pas sans mérite. Son

humeur atrabilaire et son caractère orgueilleusement philosophique ternirent ses talents et empoisonnèrent sa vie. Il vécut et mourut d ms l'obscurité et l'uidigence. Sa misanthropie le suivit jusqu'au tombeau ; et il eut autant de peine à se mettre bien avec Dieu, qu'il en avait eu de vivre avec les hommes. Son confesseur l'excitant î» l'amour divin i>ar la vue des bienfaits qu'il avait reçus de Dieu : « Ah oui 1 s'écria Cassandre « d'un ton chagrin, il m'a fait jo;ier un joli « personnage ! Vous savez comme il m'a fait « vivre; voyez, ajouta-t-il en ujontraiit son « grabat, comme il me fait mourir. « On a de lui : la Traduction delà rhétorique d'Aristote, Paris, 1075, La Haye, 1718, in 12, la meilleure que nous ayons, dit Feller,de l'ouvrage du philosophe grec ; Les Parallèles historiques, in-12, Paris, 1680. Ce livre, dont l'idée était bonne, est très-mal exécuté ; le style est dur, lourd, incorrect. La Traduction des derniers volumes du président deXhou, que du Kyer n'avait pas achevée.

CASSIEN (Jules), fameux hérésiarque du ip siècle, vivait vers l'an 17i. Il était comme le chef des Docôtes, hérétiques qui s'imaginaient que Jésus-Christ n'avait qu'un corps fantastique, ou qu'une apiiarence de corps. Cassien avait composé des Commentaires et un Traité sur la continence. Ces deux ouvrages ne sont point parvenus jusqu'à nous. Saint Clément d'Alexandrie les cite dans ses Stromates.

CASSIEN (saint), maître d'école à Imola, enseignait à lire et à écrire aux en.ants de celte ville, lorsqu'une violente persécution s'étant élevée contre l'Eglise, sous Dèce ou 'Valérien, et selon d'autres sous Julien, il fut arrêté comme chrétien, et interrogé par le gouverneur de la province. Sur son ref:^s constant de sacrifier aux idoles, le juge eut la barbarie d'ordonner que ses propres écoliers le piqueraient avec leurs stjlets (instrument dont ou se servait alors pour former les lettres sur des tablettes de plomb , de bois, de cire, etc.), pour rendre sa mort d'autmt plus cruelle que le supplice était plus lent. Prudence fait mention de ce saint martyr dans ses livmnes.

CASSIEN iJean)', Se, the, ou plulêit Gaulois de nation, selon V Histoire littérairedc France, était d'une famille illustre et chrétienne. Ayant été élevé parmi les solitaires de la Palestine et de l'Egypte, il se proposa de bonne heure leur exemple Ji suivre, il s'enfonça, avec Germain son ami, son parent et son compatriote, dans les solitudes les plus reculées de la ïiiébaïde. Après avoir admiré et étudié les hommes merveilleux de ces déserts, il vint à Constantinople, cl y fut fait diacre par saint Chrysostome qui lui avait servi du m.iître ; do la, il passa à Mu-seillo, oh il lut vraisembbblcnieut ordonné prêtre. 11 y fonda un monastère d'Iioimues, et un auire de lilles, leur douna une règle, et eut sous lui justpi'à cinq mille moines. Il mourut vers l'an k'Si, |)l.'in de jours et do vertus. On a do lui : douze livres d'Jnslitutions monastiques et vingt-quatre Conférences dts

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Pèrm du désert, (ju'il composa .\ la prière de saint Castor, évoque d'Apt en Provence.

Elles f.irent traduites en 2 vol. in-8», 1G63, par Nicol.is Fontaine; un Traité de l'incarnation contre NestoriKs, fait à la prière du pape saint Cèlestin. Le style des livres de Cassien, ccr ts en latin, réiiond auK choses qu'il traite. Il est tantôt net et facile, tantôt patlK'tiqne ; mais il n'a rien d'élevé ni de grand. Saint Benoit recommandait fort h ses religieux la lecfm-e des Conférences. Il y a dans la 13' des propositions cjui ne p.iraissenl pas exactement conformes à la doctrine de rEglis(^ sur la grâce ; Cas«ien n'avait jamais pu goôter celle de saint Augustin : il pensait qu'elle avait des conséquences fAcheuses contre la bonté de Dieu et la liberté de l'homme ; mais en voulant éviter une extrémité, il ne s'éloigna pas assez de l'autre. Saint Prosper, disciple et défenseur de saint Augustin, écrivit son ouvrage intitulé Contra Collatorem, pour le réfuter : « Mais du « temps de Cassien, dit un critique, l'Eglise « n'avait pas encore prononcé sur ce point ; « il ne fut décidé qu'au concile d'Orange en « 529; conséquerament la méprise de Cas- « sien, n'a pas empêché que sa mémoire ne « fût en vénération. » LesOEuvres de ce saint solitaire ont été réimprimées ;i Leipzig, en 1722, in-folio, avec des commentaires et des notes. 11 y en a aussi une édition de Paris, 1642, in-folio. M. Migne bs a fait entrer dans sa grande collection du Cnrsus completus Patrologiœ, dont elles forment les tomes XLIX et L, sous ce titre : Joannis Cas- »inni Opéra omnia, ctim amplissimis rommentariis Alardi Gazmi in hae Parisiensi editione, contra quam in Lipsiensi, textui continenter ad majorem commoditatem lectoris subjacentibus, etc., Paris, ISV;'), 2 vol. jiet. m-\". Le second volume renferme en outre tous les écrits qui nous restent de Vigile Diacre, de JFastidius, de Possidius, de saint Viticent de Lérins, do saint Hilaire d'Arles, et de plusieurs au'res Pères.

CASSIODORE fMAG^'us-AuRELirs), Calabrais, d'une famille illustre, principal ministre du roi Théodoric, consul en 5H, préfet du prétoire sous Athalaric, Tliéodat et Viti-

§ès, quitta le monde après la chute de ce ernier prince, vers l'an 5V0. Il bâtit un monastère près de sa patrie, et s'y retira à l'âge de 70 ans, ne s'occupant que de son salut. Sa solitude offrait toutes sortes de commodités, des réservoirs pour le poisson, des fontaines, des bains, des horloges au soleil et K l'eau, une bibliothèque aussi riche que bien choisie. C'est daas cette retraite qu'il mit au jour son Commentaire sur hs Psaumes, ses Institutions des divines Ecritures, recueil de règles [lour ses moines sur la manière de les étudier. Il indique les principaux auteurs de la science ecclésiastique, théologiens, historiens ascétiques. Il leur propose pour travail manuel de transcrire des livres, approuvant l'agriculture et le jardinage pour ceux de ses solitaires peu propres aux lettres. Il leur cite les livres (jui traitent de cette matière. Outre ces ouvrages, on a en-

core de lui une chronique : De geslis Gothornm et Romnnortim, et des Traités philosophiques. Ce'ui de Vdme est un des meilleurs. Le style de Cassiodore est assez pur pour son temps, et ass-z simple, quoique plein de sentences et de pensées morales. 11 avait coutume de dire : « Qu'on verrait plutôt la « nature eirer dans ses opérations, qu'un « souverain qui ne donne pas à sa nation un « caractère semblable au sien. » Facilius errare naturnm, quam principcm formare rempxibUcam dissimilem sibi. 11 mourut saintement en 562, Agé de plus de 93 ans. Le P. de Sainle-Marthe, mort supérieur général de la con.:ré^alion de Saint-Maur, a écrit la Vie de cet auteur, et l'a accompagnée de savantes notes, Paris, 169'», in-12. Le P. Garet, son confère, avait jiublié une bonne édition de ses Œuvres en 1679, à Rouen, 2 vol. infol. Le marquis .MalTei fit imprimer en 1721, à Vérone, un ouvrage qui n'avait pas encore vu le jour. 11 est intitulé Cassiodori complexiones in Epistolas, Arta npostolorum et Apocalijpsim, in-8°. On le réimprima à Londres l'année suivante. Voy. Vigile, pape.

CASSITO (le P. Lotis-ViNCEN-T ) , antiquaire et théologien, de l'ordre des Dominicains, naquit en 1765 à Bonito, et professa la théologie dans plusieurs maisons de son ordre. Sa réputation le fit élire prieur du grand couvent à Naples. Pendant l'invasion française, il se retira en Sicile, où il se dévoua tout entier au soulagement des exilés. Plus tard, il fut nommé pour être un des commissaires chargés de régler les bases d'un nouveau concordat avec la cour de Rome, et il obtint la réintégration de son ordre dans les principaux couvents dont il avait été dépossédé. Le P. Cassito avait été nommé doyen de l'université de Naples, lorsqu'il mourut le 1" mars 1822, à 57 ans. Outre de nombreux matériaux, fruit d'activés recherches sur les antiquités ecclésiastiques du royaume de Naples, il a laissé : des Institutions Ihéologiqucs, eu latin, 4 vol. in-8% adoptées dans divers séminaires d'Italie; une Liturgie pour l'ordre de Saint-Dominique, 2 vol. in -8°; les Actes du B. Mnnime-Guzman ; des Panégyriques , des Oraisons funèbres, des Discours académiques, en latin et en italien; plusieurs Dissertations, parmi lesquelles on en distingue une sur un camée grec représentant la sainte Vierge.

CASSIUS (Barthélemi), jésuite dalmatien, né on 1575, missionnaire en Turquie, pénitencier de Saint-Pierre à Rome sous le pape Urbain VIII, a donné au public : Institutiones linguœ sclavonicœ, Rome, 160'i-, in-8° ; une Histoire de Lorctte, Rome, 16a7, in-8°. Il a traduit le Rituel romain d'Urbain VIII en langue esclavonne. 1670, in-i", de même

Îue les évangiles et les épîtres du Misse], 641, in-folio. Il a encore traduit plusieurs Ties des saints, et fait quelques ouvrages de piété en cette langue. Il mourut eri 1600.

CASTAGNARES (Augistix), missionnaire espagnol, né à Palta. capitale de la province du 'fucuman dans le Paraguay, le 25 sep-

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