DOT
DOD
In langue et de la littrrnliirc bohéinicnnesâhid., 17'J2 , in-S" ; Przickrel (p-ammalira Jinqnœ Brahmamcœ, ibid., 1793 ,'in-8°; De la formation de la langue esclavonne, ibid.. 1799, in-8"; Slawin , messaqe adressé de la Bohême à tous les peuples csclavons, ou Mémoire pour servir à la connaissance de la littérature esclavonnc dans tous les dialrclcs, ibid., 1806, in-S" ; Glagolitica, sur la bttcrature glagolitiquc, l'âge de la Biikwitza , modèle d'après lequel elle s'est formée; sur l'origine de la liturgie romano-esclavonne , et la traduction de cptte liturgie en langue dalmatienne, qu'on attribue à saint Jérôme, Prague, 1807, in-8°, avec 2 planches : c'est un supplément à l'ouvrage précédent ; Institutiones linguœ slavicœ dialecti veteris, quœ cum apud Russos , Serbos, aliosque ritus grwci apud Dalmatas, Glagolitas, ritus laiini slaiws, in libris sacris obtinent , Vienne , 1822 , in-8°; Ueber die Slaven und ihre fitten. Le P. Dûbrowski a publié avec Pelzel les Scriptores rerum bohemicarum, Prague, 1783-178'4., ia-8", et enrichi d'un grand nombre de dissertations curieuses, la Bibliothèque orientale et exégétique , publiée par Michaëlis , et les Mémoires de la société royale bohémienne des sciences.
DODD ( Guillaume ) , théologien anglais , que son inconduite et si tin iragique ont, }ilus que ses écrits , rendu célèbre, naquit en 1729 à Bourne, dans le comté de Lincoln et fit ses études à Cambridge. En 1753, après avoir reçu les ordres, il se tixa à Londres, où ses ouvrages, ses leçons de tUéoIogie et ses sermons lui assurèreit beaucoup de considération. Le docteur Squii e, évêque de Saint- David, à qui il adressa un sonnet sur son traité : L'Indi/férence pour la religion est inexcusable , le nomma son cliapclain en 1761, et lui fit obtenir, en 1763, une prébende à Brécon. Mais les revenus de Dodd ne suffisant j)oint à ses goûts de luxe et de dissipation, d entreprit pour y suppléer un grand nombre de travaux littéraires, et il publia |)ar numéros un Commentaire sur la Bible, 1705, 3 vol. in-8". En 1766, il devint chapelain du roi, et après la luirt du docteur Squire, il se chargea de l'éducation du jeune Staiilio|)e, fils naturel du comte de Chest(^rfield. En 1772, il obtint la cure do Hooklill'e , dans le comté de Huckingham; mais ses dettes grossissant touj lurs, il songea h se procurer la cure lucrative do Saint- (leorgeà Londres, devenue vacante en 177.'i., et il n'imagina pas de meifeur moyen pour y parvenir, que d'adresser h la lemmo (lu chancelier une lettre anonyme par laquelle ? il lui ollrail 3,000 guinées, si elle pouvait faire tomber sur lui le choix jiour ce bénéfice. Dodd ne recueillit de cette démarche que la honte et le ridicidc il alla îi (Icnùve s adresser à son ancien élève, (]ui lui procura la cure de Winge, dans le comté de Biickinghani. En 1776, il pass:i en Franco, vraisemblablomonl pour fuir les obs ssions do ses créanciers; mais sur la fin do l'aïuiéo il était de retour ii Londres. Au mois de février suivant, un faux qu'il conunil pour se procurer de l'argent lo lit condamner à mort, el
il fut exécuté à Tyburn le 27 juin 1777. I) ms ses derniers moments il montra le plus vif repentir de ses erreurs. Dodd était loin d'être sans talents, mais son jugement n'y npondait l)as. Nous citerons encore de lui : Beautés de Shakespear, 1752, 2 vol. in- 12; une trad. en vers anglais des Hgmnes de Callimaque, 17.55; Sgnopsis compendiaria H. Grolii de Jure belli et pacis: S. Clarkii de Dci existcnlia et altributis, et J. Lockii de intellectu humano, 175 », iii-8°; Sermons sur les paraboles et les miracles, 1758, 4 vol. m-H"; Explication familière des œuvres poétiquesdeMilton, 1762,in-12; Réflexions sur la mort, 1763, in-12 ; Le Visiteur, suite d'Essais, dont la plupart sont du docteur Dodd, 176i, 2 vol. in-12; Poésies, 1765, 1 vol. in-8" ; trad. anglaise des Sermons sur les devoirs des grands, par Massilion, 1769; Sermons aux jeunes gens, 1771, 3 vol. in-12; La fréquence des punitions capitales incompatible avec la justice, ?(? saine politique et la religion, 1772, in-8"; Pensées écrites en prison, précédées de mémoires sur sa vie, 1781, in-12. Cet ouvrage, que l'auteur composa dans l'intervalle de quatre mois qui s'écoula entre sa condamnation et son supplice, est le meilleur (io SCS écrits.
DODDRIDGE (Philippe), théologien non conformiste, né à Londres en 1702, mort en 1751 à Lisbonne, est auteur de divers ouvrages estimés on Angleterre. Les plus connus en Fr.Hii'e sont des sermons, in-8", écrits avec sim|)licité. Ils ont été traduits en français par Bertrand, Genève, 175't, in-12.
DODEIIETE (Thomas), avocat, né le ik janvier 1751 à Rivières-les-Fossés, près de Langres, travaillait clii'z un |iiocureur à Paris, à l'époque de la révolution de 1789. Il en embi'assa les principes avec chalour, fut nommé administrateur du district de Langres, et contribua à envoyer à l'échafaud plusieurs personnes de cotte ville. Doderète est mort le 8 avril 182'i-. Dans le temps des boulovorsements révolutionnaires , il avait ))ublié, à Chaumont, un Catéchisme â l'usage de toutes les religions, mauvaise com|)ilation tirée de VOrigine des cultes, de Dupuis, et (jui n'eut aui'Uiie espèce do succès, mémo à ré(io(]ne où il parut.
DODWKLL (Hkmu , né à Dublin en ICVl, lie paient-; iiauvros, fut réiluil à une telle nécessité dans ses études, (juc souvent il n'avait pas d'argent pour aclioter des |)lumes, du papier et de l'oiicro. Un de ses parents lui ayant donné du secours, il lit des progrès (|ui lui |irocurèi'ent la place de proi'osseur d'histoire à Oxford on I6H8; mais il fut privé de cet emploi on (691, pour avoir refusé do prêter serment de lidclili' au roi Guillaume. Il mourut on 1711, Agé de 70 ans. C'était un homme versé danslEoriluro sainte, riiisloire ecclésiastique et les ouvra,.;es des Poro»;; mais d'une humour bi/ai-re et chagiine, qui se fait fpiekjuefoisM'iilir dans ses livres. On a de lui plusieurs écrits, dont les principaux sont : tin Traité contre 1rs non conformistes, plein d'id(''os sin:.;ulièros, mais ijui n'ont r.on d'iloiuiaiit dan-- un liommo destitué de toute règle do doctrine H decroyaiioBj
iSGl
DOD
bOE
et abandonné aux conclusions de l'esprit privé. 11 y prétend que Filme, naturellement mortelle, n'acquiert l'inimorlalité que par le haptèine, conféré par des prêtres légitimement ordonnés par des évoques; des Dissertations latines stir saint Cyprien, 1684, in-8°. 11 y soutient que le nombre des martyrs n"a pas ('ti' aussi grand tjue le disent les éci'ivains ecclésiastiques. Dom Thierri Ruinart le réfuta avec beaucoup de solidité, dans la savante préface dont il enrichit son édition des Actes sincères des martyrs. Un auteur qui a embrassé le sentiment de DodweJl, prétend que son adversaire n'a pas assez distingué les martyrs et les morts ordinaires; les persécutions pour cause de relig on, et les persécutions politiques. Mais ce jugement est faux, et il est d'autant moins recevable, qu'il part d'un écrivain qui a tâché d'affaiblir toutes les preuves du christianisme. Un Traité sii,r la manière d étudier la théologie, on anglais ; Geographi(P vetcris Scriptores gra'ci minores, Oxford, 1098 et 1712, 4 vol. )n-8°, rares et estimés. L'auteur a orné cette édition de remar(|ues et de dissertations; De veteribus Grœcorum Romanorumque cyclis , Oxford, 1702, in-'i.°; Annales Thurydidis et Xenophontis , 1702, in-k", ouvrage recherché; plusieurs éditions d'auteurs classiques. Ceux qui voudront connaîli'e plus en détail les autres productions de Dodwell peuvent consulter l'Abrégé de ses OEuvrcs avec une notice sur sa Vie, publié par Francis Biokesby, Londres, 1723, in-S"; mais il ne fuit pas s'en tenir littéralement à ce qu'en dit cet auteur, q'.ii prend souvent le ton de panégyriste. Dodwell aimait extrêmement à se distinguer, et ce défaut est [leut-êtr/ la seule cause des opinions extraordinaires etinsoutenables qu'il a avancées. C'est encore peut-être cette disposition de son cœur qui lui a fait imaginer que les martyrs pouvaient avoir souffert la mort par vanité ; idée aussi extravagante que peu chrétienne. La belle gloire, que d'être exécuté comme tes scélérats, et rendu infâme flux yeux de tout l'empire romain, et honoré^ans une secte méprisée et persécutée 1 Ces extravagantes opinions ont fait dire à M. Burnef, évêque anglican de Sali.'-bury, dans une 1. ttre écrite à Bodwell, qu'un Vanini, un Hobbes, un Spinosa n'auraient pu avancer des choses ])lus absurdes et plus irréligieuses. « Cependant, ajoute-t- « il, vous n'avez point reconnu vos fautes, « comme v^us l'auriez dû faire publique- « ment. Je puis vous assurer que j'aimerais « mieux ne savoir lire ni écrire, que d étu- « dier ou de faire des livres dans les vues « que vous vous êtes pro|iosées depuis [dus « de trente ans. Vous aimez les nouveau- « tés et les paradoxes, et vous employez « votre savoir }iour les établir.... J'estime, « commeje le dois, plusieurs bonnes et belles « qualités que vous possédez ; mais je dé- « plore votre malheur dans tout ce que vous « ave fait di; répréheusible. » M. Ci:ishull, bachelier en théologie, et membre de l'université d'Oxford , nict Dodw cU dans cette classe de savants qui sont [>ropres à compiler,
mais qui ne sont point capables de bien juger et (le raisonner sur ce qu'ils ont recueilli: « Je ne veux nullement, dit-il, diminuer la « réputation à laquelle il a droit de prétendre ; « mais je veux rabaisser cette autorité, à la « faveur de laquelle il répand ses erreurs. Je « crois c[ue le genre humain a plus de droit « à la connais.same de la vérité, que l'auteur « n'en a à la réputation dont il jouit par un « saviiir faux et mal employé. »
DOEDERLEIN (Jea\-Chri3tophe), célèbre professeur de théol )gie, né à Windsheini en Franconie, le 20 janvier 174.(1, occupa successivement les chaires d'Altdorf et d'Iéna, et mourut dans cette dernière ville le 2 décembre 1792. 11 a contribué à introduire en Allemagne le nouveau système théologique directement opposé à la docirine des premiers réformateurs; mais il n'alla pas aussi loin qu'on l'a fait depuis , et il paraît que sur la iiii de sa vie, il vit avec inquiétude les conséquences de ces nouvelles ofiinions, et qu'il voulut en arrêter les progrès. Ses ouvrages, écrits en général avec élégance, annoncent une mémoire heureuse, une érudition solide et une grande facilité h saisir lés questions et à les envisager sous tous les points de vue; les plus estimés sont : une traduction latine des Prophéties d'Isaïe, faile d'après le texte liébreu, et accompa:J,née de notes critiques, 1775, in-8°, ré'imprimée avec des ad itions en 178i) et 1789; une traduction allemande des Proverbes de Salonton , 1778, in-8", réimprimée avec des chan;zemcnts en 1782 et 178(5; une traduction de VEcclésiaste et du Cantique des cantiques en allemaid, avec des notes, léna, 1784 et 1792, in-8° ; Jnstitutio Iheologi christiaui, Alldorf, 178D, in-8°, 6' édition, 1791. Il en a paru, après sa mort, une nouvede rédaction en alh niand, sous le tilre de : Doctrine chrétienne, accommodée aux besoins de notre temps, Nuremberg, 1785-1802; Summa institutionis Iheologi christiani, Altdorf , 1782, in-8° ; 4' édition, 1797. Cet ouvrage a élé traduit en allemand. Opuscula theologica, 1789, in-8°; Bibliothèque tliéologique en allemand, Leip ig, 1780 à 1792, 4 vol. in-8"; Journal théologique en allemand, léna, 171)2, 1 vol. in-8"; Biblia hehraica cum variis Icclionibus , Lei('zig, 1793, in-S". On a encore de lui des Sirmons, un grand nomnre d'opuscules et de dissertations critiques.
l)OE(i, Idnméen, écuyer de Saul. Ce fut lui qui rapporta à ce prince que David, passant par Nobé, avait conspiré contre lui avec le grand-prêtre Achimélech. Cette calomnie mit S iil dans une telle cohr- qu il désola la ville de Nobé, et lit donner la mort, par l;i main du lâche Doeg> au grandp -ntife et à ;5 irêtres, l'an lOtil avant J.-C. C'est à cette occasion que David composa les psaumes 51 et 118.
DOEPKE (Jean-Chrétien-Chaules), ré lo 11 mars 180(5, à Saint-Georges, où son père était organiste, lit ses iiremières études à Ralzeburg, et les contini.a h Leipzig et à Rostdi-k. il s'appliqua iirincipalcment à la théolo,-ie et aux langues orleutah s, et après s'être fait recevoir docteur en philosophie,
lâfiô