DOB
Libyens, des Phrygiens, des IlcUènes, des Pélasyes et d'Osiris , iliid., 17«8 , in-8"; Sur les peuples aneiens du Caucase , pairie des Chatdéens et des Phénicien-,, 1' édit., ibi i., 1790, in-8° Ces divers ouvrages sont en allemand, excepté le premier, qui est en latin.
DITTON (Hl.mphrey). né en 1075 à Salisfenrv , maître de l'école des matliématiques érigée dans l'hù àlal du Christ, à Londres, s'associa au fameux Guillaume Wliiston, son ami , pour chercher le seci et des longitudes sur mer. Ils se tl.il'èrent tous deux de l'avoir trouvé. Cette découverte était une chose
Î)laisanle. Us avaient imaginé de [ilacer des eux d'artilice à certaines distances , qui marqueraient les degrés de longi ude aux vaisseaux. On ne vit pendant quelque temps, à Londres i taux enviions, que de ces bluetles artiticielles , pour donner des essais de leur invention. Tout cela leur réussit fort m il; ils en furent pour la honte et pour la grande dépense. Ditton s'occupa plus utilement des preuves ne la religion, sur laquelle il a publié l'ouvrage suivant : Démonstration de la religion chrétienne, Londres, 1712, in-8', traduite en français par La Chapelle, ihénlogien protestant, sous ce litre : La religion chrétienne démontrée par la résurrection de X.-S. Jésus-Christ, en 3 part., Amsterdam, 1728, 2 vol. in-8', réimpr. h Paris en 1729, iii-V. L'auteur suit la méthode des géomètres , et s'en sert avec succès contre les déistes. 11 mourui en 1715, à iO ans. M. Migne a fait entrer ses écrits dans le tome Mil des Démonstrations ivangéliques, 18i3-18i9, 18 vol. in-i°.
D.MÉTHI. Voy. Démétrils.
DOBEILH (Françoisi, jésuite, né vers 163i à Moulins, |)rofessa les humanités dais plusieurs collèges de son ordre, fut ensuite attaché à un régiment en qualité d aumônier, et mourut dans sa patrie en 1710. Il avait traduit, de l'espagnol en français, les ouvrages suiva ts du Père Nieremberg, son confrère : Avis très-consolant pour les personnes scrupuleuses , Amiens, 1071; Lyon, 1702, in-i2; L'aimable mère de Jésus, Amiens, 1671 ; Amsterdam, 1672, in-12; Répexions, sentences et maximes royales et politiques , Amsterdam, 1671, in-12; Réflexions pYudentes , pensées morales et maximes stoïciennes, Amsterdam, 1671, in-12. Le P. Dobeilh i omposa une Tic de sainte Ulphe, Amiens, 1672, in-12, et traduijit encore de 1 espagnol la Vie du roi Almanzor, Amstrrdam , 1671 , in-12 : cette Vie est l'ouvrage du cafiitame Aly Abenentian, qui l'avait écrite en arabe.
DOBRITZHOFFER (Martin), jésuite et missionnaire allemand , fut envoyé au Paraguay, où il se livra avec ardeur, pendant 22 années , aux rudis travaux de l'ajtostolat. Il retourna ensuite en Euroiie et mourut en 1791, après avoir publié : Historiade Abiponibus , equestri bellicosaque Paraquariœ nattone , etc. , VieniiC , 17r3-178i , 3 vol. iii-8° avec caries et ligures. Cet ouvrage qui païut en même temjis l.adu t en ail mand , par A. Kreil, prolessiur à P' st , intére-se parles détails historiques et géographiques qui s'y trouvent; mais surtout on ne peut y lire
DiCTION.N. DE BlOGRArUIi; UELHJ. 1.
sans altendris ement le r>-^cit d s tra-apx de ci-s hommes dévoués et fe.ven s qui abandonnent tout et aÛ'ronlent toutt-s les fstiaues et tous les périls pour gagner à la n ligion et à la civilisation des peuplades errantes et cachées dans les solitudes les plus reculées du globe.
DOBROWSKI a'abbé Joseph), né à Jerm' t, près de Raab, en Hongrie, le 17 août 1753, fut élevé en Bohème, d'où ses parents étaienl originaires, et où ils éta'ent relournés peu de temps après sa naissance. Il venait de faire pn fession chez 1 s jésuites, à Brunn, lorsque la société fut supprimée. Il se rendit à Prague, où il trouva des protecteurs, et se mit à étudier avec ardeur les langues (.rientaies, surtout la langue, la littérature el Ihist(,ire de son pa,s. Il devint vie -recteur du séminaire de Prague, en 1786, et r. cleur du séminaire général d'Olmutz en 1787. Plus tard il accompagna en Suède le eom!e Joachim Slernberg, dans le bul d^ recouvrer, au moins par d s copies, une part e des trésors littéraires et bibliographiques enlevés pendant la guerre de trente ans à la ^!olavie et à la Bohème parles généraux suédois Wrangel, Kœiiigsmark et Tornstenson. Un voyage qu'il lit à Sa nt-Pétersbourg et à Moscou, en 1792 et 1793, lui procura une abon.aiife moisson de matéiiaux précieux sur toutes les branches de la littérature slavonne. Dans les années suivantes, il parcourut plusieurs fois l'Italie avec le comte Franc is Slernberg, qui, étant tiès-versé dans 1 histoire et dans la numismatique, était avec son parent, Gaspard Slernberg , un des savants et des [irotecteurs des le Ires les jilus distingués de Prague et de lA'lemagne. Continuellement ai pliqué aux recherches sur la langue et la littéraiuredes Slaves, il parvint, jar une critique judicieuse , à débarrasser l'histoire de Bohème d'une multitude de fabl. s. Plus d'une fois il fut assez heureux pour découvrir de nouv. lies sources hist riques , entre autres la Chronique d'Ansbert sur la cioisade deFréd.TicBarberousse. La Grammaire de la langue slavonne, qu'il composa en grande partie à Vienne, de 1819 à 1822, esldevei ue classique , en particulier pour les Po.onais et les Russes , qui se sont enrichis par des traductions de la plupait de ses savantes recheiches. Dobrowski mourut à Brunn le 6 janver 1829, à 76 ans. Ses ouvrages font nombreux , nous n'en citi-ron-" que les principaux : Fragmentum Pragrnse Eiangelit sancti Marci, lulgo autographi, etc., Prag e, 1778, in-i° ; Littérature bohémienne et inoiare, pour les années 1779 el 1780, ibid., 2 vol. in-8'; Corrigenda in Bohemia docta lialbini, juxta cditionem P. Raphaelis Vngar, djiii., 1'. 80, in-8'; Dissertation sur l'origine du nom (/e CzECH, il)id., 1782, in-8° ; De untiquis Eebrœorum characteribus disscrtalio , m qun speciatim Origenis Hieronynnque fides ttstimonio Josephi-Havii dcfmditur , Pra,.;uc , 1783, in-8°; De sacerdotam in iiuhemia calibatu narratio liistorica , cui constitutiona concilii Moguntini fritzlariœ 12i4 cclebrati, adnexœ sunt , ibid., 1787, in-8'; Histoire de ■'.0