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qu'incapable de lYgàler, il lui proposa sa fille Micliol, qu'il lui fit encore acheter au prix de cent prépuces de Philistins. La haine de Saiil contre son gendre augmentait de jour en jour. Ses fureurs allèrent au point qu'il attenta plusieurs fois à sa vie. David, obligé de s'enfuir, se retira à la cour d'Achis, roi de Geth, qui lui donna la ville de Siceleg pour lui et pour ses gens. La guerre s'étant allumée entre les Juifs et les Philistins, David devait combattre avec les Philistins contre les Juifs; mais avant d'en venir aux mains , il se retira à Siceleg. Cette ville avait été détruite et brûlée par les Amalécites, ((ui avaient emmené ses femmes et celles de toute la troupe. Il tomba sur ces barbares, et leur enleva leur butin. Saûl le poursuivait toujours, malgré les actes de générosité qui auraient dû toucher son cœur. Lorsqu'ils étaient dans le désert, David aurait pu le tuer deux fois, l'une dans une caverne, et l'autre dans sa tente; mais il se contenta de lui faire connaître que sa vie avait été entre ses mains. Une mort funeste vint terminer la vie de ce prince vindicatif et perfide. Sa couronne passa à David, qui non-seulement pleura celui auquel il succédait, mais qui le vengea, et punit de mort ceux qui se vantaient de l'avoir tué. 11 fut de nouveau sacré roi à Hébron, l'an lOSi avant Jésus-Christ. C'était pour la seconde fois qu'il recevait l'onction royale. Abner, général des armées de Saûl , fit reconnaître pour roi Isboseth son fils; mais ce général ayant été tué, tout Israël proclama David. Ce prince s'étant rendu maître de la citadelle de Sion, y établit le lieu de sa demeure, et y fit bâtir un palais, d'oii lui vint le nom de Cité de David. Jérusalem devint ainsi la ca[ntale de son empire. Il y fit transporter l'arche, et forma dès lors le dessein de bAtir un temple au Dieu qui lui avait donné la couronne. Sa gloire était à son comble. Il avait vaincu les Philistins, subjugué les Moabites, mis la Syrie sous sa puissance, battu les Ammonites; mais ces grandes actions furent obscurcies par son adultère avec Bethsabée, suivi de la mort d'Urie, mari de cette femme. Il se passa un an prcs(iue entier, sans qu'il conçût des remords de son crime. Le prophète 'Nathan le lit rentrer en lui-même jiar une paral)ole ingénieuse; il en fit une j^énitonce longue et sincère; ses regrets sunt vivement exprimés dans jtlusicurs Psaumes. Les maux que Nathan lui avait prédits commencèrent ;\ se faire sentir, et dans sa ])ropre maison même. Un de ses lils viole sa si mu-, le frère ensuite assassin(; le IVèic; David se voit contraint de fuir devant Absalon, son lils, ([ui veut arracher la couronne et la vie à son propre père, 'l'out Israël suit lerchellc, et abandonne son roi. Celle révollf ne Unit (jue par la mort d'Ahsalon. Une nouvelle faule attira sur son royaume un ftéau qui fit périr v.n triiis jours 70 mille honnncs. David , transporté par un mouvement de vaniti' , avait fait faire le di''nombr(iiu!Mt de son peuple : faute bien réelle, que les rois ont tant de fois imitée, ([u'iis innlenl encore, et dont ils ne songent pas ii se repentir, malgré les événements (jui les on avertissent. 11 apaisa
le ciel, en sacrifiant dans l'aire d'Aréuna, qu'il avait achetée pour y bâtir un temple au Seigneur. Pour mettre la paix dans sa famille, il déclara Salomon son successeur, malgré les brigues d'Adonias, son fils aîné. Après avoir fait sacrer et couronner ce prince, il mourut accablé d'années et d'infirmités, l'an 1013 avant Jésus-Christ, dans la 70" aimée de son âge et la 40' de son règne. 11 laissa un royaume tranquille au-dedansetau-dehors. Les incrédules modernes se sont épuisés en satires contre ce saint et grand roi. Son zèle ardent pour la gloire ;de Dieu, une piété tendre et profondément sentie , lui ont mérité cette distinction. {Voy. Apolor/ic de David, publiée à Paris, en 1737, in-l-2.j Us lui ont reproché d'avoir fait scier et jeter dans le four, des Ammonites faits prisonniers; mais le texte original dit précisément qu'il les condamna à scier du bois, cuire des briques, etc. Du reste cette nation abominable exerçait celte cruauté contre les Israélites quand ils tombaient entre ses mains; et si David la lui avait rendue, ce n'eût été qu'à titre de représailles. {Voy. Agag.) C'est une question fort agitée par les savants, si David est l'auteur de tous les 150 Psaumes. Le sentiment le plus commun aujourd'hui, est qu'il en a composé la plus grande partie. Plusieurs sont relatifs aux différents états oil il s'est trouvé. Envié, haï, persécuté par Saùl, il avait été contraint de vivre en fugitif, de s'exiler de sa patrie, d'errer de ville en ville et d^, désert en désert. Les guerres diverses qu'il eut avec les nations ennemies du Dieu d'Israël, multiplièrent ses soins et ses craintes. Les fautes dans lesquelles il eut le malheur de tomber, devinrent le sujet de ses regrets les plus vifs , et les coups sensibles dont Dieu le frappa l'aidèrent h les expier. Ses sentiments, dans ces dill'érentes situations, sont exprimés avec une force et une dignité inimitables. «. Si les livres « profanes, dit un critique moderne, n'ont « rien qui approche de la dignité, du sens « profond, des grâces simples et touchantes « qui caractérisent les livres saints, on peut « bien dire que les livres saints ne renfer- « ment rien de plus grand, de plus propre à « nourrir, à fortifier les Ames, à inspirer des « sentiments sublimes, à former des idées « magnifiques , (jue les Psaumes. Où puiser « des notions plus vraies, plus majestueuses « de la Divinité, contempler des tableaux « plus vifs, plus animés de la création? Les « esprits justes, les cœurs droits y trouvent « une ressource sûre et aisée dans tous les « événements de la vie. A côté des menaces « et des châliments, marchent toujours l'es- (( pérance, les ('(insolations cl les faveurs. « L'homme yapjireml tout ce ipi'il faut pour « vivre en jiaix avec lui-même, avec les hom- « mes, avec Dieu. Toutes les situations de « l'âme, tous les mouvemenlsdu cœur y sont « exprimés avec une variété et une vérité " dignes de l'Ksprit-Saiiil. « Plusieurs sont évideiMinent iiroplii'liques, uu en entier, ou en |iarlie, et regardent divers objets cachés dans l'avenir, particidièrement le Messie. Saint Jérùmo appelle David, lo Simonule, lo
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