‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 167 sur 228 · CAV · texte numérisé non relu

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gé, ne les accueillit pas suivant leuratteale. Ce:'ondant ils remontèrent le fleuve Goanza, et, parvenus dans l'intérieur du pays, ils se répandirent dans diCférents royaumes de ces contrées pour y prêcher la foi. Celui d'Angola échut au P. Cavazzi, qui y déjiloyale plus grand zèle. Il reçut, en J638,"du préfet apostolique l'ordre de se rendre auprès de Zingiia, reine de Matamba, qui vnulait revenir à la religion chrétienne, qu'elle avait abandonnée. QuoiquM fdt aifaiuli par la maladie, il obéit ; mais, ma'gré la bonne réception que lui lit cette reine, l'aggravation de son mal l'obligea bientôt de retourner dans sa première résidence. En 1061, il alla piocher l'Evangile dans les îles du Goanza, qui dépendaient de la reine Zingha, et après avoir accompli celte mission , il retourna près d'elle. Il la vit mourir en 1603, mais avec la consolation de l'avoir réconciliée avec l'Eglise et de lui avoir administré les derniers secours de la religion. Une sœur de Zingha, qui lui succéda, témoignait la môme conliance au P. Cavazzi ; mais son mari, ennemi des chrétiens, empoisonna le missionnaire, il qui l'on donna à temps du contrepoison. Mais il se ressentit des suites de cette odieuse tentative, et son extrême débilité l'obligea de se faire porter à Loanda; il y exerça les fonctions de son ministère jusqu'en 1006, époque à laquelle le délabrement complet de sa santé le força de rep.sser en Europe , oii il arriva en 1608. Le compte qu'il rendit à la congrégation de la Propagande de ses travaux et de ses obsrrvations, parut si satisfaisant que cette congrégation crut devou'le renvoyer au Congo, non avec la qualité d'évôque, que son humihté lui fit refuser, mais avec colle de préfet et de supérieur général des missions. En même temj)s il fut invité à continuer ses observations et à augmenter la somme des renseignements qu'il s'était pi ocurés sur les pays visit i'S par lui. Le P. Cavazzi, parti en 1670, revint quelques années après avec d'amples matériaux pour do nouveaux mémoires. Son sé.our [irolongé au milieu de nations barbares, l'usage habituel du leur langue et de celle des Portugais, lui ayant fait perdre la facilité de s^exnrimer élégamment en italien, la congrigàtion de la l'ro- })agande chargea le général des capucins de l'aire rédiger les mémoires de Cavazi, par un religieux de son ordre. Ce fut le P. Fortuné Alamandini de Bologne, homme éloquent et savant, qui fut chargé de ce soin. L'ouvrage fut imprimé suus ce titre : Giovanni-Ant. Cavazzi descrizione dci tre regni cior Congo, Matainba e Angola, e dellc JtJissioni apostoliehe, essercitatevi da religiosi capucini, e nel présente stile ridotta dal P. Fortunato Alamandini, etc., Bologi.e, 1687, in-folio; Milan, 1690, \n-ï\ Le P. Labat, do miuicain, qui le traduisit en français sous ce titre : Relation historique de l'Ethiopie occidentale, etc., Paris, 173-i, 5 vol. in-12, avec figures, y a ajouté plusieurs documents qui lui ont été fournis par les Portugais, et qui coiUi lètent ou éclaircissont les réti s du

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missionnaire. Le P. Cavazzi mourut à Gènes en 1692.

TAVE (Guillaume), né le 30 décembre 1637, à Picwcl dans le comté de Leicester, d'abord curé d'Islington, près de Londres, ensuite chanoine de Windsor, mourut dans un âge avanci', en 1713, à Windsor. C'est un des théologiens d'Angleterre qui aie mieux connu l'histo re et le-- antiquités ecclésiastiques. Que ques savarits l'ont accusé trèsmal à propos de socinianisme. 11 fut toujours anglican, excepté le respect pour les Pères, qu'd poussa plus'loui que ceux de son église. Les ouvrages qu'il a Jn-oduits font honneur à son érudition. Les principaux sont : L'histoire littéraire des auteurs eccle'siastiques, eu laàn, qu'il publia en 1688, 1 vol. in-folio, et qui s'étend jusqu'en 1517 : réimprimée en 17i3 et 1749 à Oxford, in-folio en 2 vol., avec d~ s corrections et des additions dérouleur môme, communiquées à l'éditeur, et une longue apologie de Cave contre Le Clerc. Cet ouvrage est estimj pour les recherches. Sa critique n'est pas toujours sûre; et quoique anf;l;ds, il est crédule. Le Clirislinnisine primitif, Londres, 1673, in-8°, en anglais, Iraduit en français, Amsterdam, 1711. C'est un tableau intéiessant de la vie et des mœurs des premiers chrétiens. Les Antiquités apostoliques, ou Vies, actes et martyres des apôtres et évangélistes, Londres, 168'», in-folio; Histoire de la vie, de la mort et du martyre des saints contemporains des apôtres, Londres, 16S2-1687 , in-folio, en anglais comme le précédent et le suivant ; La vie des Pires de l'Ef/tise du i\' siècle; Dissertations concernant tes e'véques, les métropolitains et les patriarches dans l'ancien7ie église, Londres, 168 i, iu-8" ; Tabulée ecclesiasticœ, vel carthophilax ecclesiasticus, Londres, 1683, in-8°.

CAVLIKAG (l'abbé Jean Novi de), né à Nimus, le 6 murs 1713, s'est fait connaître par divers écrits qui respirent la religion et la vraie politique; tels que : La vérité venr/ée, ou Réponse à la dissertation sur la tolérance des protestants, 1756, in-!2 ; Apologie de Louis Xiy et de son conseil, sur la révocation de ledit de Nantes, 1758, in-8^ ; Appel à la raison, des écrits et libelles publiés contre (es jésuites, 1762, 2 vol. in-12; Lettre d'un Visigoth à M. Fréron, sur sa dispute harmonique avec Rousseau ; Mémoire politico-critique sur le mariaycdes cali'inistes, 1736, in-8'. L'alibé de Caveirnc n'ayant mis son nom sur aucun de ses ouvrages, on lui en attribue plusicuis qu'il n'a jias composés, tel que l'Accord parfait de la nature, de lu raison, de la révélation et de la politique, Cologne, 1733. Cet ouvrage est du chevalier de Beaumont, garde du roi, et serait plutôt en faveur des protestants que des catholiques. Les pliilosophistes ont accusé l'abbé de Caveirac d'avoir fait l'apologie de la Saint- Barthéltmi; mais il n'\ a (ju'à lire ce qu'il a écrit là-dessus, pour connaître et détesler la calomnie. « Kloignés, dit l'abbé deCaveirac, « de di-u\ siècles, de cet alfreux événement « nos Ames sont assez rassises pour le con-

« tempier, non sans horreur, mais sans par- « tialité; et il n'est à craindre, ni que le « nuage des passions vienne obscurcir la « lumière, ni que leur chaleur s'exhale con- « tre l'intention. On peut répandre des clar- « tés sur les motifs et les etfeis de cet évé- « nement tragique, sans être l'apprnbateur « tacite des uns, ou le cont^-mplateur insen- « sib'e des autres; et quand on enlèverait à « la journée de la Saird-Barihélemi les trois « quarts des excès qui l'ont accompagnée, « elle serait encore assez affreuse pour être « détestée de ceux en qui tout sentiment « d'humanité n'est pas entièrement éteint. « C'c st dans cette conliance que j'oserai « avancer, 1° que la religion n'y a eu aucune « part ; 2° que ce fut une affaire de pros- « cri|ition ; 3° (|u'elle ne regarde que Paris; « 4° qu'il y périt beaucoup moins de monde « qu'on n'a cru. » (Dissertation sur la journée de la Saint-Barthélemi, page 1.) Cette d ssertation se trouve à la fin de VApologie de Louis XIV, sur la révocation de l édit de Nantes. Un écrivain très-connu s'e>t élevé avec force contre les calomniateurs de cet écrivain estimabb' : « L'abbé de Caveirac, « dit-il, qui n'a point fait l'apologie de la « Saint-Barthélemi, et qu'on détestera jusci qu'à la lin des siècles, comme s'il l'avait « faite, parce qu'il a plu à des menteurs, « qui se font appeler philosophes, de l'en « accuser : une calomnie qui a une st-cte « pour organe, s'établit toujours malgré la « preuve contraire, parce que chez les hom- « mes la hardiesse et l'obstination du ca- «lonniiateurhrépélerses impostures, devient « une ra son pour y croire, au lieu que l'at- « tention d(; l'accusé àsejusiifier commence « par fatiguer, et finit par le faire paraître « coupable. « (Linguet, Annales politiques, 1777, n. 10.) L'abbé Caveirac mourut eu

CAYLUS (Daniel- Charles-Gabriel de Pestels, de Levi, de Tubières de), naquit à Paris, en 1669, d'une famille illu.stre. Elevé dans la piété et le savoir, il fut discifile de Bossuet. Le cardinal de No.iilles le choisit jiDiir songrand-vicaiie en 1700; et le roi lu fit (''vè(jue d'Auxerre cin(| ans après. Il mourut vn 1734, h 85 ans. 11 s était d'alord signalé contre ceux qui n'acceptaient point la bulle l'nigenitus, cl en |iartici.lier contre dom Friperct. Il avait rte un tles (juarant(! prélats (jui ont donné l'excelleide instruction de 1714; mais dans la suite il fut aiiptiant et [irùneur des prétendus nurailcs de P;1ris. Ses (cuvres imbliécs en 4 vol. in- 12, ont été condamnées à llduie par un décret du 11 mai 1754. Celte cijUcction no com|)rend point ses mandeuuiitset ijuclques autres écrits, plus propres à nourrir l'eMiril de parti, ipi'à répandre d-'S hunières. L'abbé Dcttey a donné sa \'ie, 1763, 2 vol. in-12.

CKA J)ii)iKn de , franciscain es|iagnul , UKirl en 1640 au monastère d'Ara-Cu'Ii, à Hume, où il était connuissairo géinral de sou ()r<lre, a lai>.s'' : Archœologia sucra principum apostoliirum l'riri cl Puiili. Home, 1636, in-4". Il y traite des [irédicatious, des écrits.

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du martyre et du tombeau des deux apôtres dans l'(^glise du Vatican ; Thésaurus terrœ sanctœ, quem Scraphica Minonim religio de Observantla intcr infidèles, per trecentos et amplius aiuios, religiose custodit, et fideliter administrât, Rome, de l'imprimerie de la Propagande, 1(J39, in-4°.

CECIL (Richard), né à Londres en 1748, lit ses études au collège de la reine à Oxford, et ayant embrassé la carrière ecclésiastique, n'obtint que de petits bénéfices qui ne le mirent jamais au-dessus du besoin. 11 est mort en 1810, et a lais-é des Sermons: ]es Vies de Jean Bacon, sculpteur, de Jean Newton, de William Cadogan; et quelques autres ouvrages, reçue llis et imbliés après sa mort, Londi-es, 1811, k- vol. in-8°, précédés de la Vie de l'auteur, par Pratt.

CÉCILE (sainte), romaine d'origineet issue d'une fami le noble, fut élevée dans les principes de la religion chrétienne, dont elle remplit les devoirs avec la plus exacte iidélité. Ayant fait vœu dans sa jeunesse de rester vierge toute sa vie, elle se vit forcée par ses parents à entrer dans l'état du mariage. On lui donna pour époux un jeune seigneur, nommé Valérien, qu'elle sut gagner à Jésus-Christ, en le faisant renoncer à l'idolâtrie; elle couvert t au.ssi Tiburce, son beau-frère, etunoflicier nommé Maxime. Tous trois furent arrêtés comme ch étiens et condamnés à mort. Sainte Cécile rempoi ta la couronnedu m.irtyre quelques jours aires. Les actes de cette sainte, qui ont peu d'autorité, placent sa mort vers l'an 230, sous Alexandre-Sévère On sait que, quoique cet emiiereur fût favorable aux chrét eus, cela n'einpôciia pas qu'iï n'en })érit un grand nombre sou-, son règne, soit dyns les émeutes populaires, soit par la cruauté particulière des magistrats. D'aut es mettent son martyre sous Alarc-Aurèle, entre les années 176 et 180. L'église latine l'honore depuis le v° siècle. Les musiciens ont choisi cetle sainte pour patronne, parce que ses actes nous apineiinent qu'en chantant les louanges du Seigneur, elle joignait souvent la musique instrumentale à la musique vocale. Il est ce. tain qu'on peut faire servir la musique au culte divin : les psaumes et les cantiques répandus dans les livres saints, la pratique des juifs, celle des chrétiens ne permettent pas d'en douter. Saint Chrysostume décrit les bons effets que produit la musique sacrée, et montre qu'une psalmodie dévote est très-efticace pour alhmier dans l'itiue le feu de l'amour divin. Saint Augustn dit qu'elle a la vertu dexciter de pieuses affections et d'échaulfer le cœur par la divine chanté. Il rapporte, qu'après sa conversion, il ne pouvait entendre chanter dans l'église sans verser des larmes; mais il remarqu' en môme temps le danger qu'il y a de se livre, trop au plaisir de l'harmonie, et il avoue, en gémissant, qu'il lui ttait anivé d'être plus touché de la musique que de ce qui était chanté. Combien il gémirait davantage aujourd'hui, que la musique simple et touchante de l'église est souvent trans-

formée, au grana scandale des fidèles , en une musique lascive et théâtrale! Bralion a publié, à Paris, en 1668, la Sépulture admirable de sainte Cécile dansson église de Rome. Dom Guéranger a écrit son Histoire, Paris, 1849,in-18. CliClLlÉN, diacre do Carthage, fut élu évoque de cette ville en 311, après Mensurius. Les évoques de Numilie n'ayant point été app lés à son ordination, se réunirent au nombre de 66, et donnèrent le siège de Carthage à Jlajorin. Ils condamnèrent son compétiteur sans l'entendre et sans Paccuser d autre chose que d'avoir été ordonné par des traditeurs, c'esl-à-dire par ceux qui avaient abandonné les livres sacrés aux persécuteurs du christianisme. Donat, évèque de Cascnoire, leva l'étendard du schisme, et ]>lusieurs prélats africains le suivirent. L'empereur Constantin lit assembler à Rome un concile de dix-neuf évêques pour terminer cette affaire. Cécilienfut conservé dans tous ses droits, et son accusateur Donat condamné. Un concile d'Arles, assemblé un an après en 31'i-, conlirma la décision de celui de Rome. Cécilien, absous par les évêques, et soutenu par l'empereur, clemeura en jiossession de l'évêché de Carthage. 11 mourut vers l'an 347, et sa mort n'éteignit point le schisme : l'Eglise d'Afrique en fut encore déchirée pendant près de deux siècles. Henri de Valois et Dupin ont écrit l'histoire des Donat sles, l'un à la fin de son Eusèbe, l'autre dans sa nouvelle édition d'Optat.

CÉCILIUS (saint), originaire d'Afrique, naquit vers l'an 211 , dans les ténèbres du paganisme. C'était un homme du monde, peu scrupuleux en fait de morale. Il avait de l'esprit et des talents ; mais il était sa propre idole. 11 ne soupi.ait qu'après les plaisirs et les applaudissements , et jusque-là sa première religion avait été de se servir lui-même. On le voyait dans la dispute tantôt reieter toute divinité et toute providence, tantôt admettre ces deux points, et bientôt après défendre tous les dieux adorés pour lors dans l'univers. Sa philosophie ne servait pas peu à UQurrir son orgueil, sa présomption et sa sulli.'-ance. Malgré cette trempe de caractère, Cécilius devint, avec le secours de la grâce, un illustre converti et un fervent chrétien. Il dut cet heureux changement aux exiioitations et aux prières d'Octavius et de Minutius Félix, ses amis, qui auparavant idolâtres comme lui, avaient ouvert les yeux au flambeau de l'Evangile. La victoiie qu'ils remportèrent sur lui fut le fruit d'une conférence qu'ils eurent tous trois ensemble. Cécilius cédant , comoie malgré lui, à la force des raisonnements et ii l'éclat de la lumière, s'écria : « Je vous fé- « licite, et je me félicite moi-môme, nous « sommes victorieux tous trois ; Octavius « triomphe de moi, et je triomphe de l'er- « reur. Mais la victoire et le gain sont prince cipalement de mon côté, puisque, par ma « défaite, je trouve la couronne de vérité. » Minutius nous a laissé le précis de cetie contérence, dans un dialogue <iu'il intitula Octavius, en l'honneur de son ami, qui por-

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tait ce nom, et qui i^tait mort, qnami il le mit par écrit. Le cardinal Orsi en a donné une excellente analyse dans son Histoire ecclésiastique, tome il, livre v, p. iSO. Baronius et plusieu''s autres historiens ne doutent point que ce saint ne soit ce Cécilius, prêtre, qui convertit depuis saint Cyprien. Pontius dit que Cécilius élait un homme juste, véni'raljle par son âge, digne de vivre éternellement dans la mémoire des hommes. Il ajoute que saint Cyprien l'honora toujours comme son père, et qu'il conserva pour lui les plus vifs sentiments de vénération'et de re.-.iiinaissance.

CEDMON ou C^DilON, écrivain n ligieux du VI' ou vii° siècle, bénédictin anglais du couvent de Sternhausen, est auteur de plusieurs Cantiques spirituels et df^ Versions an- (jlo-saxonnrs, d'une parti > de l'Ancien et du Nouveau Testament, publiés h I.a Haye, 1G5'>, in-'i-°, rare et recherché comme le plus ancien monument de la langue anglaise. Cedmon mourut vers l'an 676, suivant le vénérahle Bède, qui raconte de lui entre autres choses merveilleuses, qu'il composait pendant son sommeil des ouvrages subliujes, et les écrivait à son réveil.

CEILLIER (Uemi), né à Bar-le-Diic en 1688, fut connu de bonne heure par son goût pour l'étude et pour la pié;é. Il les cultiva dans la congrégation d"s bénédictins de Saint-Vannes et de Saint-Hidulphe, dont il prit l'habit dans un âge peu avancé. II. occupa plusieurs emplois dans son ordre, et devint prieur titulaire de Flavi^ni. Il mourut en 1761, à 73 ans. Nous avons de ce savant une Histoire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques, qui contient, leiu's vies, le catalogue, la critique, le jugement, la clu'onologie, l'anaivse et le dénombrement des différentes ('ditions de leurs ouvrages; ce qu'ils renferment de plus intéressant sur le dogme, sur la morale, et sur 'a discijiline de l'Eglise; l'histoire des conciles tant généraux que particuhers, et les actes choisis des martyrs, in-V, 23 volumes, publiés depuis 1729 jusqu'en 1763 : compilation pleine de recherches, mais diffuse. On y joint ordinairement une table générale des matière-^, rédigée par Kondet, Paris, 1782, 2 vol. in-4°. L'auteur, beaucoup plus exact que Dupin, n'avait [las le talent d'écrire et d'analyser connue lui. Son livre ne va d'ailleurs que jusqu'à saint Uern ird. Ceux qui ne veulent ou ne iieuvent lii e les .saints Pères dans les originaux, doivent compter sur l'cxaclituiie de ses extraits et de ses traductions. Apoloqie (k la morale des Pères contre Barhcijrac, JParis, 1718, iu-i" : livre plein d'érudition, solidement, mais pesamment éciit. Dom Ceillier avait les vertus de son état, l'anioui' de la retraite et du travail. Il se lit aimer de ses confrères, qu'il gouverna en père tendre. Benoit XIV témoigna ii l'auteur sa satisfaction [lar deux brefs, où il loue sa personne et ses ouvrages.

(^ELAD.V (DiuAccs dk', savant jésuite du XVII* siècle, mort a .•.i;idrid h IMge de plus de 7n ans, a fait des (-'o.i;//ir/(Y(/i;(,s-sur phisieui's livies de la Bible, qui uut été recueillis ù

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Lyon, en 1G58, 6 vol. in-folio. Les savants en font cas.

CÉLESTIN I" (saint), romain, monta sur la chaire de saint Pierre après Boniface I", le 10 septembre 422. Il commença par envoyer Faustin en Afrique, pour y assembler un concile au sujet d'Apiarius. Voy. Apia- Rius et ZcsiME. Averti de la nouvelle hérésie de Nestorius, il assembla un concile k Rome en 430, où elle fut con lamnée, et Nestorius déposé. L'année d'ajirès, il envoya deux députés au concile général d'Eplièse, avec une lettre pour cette assemblée. Vers la fin de la même ann(^e , ayant appris que quelques prêtres gaulois attaquaient la doctrine de saint Augus in après la mort de ce défen^~( ur de la grîce, il écrivit aux évêqnes des Gaules contre ceux qui avaient osé 1 attaquer, en ajoutant néanmoins (pie rien n'obligeait à s'attacher à tous les raisonneme'uts de ce Père, et à ses diverses manièi'cs d'établir k's articles reconnus pour vrais dans la matière de la grâce. Voy. la tin de l'article Augustin (saint) et SiDor.RT. Il mourut l'année d'après, le 1" août 432, reg'rdé comme un pontife sage et prudent. Ou rapporte à ce pape l'institution de lintroitde la messe. On a de ce saint pontife quelques lettres que l'on trouve dans les Epistokc romanorum pontip,cum et dans la Collection des pontifes.

CÉLESTIN II, de Tiferne, éhi pape après Innocent IL le 25 septembre 1143, ne gouverna l'Eglise que C'nqmois.

CÉLiSTIN II!, romain, successeur de Clément III, en 1191, sacra la même année remi)ereur Henri IV , avec l'impératrice Constance. On a dit qu'il poussa d'un coup de i)ied la couronne qu'on devait mattre sur la tête do ce prince, pour montrer qu'il avait le pouvoir de le déposer ; mais cette anecdote est fabuleuse. Le pontife iuvest t ensuite ce prince de la Pouillc et de la Calabre, et lui défendit, comme suzerain de Naples et de Sicile (le penser à cette con(iuêl.e. Il donna quelque temps après la Sicile à Frédéric, fils de Henri, à condition qu'il payerait un tribut au saint-siège, et ne tarda pas à l'excommunier. Il mourut en 1198, apiès avoir fait prêclicr la croisade, et avoir pris le ]iartide Richard, roi d'Angleterre, contre ses ennemis, parce (jue ce princ(i combattait les infidèles eu Orient. Il reste de lui dix-sept Lettres. C'était un pontife éclairé.

CÉLESTLN IV, de Milan, fut mis sur la chaire pontilicàle le 22 septembre 1241 , après la mort de (a-égoire IX. Il nmurut Udmême dix-huit jours après son élection, regretté des gens de liieu

CÉLhSTlN \' (saint), appelé Pierre do ilouron, na.|ui' dans la Poudle en 1215, de parents obscurs, mais vertueux. Il s'enfonça cl.ins la solitude dès l'.'ge de 17 ans, passa Ciisuite fi Rome, y fut oi donné prêtre et se lit liiMiédiclin. Il se retira |)eu de temps a|)rès au Monl-de-.Majell • près de Sul uonc. (i'esl Il qu'd fonda un nouvel orilr', connu depuis sous le iiom de Cclcslins, et ap|)rouvé par Ijrégoire X, uu second concile général

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