CUR
VII, lett. 45 ) parle en ces termes : « Le car- « dinal Jacques de Vilri, homme de poids et « de mérite, fait, dans la Vie de Marie d'Oi- « gnies, le récit des choses extraordinaires « arrivées à une sainte tille encore vivante « de son temps, qu'on appelait Christine l'Ad- « mirable. Il était coiil'esseur d'un monastère « 6ù elle était, et apparemment le sien.Ce- « pendant, de quelque poids que soit son au- « torité, ce qu'il en dit est si extraordinaire, « que M. d'Andilly s'est cru obligé de le re- « trancher de la Vie de Marie dOignies, qu'il « a donnée en fiançais. » Yoy. Armelle, Catherine de Sien>'e, etc.
CHRISTINE (labb,'), né k Istres le 12 janvier 1748, entta à 18 ans dans la congrégation de la Doctrine, qui se vouait aux travaux de l'enseignement. Aiirès avoir élé ordonné ]irétre il fut employé successivement dans les maisons île Beaucaire, Mende, Narboune, Barcelonette, et plus tard d'Aix, où il professa la philosophie. Il se fit une haute ré|iutation comme piédicateur. L'arciievèque d'Aix, (|ui avait la [ilus grande estimepo'ir lui, ne voulut jamait lui permettre de quitter son diocèse pour prendre possession d'un l)énéfice dont la famille de sa mère avait la disposition dans la ville d'istres. Pendant la révolution il se relira k Mahon, où il se livra k l'enseignement. De retour en France, après le concordat, il fut nommé curé de la pal'oisse de Saint-Jean intra-viuros, à Aix. En 1824, il fut chargé de prononcer l'oraison funèbre du cardinal de Bausset. Ce fut son dernier discours. On y trouve les qualités qui distinguaient son talent. En 1828, l'abbé Christine devint chanoine titulaire ; depuis, Mgr Rey, appelé à l'évôché de Dijon, lui avait donné des lettres de grand-vicaire. Il est mort le 19 octobre 1842, à l'ûge de 95 ans.
CHRISTOPHE ( saint), c'est-à-dire, Porte- Christ, eut la léte tranchée l'an 250, pendant la sangl.into persécution de iJèce contre les chrétiens. Mélanchtiion prétendait qu'il n'y avait jamais eu de saint Cliiistojjhe, mais les bollandistes et tous les sages criti(iues, en rejetant la taille gigantesque (d les anecdotes fabuleuses ajoutées à riiistoire du saint martyr, ont reconnu sou existence. Los images de saint Christophe ont fourni une amide matière à la critique. Molanus observe que dans les siècles d'ignorance ou él.iit persuadé qu'on ne jiouvait mourir en ié|)rouvé le jour i[u"on aurait vu une imago de ce saint; ot que |)Our cela on la ijlaçait à l'entrée des églises, ou qu'on la peignait sur le dehors avec les vers suivants :
Cliristopliori sancli specicm (|iiiciinii|uc luelur, hla Qciiiuu dm Qou morte mula uiorielur.
Ou bien :
ClirUtophoruiu videss, [lostea luius cas.
lit quelquefois .
riinslnpliore sanclc, virliiK^ siiiit lil>i Unla>, Qui le nia'iiu videnl, noclunio U'inporc rident.
Dans des vers qui valent uiietix, le célèbre VuIp donne les raisons .>^uivaiite>. de In gran-
deur et de l'action dans lesquelles ce saint est représenté :
Clirisiopliore, infixiim quod euni usque in corde gerebas,
i'iclores Chrisium daiil lilji fiTie liunieris: Qut'in };estaus (|uoularii limita es perpessus amara
Te pe iibiis faciuiil ire per alla maris. Id qiiia non poleias, nisi vasli l'.orporis usii,
Daut iiienibra iiiiiiinnis (|uaiila t^igajitis erant, lit le non capiaiit, quaintis ingentia lempla,
Cogeris et rigiilas siili .love lene hicincs. Oninia i|iioil liclor superJ^t; iliiia, virenleni
Uaiil iiiaiiilni'i palinjni ipia f gis aluis iter, Quod polis, ars libi dit, ii.^pii>ai cuin liiigere vera :
Accipe cuucla hono m bonus ista animu.
L'église d'Orient célèbre la fête de ce martyr le 9 mai, et l'église d'Occident le 25 juillet. Ou avait recours à son intercession dans les temps de peste. Plusieurs églises ont été élevées en France, en Espagne et en Italie sous son invocation.
CHRISTOPHE, Romain de naissance, chassa le pape Léon V, et s'empara du siège de Rome eu novembre 903. Chassé à son tour l'année suivante, par Sergius III, il fut relégué dans un monastère et chargé de chaînes. Si ces violences et moyens iniques employés [lour parvenir h la dignité pontilicale, et les scènes scandaleuses qui en résultaient, ont de quoi aliliger le chrétien, il y trouve d'un autre cùti' la matière des rétlexions les |)lus consolantes. « Le Sauveur, dit un sage « historien, dormait dans la barque de Pierre, « tandis qu'elle était battue des vents et des « flots prêts à l'engloutir; mais bietitùt ens'é- « veillant, il devait la délivrer avec un éclat « proportionné à la gramleur du jiéril. Cette « épreuve ne pouvait nuire qu'aux disciples « inlidèles, qui, faisant injure à la vérité in- « créée, avaient cru les puissances inferna- « les capables de prévaloir coiilre l'arche du « salut. Le vrai tidèle au contraire eu devait « prendre un nouveau degré d'alfermisse- « ment dans la foi. En elTet, si le vaisseau de « l'Ei^lise ne s'est pas brisé à de tels écueils, « c'est qu'il est toujuuis gouverné par la « main du Seigneur, et non par les bras des «hommes; s'il a évité ce naufrage, il n'en « est point qui puisse le f.iire périr. » Yoy. Alexandre VI, Jean XU. Christophe est regardé comme antipa|)e par plusieurs auteurs.
CHRISTOPHERSON ( Jean), natif de Lancastre, fut phuéeii 1557, sur le siège de l'église de Cliichesler. Ce prélat a traduit du grec en latin, assez, défeclueusemenl, l'hiloii, lîusèbc, Socr(Ue,Thrudorcl, Sozumihtr, et L'va- (jre. Son style n'est ni pur, ni précis; les barbarismes le défigurent. Le Iraducleurbrouille, renverse le-; périodes : il cnu|ie et iranc'ie lo sens à sa mode, joint ce iiue les originaux oui si'paré, et désunit ce iju ils ont joint. Sa critique était peu siiie, et* ses connaissances sur l'antiquité Irès-siiperliitiellcs. (Christ npherson connaissait bien les langues, et priiicipali'ment la grecque : mais cela sullil-il pour faire un bon interprète? Il mourut en 15.'>8. •Sulfridus Pétri a iloiiiié ime édition corrigée des historiens ecclésiastiques grecs traduits par Clirisldpherson, Cologne, 1581.
CHRIS roi'lIOitrS (Am;ei.is'. auteur grec du xvn* siècle, publia l'an Kilil. en .\ngle-