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CEL
lie Lyon. Le nouveau fondateur se confina liansune cellule iiarticulière si bien fermée, que celui qui lui répondait à la messe, le servait par la fenêtre. C'est dans ce réduit qu'on alla le chercher pour être pape en 129i. Les déiiutés virent l'ermite octogéuaiie, élu pontife, à travers une grille, pâle, desséché, la barbe hérissée, et les .yeux enflés de larmes. On lui persuada d'accepter la tiare , et il quitta sa caverne. Il vint , monté sur un ilne, à Aquila, s'y fit sacrer, et commença d jà à faire rep'^ntir les cardinaux de leiïr choix. « Il parut bientôt, dit « un sage h storien, que le ciel ne justifie « pas toujours par les effets les présomp- « lions fondées sur le concours des circun- « stances qui semblent annoncer son choix. « Ce nouveau pontife, parvenu dans la soli- « lude h l'.lge de 72 an«, sans usage, sans « étude, sujet à la timidité et aux irrésolu- « lions ordinaires à vm sens droit qui se « sent dé|)0urvu de connaissances et d'cx- « périeuce, abandonné comme nécessaire- « ment aux iuipressions de l'intrigue et de « la flatterie déguisée, et d'autant phisfaci- « lement trompé que la crainte de l'être le « faisait plus souvent agir au hasard ; le « nouveau pape, ainsi aliandonné à lui-mê- « me, ou plutôt ne jouissant plus de soi, et « asservi sans le savoir aux personnes et aux « passions étrangères, commit plusieurs fau- « tes inévitables dans un rang et des conjonc- « tures si critiques, et fit en particrdier bien « des mauvais choix pour desprélaturesim- « portantes. » On ne tarda pas à murmurer de tous côtés. Le bon Céleslin, instruit de ce soulèvement, donna sa renonciation au pontificat, cinq mois après avoir été élu. Le cardinal Cfyélan fut couionné après lui sous le nom de Boniface VHL C'est un conte que son successeur lui en inspira la pensée, en lui parlint la nuit avec un.' sarbacane. Mais ce qu'il y a de sûr, c'e>t que le nouveau pontife le fit enfermer dans le château de Fumone en Campanie, dans la crainte trèsmal fondée qu'il ne se laissât persuader de romonler sur le siège pontifical. Pierre ne se plaignit jamais de sa prison: J'ai voulu, disait-il , une cellule, et je rai obtenue. Il y mouiut en li'JG, deux ans après son élection. Clément V le canonisa en 1313. Il le méritait par ses austérités et par ses vertus, et par la résign.ition avec laquelle il avait supporté les incommodités de sa prison et les mauvais traitements de ses gardes. On a de lui divers Opuscules, dans la Bibliothèque des Pères. Le cardinal Pierre d'Ailly a écrit sa fie en latin, qui a été mise en meilleur style par Denis Fai.ri, Paris, 1559,iiir4°. Les religieux ci lestins ont été supprimés en France en 1778.
CÉLF.STIN DE SAINTE-LUDUVINE. Voij.
GOLILS.
CÉLESÏINO le Perej, historimi, né à Bcrgame vers 1550, < ntra dans l'ordre de Saint- François, et par ses travaux s'c st assuré janm les hisioriens une place honorable. On trouve la liste de ses productions dans la Bibliotheca scriptorum ordinis capucino-
rum. Les principales sont : une Vie de saint Patrice, apôtre et premier évoque d'Irlande, en latin ; Istoria quadripartita di Bergamo e sua territorio, Bergame, 1617 ; Brescia, 1618, 3 tomes petit in-i", en deux volumes, dont le premier renferme l'histoire civile de Bergame depuis son origine jusqu'en 1600, et le second, divisé en deux parties, donne l'histoire ecclésiastique jusqu'en 1280. Cet ouvrage, qui est très-rare, devait avoir une suiti>, mais elle n'a point été imprimée.
CELESTIUS. l'o;/. Pelage.
CÉLIDOINE , Celidonius , évêque de Be sançon, qui succéda à saint Léonce , vers l'an ii3, fut déposé, peu de temps après, par saint Hilaire, archevêque d'Arles , son métropolitain , sur le motif que son élection était irrégulière, parce qu'avant d'être promu à l'épiscoiiat il avait été juge, et qu'en outre il avait épousé une veuve. Célidoine appela de cette sentence au pape saint Léon, qui, après avoir convoqué un concile pour examiner l'affaire , rétablit l'évèque dans son siège. C'est, dit-on, le premier exemple d'un apiiel interjeté au pa|ie par un évêque. On croit que Célidoine fut massacré lors du sac de Besançon par Attila en 451 ; du moins quelques légendaires lui donnent le titre de martyr. Le bréviaire du diocèse omet son nom.
CÉLLARIUS. T'o?/.CEiLLirB et Borrée.
CELlOT (Louis), né à Paris en 1588, entra dans la société des jésuites en 1605, fut recteur de La Flèche, ensuite |irovincial de smi ordre en France. Il moui ut à Paris le 20 octobre 1658, âgé de 70 ans. Urbain Vill ayant envoyé Richard Smith, anglais, en Angleterre, avec le caractère d'évèque de C! alcédoine, les réguliers se plaignirent qu'il les troublait dans l'exercice de leurs fonctions ; il se lit à cette occasion une espèce de schisme 1 armi les cath' liques de ce royaume. Pour terminer le différend, le pape déclara que ie prélat n'était point ordinaire en Angleterre, mais un sinqile délégué avec un pouvoir limité, qui pouvait èlre révoqué. Cette dispute donna naissance aux ouvrages de la hiérarchie de M. Hallier, et du P. Cellot. Celui-ci, intitulé : De hierarcliia et hierarchis libri IX, Rouen, 1641, in-folio, est aussi favorable aux régidiersque l'autre leur est contraire; mais Cdlot alla trop lo'n, et son livre fut mis à l'index, donec corrigatur. L'abbé' de Saint-Cyrau profita de la contestation que cette affaiie produisit pour satisfaire son penchant violent à décrier les jésuites, et parut sur la scène sous le nom de Peints Aurelius. Cellot |>ublia une espèce d'apologie de ses sentiments , sous le titre de Uorurum subcisirarum liber singularis , 1648, in-4°. Hamonfit une apoldgie de Cellot assaisonnée d'une critique fine, sous le nom supposé d'Ali] e de Sainte-Croix. Cellot écrivait bien en latin et en grec. Il a donné encore : une Histoire de Gotescalc, en latin, Taris, 1635, in-fol., eslimée ; Lepremier concile de Douzy, lenu en 871, avec des notes, Paris, 1656, in-4°, et quelques autres ouvrages de Hincmar ; un recueil d'opuscules des auteurs du moyen âge ; Paneyyrici et oralio
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