‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 197 sur 228 · DA · texte numérisé non relu

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Pindare, l'Alcée et THorace des ChiY-tiens. - (David, Simonides nostcr, Pindarus et Alcœus, Flaccus quoque.) Les Psaumes ont été traduits dans toutes les langues. Il y en a plusieurs traductions françaises. Les meilleures en prose sont celles de Laharpe et de M. de Genoude. Les nations infidèles sont comme nous si frappées de l'excellence de ces poèmes divins , qu'elles en ont des versions dans leur langue. Spon parle dans ses Voyages d'une traduction de plusieurs Psaumes en vers turcs , composée par un renégat polonais, nommé Halybeg. Les Psaumes sont, de tous les livres connus, celui qui a été le plus souvent expliqué. Les meilleurs ouvrages que nous ayons sur ce sujet sont, ]es Notes et les Réflexions du P. Berthier; l'Harmonie des Psaumes, par Pluche; leur sens propre et littéral , par Lallemand ; les Traités sur la poésie des Hébreux, par Contant de La Molette, le docteur Lowth, et le savant Herder; le Sens primitif des Psaumes, par M. Viguier. J M. Hase a publié un ouvrage estimé intitulé : Regni Davidici et Salomonœi descriptio geographica et Itistorica, Nuremberg, 1739, in-fol. — Parmi les trad. complètes qui ont été données des J'saumes, en vers français, nous citerons celles de M. t.uillemin, Paris, 1839, in-S" ; et de M. Sapinaud de Boishuguet, Paris, 1830, in-8% 5' édition. On a aussi les Psaumes et les principaux cantiques mis en vers par nos meilleurs poètes, recueillis par E.-J. Moncliablon, nouv. édit., Paris, 1762, 1 vol. in-18. DAVID EL David, faux messie des Juifs, se révolta, vers 932, contre le roi de Perse, qui s'étaut saisi de lui, exigea qu'il donnât une marque de son pouvoir. David répondit qu'il s'oti'rait à avoir la tète coupée, et qu'après le sup]ilice il revivrait aussitôt; mais ce fourbe ne fit cette demande que pour éviter de plus grands tourments. Les Juifs, en liaine de leur imposteur, furent accablés en Perse de toutes sortes de taxes et d'impôts, et réduits à la dernière misère.

DAVID 1", roi d'Ecosse et fils de sainte Marguerite, occupa 21 ans le trône, égala les plus pieux de ses prédécesseurs par sa charité envers les pauvres, et les surpassa tous en sagesse et en prudence. Son amour pour la justice le portait h punir d'une manière rigoureuse les magistrats qui avaient prévariqué. C'est ce prince qui fonda et dota les évèchés de Ross, deBrechin,de Dunkelden et de Dumblain , ainsi que quatorze abbayes, dont six étaient de l'ordre de Citeaux. La mort lui ayant enlevé sa vertueuse épouse , Sibille, nièce de Guillaume le Conquérant; il passa 20 années dans l'état de viduité. Il supporla avec une patience admirable et vraiment chrétienne la perte de son fils, qui faisait toutes ses espérances , et dont la mort excitait les regrets de tout le royaume. Ayant en cette occasion invité à souper les principaux seigneurs, il les consola lui-même en ces termes : « Ce serait une folie et une im- « piété (le se révolter en quelque chose con- « tre la volonté de Dieu, qui est toujours « sainte, juste et pleine de sagesse. Les gens « de bien étant condamnés à mourir comme

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« les autres hommes, nous devons nouscon- « soler, puisqu'il ne peut rien arriver de mal « à ceux qui servent le Seigneur, soit pen- « dant la vie, soit après la mort. » Ce prince mourut à'Carlisle dansyle grands sentiments de piété, le 29 mai 115.3. On lit son nom avec ceux des saints dans plusieurs calendriers d'Ecosse. — Malcolai IV, son petil-flls lui succéda , et est aussi regardé comme saint.

DAVID GANZ, historien juif du xvr siècle, dont on a une chronique en hébreu, intitulée Tscmath David, qui est rare, Prague, 1392, in-4°. Vorstius en a traduit une partie en latin, avec des notes, Leyde, IWl, in-4°.

DAVID de DINANT, hérétique, vers le commencement du xin' siècle, était disciple d'Amauri, et enseignait que Dieu était la matière première. Son système était assez semblable à celui de Spinosa : les erreurs d'un siècle se reproduisent dans un autre; et ce que les gens de secte et à système regardent comme un effort de génie , n'est souvent qu'une servile répétition. Il a été réfuté par saint Thomas et par d'autres théologiens.

DAVID GEORGES (Jorisz), aventurier hollandais et hérétique, fils d'un bateleur, nommé Georges de Coman, naquit à Delft en 1501. 11 s'imagina vers l'an 1523 qu'il était le vrai Messie, le troisième David, né de Dieu, non par la chair, mais par l'esprit. Le ciel , à ce qu'il disait, étant vide, il avait été envoyé j)our adojiter des enfants dignes de ce royaume éternel, et pour réparer Israël, non par la mort, comme Jésus-Christ , mais par la grâce. Avec les saducéens il rejetait la résurrection des morts et le dernier jugement ', avec les adamites il réprouvait le mariage et établissait la communauté des femmes ; avec les manichéens il croyait que le corps seul pouvait être souillé, et que l'Ame ne l'était jamais. 11 fut fustigé et banni; ce qui l'obligea de passer à Bàle, oii il mourut en 1356. Pour couronner ses rêveries, il promit en mourant à ses disciples qu'il ressusciterait trois jours après. Le sénat de Bâle fil déterrer son cadavre le troisième jour, et le fit brûler avec ses écrits. Le P. Calrou a donné l'histoire du davidisme dans son Hist. du fanatisme dans la relig. protestante, t. II.

DAVID (Jean), jésuite, né à Courtray eu 154-6, mort à Gand en 1013, fut recteur des collèges de Courtray, de Bruxelles et de Gand. On a de lui plusieurs ouvrages de piété et de controverse, tels que les suivants : Yeridiciis christianus, Anvers, 1601, in-4°, avec figures; Occasio nrrepta neglecta, ibid., 1005, in-'+°, avec figures ; Paradisussponsi et spons(e, ibid., 1607, in-8°, figures. Ces ligures font encore rechercher ces ouvrages par les curieux.

DAVID (Jean), d'une famille ancienne de Carcassonne, abbé commandataire de l'abbaye des Bons-Hommes-lès-.\ngers, remplit avec succès une mission à Rome dont Louis XIV l'avait chargé, et mourut au commencement du xvm° siècle. Il avait composé plusieurs ouvrages théologiques dont les principaux sont : Du jugement canonique des évéques, Paris, 1671, in-i". L'auteur s'y propose la défense du pape contre le septième

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livre de la Concorde du sacerdoce et de l'empire, par de Marca; Réponse aux remarques de M. de Laanoy stir la dissertation du concile plénicr, Paris, 1(571, in-8". J. de Launoy publia un Examen f/e la préface et de la réponse de M. David, etc., Paris, 1672, in-b°. — On a il un autre David (Pierre), premier magistrat de Carcassonne, qui jiérit assassiné en 1709, un recueil latin de Méditations sur les mystères, écrit avec éléfi,ance.

DÀVlD-COHEN, rabliin poriu.^ais , né à Lara, mort en I6~ik à Hambourg, avait été chef de la synagogue dans cett ■ denicre ville et avait perdu sa place, par la haine que lui portaient les Juifs, à cause de son penchant pour le christianisme. On dit même qu'une mort inopinée l'empêcha seule de recevoir ,1e baptême. Il était très-savant et connaissait beaucoup de langues. Ses principaux ou V raines sont : Mnigma Ahen Esrœ de quatuor iitteris Eheci, avec une version latine et des notes, Le* de, 165S, in-8°; Corona sacerdotuni, on Lexique talmudico-rahhinique, ouvrage important qui lui coûta 40 ani^.écs de travail, Hambourg, 1667, 1 vol. iii-fol. ; nialheureusemenl il l'St incomplet et s'arrête à la lettre iod ; une traduction espagnole des Cunones etliici de Mairaonidos , Hambouig, 1632, ixi-k°; un abrégé du traité De articuiis legis divinœ, par le môme avdéur, qu'il a réduit h dix chajiitres, Amstaidam, lOSV, ini°; Traité de la pénitence, trid. du môme Ma'mon'ilo en espagnol, Leyde , 1680, in-1"; Traité de la crainte de Dieu, en es agno', et extrait du lieschith-Khokhma, Amsterd un, 1033, etc. Ceux qui di'siierout plus de détails sur ce rabbin et sur ses oiivrag 'S tant im;iiiniés que luantis 'rits, le-* tiouveniut dans la Bibiiotheca hebrœa, de Wolf, tomes 1 et III, et dans le livre de G. -H. Gœtzius, intitulé : Eioqia nhiloloqorum hcbrœorum.

DAVID (Mauiiice), av-cat au parlement de Dijon, où il éta t né en 161V, embrassa l'état ecclésiastique et l'ut proniuteur de l'officialité de LaUgres. 11 mourut le 11 novemlire 1()7(>. Imlépendfunment de cinq Lettres sur (juelii les diflieu tés de l'histoire ecclésiastique, qu'il adiessa à Duc.m:;:', et qui se lisent dans les Mémoires de Bruys, t. II, p. 406, on a de lui: Animadversiones in obscrvntiones clironoloqicus Pussini ad Paclujmerem, Dijon, KtTl), in-'i°, livie rare et très-eslimé dont Fleury a beaucou,» prolité pour sou Uist. ceci. DAN'IDI (Kn\Nçoisj, soc-nien de Co'oswar en Trans, Ivanic, suiiritendaiit des église- réfiirnn'' s do eelle province, mourut en 157i) dans la foilerc>se do Dova ou Leva, où il avait été enrormé sur l'oidrc du prince do Trans Ivanio, par suite des tumultes (ju'il excitait sans cesse. C'est un des héios des unitair"s. Il avait été luthérien, sai faïuentaiie, arien, tithéite, saMU).>alien, ele. ]| nvte de lui (jurlques i.nvrages dans ia Bibiiotheca Fratrum Polonnrum, remplis de biasphôuies et de eontrailiclinns, mais as^e/, bien écrits. DAVIKS (JiiAN), .savant anglais, chnnoine do S,iiril-Asa|ili, né sur la lin du \vi' siècle • laus le (•omlé de Denbigh, iirit à Oxford en IGlti lo dcôré de doclcur en Uiéologie. La

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date de sa mort est inconnue. 'Versé dans la connaissance des anciens auteurs, il avait aussi le goût des livres rares et curieux. Ses ]ivi! cipaux écrits sont : Antiquœ tingwr britannicœ nunc communiter dictœ cambro-britannicœ, a stùs cymraccœ , tel camhricœ, ab (il lis wallicœ rudimcnta, etc. , 1621, in-8°; Dictionarium latino-britanniciim , iG'\2 , infolio, dont ia première itarlie est de Thomas 'Williams, médecin; Adaqia britannica, cuthorum britannicorum nomina, et qundo floruerunt, 1632, imprimé a la lin de l'ouvia :e précédent. Davies eut beaucoup de yiart h la version galloise de la Bible, pidiliée en 1620, et il traduisit d'autres ouvrages ascétiijiics dans la môme langue, dont il avait fait, durant de longues années, l'objet cie ses études. Aussi ses onvrag 'S son'.-ils recherchés jiar les amateurs de l'ancienne langue ce!tique.

DAZfe (l'abbé), de Bordeaix,mortàN. pies en 1766, prit parti dans l'alfaire des jésuites, en faveur desquels :1 publia divers écrits : Le Compte rendu des comptes rendus ; Il est temps de parler; Le Cosmopolite... Ces ouvrages n'ont pu s'ispendre la ruine dos jésuites. Ils sont né nmoins encore ncherc'îés des curieux, surtout le Compte-rendu, où l'on trouve des choses intére.-santes et beaucoup de reclierches; l'auteur s'y laisse aller à un /;èle trop amer, et en défendant les jésuites il manque d'égards et quohiuefuis de justice envers les autres religieux, et plusieurs personnes respectables.

DEANI (A! arc-Antoine), prédicateur italien,né à Br scia le 17 septembre 1775, prit, à l'âge de 15 ans, l'habit de franciscain de l'Observance dans le couvent de Saint-Joseph de sa ville natale, prononça ses vœux à 22 ans, et prit le nom do Père Pacifique. On le chargea d'abord d'enseigner la philosophie, puis la théologie; ma s son goût le portant vers le ministère sie la chaire , il y monta pour la première fois à Ferrare en 18'J2. Les

Ïilus grandes villes de l'Italie, Rome, Milan, norence, Venise, Ho'ogne, Véono, Modène, Turin se disputèrent l'avantage do l'entendre; une I iété douce et pleine d'onction, augmentait encore l'eiricacité do ses iiaroles. Ses sermons sur les pleurs de la religion au pied rfw Calcaire, sur les Persécutions de l'Eglise, sur la Prédication des apôtres, sur la Providence , excitaient toujours une sorte d'enthousiasme. Nourri de la lecture dos Pères grecs, il en f isait passer dans ses discours la vigueur, les richesses, ol il captivait également les simples, les ij^noranls et les esprits bs plus cultivés. Deani refusa nar Immililéen 1815révèché de Zantc et Cépnalonio auquel il fut non)mé |)ar Pie VII. Ayant prêché à Uomo avec beaucoup de siccos, on 1810, il reçu! du môme pape (j lalro médailles. (.( bit nonmié c.onsullour do \'index et détiniteur-géuéral do sou ortir.'. Il continuait do se livrer avec ardeur aux oxcrcicos do son ministère, lorsqu'ini mal qu, lui survint à la main gaucho obligea do lui couper le pouce; mais !c mal avait gagni- rinlé-riour, et il e\|)ira lo 2'» udobie 182:.d,ins do grarid- . sentiments de piété. Il n'avait publié qu'un

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